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Omg151
84 abonnés
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2,0
Publiée le 30 septembre 2023
Film très documenté, qui lorgne vers le documentaire à la Depardon dans la mise en scène, frontale et en plan séquences, mais dans son aspect littéral et illustratif des dialogues, qui viennent de récits, interviews et écrits, le film peine à décoller et provoque un léger ennui.. Les acteurs sont plutôt bons, l'acteur principal assumant son côté arrogant et antipathique sans beaucoup de nuances. L'acteur qui joue l'avocat est très mauvais dans la première scène mais se révèle assez bon dans la plaidoirie finale. Bref un film de procès qui ne réinvente pas le genre et s'avère plutôt scolaire.
Passionné de cinéma dès son plus jeune âge, Cédric Kahn a quitté la Drome où il avait grandi pour « monter » à Paris dès l’obtention du baccalauréat. C’est en 1987, comme assistant du monteur Yann Dedet qui travaillait alors sur "Sous le soleil de Sata"n, future Palme d’Or de Maurice Pialat, qu’il a commencé sa carrière dans le cinéma. Après un court métrage en 1990, Cédric Kahn a réalisé en 1991 son premier long métrage, "Le bar des rails". Un peu plus de 30 ans plus tard, Cédric Kahn est une personnalité importante du cinéma français, en tant que réalisateur, bien sûr, mais aussi en tant que scénariste et interprète. "Le Procès Goldman", peut-être son film le plus abouti, a fait l’ouverture de la Quinzaine des Cinéastes lors du dernier Festival de Cannes. En plus d’être un excellent film de procès, "Le Procès Goldman" nous transporte dans un passé récent et nous fait réfléchir sur ce qui, dans de nombreux domaines, a changé en bientôt 50 ans et ce qui est resté plus ou moins immuable. La grande qualité de ce film est due à part égale à son réalisateur et à ses interprètes.
Je n'étais pas née dans les années 70 pour connaître l'affaire Goldman, en voyant le film, je ne connaissais pas l'histoire et le procès et je recommande à ceux qui sont comme moi de bien se documenter avant de voir ce long métrage que j'ai trouvé trop bavard, trop de dialogues dans un huis-clos représentant la salle de tribunal et l'isolement des avocats et Goldman qui sont les deux décors, cela ne finit pas et qui m'ont paru bien longues là durée de 1 heure 55. Je suis allé voir "Le procès Goldman" pour son réalisateur Cedric Kahn qui ne m'avait jamais déçus jusqu'à maintenant. J'ai trouvé la mise en scène poussiéreuse de l'époque, le jeu des comédiens trop théâtrale, la seule pensée du film en le voyant pour rigoler me vient de la série "Tribunal" que diffusait TF1 dans les années 70 qui était du même niveau qu'ici, ridicule. Grosse déception.
L'histoire de Goldman est probablement intéressante mais ce film, quel pensum ! Quel ennui ! Je n'ai pas du tout accroché. J'aurais préféré un bon documentaire. On ne sort jamais de la salle d'audience et finalement le propos est le même que dans l'anatomie d'une chute : quand il n'y a pas de preuve on peut faire les hypothèses les plus saugrenues, sans tenir compte des faits, les témoignages sont complètement subjectifs et l'éventuel jugement donne le vertige. Ici la démonstration est flagrante : les témoins et la police sont racistes. Goldman n'est pas recommandable mais il n'y a pas de preuve. Est-il innocent ? ce n'est pas le sujet.
En avril 1976, s’ouvre le second procès de Pierre Goldman. Il est accusé d’avoir assassiné deux pharmaciennes au cours du braquage d’une pharmacie boulevard Richard Lenoir à Paris. Fils d’un résistant juif polonais, et militant d’extrême gauche, ce dernier clame son innocence durant tout le procès. Ce film est le récit d’un procès, de manière mécanique, précise. On y découvre une enquête bâclée et des preuves inexistantes. C’est passionnant de découvrir comment la défense s’attaque point par point aux éléments reprochés à Pierre Goldman. Un travail de mémoire formidable et un grand film de procès.
Film intéressant si cette affaire vous intéresse. Sinon rien ne sort de ce film: mauvais acteurs, mise en scène médiocre. un audio book aurait suffit. j'ai d'ailleurs fermé les yeux quasiment toute la durée de film
Excellent film. Fait comprendre la compléxité d'un procès et combien la société était politisée à l'époque. Quel plaisir de découvrir de nouveaux acteurs si talentueux
Film passionnant de bout en bout , huit clos dans un tribunal pendant près de 2 heures , à part la première scène, mais je ne me suis jamais ennuyée tant les acteurs jouent bien ! Mention spéciale à l acteur principal qui joue Pierre Goldman , criant de vérité !!! Film à voir ! Enfin une relève du cinéma Français qui ne nous propose quasiment plus que des petites comédies minables !
