Les Désaxés
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98 critiques spectateurs

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Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 juin 2026
​”Les Désaxés” (The Misfits) est surtout célèbre pour son casting légendaire, et j’ai d’ailleurs eu l’impression que c’était là le principal intérêt du film.
​On y retrouve Marilyn Monroe et Clark Gable dans ce qui sera leur dernier long-métrage, aux côtés de Montgomery Clift et Eli Wallach. Heureusement que le film bénéficie d'une telle distribution, car il fallait des acteurs de ce calibre pour donner corps à ce club de paumés. Marilyn Monroe apporte toute sa sensibilité et sa sensualité à son personnage, Clark Gable insuffle son charisme naturel à ce cow-boy macho, et Montgomery Clift incarne à la perfection un homme si désabusé qu’il a besoin de souffrir pour se sentir vivant. Enfin, Eli Wallach est très convaincant en veuf incapable de se projeter dans l’avenir.
​Le souci, c’est qu'au-delà de ses interprètes, le film s’avère très ennuyeux, la faute à un scénario particulièrement limité. On a la sensation de suivre une équipe déconnectée du réel sans qu'il ne se passe grand-chose. Pire encore, l'émotion ne prend pas et certaines scènes frisent la caricature, notamment à travers le rôle de Marilyn Monroe, un peu trop cantonnée à celui de la ravissante idiote. Je n’ai pas non plus ressenti de véritable message dénonçant le massacre des chevaux sauvages par les cow-boys.
​Au final, je n’ai pas vraiment compris l'engouement autour de cette œuvre. C’est sans doute une question de sensibilité : n’étant pas adepte des films bavards et conceptuels de la Nouvelle Vague, je suppose que ”Les Désaxés” s'inscrit trop dans cette lignée pour me plaire. En clair, c’est un film qui s’adresse à un public averti dont je ne fais manifestement pas partie.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2026
Avec Les Désaxés, John Huston signe un crépuscule hollywoodien d’une mélancolie presque documentaire, où chaque personnage semble déjà hanté par sa propre disparition. Le scénario d’Arthur Miller dissèque avec une lucidité désabusée les illusions américaines, entre virilité vacillante, solitude affective et impossibilité d’appartenir durablement au monde moderne. Marilyn Monroe y trouve sans doute son rôle le plus fragile et le plus sincère, tandis que Clark Gable impose une présence bouleversante de fatigue et d’orgueil blessé. La sécheresse du désert du Nevada devient un miroir émotionnel d’une puissance rare, accentuée par le noir et blanc austère de Russell Metty. Malgré quelques longueurs contemplatives, le film conserve une force testamentaire fascinante.
Shawn777

