Le Procès Goldman
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Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2023
Dans la famille Goldman je connaissais le fils créateur de tubes, pas le frère braqueur aux idées d'extrême-gauche. Ce véritable "film de procès" (seules les trois premières minutes ne se passent pas dans la salle d'audience) lève le voile sur cet homme ambivalent qu'on ne peut détester malgré son passé de malfrat. On apprend sa relation compliquée avec son avocat, le jeune Maitre Kiejman, une bataille idéologique sur leur identité juive, et leurs façons respectives de l'appréhender. Le film dresse également un portrait sans appel de la police nationale souffrant déjà à l'époque d'un racisme systémique. Et la formidable déclaration finale du condamné finit d'ancrer définitivement ce film d'époque dans la France d'aujourd'hui.
Les choix de pauline
Les choix de pauline

161 abonnés 270 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2023
Un très bon film
. Arieh worthalter y est formidable comme toujours! Heureuse qu'on lui donne un rôle à la mesure de son talent!
Le film est très bien agencé , l'entrée y est brillante , le déroulé édifiant.
L'atmosphère de l'époque y est bien rendue. Il ne s'agit pas tant de prendre partie pour Goldman Mais de montrer à quelle point une enquête bâclée et partisane empêche la vérité d'émerger et à la justice d'être rendue. Ces femmes sont mortes, et justice ne leur a pas été faite!
On ne percera pas le mystère de cet homme à l'instar de la protagoniste "d'anatomie d'une chute ".
Cependant ,le film est très bon mais pas brillant à mon sens car il est assez classique et appliqué., là où anatomie d'une chute ose vraiment les propositions de cinéma , invente un langage cinématographique fort et percutant .
Deux films de procès à voir absolument.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 janvier 2024
Ce film de procès sec et percutant s’avère d’une efficacité redoutable. Basé sur des paroles réellement prononcées, il raconte le second procès de Pierre Goldman, ancien militant d’extrême-gauche tombé dans le banditisme (et demi-frère de Jean-Jacques), accusé d’un double meurtre lors du braquage d’une pharmacie à Paris. Tableau de l’institution judiciaire et de la difficulté à rendre la justice, Le procès Goldman est aussi le portrait d’un période de grande polarisation de la société française, alors que l’on voit apparaître en soutien à l’accusé des personnalités telles que Simone Signoret ou Régis Debray.
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 octobre 2023
​
       Voilà que le cinéma français nous donne coup sur coup deux films de prétoire, genre dans lequel nous avons été excellents, à l'instar des Américains (rappelez vous André Cayatte!!), et qu'on retrouve avec un grand bonheur, l'un et l'autre étant excellents.
       Le film de Cédric Kahn est exceptionnel. Parce qu'inventer, c'est toujours facile; créer des personnages, c'est toujours facile; mais là, Kahn se collète avec la vie, avec l'histoire contemporaine. Avec une période qu'il n'est pas assez vieux pour avoir connue, mais qu'il est assez vieux pour en avoir entendu  témoigner. Et puis, il se trouve que l'actualité par une de ses boucles dont elle a le secret, la retrouve. Car, que crient ils, les groupies de Pierre Goldman venus en nombre aux audiences: tout le monde déteste la police! Ca ne vous rappelle rien?
     Exceptionnelle, la direction d'acteurs et leur choix -jusqu'au plus petit figurant, complètement "vrai", regardez bien, soyez attentif, dans l'auditoire vous verrez passer Simone Signoret, Régis Debray, et... le jeune Jean-Jacques venu soutenir son grand demi-frère! Et, parmi les rôles majeurs, il y a cette ressemblance hallucinante entre Arthur Harari et maitre Kiejman, du temps où il avait des cheveux .... (était il aussi séduisant que son clone?)
       Exceptionnel, au premier plan Arieh Worthalter qui incarne Goldman, qui comme l'héroïne d'Anatomie d'une chute,  restera opaque -sauf que, puisqu'il s'agit du compte rendu d'une histoire véridique, nous autres, spectateurs, on voudrait savoir la vérité vraie: oui ou non, Pierre Goldman a t-il assassiné deux pharmaciennes (et blessé gravement un témoin) au cours d'un hold-up qui a mal tourné??
    spoiler:  La justice a tranché: Goldman n'a pas été reconnu coupable des meurtres, qui resteront donc toujours impunis. On imagine la douleur du mari de la plus jeune, très émouvant... (Arthur Verret) Les témoins (des deux parties) ne se sont pas révélés parfaitement fiables, changeant leurs dépositions d'un interrogatoire à l'autre. Ah, les témoins! bien sûr, tous les présents se targuent d'avoir vu, leur imagination travaille et au fil du temps, les versions évoluent. Bien sûr, l'alibi de Goldman sent le poisson pas frais... mais le doute doit profiter à l'accusé.      

