Silence
Note moyenne
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413 critiques spectateurs

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72 critiques
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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 24 février 2017
Tellement long.... L'ambiance et la reconstitution sont impeccables mais le traitement aurait pu être écourté d'une demi heure au moins qui plombe inutilement l'œuvre!
yosatis1 ..
yosatis1 ..

1 abonné 61 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2017
Film long mais dans lequel on apprend des choses. Une fois encore, les religions, par leur intolérance, font couler le sang. Dans un premier temps, on a l'impression que le réalisateur défend le catholicisme et sa mission d'évangélisation, ce qui me gênait un peu. Par la suite, le film bascule pour nous montrer que le Japon n'adhère pas vraiment et qu'il a ses propres croyances tout aussi valables que celles de l'Occident. Le jeune padre joue très bien: foi très forte et en même temps âme torturée. Le chef de l'Inquisition" du Japon a souvent des réflexions justes.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 février 2017
Malgré quelques petites longueurs évitables en son cœur, Silence reste un film très impressionnant, notamment du fait de la qualité de l’image et de quelques séquences vraiment splendides. Cette réflexion sur la foi est même par moments franchement captivante. Andrew Garfield y démontre une nouvelle fois tout son talent et Adam Driver, lui, est plutôt convaincant.
Jonathan P
Jonathan P

73 abonnés 395 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2017
Aller découvrir un film de Martin Scorsese, c'est en soit un acte de religion, un bonheur cinéphile .
Père Sebastiao, joué ici par le très convainquant Andrew Garfield, part au Japon en compagnie du Père Francisco Garupe, Adam Driver, retrouver le Père
Barry.L
Barry.L

37 abonnés 136 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 février 2017
Au XVIIème siècle, deux prêtres portugais, le père Rodrigues (Andrew Garfield) et le père Garupe (Adam Driver) se rendent au Japon pour trouver leur mentor, le père Ferreira (Liam Neeson), qui aurait renié sa foi. Une fois sur place, les deux pères vont découvrir un Japon où les chrétiens sont persécutés et obligés de rejeter leur Dieu. C'est donc le pitch du nouveau film américano-mexicano-tawainais (?) de Scorsese (qu'on avait quitté avec le génialement outrancier ''Loup de Wall Street'' en 2013).

Le sujet est beau : comment un homme va être obligé de renier ce qu'il a au plus profond de lui-même. Car c'est bien le sujet du film : un homme, le père Rodrigues, va être contraint de haïr Dieu, si silencieux face aux tortures infligées à ses fidèles. Et contrairement à ce que disent les âmes sensibles, ces scènes de tortures sont nécessaires. Comment remettre en cause la pensée de cet homme si croyant, si … chrétien ? En détruisant ses idéaux, en montrant que ce que défend le père Rodrigues n'a pas lieu d'être au Japon. Les scènes de tortures sont donc tout-à-fait justifiées : elles doivent choquer et le spectateur et le personnage principal. Saluons aussi la beauté plastique de la réalisation. Aidé par les décors du grand Dante Ferretti (le chef opérateur de Fellini), Scorsese offre une reconstitution minutieuse et jamais tape-à-l'oeil de ce Japon instable du XVII ème siècle (dépeint aussi dans les films de Kurosawa, que Scorsese doit sans doute adorer).

