La Beauté du geste
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Math719
Math719

229 abonnés 899 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 septembre 2023
Très lent et sans vraiment intérêt on passe trop de temps avec cette boxeuse, qui essaye de percer dans le domaine. Son handicap complique également les choses, et ce film plutôt lugubre et négatif est un peu décevant..
Yves G.

1 856 abonnés 4 065 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 septembre 2023
Keiko est sourde et quasiment muette. Mais elle a su dépasser son handicap pour vivre sa passion et devenir boxeuse professionnelle. Elle s’entraîne dans un petit club fatigué de la banlieue de Tokyo au bord de la faillite.

"La Beauté du geste" s’inspire librement de l’autobiographie de Keiko Ogasawara, une boxeuse poids plume malentendante. La publicité du film promet la rencontre entre "Million Dollar Baby" (le film à succès de Clint Eastwood sur une jeune boxeuse interprétée par Hillary Swank, Oscar 2005 de la meilleure actrice) et Ozu. C’est un joli slogan prompt à attirer les cinéphiles de tous poils… mais hélas un peu mensonger.

Certes "La Beauté du geste" contient quelques belles idées. La première est de rompre avec la narration codifiée des films de boxe façon "Rocky" qui raconte ad nauseam le parcours plein d’abnégation d’un boxeur anonyme qui, à force de sacrifices, parviendra dans la dernière scène à triompher de son adversaire et à décrocher le trophée tant convoité. Ce n’est pas cette histoire-là, ascensionnelle, que raconte "La Beauté du geste", mais plutôt celle, étonnamment mélancolique, du spleen qui prend Keiko alors qu’elle est devenue professionnelle et que l’envie la taraude de raccrocher les gants.
Autre belle idée : celle d’avoir montré les difficultés quotidiennes d’un sourd muet à communiquer et à comprendre les paroles de ses interlocuteurs, surtout si leur bouche est cachée sous un masque FFP2, COVID oblige. (Je me demande ce que serait un film tourné entièrement du point de vue du héros sourd, c’est-à-dire sans aucun son. Serait-il compréhensible ?? le réalisateur devrait-il recourir à des sous-titres ? ou pourrait-il s’en passer ? En tous cas, ce serait sacrément intéressant… je ferme la parenthèse).

Mais ces belles idées mises à part, "La Beauté du geste" souffre d’un défaut rédhibitoire : son absence de scénario. Il ne s’y passe rien, ou pas grand chose de surprenant. Des personnages secondaires (le frère guitariste), des histoires parallèles (le travail alimentaire que Keiko assure dans un grand hôtel avec un collègue maladroit) peinent à combler le vide d’une histoire qui n’avance pas.
mat niro

467 abonnés 2 170 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 octobre 2023
Ce film s'inspirant de la boxeuse japonaise Keiko Ogasawara ressemble à une oeuvre contemplative plus qu'un hommage au noble art. Tourné pendant la pandémie, on retrouve des dialogues assez limités du fait de la surdité de notre héroïne. Quant aux combats et à l'entrainement dans la vétuste salle de boxe, cela donne un rendu assez laborieux. Ce portrait de femme n'accouche pas de la grâce attendue, hormis lorsque celle-ci se rapproche de son entraîneur malade. Pour le reste, ça s'étire beaucoup en longueurs, et c'est parfois ennuyeux malgré la qualité de la photographie.
Les choix de pauline
Les choix de pauline

162 abonnés 270 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 septembre 2023
3 étoiles pour l'épaisseur des images , la densité des personnages. Mais difficile quand même de rentrer dans ce film , difficile de percer la psychologie des personnages. J'avoue m'être ennuyée .
tyrionFL
tyrionFL

25 abonnés 389 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2023
La beauté du geste a quelque chose d'unique.
D'abord bien sur dans sa thématique, venant d'une véritable expérience, l'histoire d'une boxeuse pro, talentueuse et courageuse, atteinte de surdité.
Mais surtout sur le format hybride du film, à la fois fiction et documentaire, de part le fait d'adapter une autobiographie mais à l'époque du COVID, le livre original datant de 2012, mais de garder cet aspect documentaire tant dans la réalisation que dans l'ambiance sonore.
L'ensemble du film étant, non pas silencieux, mais discret et uniquement accompagné, très rarement, d'une musique diégétique.

