R.M.N.
Note moyenne
3,8
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98 critiques spectateurs

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Chatcaliban
Chatcaliban

47 abonnés 122 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 octobre 2022
Film intéressant sur une triple communauté villageoise comme l'Europe de l'Est en compte tant. C'est bien filmé mais la fin est bâclée à un point rare. Curieux car on mesure e le cinéaste est très bon ne serait-ce que par sa direction d'acteurs.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 juin 2025
Dans un cadre et sur un sujet intéressants, le film revêt deux dimensions, la première individuelle, avec l’itinéraire affectif chaotique de Matthias, le personnage central, la seconde sociale et sociétale, avec la description des réactions primaires xénophobes et racistes de la population du village. Mais la psychologie de Matthias est insuffisamment fouillée pour que l’on puisse comprendre l’ensemble de ses comportements. Quant à l’aspect collectif du film, pour lequel il faut créditer le cinéaste d’une louable intention, il oscille entre la caricature des propos et actes racistes et la fine observation (en particulier lors de la grande scène de la réunion) de la complexité des relations avec ce que les habitants appellent l’occident, l’Europe. Ces IRM personnelles et sociales (traduction du titre ambitieux .) sont finalement insuffisamment précises et nuancées.
Les incursions d’éléments relevant du fantastique apparaissent, même si l’on est en Transylvanie, plaquées artificiellement sur le cœur du film. Comme la fin bien énigmatique, ils donnent l’impression d’être là pour donner au film une dimension qu’il n’a pas.
Ça tourne
Ça tourne

40 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2022
Cristian Mungiu dresse dans "R.M.N." un portrait quelque peu hypertrophié du racisme dans un petit village roumain. La diversité des langues du film souligne dès lors la situation de cosmopolitisme, mal acceptée par les locaux, alors même que la diglossie hongrois-roumain s'efface peu à peu au profit d'une autre se rapprochant de plus en plus du bilinguisme. Les hongrois et les roumains, eux-mêmes employés en Europe, ne peuvent supporter quelques sri lankais et gitans dans leur village et leur église. Le long-métrage rappelle alors que chacun est l'immigré de quelqu'un d'autre. Mais c'est aussi un beau portrait d'une piètre dévotion, au sens marivaudien du terme, que le réalisateur parvient à entreprendre au sein du film. Ceux se répandant en prières et assistant à tous les serments dominicaux ne savent que rejeter et jamais accueillir. Le prêtre, représentant de ce petit monde hypocrite, devient l'archétype même de cette religion du paraître. Cependant, Cristian Mungiu force sans doute un peu trop la main au sein de son film en opposant sans grande finesse provinciaux racistes et gentils patrons généreux. La nuance ne vient qu'à partir du plan fixe d'une vingtaine de minutes de la dernière partie du film, soit un peu tard. Bien au contraire, le long-métrage met du temps à démarrer en s'attardant sur le personnage de Matthias et sur son éducation complètement détachée du présent. "R.M.N." n'en reste pas moins un bon film, pertinent dans son traitement du thème comme dans sa mise en scène.
Stéphane R
Stéphane R

28 abonnés 486 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2024
Mungiu ne travaille pas à l'office de tourisme roumain. A la suite de sa palme d'or et de Baccalauréat notamment, il scrute les mœurs de son pays avec acidité. Le racisme est bien présent, avec ce petit écho subtil sur l'image de la France dans les pays de l'est. C'est assez gris mais l'histoire et l'interprétation sont flamboyantes
Ducerceau
Ducerceau

