R.M.N.
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98 critiques spectateurs

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Corbett
Corbett

43 abonnés 123 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 octobre 2022
Après 4mois, 3 semaines, 2 jours et Baccalauréat, Mungiu aligne un nouveau chef d’œuvre. Mise en scène brillante, film haletant, une réflexion tellement pertinente sur la montée des populismes en Europe, la xénophobie qui se répand partout et sur une population perdue dans un monde qui se modernise. Mungiu le réalisateur européen le plus brillant actuellement ?
selenie

7 460 abonnés 6 689 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 octobre 2022
Le cinéaste roumain grattouille sa société là où ça démange en abordant le racisme de tous les jours, celui insidieux du quotidien. Ainsi, les citoyens critiquent l'arrivée d'étrangers alors même qu'ils sont là pour remplacer les roumains exilés pour remplacer des citoyens d'autres pays. Le serpent qui se mord la queue en sommes, mais c'est la faute des autres, forcément. La séquence de débat dans l'église est là très parlante avec une intervention d'un jeune français, scène qui pourrait paraître caricatural, et pourtant... On suit donc cette petite ville qui vire petit à petit dans la haine de l'autre, une haine qui mène logiquement à la bêtise. Mais alors que le film se termine, le récit prend une tournure étonnante, vers une accélération brusque du rythme pour une conclusion peu compréhensible, voir incohérente, étrange assurément voir même mystique. Quelle idée ?! Et pourtant, la mise en scène de Cristian Mungiu prend normalement son temps, avec le choix judicieux des plans séquences qui construisent et rythment l'histoire, à l'exception soudainement de cette fin un peu bâclée. Dommage. Cependant, le réalisateur touche du doigt un fait sociétal de façon intéressante dans un film assez prenant même si on a pas nos réponses.
Site : Selenie
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2022
De Cristian Mungiu (2022).
Un film politique fort où l'irrationnel fleuve souvent avec un réalisme qui fait froid dans le dos. le film est autant un film politique que sociétal. Politique sur le développement de l'Europe parfois chaotique avec un ressentit d'avoir été pensé par des politiques carrément ''hors sol''. En ce sens le film est édifiant sur la façon sans filtre de montrer la dichotomie entre les vraies aspirations de la population qui veut tout simplement s'en sortir , travailler et vivre dignement et des aspirations politiques lointaines comme par exemple la sauvegarde de milieux protégés extrêmement éloignées des habitants. L'Europe et même la France en prennent pour leur grade à vouloir s'occuper de tout, à faire la morale aux autres (pays comme citoyens) alors qu'eux mêmes sont englués dans des contradictions profondes. En ce sens, il y a dans le film notamment lors de réunions publiques des prises de paroles édifiantes. Analytique le film l'est de bout en bout car à l'orée de choix politiques venus de loin, le film semblent mettre en parallèle celui de choix ''hors sol'' et loin des véritables préoccupations des populations avec les difficultés économiques de plus en plus criantes et la naissance ,le développement et l'exacerbation du racisme et du rejet de l'autre. Sur ce point le film est une grande réussite à en devenir glaçant sur le devenir incertain d'une Europe en souffrance et en manque de véritable projet qui provoquerait l'adhésion du plus grand nombre. Ce n'est de plus pas un hasard si l'intrigue se déroule en Pennsylvanie où l'étrange est fantasmé et ajoute encore au trouble du film. La pennsylvania et plus globalement la Roumanie où leur intégration à l'Europe masque des différences de développement et culturelles importantes. La démonstration est claire voire limpide. A ne pas résoudre les problèmes sociaux et de développement voire culturel on nourrit la bête qui a déjà par le passé ensevelit l'Europe. Le film est dur et fait froid dans le dos. A espérer qu'il ne soit pas prémonitoire notamment d'une dérive xénophobe qui menace l'Europe.Un film qui fait vraiment réfléchir !
Interprété avec force et justesse notamment par Marin Grigore, Judith State, Macrina Bârlădeanu
jean l.
jean l.

177 abonnés 255 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 octobre 2022
Tout simplement le meilleur film de Cannes , intelligent, drôle, brillamment mis en scène et tellement juste sur l’époque
JB D
JB D

9 abonnés 35 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 janvier 2023
Cristian Mungiu est un cinéaste dont les films paraissent toujours difficiles à aborder par la critique, de par leur densité et la multiplication des points de vue.

Peut-être d’ailleurs que c’est par le contrepied que l’on peut cerner le plus aisément les mécanismes qui nourrissent son œuvre, et en particulier ce film-ci, radiographie implacable des échelles sociales et des liens humains qui se maintiennent au bord du précipice.