 Kiejman a t-il vraiment été étincelant, face au redoutable avocat des parties civiles, maître Garaud (Nicolas Briancon), handicapé qu'il était par ce client incontrôlable, spoiler: qui ne cesse de vomir la police et ses méthodes, qui ne veut pas parler, surtout de lui, sauf pour dire qu'il est innocent parce qu'il sait qu'il est innocent, et qui ne veut pas dénoncer, c'est pas une balance, même quand cela pourrait le servir, et qui ne cesse de lancer des diatribes délirantes contre le monde, la police, la justice, qu'il accuse d'être -rien que ça!!! raciste et antisémite, les témoins à charge? Il a fallu qu'il le soit, Kiejman, car les éructations de Goldman venaient régulièrement mettre à mal son plan de défense.... sans compter que ce  révolté exalté, ce bloc de haine anti-sociale, était accompagné par un fan-club soixante-huitard qui ne cessait de troubler la sérénité des débats en hurlant, applaudissant, lançant des slogans gauchistes, et dont beaucoup sont noirs, puisque pour l'accusé, les juifs et les noirs sont les uns et les autres les persécutés de la société? Mais qui ne s'épargne pas lui-même. Assumant son lointain passé de fêtard....

     Ou bien, est ce que la stratégie de défense de Goldman, aussi délirante paraisse t-elle, aurait marché? Face au président du tribunal Stephan Guérin-Tillié, a l'implacable avocat général (Aurélien Chaussade), est ce que Goldman aurait réussi à convaincre les jurés??? Cela, on ne le saura pas puisque les délibérations des jurés restent secrètes et Kahn est bien trop intelligent pour les avoir réinventées... Ou enfin, est ce la noble figure de son père (Jerzy Radziwilowicz), un résistant (la mère, exaltée elle aussi, est retournée en Pologne), si digne, ce poids d'une hérédité persécutée qui a retenu la main vengeresse des jurés? En sortant de là, si vous ne tournez et retournez pas les arguments dans votre tête en devenant juré à votre tour, c'est que vous n'aimez pas le cinéma!
       Bref.... c'est un film formidable!!!

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cinéman
cinéman

49 abonnés 926 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mai 2024
Tout le film se déroule dans le tribunal lors du procès dans une sorte de huit-clos judiciaires. Les dialogues sont bons et même si le film est sorti en 2023, on se croirait vraiment dans les années 70 avec des costumes et décors appropriés. Toutefois, malgré quelques références au communisme ou à la judéité de Pierre Goldman intéressantes, le noeud de l'histoire peut paraître assez dérisoire, et rien n'avance vraiment jamais à ce sujet, à savoir : est-ce vraiment lui qui a tué deux pharmaciens ? Tout restera invérifiable, et seule une intime conviction des jurés influera sur le verdict. Il peut d'ailleurs paraitre dommageable de passer presque 2h sur cette question. Et puis, dommage aussi, aucune référence au petit frère, Jean-Jacques...
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 145 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2023
C’est une histoire de joute verbale, de rhétorique, d’affrontement langagier, d’une rencontre en de fortes personnalités que nous propose Cédric Kahn dans son nouveau film, Le procès Goldman, qui raconte de manière réaliste le deuxième procès dans lequel a comparu Pierre Goldman pour plusieurs chefs d’accusation dont l’assassinat présumé de deux pharmaciennes. Pour le défendre, on découvre un tout jeune Georges Kiejman, pas encore star du barreau comme il ne deviendra quelques années plus tard.

Dans un dispositif à l’os, sans effet de mise en scène, Cédric Kahn déroule un film aux allures de documentaire, sorte de portrait d’une époque vu par le prisme d’une cour d’assises. Le portrait d’une société des années 70 pleine de révolte et de violence, où le racisme et l’antisémitisme décomplexés étaient extrêmement présents dans la société, et dont Goldman jouera très habilement pour soigner son image auprès des jurés de son procès.

