SCREAM 6 : 10/20
Dernier Scream en date (avant l’arrivée du 7), on continue l’histoire de Tara et Sam, en y incorporant l’unique rescapée du casting originel : Gale Weathers.
Dans la même lignée que le 5, on poursuit dans l’absurde et l’irréalisme, même si tout n’est pas non plus à jeter.
On tourne bel et bien toujours en rond… des scènes méta façon tutoriel pour nous expliquer les nouvelles règles, nous rappeler qu’on est dans une franchise (au cas où on ne l’aurait pas remarqué), bla bla bla.
Cela dit, l’intro est plutôt originale, bien que pas réaliste une seule seconde. Curieusement, à chaque attaque de Ghostface, le monde autour de lui devient sourd et aveugle, même en plein cœur de la ville. Comme par hasard !
L’unique argument du film, à savoir Sidney Prescott, n’étant plus là, le film repose donc sur Jenna Ortega (plutôt bonne) et Melissa Barrera (plutôt très mauvaise). Autant vous dire : un équilibre très bancal.
Quelques revenants sont de la partie, sauvés miraculeusement, même après 75 coups de couteau… mais bon, on est dans un film après tout !
Ça y est, au bout du 6e, j’en ai ma claque. Tous ces gens qui ont plus de trous qu’ils ne devraient en avoir, invincibles, résistants à la douleur et aux organes perforés, m’ont clairement sorti du truc.
Certaines situations sont aussi bêtes qu’illogiques, accompagnées de monologues aussi clichés que ridicules qui casse définitivement l’immersion.
Reste malgré tout quelques scènes vraiment sympas, qui demeurent, à l’image de la légende Ghostface, impactantes et sanglantes, même si, malheureusement, toujours pareilles et sans grande surprise.
La révélation finale est pour moi la pire de toute la saga : aussi WTF que balec total. Bientôt, on aura le boulanger du quartier en Ghostface, ou la coiffeuse de Sidney. Le serpent se mord la queue dans une boucle interminable, aussi lassante que terriblement inintéressante, bien que la dimension « héritage » soit appréciable dans cet opus.
SCREAM 6 n’est ni bon ni mauvais : aussi cool et jouissif qu’insipide et aseptisé à regarder. On a fait le tour de la saga, et on assiste désormais à cette boucle infinie de tueurs et de meurtres, tous moins inspirés les uns que les autres… mais avec un Ghostface toujours aussi légendaire.
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