L'entreprise est donc réussie ? Au premier abord, oui. Le film évite (de justesse) le racisme en présentant les japonais comme un peuple intelligent (notons tout de même que les Japonais se divisent en deux catégories que l'on peut juger simplistes : les Japonais chrétiens et bons et les Japonais bouddhistes et sanguinaires). Pourtant, le film se révèle beaucoup plus gênant sur la question de la religion. En fait, le film est un véritable moule à endoctrinement chrétien. Que voyons-nous dans le film ? Un homme qui va se mettre à douter de Dieu. Jusqu'ici, tout va bien. Or Scorsese veut nous montrer les raisons qu'a Rodrigues pour aimer et croire en Dieu. Ses raisons s'opposent aux atrocités commises. C'est le premier problème : dans ce film, toute la beauté des hommes est issue de la chrétienté et de ses valeurs. Ainsi, les Japonais les plus raisonnables sont ceux qui ont accepté cette évangélisation. Evangélisation qui n'est jamais vraiment remis en cause par Scorsese. Il semblerait, et c'est ici assez malsain, que l'évangélisation s'est toujours très bien passée du côté des chrétiens, qui ne faisait qu'apporter la paix. On ne peut évidemment pas renier que certaines missions furent couronnés de succès (apport de la religion chrétienne dans le pacifisme), mais il ne faut pas oublier que cette évangélisation pouvait finir dans le sang. En ce sens, ''Mission'' de Roland Joffé (Palme d'or en 1986) parvenait à illustrer toutes les facettes du monde chrétien face aux cultures étrangères (deux prêtres défendaient les indiens du prélat). Fort heureusement, Scorsese sur ce point n'est pas dupe : il remet carrément en cause l'existence d'un Dieu dans une 2 ème partie où le prêtre doute. Pourquoi Dieu laisse ses enfants souffrir ? Pourquoi se tait-il ? Le virage que prend Scorsese est habile. Tant de gens seraient morts pour rien, pusique Dieu n'est rien. Une inquiétude accentuée par l'arrivée de Ferreira. A ce moment-là, le film se pare d'une certaine beauté tragique et pathétique. Tout semble donc s'écrouler pour Rodrigues. Malheureusement, la fin du film va de nouveau tout inverser. Pire encore, lors d'une courte scène, il est dit que Dieu existe bel et bien. Et donc ? Donc, vive l'évangélisation car c'est bien la vraie parole qu'apporte les chrétiens. D'où une fin ambigüe (ou plutôt un dernier plan) où Scorsese, au bout de 2h41, arrive à une conclusion béate en faveur de la chrétienté, si ancrée au plus profond de nous même.

La finalité de ''Silence'' ? Elle est dite à la fin du film, en exergue : ce film est dédié aux chrétiens japonais. Les autres ? Tout ceux qui ont refusé cette religion ? Et ben on s'en fiche. Scorsese refait les mêmes erreurs que Cecil B. DeMille avec ''Le signe de la croix'' (1932) : présenter les chrétiens comme étant uniquement des martyrs, en oubliant les facettes les plus noires de la religion chrétienne. ''Silence'' n'est au fond qu'un tract pour la martyrologie chrétienne (fort bien vrai, il est vrai).
hugo m.
hugo m.

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 février 2017
un naufrage. film sans rithme, des longueurs que des longueurs, pas de bande son, acteur transparent, scénario intéressant, Plusieurs personnes ont quitter la salle avant la fin du film ....
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 février 2017
Le film est long et difficile d'accès, mais totalement inspiré de la mise en scène des chambara (film japonais des années 30 à 60). Le travail sur l'ambiguité de la foi et de l'importance qu'on lui accorde est extrêmement bien amené, soutenu par une violence crue mais pas gratuite. Les acteurs sont convaincants, même si certains passages peuvent paraître légèrement surjoués pour les acteurs occidentaux, les japonais jouent de la façon qui les caractérise, ce qui peut rebuter pour les non initiés. Et le tout est sublimé par des paysages japonais magnifiques.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 février 2017
Si cette histoire n'avait pas existé, il aurait fallu l'inventer juste pour Scorsese, tellement elle met en lumière un pan essentiel de son cinéma. Et pourtant, au premier abord, cela paraît très éloigné de ce à quoi il nous a habitué, en effet rien que le titre Silence a de quoi laisser perplexe... Silence, Scorsese ? C'est presque un oxymore, venant d'un cinéaste habitué à mettre en scène la fureur, l'effusion des émotions et la mégalomanie de ses personnages, le tout rythmé par une bande-son rock et baroque ; il semblait même avoir atteint un certain paroxysme lors son précédent film, le loup de Wall Street. Des œuvres tellement puissantes et maîtrisées qu'on en oublierait presque le symbolisme qui les jalonne : la quête de sens, la chute, la rédemption... Toujours la même recette, mais sous des aspects différents.
Alors oui, il y a eu la dernière tentation du Christ, Kundun... Ce n'est pas la première fois que Scorsese tente de raconter sa foi de manière frontale, de la transcrire au-delà du symbolisme. Mais justement, le symbolisme en tant que tel est au cœur de ce film, et là est toute la différence. Il manquait quelque chose à la dernière tentation du Christ pour en faire une œuvre aboutie, celle qui incarnerait l'idée essentielle de son cinéma, et peut-être plus encore. Cette fois, Scorsese, plus vieux, plus sage, l'a semble-t-il trouvé : s'il n'arrive à exprimer ce qu'il ressent que par symbolisme, alors parlons de symbolisme, parlons du cheminement qui conduit à le renier, parlons de ce qu'il y a au-delà, de ce qui reste... Et ce qui reste, le silence, n'est pas la négation du bruit comme on pourrait le penser, mais un rapport direct entre lui et Lui.

