Plongée humaniste et sensible dans le quotidien pas facile d’une équipe enseignante de collège, portée par une interprétation pleine de justesse, mais ternie par un scénario aux airs de déjà-vu 1000 fois. 2,75
Après avoir dépeint le milieu médical pendant toute sa carrière de cinéaste, Thomas Lilti s’attarde cette fois-ci sur l’éducation dans ce film choral. Film choral qui, malheureusement, ne parvient jamais à construire et à faire évoluer ses personnages à cause d’une narration chaotique qui n’a aucune direction. Fixer la temporalité du récit sur une année scolaire est une facilité à laquelle cède la plupart des films sur le sujet, mais c’est moins gênant quand on donne à cette année scolaire un but, un horizon à atteindre, ce n’est pas la cas ici.
Avis plutôt mitigé pour ma part car j'ai trouvé ce film vraiment super, agréable à suivre, le casting est génial, c'est d'un réalisme incroyable. Cependant c'est comme si on attendait que quelque chose allait arriver, mais jamais rien n'arrive, donc ça tourne un peu en rond, et c'est dommage car cela donne un petit film vite oublié...
Après s'être penché à plusieurs reprises sur le corps médical (Hippocrate, Médecin de campagne, Première année), le réalisateur Thomas Lilti s'intéresse cette fois-ci au corps enseignant, et ce en filmant le déroulement d'une année scolaire dans un collège en région parisienne.
Le film rejoint la longue tradition des films français sur le système scolaire, avec ses cours en classe, ses discussions à la cantine, ses rencontres parents-profs, ses tensions (presque habituelles) avec le rectorat, ses conseils de discipline, et bien sûr sa galerie hétéroclite de profs (le prof débutant, le prof vétéran, le prof cool, le prof stricte).
Des profs dont on nous montre le quotidien, intra-scolaire comme personnel (et les soucis qui vont parfois avec), et comment ils essaient de jongler entre les deux, pour que l'un ne vienne pas empiéter sur l'autre. Des profs qui, malgré des personnalités et des parcours de vie différents, peuvent compter les uns sur les autres. Et l'on ressent cette solidarité à l'écran grâce au très chouette casting qu'a pu réunir Lilti devant sa caméra.
Et malgré un déroulé narratif très classique dans ce qu'il nous raconte (pas mal d'aspects déjà traités, parfois en mieux, dans des films plus ou moins récents), il n'en reste pourtant pas déplaisant à regarder, principalement grâce à l'énergie déployée par sa distribution et la complicité qui les habite.
En bref, un film choral et attachant, mais sans surprises. Mention "assez bien". 6,5/10.
Excellente chronique sur le quotidien d'un collège. On ne suit pas forcément un prof en particulier mais bien toute l'équipe enseignante. Les acteurs ( belle brochette) sont tous impeccables et nous font partager une année de collège avec malheureusement plus de soucis que de bonnes choses. Ce film ne donne pas forcément la banane... Il faut être sacrément motivé pour tenir le coup face à ces jeunes....
Description d'une année scolaire d'un collège de banlieue avec tendresse et réalisme réalisé par un médecin devenu cinéaste, Thomas Lilti ! Le metteur en scène avait décrit jusque la le milieu médical en une trilogie, il s'aventure la dans le milieu des enseignants de nos jours et je trouve qu'il s'en sort pas trop mal avec des personnages sympathiques entre eux avec leurs problèmes dans la vie privée comme vous et moi. Le personnage qui prend plus d'ampleur dans ce film choral, c'est celui de Vincent Lacoste qui joue un jeune professeur de mathématique en remplacement, qui va connaître dans l'année un problème avec un élève chahuteur qui le menace après une journée de cours. Les autres aussi ont leurs problèmes comme celle jouée par Louise Bourgoin surmenée. A part ça, Thomas Lilti filme les personnages avec attachements, solidarités et humours. La mise en scène aurait pu être mieux visuellement mais on passe un bon moment avec la troupe de comédiens excellents les uns les autres.
Un métier sérieux est un film peut-être un peu trop sérieux. Il raconte une année scolaire, comme on en a tous vécue, mais du point de vue des professeurs. Malgré un peu de légèreté et camaraderie entre collègues, ce film décrit surtout la pénibilité de ce métier face à ses contraintes toujours plus fortes. Ce film a pour lui de faire assez réaliste, mais à nos yeux, il manque de finalité. Au fur et à mesure, on se demande l'intérêt, le but du film. Sans remettre en question le fait que ce métier n'est pas forcément évident, c'est quand même loin d'être le pire. Et ce film n'illustre rien d'exceptionnel sur cette année scolaire. Bref, ce stage d'observation ne nous a pas apporté grand-chose, pour le prochain, j'irais plutôt voir un documentaire sur les Thanatopracteurs.
