Dans une bourgade française, le personnage de Grégory Gadebois est curé et découvre qu'il est le père d'un enfant de 11 ans, fruit de sa relation avec le personnage de Géraldine Nakache. Les premières minutes passées, "Paternel" peine à susciter l'intérêt tant les enjeux narratifs sont légers. Cousu de fils blancs, l'intrigue laisse une impression d'ennui manifeste.
« Pourquoi tout le monde t’appelle mon père et moi je ne peux même pas t’appeler papa ? ». spoiler: Cette question peu banale, c’est Aloé, un gamin de 11 ans, qui la pose à celui qui s’avère être son père, le père Simon. Très impliqué auprès de ses paroissiens d’Auxerre, ce prêtre vient d’apprendre une nouvelle à laquelle il ne s’attendait pas du tout et il n’a pas encore réussi à faire la part des choses dans ce qui est pour lui un drame personnel insoluble : à son retour du Canada, où elle a vécu une bonne dizaine d’année, Louise, avec qui il avait eu une liaison alors qu’il était au séminaire, lui a annoncé qu’elle avait appris être enceinte une fois arrivée au Canada, qu’elle avait donné naissance à Aloé dans ce pays et qu’elle souhaitait que Simon le reconnaisse. Dans un premier temps, Simon va refuser d’assumer cette paternité, prétextant qu’il se doit à ses paroissiens et seulement à eux et opposant un non catégorique à cette demande de reconnaissance. C’est donc en tant que neveu qu’il compte présenter Aloé aux personnes qu’il fréquente et, en particulier, à Amine, le prêtre avec qui il partage un logement dans le presbytère. Toutefois, cet homme qui montre autant de bonté et de générosité dans son attachement à sa paroisse et à ses fidèles peut difficilement se montrer insensible face à cet amour paternel qu’il sent monter en lui. Lire la suite sur https://www.critique-film.fr/critique-paternel/
Simon, prêtre, va devoir faire un choix entre sa vocation et son désir de paternité. Un film tendre et remarquablement interprété qui questionne le poids d’une institution religieuse figée aux règles archaïques.
Le quotidien d’un prêtre. Scènes de vie empreintes de mysticisme mais sans le coté absolu, intégriste qui est souvent la loi du genre. Au contraire, des doutes, des situations qui ne rentrent pas forcément dans le cadre du dogme. Notamment celle qui conduira ce Père (au sens religieux et familial) à découvrir qu’il a un enfant, né d’un amour plus de 10 ans plus tôt alors qu’il n’était encore que séminariste. Cas de conscience : rejeter, ignorer, cacher, nier, accepter, s’adapter ? Dans le scénario ce prêtre trouvera ses réponses. Confirmation que Grégory Gadebois est un grand acteur, sachant se glisser dans les habits de son personnage jusqu'à faire oublier sa personne pour qu’on ne voie plus qu’un prêtre. Dans les communautés où il y en a encore, tout un chacun a pu en connaitre des comme ça. En route vers un prix d’interprétation ? Il a déjà eu quelques Césars.
"Pourquoi tout le monde t'appelle mon père et moi je ne peux pas t'appeler papa?", question intelligente pour un film ayant un bon sujet intéressant de société, peux on être prêtre et avoir un enfant? Le personnage principal , ayant de l'ambition dans la communauté de l'église, revoit une vieille connaissance qui lui annonce qu'il a un fils de 11 ans sans le savoir, ni l'avertir auparavant. Le prêtre est déboussolé car un serviteur de dieu ne peut avoir d'enfant. Au début, il est embarrassé, mais petit à petit il va prendre ses responsabilités en discrétion avançant vers le petit garçon et sa mère. J'ai trouvé que ce film avait une bonne accroche intéressante à suivre. Au delà de l'histoire, on est plongé dans l'univers de l'église très bien décrit ici. Bonne interprétation surtout de Gregory Gadebois qui a un très bon rôle complexe à jouer, Géraldine Nakache et les comédiens secondaires qui sont tous excellents. A voir.
Grégory Gadebois est merveilleux dans ce rôle de prêtre père, humain et sensible mais il est le seul à porter un film qui manque de profondeur dans son discours moralisateur et prosélyte. Un film parfois maladroit qui tombe dans des écueils de facilité. Le papier cadeau est intéressant, le cadeau en lui même déceptif.
