J en ai vu des mauvaises comédies, mais là on touche à l indicible. Voulant lorgner sur l humour des Zaz ou des Nuls les responsables de cette catastrophe ne font preuve que d une chose : une absence totale de talent et de maîtrise du rythme comique.
N'est pas La Cité de la peur qui veut, et 38.5 Quai des Orfèvres l'a appris bien vite. On sauve quand même cette comédie de la chienlit de ce que la France peut produire chaque année de sombres catastrophes humoristiques (toujours avec les mêmes tronches sur fond bleu à titre jaune), par quelques idées de l'absurde qui marchent. Oui, "qui marchent". Parce qu'on n'a pas subi totalement, pour changer, cette comédie française, qui fonce tête baissée dans l'humour décalé sans même s'en cacher, et aurait certainement fait un très bon film si elle avait un peu plus construit son scénario, ses personnages, ses coupables, son dénouement final (trop évident). Car on repense à la scène du chef (Didier Bourdon, en mode automatique depuis un moment) qui s'étire longuement, avant de laisser la place à un cascadeur qui fait mille saltos à sa place (on a ri de la démesure de la scène, avec toujours Bourdon qui case quelques onomatopées, histoire de dire que c'est censé être lui qui fait les JO de Pékin de gym en pleine forêt... Oui, on assume : cette scène nous a eu). On trouve même qu'Artus (qui fait du Artus) n'est pas totalement incohérent dans l'ambiance comique du film (le médecin-légiste glauque à souhaits), mais vraiment, le film ne soigne pas son scénar', laissant le spectateur comprendre tout le final à la dixième minute du film, semant des gags un peu au petit bonheur, là où un mastodonte de l'absurde policier comme La Cité de la Peur (qu'il cite ouvertement, entre les cent autres films dont il assume de repomper les vannes : on vous le dit dès le générique d'ouverture, pas d'arnaque) revient à la charge jusqu'à ce que son gag soit à sec (et nos zygomatiques complètement douloureuses). Avec plus d'ambitions, plus de confiance en elle, cette comédie n'aurait pas été désagréable, tenant un sens du gag assez bon, mais n'assumant jamais de transformer l'essai dans l'absurdité. Les blagounettes, ça va deux minutes, faites-nous du Monty Python complètement taré. Seule la scène de "Dider Bourdon aux JO de Pékin" fait durer la scène de façon outrancière...et c'est la seule réussie. Un peu d'audace !
Parodie tentée par Benjamin Lehrer, qui réussit à embarquer Clarisse ( Caroline Anglade ) et Franck Keller ( Didier Bourdon ), mais qui peine à décoller..... Hormis la gentille vanne introduite par le nom de Clarisse "Sterling", largement claironnée ( trop ), et surtout le gros clin d'oeil au "Silence des Agneaux" et les barreaux en gros plan (!) avec Pascal Demelon extraordinaire en Dr Hannibal Lecter, et Jodie Foster revisitée par C Anglade, fameuse "Clarice Starling", mais ceci ne fait pas tout et ne peut excuser une suite paresseuse de Gags - épuisés sinon absurdes. Une fois n'est pas coutume, j'ai même trouvé le personnage d' "Artus" tentant de sauver les meubles. Comédie très inégale et somme toute décevante... !!**
"38°5 quai des Orfèvres", comédie policière française écrite et réalisée par Benjamin Lehrer, sortie en 2023. Premier long métrage du réalisateur inspiré par les films du trio américain ZAZ, "La Cité de la peur" sortie en 1994 et aussi "Le silence des agneaux" dans une version parodiée. Une comédie dans l'esprit de "Pamela Rose". Truffée de références cinématographiques. Un film avec un humour assez absurde, avec Didier Bourdon, Caroline Anglade, Pascal Demolon, Artus et Frédérique Bel. Bien qu'amateur du genre cette redite de l'esprit des ZAZ est un peu poussive. la plupart des gags et dialogues tombent à plat, seul le personnage d'Artus sort un peu du lot et vient nous faire rire à chaque intervention. Une comédie qui n'est pas mal réalisée, qui se regarde, mais qui ne fonctionne pas très bien.
C'est dommage que le premier quart d'heure enfile des perles beaucoup trop lourdingues pour apprécier ce délire! Quand on a passé ce moment sans être dégouté (costumés fusillés, commissaire BOURDON azimuté, ARTUS proposant un concours TopChef de médecine légale, oiseau sur la caméra et pipi-caca dans l'acide), on s'accroche et là le rire l'emportera. Quelle avalanche de séquences hilarantes : BERN en prison, DEMOLON se prenant pour HOPKINS, travesti à couettes présumé coupable et collectionneur de santons, galipettes à l'approche de la scène de crime,...). ANGLADE est la vedette avec un max de peps et complètement délurée. PAPIN le policier benêt est géant! Il faut avoir gardé son rire d'enfant et tout s'éclairera...
Keller (le personnage de Didier Bourdon) a été programmé très jeune pour affronter le pire. Mais moi je n'ai pas été programmé pour affronter le pire. Car ce truc est le pire que l'on peut avoir au cinéma. Mais quelle daube !