19 abonnés 693 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 janvier 2023
Un drôle de film. Ça commence comme un documentaire sur un joli village au pied des montagnes de Transylvanie qui semble tourner en conte de Noël. Et puis en fait ça devient une exposition assez objective des problèmes de migration.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2024
R.M.N. scanne différents organes perçus à différentes échelles, depuis ses personnages jusqu’aux pays dont ils sont originaires et qu’ils représentent parfois, en passant par la communauté villageoise et européenne, pour mieux révéler le cancer qui les gangrène progressivement. Le choix d’un village de Transylvanie où la population est pluriethnique et pourtant antieuropéenne constitue un choix pertinent puisqu’il se situe à la frontière de différents pays environnants qui font de lui une terre de passage, entendue comme un espace d’émigration (on le quitte pour aller travailler ailleurs, là où les salaires sont meilleurs) et d’immigration (on l’investit pour trouver du travail dans des conditions meilleures que celles offertes par son propre pays). Le premier segment du long métrage suit ainsi le retour de Matthias qui fuit l’Allemagne après des insultes racistes et tente de se réinsérer dans un microcosme qui a entretemps évolué : son écartèlement entre deux femmes, comprenons la mère de son fils d’une part, nommée Ana, et son amante Csilla d’autre part, construit un dilemme qui rejoue sur le plan des sentiments le dilemme politique et moral face à l’arrivée de trois ouvriers sri-lankais. Le déchaînement de propos xénophobes résonne avec la montée récente des partis d’extrême-droite en Europe, et se heurte à la réalité d’un pays lui-même concerné par les déplacements massifs de population – mais à son avantage !
Christian Mungiu confond habilement les enjeux et les points de vue, s’emparant de celui de Matthias comme d’un vecteur issu de l’étranger et dirigé vers le village : sous ses yeux s’envenime une situation à laquelle il finit par prendre part, ce qui l’amène à perdre l’apanage de la focalisation qui revient aussitôt aux femmes, d’abord l’épouse, ensuite l’amante. Ce duo de femmes, habituel dans le cinéma de Mungiu, sert à blâmer tout à la fois le patriarcat viriliste, puisque le père entend reprendre en main l’éducation de son fils par ses balades armées en forêt, et la xénophobie ambiante. La séquence de tribunal populaire, d’une belle intensité dramatique, cristallise les conflits internes et externes du village et de l’Europe tout entière, incarnée par un journaliste français venu donner des leçons de protection de la nature en comptant les ours. Le film prend alors des allures de conte en glissant du réalisme quasi documentaire au fantastique.
Un magnifique contrepoint est alors trouvé en trois corps souvent silencieux mais profondément humains – dimension explicitée par l’appel passé à table avec leur famille –, les Sri-Lankais refusant de répondre aux attaques verbales et physiques, opposant à l’inertie d’un nationalisme hypocrite la discrétion et le souci du travail bien fait.
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 octobre 2022