Quel dommage que les divers sujets du film ne soient pas mieux traités. Gregory Gadebois est parfait, comme toujours, mais ça ne suffit pas à nous sortir de l’ennui.
L'histoire nous est contée de manière abracadabrantesque. On peut. certes, imaginer que le parcours de la mère "solo" (G. Nakache) n'a été ni simple, ni de tout repos, mais on n'a aucune empathie pour elle, et on la pressent déséquilibrée. Ce qui se confirmera. Et, c'est bien dommage, on ne saura pas pour quelles raisons elle n'aura pas annoncé à son compagnon du moment (le séminariste .. le futur "paternel") qu'elle était enceinte. Mais, d'un coup, la voilà qui fera irruption dans la vie de son ex .. presque 12 ans après (temps de la grossesse compté) ce qui nous vaut ce film. Bon, heureusement que G. Gadebois joue correctement sa partition. Mais il n'y a rien de bien neuf dans l'art de traiter le sujet : impossibilité de déroger à la règle (voeu de chasteté) qui s'impose à tout prêtre. J'ajouterai que Gadebois - que j'apprécie - n'a peut-être pas le sex-appeal d'un Belmondo (Léon Morin). Au final, on peut me semble-t-il passer son chemin.
Un curé de campagne apprend, onze ans après sa naissance, qu’il a eu un enfant avant de rentrer en séminaire. Lui qui est considéré comme un Père par ses ouailles va devoir devenir un père pour son fils. Un film sensible et délicat sur la vie des prêtres et leur fonction qui leur interdit une « vie normale ».. Gregory Gadebois est comme d’habitude impeccable, bien jouer pour lui est son sacerdoce.
J'aime bien Gregory Gadebois et j'ai apprécié la plupart de ses films et celui-ci ne fera pas exception. J'ai bien aimé le fait d'aborder le thème du célibat, de la vie intime des prêtres qui l'une des dernières grandes religion à obliger la personne à choisir entre sa foi et sa vie de famille. Cela secoue un peu cet aspect arriéré de cette obligation. Le film à ce côté émouvant de ce gamin qui n'a rien demandé et de ce père/père perdu qui ne sait pas quoi faire. Le rôle de Géraldine Nakache bon j'avoue que les 3/4 du film elle m'a énervé à faire sa leçon en débarquant comme cela 11 ans après leur histoire etc...mais ensuite soit son attitude on peut la comprendre disons sur une séquence qui sur le coup ben tu as envie de la jeter!!! Bon film en tous cas. NOTE : 6/10
Cela ressemble à un téléfilm sans grand budget, et malgré la performance honorable de Gregory gadebois, on n’est guère passionné par l’histoire de ce prêtre, qui découvre tardivement qu’il a un fils adolescent. Plutôt ennuyeux…
C'est fade, insipide absolument impossible pour moi d'accrocher d'entrer dans l'histoire. Le thème était intéressant la paternité d'un prêtre et plus encore la réaction de la hiérarchie catholique. Et a l'arrivée rien c'est mièvre et plein de poncifs.
Paternel interroge avec subtilité le célibat des prêtres non de manière polémique et frontale mais en préférant le détour sensible : nul scandale ici, sinon spoiler: une relation consommée avant l’ordination qui donne lieu à un fils confié jusqu’alors exclusivement à la mère, sans que le père en soit informé . La crise que traverse alors Simon prend l’aspect d’un doute long et progressif qui relève tout autant de la morale que de la foi, dessinant les contours de deux fonctions complémentaires en apparence mais inconciliables dans les usages catholiques. La notion de vocation se situe au cœur du long métrage : le père a été appelé par le Seigneur et tire de Lui son engagement ; il redouble ensuite cette paternité symbolique par une paternité véritable qui le conduit à répondre à l’appel d’une femme et de son fils. La caméra compose de magnifiques portraits de personnages saisis dans leurs hésitations et dans les aveux de leur corps respectif, en témoigne la seconde scène de confession entre Simon et une jeune adolescente durant laquelle le premier ne sait quoi répondre et reste béat. Les acteurs sont remarquables, en particulier Grégory Gadebois et le jeune Anton Alluin qui signent, par leur complicité, les plus belles séquences d’un drame puissant et intelligent.