Un thriller haletant dans la nuit bruxelloise, nerveux, tendu et qui ne laisse pas un instant pour respirer. Le jeune acteur est prometteur et Romain Duris excellent en malfrat.
L’empathie… voilà le petit ingrédient secret qui m’a terriblement manqué dans ce film. Que ce soit Mady ou Claire, je n’ai ressenti aucune empathie tellement ils sont aussi idiots l’un que l’autre. Le scénario est tellement tiré par les cheveux que ça donne lieu à des situations rocambolesques où l’on finit par ne plus croire en rien, jusqu’à un final hyper décevant. Dommage car l’action était là, le suspense aussi, mais il aura manqué de pas mal de crédibilité pour que le tout fonctionne en harmonie. Niveau photo, cadrage, colorimétrie, etc, c’est assez moyen visuellement, avec très souvent un niveau de grain qui rappellerait presque les tous premiers DVD (j’allais dire VHS mais faut pas pousser non plus). Bon casting sinon, sauf Thomas Mustin qui en fait un peu trop dans le rôle du chien fou en laisse prêt à mordre sur ordre de son maître. 2,5/5 car malgré tout je ne me suis pas ennuyé, tout va très vite.
Premier long-métrage de Michiel Blanchart, La Nuit se traine est une petite surprise qui a obtenu le Prix du public au Festival international du film de Biarritz. On pourra certes reprocher au film certains aspects peu crédiblesspoiler: (l’action se déroule en plein mouvement Black lives matter qui connut son apogée pendant la crise du Covid mais ici personne ne porte de masque ; alors que celle-ci se déroule à Bruxelles, tous les personnages ont un accent parisien malgré le fait que le réalisateur et une grande partie du casting soient belges ; pourquoi Mady n’appelle-t-il pas Yannick pour lui raconter ce qu’il a découvert sur Théo et sa sœur après avoir volé le téléphone du premier qui doit contenir son numéro et donné rendez-vous à la seconde ? ; on peut être étonné par l’acte de courage final de Mady pour sauver celle qui l’a mis dans cette histoire alors que tout était résolu pour lui…) mais ces petits défauts sont compensés par une réelle maitrise du rythme et du suspense par Michiel Blanchart qui choisit d’offrir une photographie volontairement assez granuleuse (on pourrait croire que le film est tourné en pellicule 16mm alors qu’il l’a été en numérique) . On aurait pu vouloir une réalisation plus esthétisée mais cet aspect réaliste cache un véritable travail de mise en scène discrète tout en étant au final très recherché. En outre, l’ensemble est servi par un excellent casting contenant beaucoup d’inconnus autour de Jonathan Feltre (qu’on avait découvert dans Les Rascals) et Romain Duris. Ainsi, La Nuit se traine est une œuvre assez prenante qui donne envie de suivre la carrière de Michiel Blanchart.
Le format ramassé, la mise en scène et le scénario rythmés tiennent en haleine de la 1ere à la dernière minute. Techniquement c’est aussi très réussi même si ça tourne parfois un peu à la démonstration. Le film démontre qu’on peut faire un thriller européen qui déchire avec des moyens limités. Il faut encourager cela en allant voir ce film.
Thriller d'action, coécrit et réalisé par Michiel Blanchart, dont c'est le premier long-métrage, La Nuit Se Traîne est un très bon film. L'histoire nous fait suivre Mady, un jeune homme étudiant le jour et serrurier la nuit, qui lors de ses interventions reçoit un appel d'une dénommée Claire lui demandant d'ouvrir la porte d'un appartement. Seulement, la jeune fille lui a menti, le logement n'était pas le sien et Mady se retrouve alors complice d'une affaire de banditisme. Ce scénario s'avère extrêmement prenant à visionner pendant toute sa durée d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue haletante, enchaînant les péripéties à un rythme effréné. Cela donne lieu à de nombreuses scènes d'action de toute sorte. Le récit est vraiment bien écrit, même si quelques éléments sont un peu problématiques si l'on se penche dans le détail. Mais cela n'enlève en rien à cette chasse à l'homme qui se déroule juste le temps d'une nuit à la fois longue et courte pour le serrurier. L'ambiance est une franche réussite avec ses moments emplis de tension qui rendent certains passages carrément anxiogènes. De plus, cette histoire s'entremêle avec un sujet encore plus profond car ces événements se déroulent pendant une manifestation du mouvement Black Lives Matter, donnant encore plus de consistance, surtout que ce lien est très bien croisé. L'ensemble est porté par un personnage principal immédiatement attachant, pour qui l'on ressent beaucoup d'empathie, joué par un Jonathan Feltre authentique. Il est entouré par Natacha Krief, qui incarne la menteuse à l'origine de tout ce chaos. Son rôle aurait tout de même gagné à être plus travaillé pour qu'on ait envie de l'apprécier un minimum. Romain Duris est lui l'acteur le plus connu mais on a franchement du mal à croire à son personnage qui ne lui va pas du tout. Le reste de la distribution comprend des antagonistes assez caricaturaux joués par Jonas Bloquet, Mustii, Sam Louwyck, Nabil Mallat, Claire Bodson, Graham Guit, Marco Maas ou encore Guillaume Kerbusch. Tous ces individus entretiennent des rapports conflictuels procurant énormément de pression. Des échanges soutenus par des dialogues de bonne facture. Sur la forme, la réalisation du cinéaste belge s'avère qualitative. Sa mise en scène nous gratifie d'une caméra fluide et mouvante donnant lieu à beaucoup de dynamisme et à des plans marquants. De plus, elle évolue dans une ville de Bruxelles bien exploitée car explorée. La photographie sombre avec ses lumières jaunâtres est pour sa part remarquable. Ce visuel soigné est accompagné par une excellente b.o. signée par l'artiste français Tepr. Ses musiques électronique ont un grand impact sur les images et renforcent encore d'avantage cette atmosphère étouffante. Cette nuit riche en rebondissements s'achève sur une fin un peu discutable. En effet, la conclusion aurait très bien pu survenir quelques minutes plus tôt et aurait été meilleure. En l'état, elle reste correcte. En conclusion, La Nuit Se Traîne est un film méritant grandement d'être découvert.