Le contrepied, c’est d’évacuer la question de la virtuosité - indéniable - à une question de sens, et rien d’autre. Evidemment, Mungiu est assez fin pour ne pas se suffire à capturer les spectateurs dans la vertigineuse toile qu’il tisse patiemment, articulant les portraits individuels aux groupes sociaux et à la métaphore d’une Europe fissurée, malade.
A travers l’enchevêtrement de plans-séquences ténus, se dégage d’abord une anormalité qui est celle, pourtant bien réelle, d’un monde qui déraille ; le temps que Mungiu crée dans chaque séquence permet d’aller puiser dans la nature même des paysages (naturels ou industriels) et d’y mettre en lumière les différents affects et enjeux sociologiques que porte chaque acteur avec un équilibre rare.
La construction qui se dégage ainsi, au fur et à mesure que les portraits trouvent leurs points de connexion, suggère une mosaïque savamment bâtie, refermant le cercle sur une question de territoire de plus en plus restreinte. Le film, ouvert aux frontières (et dans lequel on parle ironiquement roumain, hongrois, allemand, anglais et français) se noue sur une communauté d’un petit village remué par l’arrivée de deux employés sri-lankais dans une boulangerie industrielle.

Mungiu parle de beaucoup de choses dans ce film, avec une clarté et une aisance pour le moins étonnante : de l’Europe oui, de l’Est, de l’immigration, de la place de la tradition, de la honte, de l’éducation, de la langue, du rapport aux émotions, de la corruption… « R.M.N » a manifestement une gueule austère, de celle qui ne rigole pas - et pour laquelle Mungiu s’est souvent vu reproché un trop grand esprit de sérieux.

On ne rigole pas, en effet, et la chappe de plomb est scellée dès le début : mais loin de dicter une pensée, Mungiu est un cinéaste dont on peut dire qu’il fait réfléchir. Son système de mise en scène ne cesse de ramener en son sein des questions sociales, humaines, qu’il ne cherche pas à résoudre péremptoirement. C’est au contraire sa grande force que de montrer une chose et son envers, de filmer tout ce que chacun peut faire ou dire, sans être dans le camp de la morale, mais dans celui de l’empathie. Cinéma sombre ô combien, mais ouvert et ambivalent.
Cinéma qui fait honneur à l’intelligence et sait aussi filmer les choses simples : un geste d’amour, un concert de verre sifflé, une étreinte, un repas partagé. Il ne s’agira pas de débusquer un trait de lumière dans le nuit des hommes, mais bien de faire du noir une source lumineuse- sorte de Soulages 24 images/seconde.

Œuvre humaine, profondément (en opposition, pour rester à Cannes, avec le cynisme de Östlund ou la joliesse normative de Lukas Dhont), « R.M.N » n’a reçu aucun honneur des jurés cannois, dont l’appétit politique revendiqué n’a pas su trouver ici sa raison d’être, ni même dans le génie des lieux dont Mungiu fait preuve - une façon bien à lui de rabattre une Europe tentaculaire en une poignée de plans, véritable cartographie de l’économie.

Et pourtant, quelle trempe! Culminant dans un plan fixe inouï de 15 minutes, le film fait face, comme une force résistante, aux turpitudes des vies et des nations, regardant frontalement dans l’opinion publique ce qu’il reste de politique. Grand moment de cinéma que cette séquence d’assemblée, sorte d’eau vive portée à ébullition, et de laquelle le film et les personnages ne se relèveront pas.
Certainement pour cela d’ailleurs que la fin, en une énigmatique métaphore, troque le sens pour l’émotion : rêve éveillé, image sourde et entêtante sortie de la nuit noire, en quête d’une lumière intérieure.
pauletvirginie
pauletvirginie

4 abonnés 57 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 octobre 2022
comme tout le monde, je n'ai pas compris la fin
elle n'est pas ouverte, qu'on me dise juste spoiler: Pourquoi la nana demande pardon au gars à la fin ?? pardon de quoi ?

le film n'est pas inintéressant, mais le personnage du rustre est difficilement supportable (trouvé dans le Larousse un synonyme : "paysan du Danube" ! )
Xavier Deranlot
Xavier Deranlot

4 abonnés 21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2022
Il y a tant de choses à dire sur ce film qu'il est préférable d'aller le voir pour vous en rendre compte vous même. :) une singularité de propos, de paysage, de personnages qui fait du bien.
velocio

1 543 abonnés 3 519 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2022
Une fois de plus, Cristian Mungiu prouve par le sujet qu’il a choisi et par sa mise en scène, qu’il est un des grands réalisateurs de notre époque. A partir d’une histoire qui se déroule dans une région isolée de la Roumanie, il embrasse un sujet malheureusement universel, le rejet de l’autre, le rejet de celui que l’on ne connait pas, le rejet de celui qui vient d’ailleurs. Par rapport au niveau de qualité très élevé de la plus grande partie du film, on regrettera les choix faits par le réalisateur pour le conclure, choix qui laissent les spectateurs dans le flou, chacun pouvant y aller de sa propre interprétation. Même si on peut apprécier qu’une fin ouverte nous soit offerte, on aurait aimé qu’elle soit mieux présentée ! voir critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-r-m-n/
Christoblog