        Un film intéressant mais qui souffre d'une volonté didactique en gros sabots (les racistes sont bêtes) et de personnages, soit caricaturaux, soit difficiles à cerner. Le film est intéressant dans la mesure où il nous parle de la Roumanie et de ses problèmes.
       Dans cette région montagneuse de Roumanie, où l'hiver la neige ne cesse de tomber, où les loups et les ours rôdent autour des villages, plusieurs ethnies cohabitent: roumains, hongrois, gitans (ah non, ils ont réussi à s'en débarrasser, de ces voleurs, il n'y en a plus) et quelques allemands résiduels. Les gens partent travailler, en Allemagne ou ailleurs en Europe, pour avoir de meilleurs salaires, aussi quand Madame Denes (Orsolya Moldovan), la hongroise qui a monté une entreprise industrielle et qui attend impatiemment les fonds européens veut recruter, elle ne trouve personne; il est vrai qu'elle paye mal... C'est un village quasiment sans voitures, où certaines rues sont encore en terre battue....
     Aidée par sa secrétaire et factotum Csilla (Judith State), madame Denes fait donc venir des étrangers (deux), très mal accueillis par le village, et la colère éclate quand un de ces arabes musulmans veut entrer à la messe, il est refoulé. Pas de chance: c'était un Sri Lankais catholique. Quand on vous dit que les racistes sont bêtes.... Le village, soutenu par le curé, organise une grande réunion publique où chacun s'exprime, enfin clame sa haine de l'étranger. Manger du pain tripoté par eux? Jamais!! (Oui, dans ce pays, les travailleurs de l'alimentaire ne portent pas de gants.... )
       Il faut donc exfiltrer les deux malheureux Sri Lankais pour leur éviter d'être lynchés. Personne ne les défend à part Csilla et le représentant français d'une ONG venu compter les populations d'ours (pas très bien accueilli lui non plus....) Tous ces gens en veulent beaucoup à l'Europe, et en savent beaucoup sur la France "terrorisée" par ceux qu'elle a accueilli généreusement. On ne savait pas que les paysans étaient si fortiches en politique internationale. 
      La dessus, se greffe un autre personnage qui est d'ailleurs quasiment le personnage principal du film, Matthias (Marin Grigore). C'est un être frustre et brutal, qui se sépare rarement de son fusil -mais dans le village, ils en ont tous- qui travaillait en Allemagne dans un abattoir de moutons, ce qui nous vaut une très pénible scène introductive. Il plante son travail, pourquoi? Parce que son petit garçon de huit ans a cessé brusquement de parler, après qu'il ait vu sur le chemin de l'école, qui traverse une forêt, quelque chose qui lui a fait peur? Parce que son père, éleveur de moutons, a sans doute une tumeur au cerveau (personnage esquissé mais pas approfondi)? Parce qu'il veut revoir Csilla qui semble très généreuse de son corps? Bref, c'est un beau sujet -on sait que le racisme progresse dangereusement à l'est de l'Europe-, mais qui aurait gagné à être traité avec plus de subtilité.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 mars 2024
La fin du film, trouble, abrupte et imagée, gâche un peu l'ensemble, comme une queue de poisson. On devine bien tout au long du film que la mise en scène de Mungiu n'est pas sans symbolique et qu'il entretient à travers ses personnages une parabole sur l'état de la Roumanie actuelle.
De retour d'Allemagne où il travaillait depuis deux ans, Matthias retrouve son village perdu de Transylvanie. Sur les pas de Matthias, une brute assez épaisse, Mungiu fait le tour du village, frigorifié par l'hiver, dont il donne une reflet réaliste de la vie, de la ruralité et des habitants. C'est en cela que le film séduit d'abord. C'est aussi le marasme familial de son personnage principal que décrit le cinéaste, spoiler: son enfant qui ne parle plus, l'épouse qui le rejette, le père moribond,
chacun symbolisant peut-être des considérations sur la Roumanie.
C'est un premier niveau de lecture; le second étant la radiographie (RMN signifiant IRM en roumain) d'une société encline à se refermer sur elle-même, de plus en plus hostile à l'Union Européenne, dont le tropisme xénophobe -sans doute pas réductible à la Roumanie...- est la manifestation la plus visible.
Les personnages sont vrais, graves, et sont pour certains (ainsi le curé du village, pas épargné) les incarnations d'un mal qui se développe et qui ronge la société roumaine, la société occidentale par extension.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mars 2025
Avec R.M.N., Cristian Mungiu poursuit son exploration des structures de domination et des névroses collectives en plongeant au cœur d’un village reculé de Transylvanie. À travers la xénophobie à l’égard d’ouvriers sri-lankais embauchés dans une boulangerie locale, le cinéaste capte une Europe rongée par la peur du déclassement et le fantasme de l’identité menacée.

Le film s’ouvre sur le retour de Matthias, ouvrier taciturne et brutal, dans son village natal. Parti en Allemagne pour le travail, il revient habité par un ressentiment égal à ce que les ouvriers sri-lankais vont vivre très rapidement.

Leur arrivées dans la boulangerie locale déclenche une réaction en chaîne : d’abord murmure inquiet, puis clameur indignée, enfin rejet viscéral. En quelques scènes, Mungiu expose un processus universel, où la peur se cristallise autour d’un corps étranger, où la précarité engendre l’hostilité et où la communauté cherche à expulser l’élément perçu comme un intrus.

Ici, l’immigré n’est pas seulement un concurrent économique, il est un spectre qui hante l’imaginaire collectif, un symbole de l’effondrement d’un monde. Le discours identitaire n’est qu’un vernis : ce qui est en jeu, c’est la peur de disparaître, de devenir étranger chez soi.