Mais je me risque à aller un peu plus loin en parlant de rapport entre Scorsese et Scorsese. Parce qu'au-delà de la chrétienté, et même de la foi en Dieu, c'est surtout de croyance de manière générale dont il est question, ce qui n'est pas sans rappeler un film en apparence mineure de sa filmographie, Shutter Island, sur bien des aspects. Si la folie suinte dans les deux films, si les aspects visuels se font parfois écho, si les "silences" tombent là où la "vérité" apparaît, ils se rejoignent également sur une idée essentielle de la croyance, en tant que seule capable de sauver de l'absurdité et du chaos du monde. Cette même croyance qui passe par la volonté que d'autres y adhèrent pour se rassurer dans sa propre foi, puis la confrontation, puis la folie, avant d'être finalement intériorisée en soi. En explorant ses propres barrières intimes, Scorsese donne à voir bien plus que lui-même ne l'imaginait peut-être. Comme quoi, le symbolisme, on n'y échappe jamais tout à fait... Il fait partie intégrante du monde. Mais là où ce film est essentiel, c'est qu'il l'utilise comme leitmotiv, le piétine et permet ainsi d'y voir au travers. N'est ce pas ce qu'on peut attendre du cinéma et de l'art en général ? En sondant son intimité profonde, Scorsese donne à voir un certain aspect du monde.
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 février 2017
Ralalah ! Mais que ça va être compliqué pour moi de vous parler de mon impression face à ce « Silence » ! Bon, c’est vrai, ma seule note de « deux étoiles » pourrait suffire pour vous faire comprendre que, globalement, je n’ai pas été enjoué par ce film (et c’est un bel euphémisme). Parce que oui, pour tout dire dès le départ, je me suis quand même bien fait chier (et pas qu’un peu), j’ai eu beaucoup de mal à voir où le gars voulait vraiment en venir, et en plus de cela, j’ai parfois un peu tiqué sur des aspects que j’ai trouvé un brin douteux… Mais bon, voilà, malgré tout ça, ça reste quand même du Scorsese ce film ! Déjà, moi, je trouve ça vraiment très beau. Pas mal de plans sont à tomber (notamment celui renversant de cette barque vue du ciel, avançant vers le soleil, mais avec un orage sur le chemin. Je trouve ça tellement riche de sens ! Tellement dans le ton de la peinture religieuse auquel le film cherche à s’attacher). A cette belle science de l’image s’y associe souvent un usage astucieux du son. Parfois les sons disparaissent, parfois certains sont surrappuyés par rapport à d’autres, ce qui génère vraiment des fois des ambiances vraiment envoutantes. Et puis – allez je l’avoue – je trouve aussi que cet univers est, de mon point de vue, vraiment fascinant. Marier un univers de premiers chrétiens à celui de ce Japon médiéval, c’est quand même assez saisissant et ça donne lieu parfois à des atmosphères vraiment grandioses. Donc voilà, en gros c’est pour cela que je vais être assez mal à l’aise pour parler de mon global désagrément concernant ce film. Relever tout ce qui m’a posé problème tout en repensant à tout ce qui m’a enchanté, c’est vraiment délicat. Le pire, c’est que franchement, ça aurait pu passer. Parce que l’air de rien, ce film me rappelait quand même grandement une autre œuvre de Scorsese à la démarche assez proche, sa fameuse « Dernière tentation du Christ ». Et cette « Tentation », franchement, moi je l’avais bien aimée, alors que pourtant, d’habitude, j’ai une certaine « sensibilité » dès qu’un film se risque à tout zèle de bigoterie. Là, avec ce « Silence », on navigue plus ou moins dans les mêmes eaux. On retrouve une fois de plus un prêcheur solitaire cherchant à transmettre sa foi en un lieu et en une époque où cela n’avait rien d’évident. D’ailleurs, les questions abordées dans ces deux films sont presque identiques : il s’agit de questionner la détermination et la foi du prêcheur solitaire ; la pertinence de son abnégation alors que tout l’invite à abandonner et à renier son dieu… Et bizarrement, ce n’est pas forcément cet aspect qui m’a dérangé le plus. Certes, Scorsese regarde un petit peu ce qui l’arrange dans ce Japon du XVIIe siècle, mais d’un autre côté on regarde aussi cette situation du point de vue de son personnage principal, donc pourquoi pas… Non, finalement, ce qui m’a dérangé dans ce film, c’est qu’au fond Scorsese sache à ce point nous montrer qu’il a perçu toutes les limites de ce genre de démarche bigote mais que, malgré tout, il y aille quand même ! Ce personnage principal, moi, j’étais prêt à m’ouvrir à ses problématiques, mais à condition que le film sache révéler toute l’ambigüité et toutes les incohérences de ses positions. Or, ça le film, le fait… mais pour se rétracter ensuite à chaque fois. Certes, dans « Silence », le personnage de Kichijiro illustre magnifiquement toute l’absurdité morale de la logique d’absolution. Mais d’un autre côté, Scorsese s’arrange pour qu’à la fin spoiler: une justice divine s’applique quand même contre lui puisqu’il sera trahi par le port d’une idole
