Un film séduisant dont on pense à tout moment qu'il va sombrer dans le grotesque et le ridicule et puis on se fait happer par l'histoire avec de très beaux moments presque poétiques. L'antithèse de ce qu'aurait été sur le même thème un film US bourré d'effet spéciaux : il s'agit d'un film artisanal. Bravo
Est-ce que ce film m'a plu ou pas ? Je n'en sais rien mais il m'a surprise et ce n'est pas si souvent que cela m'arrive. C'est un film bizarre, audacieux, impossible à comparer et pour cela je dis bravo. Bravo aussi à Romain Duris de s'aventurer de temps à autre dans ce genre d'Ovni (v. aussi Dans la brume). C'est vraiment un acteur que j'apprécie de plus en plus pour ses choix de films mais aussi pour sa justesse de jeu.
Une étrange mutation transformant les hommes et les femmes en animaux. Une mutation dont on ne saura jamais rien. Mais franchement, on s'en balance. Parce que soit on part du principe que justement, c'est de la science-fiction ou alors, on a une approche plus cartésiene et l'on se dit qu'il s'agit simplement d'une Théorie de l'Évolution inversée. Bon, le coup de l'homme-oiseau, on connaît déjà. Robert Altman, avec poésie et iconoclasme avait traité de ça dans "Brewster McCloud". Quant à l'homme-loup, "Wolfen" et "Wolf" sont passés par là depuis longtemps. En clair, "Le règne animal" n'invente absolument rien. Le problème, c'est que quand on se trouve face à ça, on a la furieuse impression de ce trouver face au film d'un mec qui se croit génial, qui croit avoir inventé la poudre et qui se contente de son auto suffisance. Il n'y a absolument rien à voir. C'est un néant complet qui a le mauvais goût de s'étaler sur deux TRES longues heures. La seule chose que Cailley n'oublie pas, c'est de nous dispenser les petites leçons de morale au goût du jour. Tout est au mieux d'une vacuité qui confine au cosmique et au pire, d'un grotesque rarement vu. Et je ne parle même pas des deux ou trois tentatives d'humour qui tombent à plat, des dialogues d'une incroyable pauvreté, de toutes les créatures sans beauté ou des séquences se voulant émouvantes mais qui sont tellement mises en scène avec les pieds qu'elles prêtent à rire. Et casting niveau zéro. Si le jeune Paul Kircher arrive un peu à surnager, on cherche encore l'utilité de Romain Duris et d'Adèle Exarchopoulos.
Futuriste mais qui donne à réfléchir sur le fait que bien tranquilles ensemble dans une forêt , ces '' nouveaux animaux '' sont persécutés par l'armée = les '' Humains '' . Romain Duris est vraiment en très bon acteur . Ce film fait également penser à '' Maggie'' où Schwarzenegger fait tout pour sauver sa fille devenue une zombie . . .
En 2014 Thomas Cailley signait son premier long-métrage, le sympathique "Les Combattants". Avec "Le règne animal", il franchît incontestablement un cap. À partir d’un sujet très cassa-gueule, le cinéaste remporte haut la main son pari, faisant valoir une remarquable audace. Sans être un chef-d’œuvre, le film demeure incroyablement attachant. Cailley parvient même à tirer de puissantes séquences d’émotion, souvent inattendues. Ode à la tolérance, vibrante évocation de la relation père-fils, il s’agit d’une belle contribution à cette thématique o combien féconde qu’est la métamorphose. Romain Duris s’en sort avec les honneurs. L’un des objets les plus originaux de ces dernières années en France.
Film de science fiction à la française, original et beau, avec un final bouleversant. Un film très métaphorique, sur les mutations de l'adolescence et les enjeux de cohabitation entre l'Homme et la Nature.
On peut saluer l'originalité de l'idée de base, mais le film manque d'une profondeur d'écriture et d'une mise en scène plus que moyenne. Abordant le thème d'une mutation génétique qui transforme certains humains en animaux, aux finale le film ne répond à aucunes des questions que le spectateurs pourrait se poser à ce sujet, l'on suit juste des personnages où ce constat est un fait et voilà...L'énorme problème de rythme assomme le récit, le scénario ne sait pas quoi raconter ni comment , du coup l'on suit d'abord une relation père/fils puis une traque de la mère perdue qui en réalité ne l'est pas avec une enquête policière et une Adèle Exarchopoulos qui ne servent strictement à rien, puis la transformation lente d'un ado saupoudrer d'une amourette de collégien, bref rien de bien palpitant car tout est étiré plus que de raison pour rien et surtout les acteurs/personnages ne procurent aucune empathie. Un engouement critique surprenant pour un résultat assez faible.
