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Perchman.fr
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3,0
Publiée le 17 septembre 2025
Americana est un film aussi intrigant que déroutant, qui parvient à mélanger plusieurs genres — western, comédie, drame et mystère — avec une certaine audace. L’histoire captive dès les premières minutes, portée par une atmosphère singulière et imprévisible. Ce mélange des tons fonctionne souvent, offrant des ruptures intéressantes, mais souffre parfois d’un manque de cohérence. Le casting est indéniablement le point fort : Sydney Sweeney, Halsey, Paul Walter Hauser, Simon Rex et Eric Dane livrent des performances solides, chacun apportant sa touche à cet univers décalé. On sent que le film veut surprendre, et il y parvient, mais certaines intrigues secondaires sont trop peu développées, donnant une impression d’inachevé. Le rythme, inégal, connaît des baisses d’intensité qui cassent parfois l’immersion. La mise en scène joue avec les codes du western tout en les détournant, mais la conclusion paraît un peu forcée, comme si elle venait s’imposer plutôt que de découler naturellement du récit. Malgré ses imperfections, Americana reste une expérience singulière, atypique et attachante, qui saura marquer les spectateurs en quête de nouveauté.
Faisons fi de la polémique du vide, symptomatique d’une époque malade et complètement folle, entourant Sydney Sweeney et la campagne de publicité dans laquelle elle s’affiche. « Americana » sort paradoxalement quelques jours après alors que ladite campagne était pour la marque American Eagle, drôle de hasard! Surtout que la jeune actrice qui monte n’est qu’une des pièces de cette mosaïque de personnages qui vont s’affronter pour un butin, un artefact indien en l’occurrence. Le pitch de ce néo-western ne révolutionne rien et c’est clairement une œuvre sous multiples influences, de la série « Fargo » à « Comancheria » (bien plus marquant) en passant par les frères Coen de « No Country for Old Men ».
On pourra même trouver que « Americana » est un peu long à l’allumage, ce qui n’aide pas son sujet rebattu. Et le fait de commencer par le sempiternel flash-forward (une séquence qui montre un moment futur du film) propre à un film sur cinq de nos jours n’aide pas, d’autant plus qu’il s’avère encore une fois inutile tout comme le chapitrage tout aussi vain du long-métrage. Des gimmicks éculés qui nous font lever des yeux mais qui n’empêchent pas le film de devenir petit à petit intéressant. La demi-douzaine de personnages qui s’écharpent autour de cette pièce autochtone forme un mille-feuille assez intéressant entre vétéran de guerre, serveuse bègue, famille de simili mormons sous la coupe d’un patriarcat répugnant, indiens de souche, trafiquants d’antiquités et gamin qui se croit la réincarnation d’un chef indien. Un panel de personnages qui permet de développer des thèmes passionnants dans le cadre d’un western contemporain aux codes bien digérés. On parle ici de génocide, de masculinité toxique et d’appropriation culturelle en faisant en creux le portrait d’une Amérique rurale et conservatrice. Et tout cela avec quelques piques d’humour bien envoyées.
Le casting de cette œuvre chorale est satisfaisant et personne ne se tire la couverture à lui-même. Pour un premier film, Tony Tost nous gratifie d’une magnifique cinématographie. Le Dakota du Sud et ses terres désolées et infinies est filmé avec beaucoup de goût par le biais de plans larges prompts à magnifier cette Amérique rurale et profonde mais éminemment contemporaine. Le néo-cinéaste sait où placer sa caméra pour la filmer de la plus belle des façons. Le climax final où toutes les parties se confrontent est attendu mais bien négocié. « Americana » est peut-être en partie réussi à nos yeux parce qu’il rentre dans une catégorie de films devenus rares, on en convient. Mais il est assez maîtrisé et divertissant pour que l’on ne s’en formalise pas. Une petite série B convaincante qui a le mérite d’avoir du fond à défaut d’être totalement renversante.
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2,5
Publiée le 30 septembre 2025
Comme un trésor rare, la tunique fantôme est un vestige des natifs américains convoité par de nombreuses personnes. Certains veulent récupérer ce qui leur est dû tandis que d'autres ne pensent qu'au gain financier sans se soucier de l'histoire. Tony Tost met donc en scène plusieurs personnes qui vont se disputer sa possession. Une lutte pour cet objet tant convoité que l'on découvre dans une histoire non-linéaire qui fait quand même beaucoup de détours pour pas grand-chose. Un choix narratif qui complexifie une intrigue très simple et prévisible. Il y a un peu d'humour pour évoquer l'appropriation culturelle, le colonialisme ou encore le capitalisme à travers des personnages pas toujours très futés, mais ça fait un peu Coen du pauvre. Les meilleurs moments sont les confrontations directes, dont la dernière partie, mais trop peu dans un film qui n'est pas désagréable, mais qui est inégal et oubliable.