922 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2022
Ce nouveau film de Cristian Mungiu commence plutôt bien. L'acuité du tableau qu'il dessine, la profondeur des différents personnages et l'atmosphère d'étrangeté qu'il dégage rappellent les grandes heures du cinéaste roumain. De multiples pistes sont ouvertes (dont peu se résoudront).

La photographie est grise à souhait, la mise en scène d'une précision diabolique. La "méthode Mungiu" culmine dans un plan fixe d'anthologie regroupant au moins une soixantaine de personnages, assistant à une réunion publique sur le sujet de quelques travailleurs sri lankais venus travailler dans le village.

Cette scène est à la fois terrible par ce qu'elle montre (un racisme collectif et irrationnel, qui s'exerce à de multiples niveaux - Allemands, Hongrois, Roumains, gitans, Sri Lankais) et par la façon dont elle le montre (notre oeil de spectateur voyeur se fait presque complice de l'action). Elle mérite à elle seule qu'on aille voir le film.

Passé ce climax d'une qualité inouïe, le film se perd un peu, probablement à cause d'un point de vue un petit peu convenu sur le sujet de la xénophobie (on pense aux Dardenne) et d'un manque de précision dans le développement du scénario, qui ne sait pas vraiment conclure. Les dernières images du film sont à cet égard assez frustrantes : on ne comprend pas ce qu'on voit, et les interprétations qu'on peut donner à cette fin (que Mungiu refuse de commenter) sont vraiment trop variées pour que le procédé soit intéressant. Pour ma part j'y ai vu une allégorie de la xénophobie refoulée.

Du pour et du contre donc pour cette oeuvre un peu moins aboutie que les précédentes productions du cinéaste roumain.
chas
chas

38 abonnés 180 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2022
RMN se traduit par IRM : le diagnostic est pessimiste à propos d’un pays qui avec ses ours ne veut pas devenir le « plus grand zoo de l’Europe ».
En Transylvanie où pourtant langue allemande, hongroise, roumaine se côtoient, l’arrivée de deux Sri-Lankais recrutés pour travailler à la boulangerie industrielle du village va déchainer les passions xénophobes. Beaucoup d’hommes de la région sont partis travailler dans d’autres pays voisins. L’un d’eux traité de gitan se rebelle, tout en continuant à mépriser ces éternels bannis.
La chronique des relations entre hommes et femmes déboussolés est bien menée, avec au milieu des silences un enfant apeuré, des paroissiens en meute encadrant efficacement un prêtre lâche dont l’église est pleine mais vide d’humanité. Glaçant.
Les longs plans séquences rapprochent la fiction du documentaire
https://blog-de-guy.blogspot.com/2016/12/baccalaureat-christian-mungiu.html
et permettent de comprendre les émotions étreignant le personnage principal qui joue au fort alors qu’il est nulle part à sa place : ni dans son travail, ni chez sa femme, ni chez son ancienne maîtresse qui elle dégage une énergie rare dans le coin, ni chez son père, et si peu avec son fils.
Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juillet 2022
Cristian Mungiu n’est plus un inconnu que la croisette. Après une palme (4 mois, 3 semaines, 2 jours) et deux autres prix pour le scénario (Au-delà des collines), puis de la mise en scène (Baccalauréat), il revient avec un scanner rigoureux de la xénophobie qui règne dans un village reculé de Roumanie. S’il semble en déceler une haine, qui se cultive par la peur, il veut surtout fait le point sur la situation d’une mondialisation absurde, à l’échelle européenne. En centralisant toutes les problématiques au cœur de la campagne, il révèle ainsi les maux d’une société de non-sens, où une femme tente de raisonner le troupeau, tandis qu’un père de famille revient les mains vides vers sa famille, en proie au doute.

La qualité de l’écriture est signifiante dans un tel méli-mélo culturel et qui n’hésite pas à multiplier les enjeux, notamment autour de l’arrivée de trois travailleurs sri-lankais, chargés de préparer le pain aux locaux peu accueillants. Csilla (Judith State) tente alors de combattre cette haine et les préjugés qui en découlent, avec une confiance que les habitants mécontents auront vite fait d’ébranler. Elle est face à l’absurdité d’une communauté qui refuse d’entendre la vérité et qui prône bêtement sa suprématie, en s’insultant dans leur langue d’origine, ou en hongrois, ou encore en allemand. Le souci vient de ce déni, qui empoisonne un territoire propice au brassage multiculturel. Son usine a beau pourvoir des postes, mais certains préfèrent voir ailleurs, au-delà des frontières, car plus rien de satisfait les conditions de vie ou un quelconque aboutissement stable dans un milieu rural, où l’on meurt seul dans les bois.