805 abonnés 3 931 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 mars 2026
Alors là, je dois bien avouer que je ne comprends pas ! Devant de telles critiques élogieuses, je m'attendais à un grand film et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai préféré voir d'autres films de Marilyn Monroe avant celui-ci, afin de découvrir ce "chef-d’œuvre" dans le contexte de la filmographie de l'actrice, d'autant plus que c'est son dernier. Également le dernier de Clark Gable d'ailleurs, ce qui rajoute un certaine aura mystique Classic Hollywood autour du film.
Mais pourtant, j'ai passé un très mauvais moment ! Alors, je ne sais pas, j'ai dû loupé un truc mais - pour tout le respect que j'ai pour Arthur Miller - je trouve ça profondément mal écrit, les acteurs sont en roue libre (et au vu de toutes les anecdotes tournant autour de la production, ce n'est pas étonnant) et puis la mise en scène est plate, tout est académique mis à part la fameuse dernière scène dans le désert qui donne enfin un peu plus de relief.
Pour resituer un peu, nous suivons un groupe de trois personnes (qui seront quatre puis trois puis quatre à nouveau avec un autre gars), les "désaxés" ou plutôt les paumés ou les marginaux (le titre en . est plus parlant) qui décident de se reculer volontairement de la société dans une maison en construction. Une maison à la fois pleine de souvenirs dans sa partie habitable mais également d'un possible futur qui ne s'est jamais réalisé, dans sa partie encore en construction. Car ce dont le film va parler, c'est ce décalage que les personnages ont avec la société ou plutôt de ne pas savoir évoluer avec. De rester bloqué dans un rêve américain qui avance sans eux. C'était déjà le sujet de "Géant" et c'était dix fois mieux interprété, dix fois mieux mis en scène et dix fois mieux écrit. Mais d'où le choix du noir et blanc puisque les personnages vivent littéralement dans le passé.
Enfin ça, ça concerne surtout les personnages masculins. Parce-que le personnage féminin lui euh... sert à rien quoi. Ou plutôt si, il sert à alimenter les désirs lubriques des trois autres mecs qui tournent autour du personnage de Marylin comme trois vautours et notamment Gay qui a presque deux fois son âge. Mais attention, Arthur Miller, à la base, a voulu écrire un rôle de composition pour sa femme ! Le "rôle de composition" en question : il manque une marche pour accéder à la maison alors Marilyn demande à Gay de mettre un parpaing pour que ce soit plus facile de monter et ensuite, elle fait des allers/retours en répétant "and now, I can go in, go out, go in, go out, go in, go out". Ah ouais, bravo Arthur, ça c'est de la composition !
Puis tous les gros plans et les regards vicieux braqués sur l'arrière-train de Marilyn ou ses divers décolletés ; alors effectivement, elle n'a fait presque que des rôles d'abrutie naïve à la superbe plastique (alors que c'est excellente actrice !) mais "c'était la mode à l'époque" et puis c'étaient presque que des rôles comiques ou de femmes fatales donc ça allait. Hors là, c'est un drame et ce n'est jamais le problème dudit drame.
À la limite, il n'y a, encore une fois, que la scène finale qui vaut le coup et encore, elle est longue comme le reste mais au moins Marilyn sert enfin à quelque-chose, elle peut composer (bien joué Arthur !) et puis ce final résume à peu près tout le propos du film : la rencontre explosive entre deux manière de voir le monde (Marilyn vs les cow-boys) et apprendre, littéralement, à lâcher son passé pour aller de l'avant.
Mais avant d'en arriver là, on doit se taper un très long film avec des dialogues bateaux, parfois même risibles, ce qui fait des "Désaxés", de mon point de vue uniquement bien-sûr, un des pires films de la filmographie de Marilyn Monroe (à vrai dire, le pire pour l'instant mais je n'en ai vu qu'une dizaine).
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2026
En instance de divorce, lasse de la vie urbaine et des hommes, Roselyn est séduite par la mode de vie de Gay (Clark Gable) et de ses compagnons (Elli Wallach et Montgomery Clift), revendiquant, dans leur bout de désert du Nevada, la liberté que leur procurent l'absence d'attache et le refus du travail salarié. Ils incarnent une sorte de bohème du cowboy à laquelle Roselyn, éprise de romantisme et de pureté, est forcément sensible au long de son escapade.
Fort de son casting brillant, John Huston dresse un portrait collectif de personnages brisés par la vie, par des drames intimes dont ils font la confidence au hasard de leur pérégrination. Film intimiste plutôt que spectaculaire, foncièrement pessimiste sans être affligé, grâce à quelques traits d'humour, à la vérité des personnages et à une interprétation de qualité, "les désaxés" sait nous attacher à son quatuor, à ces camarades dont Roselyn découvre finalement l'ambivalence et la réalité.
Dans un long dénouement, aussi singulier que métaphorique, leur chasse au cheval sauvage dans le désert révèle Gay, Pierce et Guido sous un autre jour et une factualité qui effarent la jeune femme. Ces séquences de chevaux capturés et malmenés sont réellement troublantes.
ASSRANCETOURIX
ASSRANCETOURIX

25 abonnés 319 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 avril 2025
Un film a grosse réputation du fait de son générique, mais on se demande déjà pourquoi c'est en noir et blanc et qu'est-ce que ça raconte de vraiment intéressant. Bien que ça ne soit pas déshonorant, ce n'est ni très esthétique, ni réellement passionnant. On préfère de loin Certains l'aiment chaud.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2024
Ils n'étaient pas désaxés. Dans leur monde oui, mais pas désaxés. Non. Non. Non. Ces quatre personnes sont bien trop lucides à leur sujet et sur les gens pour être qualifiées de désaxées. Par contre, inadaptées (d'où le terme "Misfits"), elles le sont. Ils ont tous leur fardeau à porter. Lui, le vieux cow-boy qui commence à rouiller, lui, le mécano bombardier pendant la guerre, quitté par sa femme et qui maintenant, ne fait que s'apitoyer sur son sort, lui, le cavalier, le chevaucheur de taureaux et de chevaux qui n'a personne sur qui compter et elle, la belle qui souffre du manque d'amour. Il n'y avait que John Huston pour pareil projet. Et c'est bien pour cela qu'existe cette fin de film où nous dit (pour certains) et où l'on suppose (pour d'autres) qu'ils arriveront à prendre leur vie à nouveau en main. On a souvent parlé du trio Gable/Marilyn/Clift, mais c'est une injustice totale que d'y oublier Eli Wallach, sans lui, le trio perd de son ciment le plus efficace.
Renaud81
Renaud81

