Les frères Coen ne sont pas loin. Peinture de l’américan way of Life dans l’Amérique profonde. Très bien mené avec de belles surprises. On se laisse capturer doucement et tendrement.
Assez sympa, je l'ai vu pour l'histoire amérindienne et les acteurs comme Zahn McClarnon. D'ailleurs il est à déplorer qu'il soit en tout dernier au générique de fin, alors qu'il a joué dans bien plus de films et séries que n'importe quel autre acteur du film et a fait ses preuves (c'est un grand!), alors qu'on met en tête d'affiche une débutante comme Sydney !! C'est à chaque fois le cas pour les acteurs amérindiens dans les films de blancs, ils sont nommé après les acteurs blancs!! Une honte, ah l'Amérique , décidément...
Vu sur Plateforme Le fin fond de l Amerique avec une galerie de personnages qui courent après une chemise indienne, entre la comédie et le drame, les bonnes interprétations de ce casting ne sauvent pas une intrigue assez mince et une certaine lenteur dans le déroulement du film, bof !
Americana est un film aussi intrigant que déroutant, qui parvient à mélanger plusieurs genres — western, comédie, drame et mystère — avec une certaine audace. L’histoire captive dès les premières minutes, portée par une atmosphère singulière et imprévisible. Ce mélange des tons fonctionne souvent, offrant des ruptures intéressantes, mais souffre parfois d’un manque de cohérence. Le casting est indéniablement le point fort : Sydney Sweeney, Halsey, Paul Walter Hauser, Simon Rex et Eric Dane livrent des performances solides, chacun apportant sa touche à cet univers décalé. On sent que le film veut surprendre, et il y parvient, mais certaines intrigues secondaires sont trop peu développées, donnant une impression d’inachevé. Le rythme, inégal, connaît des baisses d’intensité qui cassent parfois l’immersion. La mise en scène joue avec les codes du western tout en les détournant, mais la conclusion paraît un peu forcée, comme si elle venait s’imposer plutôt que de découler naturellement du récit. Malgré ses imperfections, Americana reste une expérience singulière, atypique et attachante, qui saura marquer les spectateurs en quête de nouveauté.
Faisons fi de la polémique du vide, symptomatique d’une époque malade et complètement folle, entourant Sydney Sweeney et la campagne de publicité dans laquelle elle s’affiche. « Americana » sort paradoxalement quelques jours après alors que ladite campagne était pour la marque American Eagle, drôle de hasard! Surtout que la jeune actrice qui monte n’est qu’une des pièces de cette mosaïque de personnages qui vont s’affronter pour un butin, un artefact indien en l’occurrence. Le pitch de ce néo-western ne révolutionne rien et c’est clairement une œuvre sous multiples influences, de la série « Fargo » à « Comancheria » (bien plus marquant) en passant par les frères Coen de « No Country for Old Men ».
On pourra même trouver que « Americana » est un peu long à l’allumage, ce qui n’aide pas son sujet rebattu. Et le fait de commencer par le sempiternel flash-forward (une séquence qui montre un moment futur du film) propre à un film sur cinq de nos jours n’aide pas, d’autant plus qu’il s’avère encore une fois inutile tout comme le chapitrage tout aussi vain du long-métrage. Des gimmicks éculés qui nous font lever des yeux mais qui n’empêchent pas le film de devenir petit à petit intéressant. La demi-douzaine de personnages qui s’écharpent autour de cette pièce autochtone forme un mille-feuille assez intéressant entre vétéran de guerre, serveuse bègue, famille de simili mormons sous la coupe d’un patriarcat répugnant, indiens de souche, trafiquants d’antiquités et gamin qui se croit la réincarnation d’un chef indien. Un panel de personnages qui permet de développer des thèmes passionnants dans le cadre d’un western contemporain aux codes bien digérés. On parle ici de génocide, de masculinité toxique et d’appropriation culturelle en faisant en creux le portrait d’une Amérique rurale et conservatrice. Et tout cela avec quelques piques d’humour bien envoyées.
Le casting de cette œuvre chorale est satisfaisant et personne ne se tire la couverture à lui-même. Pour un premier film, Tony Tost nous gratifie d’une magnifique cinématographie. Le Dakota du Sud et ses terres désolées et infinies est filmé avec beaucoup de goût par le biais de plans larges prompts à magnifier cette Amérique rurale et profonde mais éminemment contemporaine. Le néo-cinéaste sait où placer sa caméra pour la filmer de la plus belle des façons. Le climax final où toutes les parties se confrontent est attendu mais bien négocié. « Americana » est peut-être en partie réussi à nos yeux parce qu’il rentre dans une catégorie de films devenus rares, on en convient. Mais il est assez maîtrisé et divertissant pour que l’on ne s’en formalise pas. Une petite série B convaincante qui a le mérite d’avoir du fond à défaut d’être totalement renversante.
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