Western très original dans la forme non linéaire très à la mode, découpé en 5 parties (cf. le découpage de « Le fils de mille hommes » ou de « SLEEP »). La volonté est de déjanter tous les personnages (l’enfant réincarnation de Sitting Bull, le patriarche mormon hyper rigide, HAUSER l’amoureux transi, SWEENEY la serveuse bègue, le chef indien défenseur des amérindiens, la grande sœur en Calamity Jane,…). Merci pour la BO éclectique (Emmylou Harris, rap US et crooners des années 60). Et tout ça pour une chemise des esprits (ghost shirt) !
Vu sur Plateforme Le fin fond de l Amerique avec une galerie de personnages qui courent après une chemise indienne, entre la comédie et le drame, les bonnes interprétations de ce casting ne sauvent pas une intrigue assez mince et une certaine lenteur dans le déroulement du film, bof !
Voilà un bon film noir, dans la grande tradition du film noir. Très noir.
Beaucoup de ratés se disputent un magot et c'est saignant parce qu'ils n'ont pas grand chose à perdre. On a déjà vu ça souvent, mais tout dépend comment c'est mis en scène. Là, on a une atmosphère lente mais brutale et un peu étouffante dans les "grandes plaines". Tout y est plat, sec et morose.
Tous les acteurs sont crédibles dans leur rôle, même l'enfant. Sidney Sweeney joue correctement à contre-emploi une laissée-pour-compte d'un trou perdu.
Il y a évidemment beaucoup de violence, mais elle est justifiée dans le scénario. Ele n'apparait pas comme un goût malsain du producteur, mais comme la dure loi naturelle de la jungle. N'allez quand même pas le voir si vous êtes sensibles sur ce sujet. Par contre, pas de sexualité déversée et abusive, seulement suggérée, ce qui est rare aujourd'hui.
L'histoire progresse de manière intéressante et plausible, et on ne s'y embête pas. Ca rappelle un peu les grands affrontements des westerns d'il y a 70 ans, mais beaucoup moins manichéen. Il n'y a pas vraiment de gentils.
Les frères Coen ne sont pas loin. Peinture de l’américan way of Life dans l’Amérique profonde. Très bien mené avec de belles surprises. On se laisse capturer doucement et tendrement.
Je me suis vite laissée captiver par ces images, les paysages infinis et désertiques de l'Ouest américain, sublimés par une belle mise en scène et une jolie photographie. Cependant le scénario ne m'a pas emballée et j'ai trouvé que le film ne transmet que très peu d'émotion. Dommage car on sent une patte Frères Coen, l'humour en moins hélas.
Ben je vais contribuer à remonter un peu cette mauvaise note imméritée pour ce petit film fort sympathique plein d'action pas lourde, de personnages atypiques, pour une petite lucarne originale sur les us et ce peuple disparate qui s'entretue.
On s'ennuie ferme dans ce western moderne où les cow-boys et les indiens contemporains sont aussi idiots les uns que les autres, entre une serveuse de restaurant cruche interprétée par une Sydney Sweeney qu'on a connu bien plus inspirée, un dragueur balourd dont les réactions sont aberrantes, une famille mormone qui se réveille comme par magie après des décennies de domination par un patriarche stéréotypé, une bande de malfaiteurs à côté de la plaque et un clan indien qui n'est pas crédible une seconde. Je ne comprends vraiment pas les spectateurs qui comparent cette coquille vide à un film des frères Coen. Les personnages sont pathétiques et ce n'est ni drôle, ni touchant. Même la scène de confrontation finale ennuie et on se moque royalement de ce qu'il peut advenir des personnages dans un scénario affreusement creux.
Pas grand chose à dire sur ce film... Cela lorgne du côté des frères Coen sans jamais les atteindre et c'est bien ça le problème, ptet qu'il aurait fallu jouer l'hommage à fond. Le tout est mou et manque de rythme (pas aidé par spoiler: le montage confus du début et des chapitres de longueurs différentes ), de scènes ou de dialogues forts, ne sachant pas jongler entre humour, second degré ou absurde (cela s'arrête à la caractérisation des personnages) et c'est bien dommage ! Concernant le casting, à part les têtes d'affiche Paul Walter Hauser (toujours excellent pour jouer le benêt) et Sydney Sweeney qui bégaie, le reste ne casse pas particulièrement de briques. Bref, vite vu et vite oublié !
Un western moderne inspiré du cinéma de Tarantino mais avec une identité propre! Tout un programme et le résultat est plutôt réussi. Un métrage plein d'humour noir où se mélange drame et action. Dommage que le film soit moins bien rythmé dans sa seconde partie. En tout cas ça sort des sentiers battu et ça mérite que l'on s'y attarde.