La toute première scène du film qui se passe en 1975 dans le cabinet du très jeune Maitre Kiejman est vraiment un petit bijou de cinéma. Ne manquez donc surtout pas ces 15 premières minutes vraiment excellentes. Après ça se gâte : pendant près de deux heures qui en paraissent trois, le réalisateur choisit de se concentrer sur le procès et exclusivement le procès, c’est-à-dire la cour d’assises où le Président accompagné des jurés et des avocats va essayer de déterminer si Pierre Goldman (demi-frère du chanteur Jean-Jacques Goldman) est coupable ou pas des deux meurtres qui lui sont reprochés. Aucune reconstitution, aucun extérieur, aucune vue de l’esprit ou imagination des protagonistes n’est présentée à l’écran. Les faits et rien que les faits sont exposés oralement dans un prétoire sinistre, uniquement des débats parfois très houleux avec une prestation extrêmement forte de l’acteur principal interprétant Pierre Goldman, mais aussi un jeu remarquable du Juge et des avocats, c’est vrai. Est-ce que c’est parce que c’est une histoire vraie que le réalisateur a pris cette option de ne se focaliser que sur cette salle d’assises je n’en sais rien, toujours est-il que le résultat est parfois oppressant presque gênant. C’est trop long, on n’est pas loin de s’ennuyer, on finit par suffoquer. Peut-être que certains y verront de l’épure de cinéma car les acteurs (qui sont presque tous des inconnus) sont en effet convaincants, mais pour moi, il manque le je-ne-sais-quoi qui fait la magie du grand cinéma.
Reconstitution du second procès en cours d'assises de Pierre Goldman, militant et activiste politique radical, jugé pour le meurtre de deux pharmaciennes lors d'un braquage à Paris en décembre 1969.
Malgré plusieurs témoignages à charge contre lui, l'accusé, fût reconnu innocent dans ce volet du dossier ( après avoir été lourdement condamné lors du premier jugement).
Ce nouveau procès rencontra un fort écho à son époque, en raison d'une campagne de soutien conduite par plusieurs figures influentes de l'intelligentsia française du moment qui disait Goldman innocent des crimes qu'on lui reprochait.
La plaidoirie du célèbre avocat Georges Kiejman est encore aujourd'hui restée dans les mémoires. On se souvient notamment de sa phrase restée célèbre prononcée à cette occasion" on ne guérit facilement de son enfance".
Film de procès, proche dans son aspect formel du style documentaire, le dernier opus de Cédric Kahn ( ancien collaborateur de Maurice Pialat) et réalisateur de " Roberto Succo" ( selon moi toujours son meilleur film), mérite d'être vu à la condition d'être intéressé par le sujet.
Le spectateur est au terme de la projection, renvoyé à sa conviction sur le verdict définitif de cette affaire de nature criminelle.
Le problème que pose ( selon moi) le film c'est que tel qu'il est conçu, il n'explique pas clairement ni le point de vue, ni la raison du choix du sujet par le réalisateur.
"Le Procès Goldman" acclamé par la critique, en compétition cette année au festival de Cannes (Quinzaine des cinéastes) est un drame judiciaire convaincant. En effet cette histoire tirée de faits réels est un peu bavard, parfois théâtral cependant le réalisateur Cédric Kahn livre une histoire impeccable restituant très bien les faits et l'ambiance des années 1970 livrant également un plaidoyer intéressant contre l'antisémitisme, la présomption innocence et le racisme en France avec des comédiens convaincants mention spéciale à Arieh Worthalter et Arthur Harari.
Film coup de poing sur le deuxième procès de Pierre Goldman en avril 1976, il dresse le portrait d'une époque et renvoie à la nôtre : racisme, antisémitisme, xénophobie de la police. Militant d’extrême gauche mais aussi coupable de braquages à main armée, Goldman devient l’icône de la gauche intellectuelle. Le huis-clos du procès, magistralement mis en scène, concentre l'attention et l'émotion, tant Goldman est un extraordinaire plaideur et le film respecte sans parti-pris tous les protagonistes. Captivant !
Excellent film de procès, très documenté qui se déroule dans le prétoire. La vie des années 70 entre dans la salle d'assise avec le public, les jurés et la cour. La police, la justice mais aussi les rapports sociaux de l'époque sont décortiqués avec précision. Les témoins de La Défense comme de l'accusation apportent un monde qui nous paraît à la fois daté mais aussi parfaitement contemporain. Nous sommes mis à la place des jurés, la personne jugée est mal aimable, bien que très intelligente, elle a des valeurs et les défend. Pierre Goldman souhaite simplement être reconnu innocent non pas de tous ses crimes mais d'un double meurtre. Ce film est un chef-d'œuvre du genre il résonne longtemps et interroge.
Passionnant ! Un procès filmé assez bien joué qui semble bien rendre toutes les difficultés de rendre la justice. Quant au personnage, il n'est pas particulièrement mis en valeur, c'est le moins qu'on puisse dire...