Décidément, entre "Apaches", "Visions", "DogMan", "Acide" etc., le cinéma de genre français à la part belle en 2023, ce qui fait très plaisir ! Et pourtant, je dois dire que je n'avais pas spécialement d'attentes envers celui-ci, réalisé par Thomas Cailley ; je dois même dire dire qu'il ne m'attirait pas tant que ça. Car s'il avait l'air très beau sur le plan technique, le synopsis et la bande-annonce me faisaient plus penser à un drame mélodramatique déguisé en film de genre. Et c'est bien le film de genre qui prime ! On est en effet dans du fantastique à fond en nous plongeant dans un futur proche dans lequel la mutation avec des animaux serait devenu une norme, comme le Covid à l'époque (on y repérera même un petit clin d’œil en mentionnant le confinement). Bref, les humains doivent vivre avec ces "créatures", certains n'y voient pas d’inconvénients tandis que d'autres veulent les chasser ou les envoyer dans des centres. Et l'intrigue se concentre sur une un père et son fils qui tentent de retrouver la mère, échappée d'un de ces centres. Mais pas que. Et c'est là où l'histoire devient vraiment intéressante car elle nous fait réellement passer par toute une palette d'émotions, que ce soit du rire aux larmes. Car oui, le film possède cette espèce de patte humoristique, très subtile, surtout apportée par les personnages et notamment Romain Duris qui excelle dans ce genre. Et dans un même temps, nous avons ces questions de l'adaptation à un monde en constante mutation justement, quelques fois sombre, quelques fois très beau mais qui ne laisse en tout cas jamais indifférent. Surtout qu'on ne sait jamais vraiment où le film veut nous emmener, ce qui n'est pas un défaut pour le coup car il ne perd jamais son spectateur mais le tient toujours en haleine pour l'émerveiller, le surprendre ou même le dégouter. Et je dois dire que j'ai été particulièrement sensible à la fin que je trouve magnifique et déchirante à la fois car elle est avant tout très bien écrite, très bien réalisée et très bien jouée. D'ailleurs, en parlant de mise en scène, tout d'abord la photographie est magnifique, les effets spéciaux et maquillages sont très bons mais la réalisation est également très réussie, installant notamment cette ambiance mystique dans la forêt. "Le Règne animal" est donc pour ma part une très bonne découverte.
Vu au festival de Cannes (malgré un problème de coupure de son en fin du film) : ce film est une bombe à retardement ! Comme quoi les français sont capables à faire un film de genre à la fois très bien réalisé (de tres bons effets spéciaux et des maquillages à la pointe de la technologie) dans de tres beaux décors (le paysage aquitain etait parfait pour représenter cette jungle animale : spoiler: repere des animaux et des créatures perdues ) sans oublier cette belle émotion et l'authenticité de tous les acteurs. L'un de mes coups de coeur de ce dernier festival.
Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas autant ennuyée pendant un film ! Scénario simpliste. Plein de bonnes intentions certes, mais cela ne va pas bien loin ! On se demande ce que vient faire la gendarme dans tout cela. Au total fuyez !
Je vais voir plus de 50 films par an. Celui ci fait incontestablement partie du top 5 des plus gros navets de ces 10 dernières années. L'histoire est bidon, le film se traîne, plusieurs séquences sont inutiles. Désolé pour Adèle et Romain que j'aime beaucoup, mais là, ils sont tombés très bas. Je suis allé voir ce film car il est noté 4 par la presse et par les spectateurs. On n'a pas du voir le même ... 1/2 étoile est déjà très généreux
Thomas Cailley manie l’art du cinéma pour nous offrir une œuvre poétique qui chante la beauté de la nature, nous incite à renforcer nos liens avec ce qui nous entoure, sous toute forme et rejette la peur face aux différences. Le Règne Animal dénonce le comportement souvent inhumain, des humains qu’il confronte avec l’innocence des animaux qu’on considère comme « sauvage ». Grâce à une bande-son enivrante, des scènes explosantes d’émotions, un duo père/fils profondément touchant et un casting rayonnant de talent, le film insuffle à son public une farandole d’idées et de messages dignes d’être écoutés et surtout, appliqués. Filmé avec une grande pointe de réalisme et porté par un scénario qui se démarque par son audace et sa créativité, deux heures s’écoulent à toute allure pour nous laisser vivre un moment de fraîcheur et d’exaltation.
un navet. Long, ennuyeux. On ne ressent aucune empathie pour les personnages. Dialogues pauvres. Scénario inexistant. Dommage. L'idée de départ était originale.
Deux semaines après "Acide", voilà qu’arrive sur nos écrans "Le règne animal", un autre film français mêlant fantastique et réalisme contemporain, un film qui, il y a quelques mois, a fait l’ouverture de la sélection Un Certain Regard de Cannes 2023. Pour celles et ceux qui étaient resté.e.s sur "Les combattants", le film de cinéma précédent de Thomas Cailley, sorti en 2014, ce virage vers le fantastique peut faire l’effet d’une surprise, même si la toute fin de ce film amorçait déjà un virage de ce type. Par contre, il n’y aura pas du tout de surprise pour celles et ceux qui ont suivi la série "Ad Vitam", diffusée durant l’automne 2018 sur Arte, une série d’anticipation créée par … Thomas Cailley. Dans "Le règne animal", le réalisateur et la coscénariste Pauline Munier ont choisi de faire intervenir le fantastique dans nos vies de tous les jours et en restant dans des contrées tout ce qu’il y a de plus hexagonales : Paris, les Landes de Gascogne. Ce film, qui a tendance à se disperser et qui aurait gagné à être raccourci de deux dizaines de minutes, n’a pas la même force que "Les combattants" et on ne peut s’empêcher de ressentir une petite déception à sa vision.