De belles qualités pour ce film sensible et généreux humainement, que rend justice l'interprétation naturelle de tous les acteurs. Aucune fausse note pour le scénario qui a su renouveler le thème et en donner une belle originalité. À voir sans hésitation.
Instantané d'une infinie justesse sur la réalité de l'enseignement actuel - et je sais de quoi je parle en tant que professeur de lettres classiques! - qu'il s'agisse de phrases apparemment anodines ("eh Madame on court pas dans les couloirs!"), des relations compliquées avec les parents (même voire surtout lorsqu'ils exercent la même profession), de ce que peut être une équipe pédagogique unie, de certains collègues donneurs de leçons alors qu'ils sont inaptes, des directives ministérielles qui s'invitent dans les décisions d'un principal ou de l'équilibre précaire qui se rejoue à chaque cours avec des élèves de moins en moins désireux de s'instruire ou d'être éduqués... Cependant ce tableau pertinent que l'on découvre à travers la voix du jeune contractuel (bien plus qualifié que nombre d'entre eux) ne propose aucune explication ni aucune solution aux soucis ou défaillances manifestés. Une image absolument vraisemblable mais dénuée de portée.
Des personnages attachant interprété par un casting de qualité et quelques scènes chocs, c’est surtout ce qu’on retiendra de ce film un peu trop lisse, qui survole des thèmes d’actualité pertinents mais sans y plonger réellement comme par crainte. Un peu plus d’audace eut été salutaire.
La synthèse du formidable métier de professeur est largement retranscrite dans ce film , elle comprend une large palette de ce qu'est la vie quotidienne de nos chers enseignants. Les profs, justement ont été bien castés, on s'attache à certains, alors que d'autres n'ont qu'un second rôle. Les relations parfois tendues entre élèves et parents sont d'actualité, le manque de respect de certain, une hiérarchie assise entre deux chaise et surtout une grande solidarité entre profs. Comme fil conducteur, la rentrée de Vincent Lacoste en prof de math. Ce qui est appréciable, c'est que rien n'est surjoué, les événements semblent très proche de la réalité sans exagérations ni clichés Ceci dit, l'histoire comporte quelques longueurs. Une belle image, réaliste, de nos chers profs avec leurs joies et leurs difficultés dans un monde qui bouge trop vite.
Belle analyse du monde des professeurs dans le milieu scolaire et les moyens donné afin d'aider nos jeunes. Juste un manque d'explication sur l'expérience d'une des professeur face à son rapport conflictuel avec son fils. Clavier est génial ainsi que Lacoste
Après les études de médecine, Thomas Lilti croque avec réalisme et humanisme la vie scolaire d'un collège de banlieue, avec son angle quasi documentaire. Le casting de profs est impeccable et attachant et le filme fait du bien.
Une grande qualité et un gros défaut pour ce film qui se suit avec plaisir.
Son plus gros atout est d'avoir fait le choix d'adopter quasi exclusivement le point de vue des enseignants, sans tomber dans la caricature et la facilité, et donc de ne pas nous infliger des scènes de classes en folie et d'élèves incontrôlables.
Sa faiblesse a déjà été relevée maintes fois dans les différentes critiques : à vouloir évoquer les vies personnelles de chacun des personnages de ce film chorale, le réalisateur ne fait qu'effleurer une multitude d'arcs narratifs qui finissent par se révéler frustrants car peu développés ou par venir polluer le sujet principal du film.
Immense coup de coeur pour @adeleexarchopoulos et @vincentlacoste qui, une fois de plus, prouvent que pour n'importe quel personnage qu'on leur donne à jouer, ils peuvent entrer dans une forme d'incarnation si parfaite qu'ils pourraient nous faire oublier qu'il s'agit de fiction.
Pour continuer à évoquer le casting, cela faisait des années que François Cluzet ne m'avait pas à ce point convaincu. Il campe ici un enseignant expérimenté alternant avec finesse sagesse et doute. Après la Montagne et Anti-Squat, @louisebourgoin_ continue sa belle année cinématographique. Elle s'en sort plutôt bien à incarner le personnage sans doute le plus complexe du film, malgré un grimage assez ridicule et peu crédible. Quant à la pauvre @lucie.zhang, elle semble avoir été sacrifiée au montage.
Enfin, comment ne pas penser à Polisse ? Outre la dimension chorale du film, l'on retrouve des similitudes scénaristiques : la collègue fragile psychologiquement qui finit par craquer, le collègue qui se sépare et va crécher chez un autre, les deux collègues qui tombent amoureux l'un de l'autre, les scènes collectives de coups de gueule ou d'amitié, les rapports conflictuels avec la hiérarchie...mais il manque un petit quelque chose pour atteindre la même puissance émotionnelle, hormis la séquence poignante du conseil de discipline.