Un film qui fait revivre la figure de Pierre Goldman, singulier personnage qui véritable Showman, à la fois intellectuel et gangster, et qui avait réussi séduire toute une partie de la gauche médiatique des années 70.

Dans les rôles principaux, Arthur Hariri et Arieh Worthalter se montrent à la hauteur de leur personnage, bien servis, il faut le dire, par des dialogues brillamment écrits.
https://www.hop-blog.fr/le-proces-goldman-de-cedric-kahn/
frederic T.
frederic T.

29 abonnés 255 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 octobre 2023
Tourné en huis clos, pratiquement dans les conditions du réel, à mi-chemin entre l'éloquence théâtrale et la tension d'un tribunal, «Le procès Goldman» est autant un très grand film de procès que le passionnant portrait d’une époque, nous replongeant dans les combats révolutionnaires des années 1970.
Cédric Kahn place le spectateur dans la position du juré et trois personnages sont au centre de son récit brillamment reconstitué : le révolutionnaire braqueur, le plaideur magnifique, et le sage représentant de la loi, magistralement interprétés par Arieh Worthalter (Pierre Goldman), Arthur Harari (Maitre Kiejman), et le juge (Stéphane Guérin-Tillié)
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 octobre 2023
Un film qui parlera aux spectateurs d'un certain age.

Restitution d'un procès mais inspiré puisque sont présentés des témoignages qui n'ont pas existé. L’intérêt est plus dans la restitution d'une époque, de son climat 1976, Hu
Sébastien B.
Sébastien B.

23 abonnés 146 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 octobre 2023
Le film de procès par excellence (dans tous les sens du terme), sec et nerveux, sans fioritures (ni flash-back, ni musique) qui fait ainsi la part belle à l’interprétation et aux ressorts narratifs provoquant, grâce à ce dispositif resserré, une émotion décuplée pour les spectateurs. Embarqué dans cette histoire ayant défrayé la chronique (judiciaire et politique) au milieu des années 70, on se sent littéralement placé sur les bancs du tribunal, immergé dans la trajectoire singulière et la personnalité peu commune de Pierre Goldman, dans les contradictions des protagonistes et dans les failles de l’enquête. Passionnant de bout en bout, faisant directement écho aux fractures actuelles de notre société (où les points de vues sont tellement irréconciliables que la véracité même des faits est perpétuellement remise en cause) et brassant largement la question toujours irrésolue du racisme institutionnel, le film nous plonge inexorablement (et bien après son visionnage) dans les abyssales notions de l’intime conviction et du bénéfice du doute. La seule chose dont on ne doute pas c’est d’avoir vu un sacré bon film !
Olivier K.
Olivier K.

18 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2023
Un film radical, extrêmement bien interprété, une photographie hors de la mode, une tension permanente.
Hervé L
Hervé L

16 abonnés 82 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 octobre 2023
C'est un bon film sur la justice et la recherche de la vérité, ici dans le procès de Pierre Goldman: sa personnalité est-elle compatible avec les faits qui lui sont reprochés?
Beaucoup d'autres questionnements sont intéressants dans ce film, notamment sur la fiabilité des témoignages. La personnalité de Pierre Goldman est bien analysée, il a été très marqué par son enfance et ne se trouvait pas digne de ses parents juifs polonais venus en France et devenus héros de la résistance.
Ce film bénéficie d'une certaine qualité française dans l'interprétation qui est de haute volée, notamment grâce aux acteurs interprétant Pierre Goldman et Georges Kiejman son avocat principal (cet avocat est également né de parents juifs polonais, par la suite il a été avocat dans de grandes affaires judiciaires pour défendre la famille de Malik Oussekine ou encore celle de Marie Trintignant). A la fin, les plaidoiries sont particulièrement captivantes.
Une réserve néanmoins sur ce film: il montre essentiellement le procès (c'est 99% du film), c'est un véritable huis clos dans la salle d'audience du tribunal. Ce procédé devient un peu lourd et assommant au fil du film car c'est une succession de témoignages et un flot de paroles pendant près de 2h...
nicole Wacrenier
nicole Wacrenier