Pas un du casting n'est bon. Quand je vois par exemple l'interprétation de Yann Papin, je me dis que je pourrai être un acteur du haut du panier.
Niveau humour : mais c'est horrible. Rien ne va.
C'est le genre de film qui donne de l'eau au moulin pour ceux qui critiquent négativement les comédies françaises.
Excellent de boit en bout, les personnages sont imprevisiblement déjantés. Du marx brothers à la puissance dix. Ça n arrêté jamais. Bravo pour ce premier ? Long métrage. J espère à bientôt pour de nouveaux délires cinematographiques
Le talent de Didier Bourdon de Pascal Demolon et la pétillance de Caroline Anglade, ne peuvent malheureusement rien pour sauver les dialogues et le scénario de ce qui s apparente, disons-le franchement, à un navet... Comment ce film à t il pu être primé au festival de l Alpe d Huez? C est hallucinant! Qui peut rire de la maltraitance animale : d'une lieutenant de police qui "a besoin de plumer des volatiles", d'un chat vivant coincé dans la gorge de son maître (achevé d'un coup de dents parce dernier), bouquet final de mauvais goût , (malheureusement trop souvent au rendez-vous tout au long du film, tout comme les blagues qui tombent à plat autant que la parodie des films policiers !).Moi qui, en général apprécie les( bonnes) comédies françaises comme Camping 1, 2 et 3, podium, Baby sitting, Alibi.com 1 et 2 etc. je n ai, ici, pas souri une seule fois! Jai été très déçue car le pitch et les acteurs 'étaient prometteurs! Mais il aurait fallu du talent et de la sensibilité aux scénaristes et réalisateur pour exploiter ces atouts!... Que fait notre adoré Stéphane Bern dans ce film de bas étage? S il est aussi fin et sensible que je l 'on imagine, à mon avis il regrette d y être apparu!...
Sérieusement, des gens osent comparer ce film à la cité de la peur ? On en est très très très loin, j'ai beau adoré bourdon comme acteur, ainsi qu'artus, là pour le coup je ne comprend pas, les blagues ne sont pas marrantes, c'est lourd, bref courage à ceux qui tiendront l'intégralité du film
Bon, une comédie qui se voulait originale en grossissant le trait des blagues carambar et des dialogues absurdes, mais rien ne vient relever cette bouffonnerie même si certain passages déclenchent le rire. Faiblard.
Les premières minutes ne laissent aucun doute sur ce qui va suivre, on est prévenus. Une comédie policière parodique truffée de références ciné et télé dans la lignée des Frank Drebin (d'ailleurs le commissaire s'appelle Frank, mais ne l'appelez pas Frank), à la sauce franchouillarde. Plus une succession de saynètes-gags qu'histoire ficelée, ressemble à un film des Nuls, surtout dans les dialogues.
Seulement voilà, il manque quelque chose pour que la farce prenne, pourtant le jeu des acteurs n'est pas mauvais, mais le contenu sonne invariablement creux. Résultat assez laborieux et longuet, et ça fait du bien quand ça s'arrête, comme il est dit à 14 minutes de la fin. Un film de potes? spoiler: Mention à Stéphane Bern!
Ce film est rempli de détails, de références à des films cultes. Le scénario est très bien écrit et les acteurs sont excellents. Ça fait du bien de retrouver au cinéma ce type de film parodique avec en plus une brochette d'acteurs talentueux. C'est un film qui méritera d'être regarder plusieurs fois afin de bien capter tous les détails qui se cachent dans les différentes scènes. Je recommande à 100%.
Mais quelle perte de temps, quel navet, pauvre Didier Bourdon. Comment peut-on financer un tel film? J’ai rarement vu une ineptie pareille. La seule jubilation c’est l’apparition de Stéphane Bern derrière les barreaux. À vite oublier.
10 595 abonnés
11 630 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 20 octobre 2023
"38°5 quai des Orfèvres" annonce directement ce qu'il est à savoir une grossière parodie de films qui assume totalement son côté nanar. L’intrigue sur l'enquête pour arrêter un tueur en série n'est qu'un prétexte à une succession de blagues et de gags. À ce niveau-là, ça m'a fait penser aux films parodiques américains du début des années 2000 où chaque plan, chaque ligne de dialogue étaient tournés en dérision. Un exercice difficile loin de la simple parodie puisque tout est abusé et lourdingue. D'ailleurs et à l'image de ces films comme les nombreux dérivés de "Scary Movie", c'est un échec total. Un peu plus de subtilité n'aurait pas fait de mal, mais il aurait fallu retravailler le scénario pour rendre cette intrigue un minimum intéressante. Là où le film échoue, c'est qu'il n'est juste pas drôle alors que c'est ce que l'on attend d'une comédie. Il y a beaucoup de références et de nombreuses tentatives pour faire rire, mais ça n'a pas fonctionné de mon côté. C'est trop chargé et encore une fois pas drôle...