. Certes, il y a bien des personnages parmi les autorités japonaises qui sont là pour démontrer toute la fermeture d’esprit, le dogmatisme et l’arrogance des pères jésuites à venir évangéliser un pays sans se soucier de la culture qui y est déjà en place, il n’empêche que d’un autre côté, les pourfendeurs de la culture japonaise ne sont montrés qu'au travers du prisme de l'oppression, et se présentés eux-mêmes que comme arrogants et cruels. Certes, le personnage de Rodrigues va bien être confronté à spoiler: son mentor, le père Ferreira
, ce qui ouvre une sacrée piste au doute. Mais une fois de plus, il n’empêche qu’au final spoiler: ledit Ferreira ne sera jamais présenté comme un véritable apostat. Il doute. Il se trahit même sur le fait qu’il n’ait pas vraiment renié Dieu dans son cœur malgré toutes ses années, bref Ferreira est présenté comme quelqu’un se sachant dans l’erreur. Alors après, pourquoi pas ? Mais ça aurait été tellement plus éprouvant pour le personnage principal et nuancé pour le spectateur que d’avoir à faire à un personnage de Ferreira totalement convaincu par son rejet de la foi !
Bref, à chaque fois ce fut la même chose. A chaque fois, Scorsese avait les clefs pour faire de ce « Silence » un film ambigu, un film universel… Mais non, en fin de compte il a préféré le réduire à un film flou ; d'un film plus complaisant au final qu'il n'est véritablement interrogateur. Le simple fait que le film se termine par spoiler: un crucifix dans les mains de Rodrigues
suffit pour moi à tuer tout l'intérêt de l'intrigue. Quand même quoi ! Vraiment Scorsese n’a pas pu s’empêcher ! Il a fallu qu’au dernier moment il nous dise : « spoiler: Non mais je vous rassure ! En fait il n’a jamais douté ! On l’a juste forcé à se taire ! Au fond de lui c’était toujours un « vrai » ; un gars qui avait la foi ; parce que c’est inconcevable que des gens renient sincèrement leur foi !
» Alors du coup, forcément ce « Silence » me frustre parce que d’une part , moi le sans-foi il m'exclu presque de-facto (mais encore passons). Mais en plus, ce « Silence » m’horripile aussi parce que son propos final est au fond assez malhonnête ; en mode « doute mais pas trop ». Et enfin, surtout, ce « Silence » m’exaspère au plus haut point parce qu'au fond, j'ai l'impression que cet aspect « film pour épargner les croyances » impacte aussi la forme, expliquant notamment de nombreuses « largesses » formelles fort mal venues. Qu’on passe plus d’une heure en plein de milieu de la campagne à observer la beauté de ces premiers chrétiens touchés par la foi, pour moi ça ne se justifiait pas. Qu’on ne regarde la chrétienté de ces gens là qu’au travers de la seule question de la foi, et qu’on exclut du coup des angles sociologiques, politiques, culturels, moi je trouve que ça biaise toute la démarche et empêche de créer un vrai univers de questionnement. Pire, je trouve que ça assèche l'univers et le ressenti de ce choc des cultures. Tout ça au service de quoi ? Tout ça au service d'une démarche de foi qu'on entend épargner chez les spectateurs. Alors après, certes, je n'ai rien contre la démarche, mais quand ça nuit à ce point au contenu et au propos final de ce film, je trouve ça quand même sacrément triste. Que la mise à l’épreuve du personnage principal soit si longue ; que l’opposition japonaise soit si monolithique et calqué sur le modèle de la passion du Christ menée par les Romains ; que la rencontre avec Ferreira mette plus de deux heures à se produire ; qu’il n’y ait finalement plus de flou que d’ambiguïté sur le bien-fondé de la foi du personnage principal ; tout ça, pour moi, ça tue le chef d'œuvre qu'aurait pu être ce film. Ça le rend long, lent, chiant, étroit d’esprit, alors qu’il est pétri de qualités formelles – et même narratives – qui ne demandaient qu’à rentrer en écho avec une œuvre davantage conciliante et ouverte à l’égard de son public. Bref, ça m’attriste de le dire, mais pour moi ce « Silence » ne m’apparait au final que comme un film limité et bridé, qui a mis en œuvre beaucoup de belles choses mais pour une démarche globale qui n’est pas du tout à la hauteur de l’événement. Ça peut mériter le déplacement pour les véritables curieux du cinéma, certes, mais malheureusement au risque de pas mal décevoir et frustrer. A savoir…
Mel A
Mel A