Mungiu adopte une mise en scène sèche. Loin des effets de manche ou des emballements dramatiques, il privilégie les plans-séquences étirés. La caméra, souvent fixe, capte les visages, la crispation, la violence contenue. Cette approche atteint son paroxysme dans la scène du conseil municipal : un long plan-séquence où les habitants, en état de transe collective, vomissent leur peur et leur ressentiment dans un crescendo sidérant. Cette séquence, magistrale, évoque une assemblée médiévale jugeant une menace invisible, une conjuration où chacun cherche à se convaincre de la nécessité du rejet.

Le cadre joue un rôle essentiel dans cette impression d’étouffement. Le village, coincé entre montagnes et forêts, semble un territoire en vase clos, un microcosme refermé sur lui-même. La nature, omniprésente, n’a rien de bucolique : elle est menaçante, lourde, prête à engloutir les personnages. Les forêts transylvaniennes deviennent une métaphore du refoulé, un espace archaïque où ressurgissent les pulsions primitives d’un monde que la modernité n’a pas pacifié.

Mungiu pose aussi la question du rêve européen. La Roumanie, intégrée à l’Union européenne, oscille entre aspiration et désillusion. L’ouverture des frontières n’a pas apporté la prospérité attendue, et le modèle économique basé sur l’immigration de main-d’œuvre bon marché ne fait qu’exacerber les tensions. L’hostilité envers les Sri-Lankais devient un symptôme d’une fracture plus large, où le sentiment d’appartenance se délite face à la logique du marché.

Le personnage de Csilla, qui dirige la boulangerie et tente de défendre les travailleurs immigrés, incarne cette ambivalence. Son combat, d’abord animé par une volonté humaniste, se teinte progressivement d’un désir plus personnel d’émancipation. Son attachement aux valeurs progressistes semble aussi motivé par une envie d’échapper à la pesanteur du village, à ses traditions figées, à ses règles implicites. Là encore, Mungiu ne juge pas, il observe : la solidarité n’est jamais totalement désintéressée, et la peur n’épargne aucun camp.

En refusant la conclusion rassurante, R.M.N. ne cherche ni à absoudre ni à accuser, mais à exposer les failles d’un monde en mutation.
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 145 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 novembre 2022
Évidemment, comme chez les frères Dardenne, le cinéaste roumain ne va pas choisir la forme la plus joyeuse pour évoquer son pays, préférant une vision la plus froide et la plus réaliste possible.
Nous voilà donc plongés au cœur d’un petit village de Transylvanie, au cœur de l’hiver, au moment où trois boulangers sri-lankais sont recrutés par une usine du coin désertée par la main-d’œuvre locale qui préfère aller travailler à l’étranger pour gagner un peu plus. Résultat, on fait appel aux immigrés, ce qui ne plaît pas aux autochtones qui voient dans ces trois sympathiques et inoffensifs sri-lankais des envahisseurs potentiels.
Petit à petit, la tension va monter au sein de cette communauté où le racisme, l’intolérance, la peur de l’étranger, les fake news et autres fantasmes vont nourrir la vindicte populaire, et notamment dans une très longue scène en plan fixe, sur la fin, véritable point d'orgue du film, qui permet de comprendre toute la complexité des enjeux liés à la mondialisation et au capitalisme moderne.

C’est peut-être le film le plus accessible, mais aussi le plus explicite et le plus politique de Cristian Mungiu à ce jour. Dans un style qui rappellera les frères Dardenne ou Ken Loach dans sa manière assez démonstrative de dénoncer l’extrémisme, le nationalisme et le capitalisme dans ce qu’il a de plus cynique et ravageur.