Voilà une excellente surprise dans le créneau du cinéma de genre français, qui ne manque pas d’excellentes idées mais souvent de la capacité à les concrétiser à l’écran et à tenir la longueur. Sans que le scénario se sente obligé de s’appesantir sur une quelconque explication, il est question dans ‘le Règne animal’ d’une étrange mutation qui transforme, peu à peu et aléatoirement, ceux qui en sont atteints en animaux, qu’il s’agisse d’un loup, d’un poulpe ou d’un rapace. Et là, directement, on a envie de saluer la réussite de ces “métamorphoses”. Si les ajouts numériques apparaissent parfois perfectibles, leur style exquis compense largement leurs faiblesses : il ne s’agissait de toute évidence pas d’obtenir les mutants les plus photoréalistes possibles mais la direction artistique a réfléchi avec soin aux éléments qu’elle souhaitait mettre en avant, déterminée à sortir des sentiers balisés par la pop-culture et, à défaut d’un réalisme absolu, ces créatures dégagent une étrange poésie, au point qu’on se dit parfois qu’elles doivent plus à Méliès qu’aux équipes de post-production. Le choix d’un contexte français rural pour un propos fantastique semble aujourd’hui arrivé à maturité : il ne suscite plus la même sensation d’exotisme improbable que les premières fois mais reste plus surprenant qu’un quelconque paysage américain. ‘Le règne animal’ s’inscrit cependant dans des thématiques finalement très évidentes : pas la peine de préciser à quoi fait référence l’angoisse de cet ado qui découvre les premières traces visibles de la mutation sur son corps, ni le dilemme du père, partagé entre un réflexe de rejet et la volonté d’accompagner son fils tout au long de l’épreuve. Inutile aussi d’expliciter le parallèle entre les mutants, qui ont formé de petites communautés misérables dans les bois, et les “normaux”, qui éprouvent parfois de la compassion mais sont le plus souvent moqueurs ou hostiles, voire adeptes des solutions les plus radicales. Une autre des caractéristiques positives du ‘Règne animal’, c’est qu’il emprunte des sentiers bien connus mais tient à marquer sa spécificité culturelle dans le traitement qu’il leur réserve : il y a un sentiment de fin du monde qui plane sur ce lieu et ce temps, mais c’est un apocalypse en pente douce, résolument anti-spectaculaire…et la manière dont sont traitées la relations père-fils ou l’amourette naissante et contrariée du futur mutant avec une jeune fille esquive résolument tout pathos.
Pour être honnête, Le Règne Animal m’a laissé un sentiment mitigé. Visuellement, c’est vrai que le film est propre : les créatures sont fascinantes, et l’univers a quelque chose de vraiment poétique, presque envoûtant. Mais à côté de ça… je me suis franchement ennuyé. Les dialogues manquent de profondeur, et parfois on a l’impression que les personnages sont un peu stupide et vide. Ça casse un peu l’immersion. Toujours le "surjeu" a la Francaise... et le vocabulaire de banlieu... ca fatigue.
Le rythme est lent, trop lent à mon goût, et même si l’idée de départ est originale, elle finit par s’essouffler sur la longueur. On sent qu’il y avait une vraie ambition derrière tout ça, mais le résultat manque d’émotion et d’impact. Bref, à part pour le décor et la réalisation qui sont vraiment réussis, je dirais qu’on peut passer son chemin si on cherche quelque chose de plus captivant ou intense. dommage pour la SF Francaise.
Un peu déçue par ce film…je n’ai pas été touchée par le message qu’il est censé faire passer ! Je me suis ennuyée, malgré il faut le reconnaître l’originalité du scénario et le rôle des acteurs qui est plutôt bon. J’ai été déçue par la fin où je m’attendais à un tout autre dénouement…en revanche j’ai apprécié la séquence avec la musique Elle est d’ailleurs de Pierre Bachelet. À voir une fois pour se faire un avis.
Étonnamment assez surpris du film, belle photographie, belle musique et une histoire assez originale pour un film français. On se plongerait presque dans l’univers du film
J'ai personnellement trouvé le début du film raté avec quelques scènes à la limite du grotesque. Du coup j'ai dû m'accrocher pour rester dans l'histoire qui petit à petit m'a pris. Autre chose qui peut paraître surprenant pour un film fantastique, c'est qu'il est très intimiste et terriblement... français. La façon de filmer, de montrer, de jouer, pas de doute on est en France. Finalement l'aspect fantastique est rapidement gommé par le véritable propos du film; ce qui peut être décevant. Reste néanmoins un goût d'inachevé. Comme souvent dans notre cinéma, on nous montre un bout d'histoire presque comme un documentaire et on nous lâche à la fin sans véritable fin.