26 abonnés 55 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 février 2017
J'ai beaucoup attendu ce film à l'histoire bien compliquée à mettre en scène. J'avais peur de ne pas tenir les 2h40, mais je n'ai vraiment pas vu le temps passer, ce film est magnifique, Certes à certains moment ça peut devenir redondant mais c'est ce qu'il faut aussi pour bien servi la fin du film et nous mettre dans les bonnes conditions psychologiques. Les images sont très belles, les plans sont rythmées comme il faut, les acteurs sont parfaits, que dire de plus? C'est le genre de films qui fait réfléchir et je n'ai pus m'empêcher de voir un echo à la situation actuelle dans une certaines mesure. Après certes, il faut être conscient que l'on va se manger de la religion tous du long (certains semblaient ne pas en avoir conscience), mais j'ai fini par être en admiration devant ces personnages.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 22 février 2017
Bof, l'histoire est intéressante mais le film est d'une longueur, on s'attend à plus d'action, plus de 2 heures à attendre la fin, dommage...
benoitG80

3 590 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 février 2017
"Silence" est un film doté d'un apport essentiel, par cette histoire saisissante de prêtres se rendant au Japon en 1633, ce qui sous la houlette de Martin Scorsese n'est guère étonnant.
Rien que pour les thèmes du doute, de la foi et de la culpabilité ici placés ici en plein cœur, on se sent déjà plus qu'intéressé par ce fait historique remarquable !
Mais Scorsese choisit un traitement très hollywoodien dans son esthétique et dans la direction des acteurs, ce qui contribue à aseptiser le récit et à affadir l'enjeu du film...
Ce qui implique que ce problème se retrouve aussi au niveau de l'acteur principal Andrew Garfield pas toujours crédible dans ce rôle difficile, par son aspect un peu lisse et très (trop) "comme il faut..." !
Pour exemple, sa chevelure semble toujours avoir subi un beau brushing et sa barbe est toujours bien taillée, et de surcroît ce personnage manque de charisme et de conviction face aux acteurs japonais bien plus persuasifs et présents.
Trop de larmoiements, un manque de punch évident chez cet homme, et c'est ainsi que par ricochet le film manque cruellement de force et d'impact !
C'est d'autant plus dommage que cette histoire aux résonances assez actuelles, avait justement tant besoin pour son rendu, d'une brutalité, d'une férocité, qui font cette fois défaut...
Ce qui pour résumer, se rapprocherait de la critique des Cahiers du Cinéma, sans doute un peu exagérée, quoique !
Si Scorsese était taraudé par le sacré et la spiritualité à travers le roman de Shusaku Endo qu'il avait envie d'adapter (pour la deuxième fois au cinéma), son entreprise n'est donc pas à la hauteur de ses prétentions ou de ses aspirations, tout simplement à cause de ce choix, alors que finalement son compagnon de voyage, Adam Driver, aurait sans doute après réflexion plus fait l'affaire !
Il n'en reste pas moins que "Silence" reste un cinéma intéressant, mais que justement à ce propos, il aurait encore plus pertinent de garder le silence total de bout en bout, sans qu'à aucun moment Dieu ne souffle mot...
Un film qui manque donc de persuasion pour convaincre et atteindre profondément le spectateur, alors que la reconstitution historique était par contre vraiment à la hauteur.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 février 2017
Le film aurait gagné à être quarante minutes moins long, surtout le passage sur la fin où on se demande si toute cette violence psychologique, pour faire craquer le prisonnier, en lui faisant supporter le destin et les tortures physiques des autres, est bien nécessaire pour la cohérence du propos. Et puis on se dit que peut-être, mais on doute un peu que ce ne soit pas seulement par pulsion morbide, voire sadique, l'attirance de la passion christique qui exige du sang et des larmes... Heureusement, il y a le reste, la qualité de la photographie, la prestation excellente des acteurs (même s'ils en font un peu trop), Mais on reste sur sa faim et on s'interroge. A ne pas laisser voir aux moins de 16 ans.
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 février 2017
**Deux prêtres jésuites se rendent au Japon au pour retrouver leur maître, le père Ferreira, disparu alors qu’il tentait de répandre les enseignements du catholicisme. Au terme d’un dangereux voyage, ils découvrent un pays où le christianisme est décrété illégal et ses fidèles persécutés. **