Ainsi, la beauté du geste est à la fois immersif et cathartique, nous faisant suivre au plus près la vie de Keiko qui est une boxeuse accomplie mais qui doute.
A la fois bien entourée et esseulée, ayant à la fois des objectifs mais étant aussi accoutumée à sa routine monotone.
Le film de Sho Miyake se veut donc très terre à terre afin d'affiner la psychologie d'une femme, bien plus qu'un personnage, tentant de s'accomoder à son environnement notamment en montrant sa force et sa maitrise à travers la boxe.
Car le long-métrage traite bien entendu des difficultés de communication et de compréhension du fait d'être sourde, surtout dans un monde où tout le monde est tenu de porter un masque, tant visuellement que métaphoriquement.
Car être sourde dans le monde du sport c'est aussi faire face à une certaine hypocrisie et une certaine discrimination, et ce, malgré une certaine expérience.

La beauté du geste est donc un film subtil et profond qui garde la pudeur, très japonaise à n'en pas douter, de ne pas trancher la question sur l'état final de Keiko ainsi que sur le choix de son destin...
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 417 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 septembre 2023
On peut comprendre la conception d'un presque vide avec les bruits environnants mais peu de paroles, afin de suivre notre protagoniste, mais là ça en devient trop mou et le tout manque de vivacité, ce qui fait somnoler...
Les personnages se veulent touchants mais les actrices/acteurs ne sont pas assez bons pour l'être et la compassion n'arrive pas. L'idée est bonne mais il manque beaucoup d'éléments pour qu'on accroche : même l'image pleine de bruit (plus que d'en le film) est pauvre, peut-être un film d'essai qui en amènera d'autres plus qualitatifs ?
Jipéhel
Jipéhel

37 abonnés 195 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 octobre 2023
La symphonie du silence

Keiko vit dans les faubourgs de Tokyo où elle s’entraîne avec acharnement à la boxe. Sourde, c’est avec son corps qu’elle s’exprime. Mais au moment où sa carrière prend son envol, elle décide de tout arrêter… On se dit qu’a priori, l’histoire d’une boxeuse sourde, ça n’a pas grand-chose de glamour. Mais, c’est là le talent du japonais Sho Miyake, qui pour son 1er film parvient à nous séduire et nous bouleverser durant 100 minutes dans les salles de boxe, un appartement inconfortable et des extérieurs pas forcément très riants. Tout tourne autour de ce personnage qui n’attire pas forcément l’empathie et d’un scénario minimaliste. Mais voilà, l’important ici, et c’est très rare pour le souligner, c’est la bande-son !
Le film s'inspire de l'autobiographie de la boxeuse Keiko Ogasawara. Mais le réalisateur a finalement renoncé à reconstituer les éléments du livre et a opté pour une fiction quasi-totale, qui reste, a minima, inspirée de la vie de la jeune femme. Le film a été tourné pendant la pandémie de Covid-19 et intègre cette réalité à l'écran. Le hasard fait qu’à l’époque du tournage, le cinéaste effectuait des recherches sur l'impact du port des masques FFP2 sur la vie quotidienne des malentendants, dont la possibilité de lire sur les lèvres s'en retrouvait très restreinte. Il s’agit avant tout d’un film d’apprentissage plutôt qu’un film de sport, puisqu’il ne repose pas sur une victoire sportive mais plutôt sur une victoire personnelle. Volontairement ou pas – je l’ignore -, le film donne une place prépondérante à la bande-son, qui, en accentuant le moindre bruit ambiant, attire l’attention sur notre environnement sonore, celui dont, précisément, est privé l’héroïne. Les bruits de la salle de sport, de la rue, des trains, des objets du quotidien, la guitare de son colocataire… bref la vie. Voilà un portrait sensible et bouleversant d’une solitude.
Yukino Kishii est pour moi une découverte et une belle grâce à sa formidable présence qui va bien au-delà de sa performance physique. Les Tomokazu Miura, - magnifique en mentor en bout de course -, Masaki Miura, Shinichiro Matsuura, etc. qui l’entourent réussissent tous des prestations tout en sobriété d’une extrême finesse et font de ce film une sorte de bombe émotionnelle à retardement. C’est bien après le mot FIN que l’on comprend ce à quoi on vient d’assister : un anti Rocky, le cheminement émotionnel d’une femme mutique en quête de sérénité. Rare et superbe.
Redzing