Malgré une certaine photographie l'oeuvre connaît un certain nombre de longueurs. Le scénario est quant à lui absent en montrant uniquement des humains se transformant en animaux et des problèmes familiaux. L'interprétation est assez moyenne en générale. Sans oublier un film qui est en général assez puéril et prévisible.
Après "Les combattants", Thomas Cailley aborde le cinéma fantastique avec bonheur et réussite. Depuis des films comme "Grave" ou "La nuée", de jeunes cinéastes français abordent brillamment ce cinéma dit de genre pour faire passer des messages forts souvent écolos dans leurs films. "Le règne animal" est de cette trempe. Outre un scénario riche et passionnant qui aborde et qui maitrise tant de sujets (la tolérance, l'éducation, l'adolescence…), le film ne manque pas de rythme sur la forme, possède un réel sens du suspense et de la surprise et nous offre en prime de superbes images de la nature landaise (by night notamment). Scénario riche se consacrant sur 2 personnages, un père et son fils, interprétés par Romain Duris qu'on n'avait pas vu aussi saisissant depuis le film d'Audiard et par el jeune Paul Kircher, fascinant de bout en bout.
Petite claque, surtout à l'échelle du cinéma français. Film de genre unique, malgré une écriture parfois téléphonée, le long-métrage propose des visions horrifiques, fantastiques, dramatiques et romanesques passionnantes !
Film un peu copié sur "Grave" de Julia Ducournau, la transformation en oiseaux ou autres animaux, fait sourire. Les personnages mi-homme mi-animaux sont d'une mocheté sans nom, les maquillages et effets spéciaux sont vraiment de mauvaise qualité. Le film se veut être une déclaration d'amour à la nature et à sa beauté mais pourtant ce film est tellement laid!!!! Ce film qui se veut être un film de genre est absolument inintéressant. Retournez voir Julia Ducournau c'est beaucoup mieux!
Film très curieux .... Je suis allée le voir plus parce quel es çritiques étaient très positives plus que par réel intérêt.... Mitigée à l'arrivée ....le thème est intéressant et habituellement plutôt traité dans des séries type Netflix.... Que se passerait il si l'être humain mutait ?....je reste sur ma faim....
Dans une France contemporaine, des êtres humains se transforment en animaux plus ou moins féroces : l’une en caméléon, l’autre en loup ou en aigle. Romain Duris, le père, et Paul Kichner, le fils, sont directement concernés par l’affaire dans la mesure où la mère a muté. Elle a été « soignée » et enfermée. Face au développement du phénomène, la police et l’armée parent au plus pressé. Ces thèmes de la transformation de l’être humain en bête et la réaction de la société face à ce ou ces changements ont déjà été traités avec finesse ou force (La belle et la bête, Elephant man, Dernier train pour Busan, etc.). Ici, ils sont à peine esquissés. On ne sait pas d’où viennent ces mutations, on a pas de points de vue sur la prise en charge de ces évolutions. Le film n’est pas à la hauteur du sujet. Il réserve quelques scènes spectaculaires mais dans l’ensemble on s’y ennuie et les acteurs ne sont pas très bons.
Un assez bon film fantastique français, soigné pour ces effets spéciaux pas trop tape à l'œil. Un casting solide et convaincant,. Reste une petite longueur pour le film dont les "rebondissements" sont convenus, et donc sans surprise. Le film appuie beaucoup la relation père-fils, le coté humain au détriment du contexte fantastique de l'histoire. Ce qui fait du bien aujourd'hui oui la plupart des gros films ne jurent que par une débauche abusive d'effets spéciaux.
Deuxième long-métrage de Thomas Cailley, neuf ans après le remarqué (et remarquable) Les combattants, Le règne animal est une œuvre puissante et ambitieuse, qui assume le mélange entre fantastique, teen movie et comédie. Excellemment rythmé – on ne s’y ennuie pas une seconde, malgré un passage un peu plus lâche vers les 1h40 – Le règne animal nous plonge dans un monde où certains humains subissent une mystérieuse mutation génétique qui les transforme en animaux imaginaires. Faisant ainsi naître de nombreux débats et questionnements sur le statuts et la place à accorder à ces « bestioles », comme certains les appellent. Mais ce film qui n’est pas sans faire penser aux excellents Border (2018, Ali Abbasi) et Teddy (2020, Ludovic & Zoran Boukherma) est d’abord et surtout une œuvre sensible et sensorielle, où sont abordées les questions de la perte d’un être cher, de l’adolescence et du passage dans l’âge adulte, de la relation complexe entre les humains et la nature. Magnifiquement photographié, Le règne animal est porté par de très bon acteurs, Paul Kircher en tête, décidément l’une des jeunes pousses du cinéma français les plus intéressantes à suivre depuis le magnifique Lycéen de Christophe Honoré. Brillant.