Et ce ne sera pas forcément à cause des ours, l’argument convoquant un ambassadeur français d’une ONG, venu recenser les espèces en liberté. Son intrusion est sans conséquence et sa voix ne compte pas. Il reste spectateur de toutes les querelles, qui en vient à monopoliser la salle de fête du village pour mettre les choses au clair, dans un plan-séquence étouffant et rempli de contradictions. Les sermons se superposent dans ce qui leur sert de défouloir, rappelant la chasse aux sorcières. Cette scène aboutit ainsi au portrait d’un peuple qui a échoué dans sa transition économique et qui ne peut réprimer ses phobies, fatalement transmissibles. Mungiu décortique ainsi avec habilité l’angoisse du moment, à l’image de Matthias (Marin Grigore), qui cherche à rassurer son fils Rudi (Mark Blenyes), en tirant à balles réelles sur ce qui le traumatise.

Hélas, ce qui nous tétanise ne tient pas seulement de notre époque, mais provient également d’une source fantastique. Le dénouement explosif nous la rappelle frontalement, avec une ouverture incertaine et assez difficile à cerner. Il faut une « R.M.N. » pour alors passer au crible cette détresse, qui transforme dangereusement le paysage hivernal en un tombeau collectif. Ici, tout le monde s’écroule, personne ne s’écoute. Le cinéaste invertit chaque débat avec sa caméra qui ne juge personne. Il se contente d’observer la faillite et la perte d’identité d’une nation qui demande une émancipation impossible.
lionelb30

543 abonnés 2 924 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 octobre 2022
Difficile a juger , il faudrait connaître les différentes communautés , hongroise , roumaine , autres. De plus , le personnage principal et l'histoire pas que peu d’intérêt. Reste principalement quelques scenes vers la fin avec le racisme comme theme ou les questions européenne comme celle de l’église ou de la reunion publique.
Joce2012
Joce2012

264 abonnés 761 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2022
Bon film qui met bien à nu les réactions très primaires dans un village de Roumanie et montre les risques d'une montée de la haine entre les différents peuples
Bernard D.
Bernard D.

130 abonnés 613 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 janvier 2023
Grâce au 25ème Festival Cinéma Télérama, j’ai découvert « R.M.N. » de Cristian Mungiu (2022) dont j’avais apprécié les films « Baccalauréat » (2016) et « 4 mois, 3 semaines, 2 jours » (2007) qui avait décroché une palme d’Or. Matthias (Marin Grigore) travaille en Allemagne dans un abattoir mais traité de « Gitan », il frappe son contremaître et revient dans son village de Transylvanie, pour retrouver son fils Rudi qui ne parle pas, sa femme Ana et son ancienne maîtresse Csilla (Judith State). Celle-ci aux côtés de sa patronne gère une boulangerie industrielle et pour une expansion via des fonds européens, cette usine cherche de la main-d’œuvre à bas prix. En l’absence de candidats locaux, elles font appel à 3 Sri-lankais dont la venue va déclencher la révolte et le racisme parmi ces villageois où coexistent des Roumains, des Hongrois et des germanophones tous unis par une haine à l'égard des Tsiganes. Un film bien foutu sur le plan filmique mais « laborieux » dans son propos, montrant si besoin en était la fragilité de l’Europe et ses dérives populistes.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 545 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mai 2022
Un homme revient dans son village natal. Il y retrouve son fils, perturbé par ce qu’il aurait vu dans la forêt sur le trajet de l’école. Il décide donc de prendre plus de temps avec lui pour qu’il surpasse ses angoisses. En parallèle, il retrouve une ex. petite amie qui dirige une entreprise ayant embauché des travailleurs étrangers, ce qui ne plait pas du tout au reste du village.
Le rythme est assez lent mais tout est bien fait : le jeu des acteurs, les paysages, les dialogues. Tout sonne juste, on sait que ce type de situation (rejet des étrangers) pourrait tout à fait arriver. Une scène m’a particulièrement marquée : la réunion organisée par le village pour discuter de la présence des étrangers au sein de l’entreprise. On reste sur le même plan une bonne dizaine de minutes, les discussions sont agitées entre les pour et les contre, on a l’impression d’être dans un documentaire, c’est vraiment bien fait et on ne voit pas le temps passer.
Le rythme reste malgré tout un peu lent et spoiler: je n’ai pas trouvé la fin évidente
mais c’est un film intéressant dont le sujet reste important.
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