14 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 décembre 2023
J'ai vu le film de Cédric Kahn, "Le procès Goldman" en Octobre. Je viens de terminer la lecture du livre très particulier de Pierre Goldman, " Souvenirs obscurs d'un juif polonais né en France" (1975). C'est un beau titre qui correspond à la personnalité sombre, douloureuse, exaltée de son auteur. Condamné à perpétuité pour un double meurtre, Pierre Goldman écrit ce récit à la prison de Fresnes. Il sera acquitté en 1976 et assassiné en 1979. Le livre est divisé en trois parties dont la première s'oppose complètement par le style aux deux suivantes. Elle est fascinante car on entre dans le cerveau d'un être torturé, brillant, cultivé, traumatisé par sa naissance, son identité juive. Profondément admirateur de ses parents résistants, il ne se reconnaîtra pas dans les luttes de mai 68 et obsédé par la mort, décidera en quelque sorte de rater sa vie afin qu'elle n'ait aucun sens. Toute cette première partie sur son enfance, ses angoisses, sa déchéance, est remarquable. D'une lucidité noire. Le style est éclatant. La deuxième partie est la reconstitution de L'affaire Richard-Lenoir, terriblement disséquée, analysée, seconde après seconde, témoin après témoin. C'est très intelligent mais il faut s'accrocher pour ne pas se perdre. La dernière partie qui est le récit du procès, retrouve par instants fulgurants, la véhémence et l'intensité accusatoire de la première partie.
Je ne sais pas si Goldman était innocent mais je pense qu'il était un grand écrivain.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2023
Pas simple de donner du rythme et de la vie à un film en quasi-huis clos, enfermé à l'intérieur de la salle d'audience où Pierre Goldman dut se défendre des meurtres dont on l'accusait. Cédric Kahn réussit magistralement l'exercice en utilisant sa caméra avec efficacité, allant d'un protagoniste à un autre, sachant jouer sur le cadrage et la profondeur de champ avec un habile montage. En cela, il est aidé par le jeu des acteurs, et tout particulièrement par la performance extraordinaire de Arieh Worthalter. C'est le récit d'une affaire judiciaire mais surtout la représentation d'une époque par le grain de la pellicule, les costumes, les expressions et les violences différentes de celles d'aujourd'hui. Une vraie réussite.
Arthur Guezou
Arthur Guezou

215 abonnés 1 732 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 octobre 2023
J’ai vu très peu de “film de tribunal” mais j’ai un léger ras-le-bol de ce genre ; je trouve ce genre efficacement anxiogène et trop répétitif. En l’occurrence, ce film est correct ; la mise en scène est pure, réaliste, brute mais l’histoire est un peu trop inaccessible.

La réalisation est très concrète ; le cadrage ne peut pas être plus réaliste que dans ce film. Il y a très peu de fantaisie dans l'œil de la caméra ; c’est-à-dire qu’il n’y a pratiquement pas voire aucun mouvement de caméra. En fait, la mise en scène est similaire à celle d’un documentaire. Quoi qu’il en soit, le fait que le film se passe intégralement dans le tribunal, j’estime que le naturalisme de la caméra rend l’ensemble trop claustrophobe et anxiogène appuyé par le format de l’image. Par ailleurs, je trouve ça un peu frustrant que l’univers sonore soit absent et qu’il n’y ait aucune musique. Personnellement, je trouve que la réalisation est admirable mais elle est trop platonique.

Lorsque j’emploie le terme de “inaccessible”, c’est le fait que la narration nous plonge quasiment in medias res dans l’histoire. En fait, le spectateur doit se débrouiller pour comprendre les enjeux, les personnages principaux, les causes et les conséquences des événements. D’autant plus que le film présente les choses relativement objectivement, par conséquent, il n’est pas évident de se créer une opinion décente du récit. D’autant plus que je trouve que Pierre Goldman est assez agaçant. Bref, l’histoire est terriblement bien narrée mais c’est globalement long et peut-être trop romancé ; il faut tout de même relever la pertinence et l’intelligence des monologues.

Le film est pas mal ; donc je le conseille pour que chacun se forge son propre avis. Par contre, au vue de la lourdeur du sujet et de la réalisation, je me demande si un second visionnage est nécessaire.
Damien Vabre
Damien Vabre

187 abonnés 488 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2023
Captivant et tendu avec une interprétation formidable. Mais avec aussi un gros bémol: on ne voit pas le jury délibérer. Très souvent un manque dans les films français de procès alors que ce moment est capital. Comment ont-ils raisonné pour aboutir à un acquittement?
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