Ce qu’il gagne discours théorique, il le perd peut-être en intensité filmique, avec un scénario qui ne dégage pas forcément la puissance et la force de ses précédents opus (Au-delà des collines, Quatre mois, trois semaines, deux jours et baccalauréat), avec en plus un final ainsi confus et un peu frustrant.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 novembre 2022
Sensible aux dérives de la société roumaine, Cristian Mungiu s'est cette fois attaqué au racisme galopant. L'intelligence de son scénario tient aux choix du lieu et du fait déclencheur.
Le lieu c'est un village où, à l'instar de l'ensemble de la Roumanie, cohabitent des communautés culturelles et linguistiques hongroises, allemandes et serbes. Ces descendants de l'immigration sont aujourd'hui vent debout contre l'arrivée de migrants sri lankais sur leur territoire. Paradoxe.
Le fait ce sont ces travailleurs asiatiques perçus comme une menace alors qu'ils occupent des emplois qu'aucun Roumain n'accepte.
Tout est fantasmatique. Le racisme ne repose sur aucune réalité économique, judiciaire ou sanitaire. Le racisme est une peur qui se cache dans le cerveau humain comme un ours dans une forêt ou un pendu dans une famille. La portée de ce film est d'autant plus importante que ce phénomène touche l'ensemble du monde. Italie, Suède, France, tous les bastions démocratiques semblent fléchir. Quel dommage que ce film confidentiel ne touchera qu'un public convaincu.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2022
Entre As bestas et Le ruban blanc.

On dirait que ça raconte pas grand chose. Alors qu’en vrai.

Mise en scène exceptionnelle. Aucun plan inutile. Plein de personnages et de thématiques. Et donc plein de comédiens, justes. Ça parle pas beaucoup en plus, mais qu’est-ce qu’on y croit ! Sauf un. Il y a une fausse note au casting et c’est dommage.

Le système de sous-titrage un peu bancal mais c’est du détail.

C’est juste un peu trop long.

Et puis la montagne c’est joli.
Ceiner M
Ceiner M

54 abonnés 252 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2022
Un film qui traite du sujet du racisme et de la xénophobie dans un petit village de Transylvanie très pittoresque et reculé, où on découvre qu'en Roumanie il y a des ethnies hongroises, allemandes, etc, etc...On est immergé dans la vie quotidienne des habitants, les coutumes, l'usine de pain tenue par des "hongrois" qui peinent à recruter car beaucoup ont immigré pour travailler pour de meilleurs salaires. Le dernier recours sont des Sri Lankais. Commencent les ennuis. C'est bien filmé, très belles photos. Le prologue est un peu poussif. Le film aurait gagné à se focaliser sur le personnage féminin car finalement l'histoire de Mathias et de son père Otto parasitent le propos, le brouillent et le rallongent trop sans réel lien avec la problématique.
Isabel I.
Isabel I.

50 abonnés 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2022
Rezonanta Magnetica Nucleara
ou la radiographie de la vie d'un village, d'un pays ou peut-être même du monde d'aujourd'hui. Un IRM qui voit derrière les "paraitres", qui montrera le mal, l'abcès. Bref c'est sombre très sombre ... Peu reluisant pour l'humanité : le rejet des différences, la peur des autres ... dans cette société de  là-bas, d'ailleurs, ou d' ici,  qui se précarise où les inégalités sont omniprésentes et engendre les violences.
Rien que pour la scène du long  plan séquence de 17 minutes dans la salle des fêtes, tellement réaliste, je pense que ce film mérite notre attention .
Mais serait dommage de s'arrêter au seul aspect aride de cette histoire. Les personnages dans leur complexité sont touchants et vulnérables et cette fragilité peut les rendre sauvages  . Pour être honnête à sa sortie même si j'étais décontenancée et interrogative, j'étais très positive : belle qualité de la photo et cette histoire qui alterne réalité , quotidien fantasme et imaginaire.  Cependant avec le recul il me reste trop d' impressions confuses et je suis incapable de le raconter et encore moins de l'expliquer. L'allégorie de la fin reste très obscure et interroge... n'est ce pas la scène de trop ?
Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2022
Film intéressant qui se passe en Roumanie sur l'arrivée de 3 Sri Lankais pour travailler dans une boulangerie industrielle et le rejet de la population à leur égard. Une certaine réflexion autour de la question de l'immigration, intéressante, la France est d'ailleurs citée par les personnages du film. Beau film dans l'ensemble mais quelques lenteurs et fin assez énigmatique.
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