1 455 abonnés 4 947 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 février 2024
On l'aura rapidement compris au cours du visionnage, il ne s'agit pas ici d'un drame sportif, mais d'un drame sur le handicap. Keiko est sourde-muette, et combat en permanence la solitude, les problèmes de communication divers, la frustration de ne pas pouvoir parler. En prime, dans un environnement covid où tout le monde porte un masque !
Pour se défouler, elle est boxeuse semi-professionnel, mais la retraite du directeur de sa salle de sport va lui faire perdre sa motivation.
Des thématiques pas inintéressantes, mais je dirai que le film traîne en longueurs. Déjà, le parti pris est très (trop ?) sobre. Pas de musique, une lumière qui parait naturelle, et un grain qui semble provenir d'un film à petit budget des années 90. Des personnages secondaires peu voire pas développés. Et une trame principale finalement simple.
Restent la protagoniste touchante (convaincante Yukino Kishii), et la représentation pertinente de la surdité.
islander29

1 036 abonnés 2 687 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 septembre 2023
Un film émouvant globalement, dans la grande tradition du cinéma japonais, Ozu aurait pu le faire, s’il avait vécu dans les années 2020….C’est une peinture sociale, un plaidoyer pour la défense des mal entendant, une peinture
raffinée et sensible, prenant subtilement la défense d’une certaine classe sociale modeste, celle des boxeurs…Beaucoup de scènes de boxe, donc, un scénario intéressant et nouveau, les films de boxe aux USA sont cultissime… Celui-ci a peut être marqué les esprits japonais, il n’est pas anodin, discret devant la caméra, comme pourrait l’être un Jim Jarmusch…..C’est un cinéma de références, à la fois généreux et exotique, et qui je pense mérite le déplacement…J’ai apprécié….
Acidus

877 abonnés 3 958 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 janvier 2026
Inspiré de l'histoire de la boxeuse sourde/muette Keiko Osagawara, "La beauté du geste" m'a laissé une impression plutôt médiocre.
Le cinéaste Sho Miyake s'appuie trop sur son personnage principal en en délaissant l'écriture du scénario. Ce dernier ne propose pas grand chose à se mettre sous la dent. Et passé la première rencontre avec Keiko et quelques passages intéressants, c'est le calme plat. De l'ennui que ne fait pas oublier une belle photographie et des acteurs investis.
Moyen.
Arthus27
Arthus27

127 abonnés 642 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 septembre 2023
La Beauté du Geste se veut épuré au maximum afin d'offrir une expérience sensorielle au plus proche de son personnage. Malheureusement le film n'offre aucun point d'accroche tant son histoire est vide et sans enjeux. Il en va de même pour la caractérisation de son personnage principal, totalement absente, empêchant ainsi toute empathie.
rvrichou
rvrichou

121 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2023
Un film sur la boxe ? Pas que! Il est question de l engagement, de la persévérance, des échecs autant que des victoires remportées certes sur un ring mais dans le vie en général. Un film inattendu aussi minimaliste que grandiose où la boxe est aussi exigeante et gracieuse que la danse.
Kouto
Kouto