34 abonnés 88 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2024
Clark Gable, Marilyn Monroe, Montgomery Clift...dans leur dernier rôle ou presque. Sans oublier l'excellent Eli Wallach. Ce casting prestigieux est l’intérêt principal du film, car en dehors de discussions sympathiques entre ces personnages paumés, il ne se passe pas grand-chose. Quelques scènes de danse, de rodéo, qui donnent un bon aperçu d’un monde en déclin, celui des cowboys. Et surtout, une très belle scène finale de capture d’étalon, qui permet à Marilyn de sortir de son rôle de blonde ingénue. Sympathique.
Tex5bal
Tex5bal

6 abonnés 105 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juin 2024
Très beau film, noir, qui parle de la vie, tout simplement. La solitude, le refus de se fondre dans le système, la dépression.
Marilyn y est éblouissante. Cela n'a pas souvent été reconnu comme tel, mais c'est le film de sa vie, je trouve. Et qui la résume finalement bien.
Sa façon de bouger, de parler, son langage non-verbal, tout est réussi.
Les 3 acteurs masculins sont également très bons. Gable fait du Gable, mais le fait bien !
La sensualité de Marilyn est bouleversante. Sa grâce naturelle est un don de dieu ou de la nature, je ne sais pas...
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2023
Film crépusculaire mettant en scènes des personnages désabusés, en mal d'amour et symboles d'une fin d'époque, "Les désaxés" permet à Marilyn Monroe de montrer toute l'étendue de son talent (à voir impérativement en VO) au côté des légendaires Clark Gable et Montgomery Clift. John Houston nous propose une très belle réalisation en noir et blanc, et nous offre quelques scènes impressionnantes de captures de chevaux mustangs (je pense qu'aujourd'hui on ne pourrait plus les faire).
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 avril 2023
Difficile de ne pas tomber amoureux de Marilyn Monroe, et clarke Gable est plutôt d'accord avec moi, petillante, sublime, gracieuse, naïve, touchante, triste, que j'ai envie de cajoler. Un film où l'aventure est aussi rafraîchissante, que passionnante, on retrouve Eli Wallach, dans un rôle, qui n'est pour une fois pas celui d'un pourri. Une future divorcée, rencontre trois homme, qui essayent à leur tour de se rendre tendre à ces yeux, et qui lui apprennent la vie au far west. Pour une chasse au mustang, qui n'est pas du tout, du goût de la jeune femme. Et qui risque de tout changer. Des scènes drôles, et d'autres très dure à voir comme la capture des chevaux. Un exemple de comédie dramatique.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mars 2024
« The Misfits » (marginaux en français) est adapté par Arthur Miller d’un de ses romans. En plein divorce de Marilyn Monroe, le scénario lui est consacré, portrait saisissant et véridique aux antipodes de l’image glamour qu’elle véhiculait dans les comédies sophistiquées hollywoodiennes. Flottant au moment du divorce d’un homme qui n’était pas présent (étonnant numéro « in vitro » devant un miroir), elle rêve de la vie de couple d’un passé révolu depuis longtemps. Elle rencontre un garagiste instable qui change de métier régulièrement, un vieux cow boy fatigué et un rodeoman aussi désabusé que cassé. Dans des décors hallucinants qui vont de la maison jamais terminée au désert le plus aride (superbe noir et blanc de Russell Metty enfermé dans un format 1:66), les protagonistes tentent, sans y croire vraiment, de vivre un rebond pourtant impossible car ils sont inadaptés dans un monde qui a tellement changé qu’ils ne le comprennent plus. Démonstration de la fracture qui arrive et qui cassera pour toujours le rêve des pères fondateurs de la nation américaine, et dont aujourd’hui la spirale infernale paraît sans fin. Miller et Huston décrivent donc les symptômes du mal à venir et s’attachent, au travers de ces récits individuels, à la souffrance de ceux qui sont déjà des fantômes dans le film. Mais ils vont le devenir dans la vraie vie. Clark Gable meurt deux jours après la fin du tournage d’une crise cardiaque, incombée par la presse à l’attitude de Marilyn, en omettant que pour un homme malade du cœur (tabagie et alcoolisme) assurer sans cascadeur le domptage des mustangs, n’était vraiment pas raisonnable. Marilyn, qui a toujours été pulpeuse, est ici carrément ronde, suite à ses dépressions successives soignées par un mélange alcool–excitants-calmants qui lui sera accidentellement (très controversé) fatal moins de deux ans plus tard, Something’s Got to Give de George Cukor restantinachevé, fait de « The Misfits » son dernier film. Touchante et troublante elle passe du plus sexy au plus insoutenable (ses cris au fond du désert contre la conserverie pour chien destinée aux mustangs capturés)  et prouve qu’elle était en fait une immense actrice. Quand à Montgomery Clift, dont Marilyn dira que sur le tournage il était la seule personne encore plus cassée qu’elle, il succombera cinq ans plus tard. Le film fut un four à sa sortie. Néanmoins, avec le temps, il est devenu culte, symbole du film maudit par excellence, il ouvrit la voie au cinéma de fracture du à une modernité écrasant l’ouest et ses mythes, dont l’un des plus beau représentant sera un an plus tard, en 1962, « Lonely are the Brave » (Seuls sont les indomptés) de David Miller avec Dalton Trumbo au scénario. Huston réalise donc un très grand film, prémonitoire à plus d’un titre.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2023
D'une mélancolie diffuse malgré les espoirs des hommes et la lumière que tente de distiller la figure féminine par excellence, magnifiée dans sa simplicité, ce drame psychologique illustre le dépit, la désillusion, la douleur de vivre d'êtres dont les rêves ne furent que fantasmes intangibles et les ambitions pures chimères. Malgré quelques longueurs et une intrigue ténue, les choix de mise en scène (régulièrement désaxée) nous tiennent impliqués, soutenus par un casting d'une profonde intensité, qu'il s'agisse du fougueux Montgomery Clift, du secret Eli Wallach, du touchant Clark Gable ou de la bouleversante Marilyn Monroe. Un western où l'optimisme de la liberté revendiquée se heurte à l'aridité des terres sableuses...
François Huzar
François Huzar