Ce thriller à l’intrigue ramassée est mené sans temps mort. La réalisation brillante offre quelques séquences brutes et saisissantes dans la nuit bruxelloise. Si le scénario n’évite pas quelques facilités, ce premier film du jeune réalisateur Michiel Blanchart est annonciateur de belles promesses pour l’avenir.
La nuit se traine et ça n'en finis pas, mais l'on passe un bon moment, l'ambiance est bien sombre, les acteurs jouent bien, mention spéciale à Romain Duris qui est très juste dans le rôle du méchant de plus le scénario est original.
Mady est serrurier à Bruxelles. Il se fait piéger par une jeune femme et fracture pour son compte la porte d'un appartement qui n'est pas le sien. Elle s'en échappe avec un magot laissant Mady aux prises de son propriétaire et bientôt entre les mains d'un gang de criminels. Une course contre la montre commence : Mady doit retrouver, au péril de sa vie, la jeune fille et le magot avant l'aube.
La nuit se traîne nous vient de Belgique. Il est l'oeuvre d'un jeune réalisateur dont c'est le premier long. Le court-métrage de Michiel Blanchart "T'es morte Hélène", primé à Gérardmer en 2021, avait été short-listé aux Oscars en 2022 et ses droits avaient été rachetés par Sam Raimi pour en faire l'adaptation.
"La nuit se traîne" est un polar rebondissant façon "After Hours" de Scorsese, qui plonge son héros contre son gré dans une spirale de violence dont il ne trouve pas l'issue. Le procédé est efficace, servi par un scénario sans temps mort et un solide casting. Jonathan Feltre n'a peut-être pas encore les épaules suffisamment larges pour endosser le rôle principal ; mais Romain Duris est particulièrement convaincant dans le rôle à contre-emploi de chef de gang sadique.
"La nuit se traîne" ne laissera probablement pas un souvenir impérissable. Mal distribué à la fin de l'été, il a vite quitté les écrans. Mais pour qui aime les thrillers haletants, il reste un spectacle distrayant en DVD ou VOD
Pour son premier long-métrage, Michiel Blanchart s’attaque au thriller urbain avec une énergie débordante. Plongée nocturne dans une Bruxelles stylisée, le film suit Mady, un serrurier entraîné malgré lui dans un engrenage de violence et de survie. La mise en scène est ambitieuse et offre des plans séquences immersifs et une atmosphère envoûtante.
"La nuit se traîne" assez bien noté par la critique est un thriller franco-belge avec des qualités . En effet le réalisateur Michiel Blanchart livre aux spectateurs une haletante course contre la montre dans le milieu interlope de Bruxelles sous fonds de violences policières et de militantisme Black Lives Matter avec un face à face haletant entre le jeune Jonathan Feltre et l'inquiétant Romain Duris.
Après avoir posé les enjeux, "La nuit se traîne" est une immense course poursuite sanglante dans les méandres de la nuit bruxelloise. Jonathan Feltre est LA révélation de ce film, petit serrurier de nuit, qui va se frotter au grand banditisme et enchaîner les scènes de bravoure pour notre plus grand plaisir. C'est rythmé et tonique mais ce thriller moderne se complaît parfois dans une violence gratuite assez dérangeante. Cependant, on aurait tort de ne pas profiter de la maîtrise dans la manière de filmer les acteurs avec l'art de nous tenir en haleine pendant 90 minutes.
Un Polar implacable, nerveux jusqu'à la dernière seconde, avec un scénario et des acteurs surprenants ! ( mention spéciale à l'acteur principal, et Romain Durris, Caïd a contre-role )