30 abonnés 4 775 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 décembre 2025
Une femme japonaise sourde/muette trouve un exutoire dans la petite salle de sport dans laquelle elle pratique intensivement la boxe au point de voir sa carrière décoller. Loin des clichés habituels sur ce genre, ce long-métrage épuré trace un cheminement très sensoriel avec ce personnage cherchant sa place dans la société. Un peu trop racé mais porté par une excellente interprétation « La beauté du geste » est surtout une étude de caractère bien menée.
Peter Franckson
Peter Franckson

80 abonnés 1 362 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 juillet 2024
Les films sur la boxe, sport de bourrins, sont légion, de « Nous avons gagné ce soir » (1949) de Robert Wise à « Million dollars Baby » (2004) de Clint Eastwood et en passant par « Raging Bull » (1980) de Martin Scorsese. Ici, le fait que la boxeuse soit sourde [adaptation de l’autobiographie de Keiko Ogasawara, « Ne te laisse pas battre » (2011)] n’apporte pas grand-chose, d’autant que la trame narrative n’est pas passionnante (vie sociale de Keiko, qui est aussi femme de ménage, réduite à son entraineur et à son frère), associée aux faibles enjeux dramatiques ( spoiler: athérosclérose du directeur du club de boxe, sans enfants, entrainant la fermeture du club pendant la pandémie-de CoVid-19 en 2020 et 2021
). Un court métrage aurait suffi.
Ninideslaux
Ninideslaux

106 abonnés 285 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2023

        Encore un beau film lent et intrigant, très original par son sujet, et qui décrit aussi un être enfermé dans sa solitude. Keiko (Yukino Kishi) est déficiente auditive: en clair: elle est quasiment sourde. Elle ne parle donc pas -tout au plus peut-elle dire "oui" Et sa passion, c'est la boxe. Elle a déjà gagné des combats; elle a pu passer pro. Elle vit avec son jeune frère, avec qui elle n'a pas grand chose en commun; la mère, qui habite en province, désapprouve complètement le choix de Keiko. Il est vrai que c'est un choix dangereux: elle n'entend ni le gong, ni les indications de l'arbitre, ni  les conseils du coach. Nonobstant.... elle gagne!
        Pour vivre, elle est femme de chambre dans un grand hôtel. Pas malheureuse d'ailleurs: ses collègues sont gentils, l'une d'elles a même appris la langue des signes, et ils sont très admiratifs des  résultats sportifs de Keiko. Mais non: sa vie, sa seule vie, c'est cette salle de boxe dirigé par un monsieur âgé, paternel (Tomokazu Miura) -et en mauvaise santé. En très mauvaise santé, même, on le verra à la fin.
        Dans son cahier, elle note tout, jour après jour: ses entrainements (qui commencent tous au petit matin par dix kilomètres de course), ses observations sur elle même... Sa présence ne sert pas la salle: des garçons s'en vont car ils trouvent qu'il n'y en a que pour elle...  Mais le directeur doit vraiment cesser son activité; il en va de sa survie; et la salle doit fermer; son coach (Masaki Miura) essaye de lui trouver un point de chute. Mais pour Keiko c'est son monde qui s'effondre: ce monde à elle, ce monde construit où son handicap avait trouvé sa place... Quel beau personnage....
        C'est un film sans aucune musique, et avec extrêmement peu de dialogues. C'est un film dont la bande son est essentiellement composée de bruits, ces bruits qui sont inaccessibles à Keiko. Le choc des pieds qui frappent le sol, le choc des poings, le vacarme incessant des trains qui défilent le long du fleuve aux bords duquel Keiko va s'entrainer. Un film qui se passe intégralement dans une salle de boxe et où il y a même pas De Niro? Oui mais.... où le sport est filmé comme une chorégraphie: pensez au titre! Les pieds dansent, les épaules se déroulent.... Ce que cherche Keiko: le geste harmonieux, le  geste parfait.... Yukino Kishi est une actrice extrêmement attachante, intensément expressive, dont le visage peut être absolument terne, puis rayonnant...
Ce que cherche Keiko: le geste harmonieux, le  geste parfait....et c'est cette quête qui donne du sens à sa vie.  . A noter que le film s'inspire d'une boxeuse ayant réellement existé, Keiko Ogasawara.

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