10 abonnés 83 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 janvier 2023
Souvent qualifié de ‘film maudit’, parce que Gable mourut peu de temps après le tournage, Monroe en 1962 et Clift en 1966 ; et que le tournage fut un calvaire, aboutissant à la séparation de Marilyn Monroe et d’Arthur Miller, alors qu’il avait justement écrit ce film pour elle. Au-delà de cette légende, c’est un western moderne crépusculaire totalement atypique et très attachant. Les personnages, cabossés par la vie, sont extrêmement forts et admirablement saisis par la caméra d’Huston. Monroe est bouleversante dans un rôle à grande résonnance autobiographique, tandis que Clift est hallucinant de présence. Deux scènes se détachent : la chasse aux Mustangs sauvages, sublime, et les scènes entourant le rodéo.
Boris&Flo
Boris&Flo

32 abonnés 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2023
Un trio d’acteurs formidables, un réalisateur exceptionnel, un scénariste écrivain de talents et voilà comment un film extraordinaire qui traverse le temps devient un chef d’œuvre.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 janvier 2023
Même s'il n'a pas trop mal vieilli, j'ai été tout de même déçu par ce très long film réalisé par John Huston. Bien sur, la direction d'acteurs est sans faille et la mise en scène nous offre quelques scènes spectaculaires.
Le scénario, un peu léger et très mélodramatique d'Arthur Miller, manque cruellement de fantaisie ; son entrée en matière de plus d'une heure, nous montre un trio de personnages paumés ne nous offrant que très peu d'intérêts en perspective. Heureusement, l'aventure et les dialogues s'étoffent ensuite pour nous offrir une histoire plus consistante.
Le film est également sauvé par son casting, avec le charisme de Montgomery Clift et la plastique de Marilyn Monroe. Elle ne joue pas pour une fois une blonde aguichante, entrant bien dans la peau d'une jeune divorcée fragile et naïve au cœur d'artichaut.
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