Tiré du roman fictionnel d'un japonais catholique, "Silence" raconte le voyage au Japon de 2 prêtres alors que la religion catholique est déclarée hérétique et ses fidèles mis à mort. Cela s'est produit alors que le Japon bouddhiste avait laissé prospéré la foi catholique durant un siècle. A l'issue d'un "bilan coûts/avantages", les japonais auraient décidé d'éradiquer méthodiquement cette religion aux motifs que "rien ne pousse sur un marécage". J'avais peur d'un film très lent et soporifique pourtant "Silence" est un film habile où le scénario est au service d'un film intelligent qui m'a personnellement captivé. Sont au coeur du film les postulats de la foi et de la renonciation, les hommes au service de l'inquisiteur menaçant d'exécuter tout fidèle catholique refusant d'abjurer. Coté chrétienté, les pères Ferreira (Liam Neeson), Garupe (Adam Driver) et Rodrigues (Andrew Garfield) sont confrontés aux hommes de l'inquisiteur de Nagasaki Inoue (Issoue Ogata). Ce qui m'a le plus impressionné dans le film est la méthode des japonais et la pédagogie de leur inquisiteur dans leur lutte anti catholique. Ici, pas de cris ni d'énergie stérilement dépensée mais une démarche méthodique d'éradication avec en prime beaucoup de pédagogie et de persuasion vis à vis de ceux qui sont considérés comme des apostats. La réalisation et le scénario démontrent une quasi admiration vis à vis des japonais même si Scorsese, catholique, réserve un ultime tour de passe passe au spectateur en fin de métrage.
La comparaison avec "Apocalypse now" s'appuie sur la recherche d'un personnage d'envergure, d'un maître à penser qui, dans les 2 films, ré apparait en fin de métrage, transfiguré et en position de reniement. La comparaison s'arrête là, le film de guerre de Coppola et le drame filmé par Scorsese étant 2 films très différents.

Ce pragmatisme omniprésent tranche avec la dévotion des pères qui tentent tant bien que mal de ne pas renoncer, de ne pas faillir. La deuxième partie du film durant laquelle le père Rodrigues est de plus en plus sous pression et sa foi de plus en plus mise à mal est excellente.

Le casting est très bon, mention spéciale à Issoue Ogata dans le rôle de l'inquisiteur Inoue. L'acteur s'appuie sur un jeu très habile maitrisé et cérébral tout en ne se départissant pas d'un certain humour.

La musique du film a été composée par Kathryn et Kim Allen Kluge.

Comme parfois avec Martin Scorsese, "Silence" souffre de longueurs (2h41).
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 février 2017
décevant un thème bien faible et archi répétitif oui les jésuites ont été persécutés on a compris au bout de 10mn et ensuite répétition pendant 2h40! et puis toujours cette insupportable confusion entre la foi et l église à croire que comme les jésuites le réalisateur n à rien compris au nouveau testament
il serai temps de faire un peu plus de philosophie et un peu moins de catéchisme pour une préparation qui a duré 20 ans c est montrer bien peu d intelligence
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