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19 critiques
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4,0
Publiée le 17 février 2025
Super surprise ! J'avais très peur sur le papier, mais ce film est magnifique, il explore la dualité entre l'animal en nous et la nature humaine. Une manière, pour le réalisateur Thomas Cailley, d'aborder des thèmes tels que la transition vers l'âge adulte ou encore la transmission intergénérationnelle.
Le succès populaire mais surtout critique du Règne animal, multi-récompensé aux Césars, demeure pour moi un mystère absolu. Non, le propos n’est pas original. L’exclusion qu’engendre la différence, l’impossible cohabitation, la brutalité des hommes à l’encontre de ce qu’ils ne comprennent pas, on a déjà vu ça cent fois dans Avatar, Eward aux mains d’argent ou Miss Peregrine du même Tim Burton, toute la saga X-men depuis plus de vingt ans… Les acteurs, mis à part peut-être le jeune Paul Kircher, interprètent de piètres partitions. Adèle Exarchopoulos trouve ici l’un de ses rôles les moins mémorables ; Romain Duris semble quant à lui totalement à coté de ses pompes en père inquiet. Mais le travers le plus préjudiciable de l’œuvre est sans doute d’osciller entre des tonalités qui les annulent toutes. Il y a ça, et le fait d’éluder la dimension politique d’un sujet qui l’est de toute façon. Une demi étoile pour l’audace, une autre pour l’esthétisme de certaines scènes (la partie de chasse effrénée dans les champs de maïs se veut particulièrement réussie) et enfin une étoile, logique, pour la qualité des effets spéciaux. Dommage, car le postulat initial se voulait très prometteur.
Autant le dire tout de suite, j'ai du mal avec les films Français du moment, mais, je me suis laissé tenter par celui-ci, car les critiques étaient relativement bonnes, et qu'il ne faut pas rester sur ces préjugés. Pourtant dès les premières scènes, je me suis vu réconforté dans mon rejet des films français, le quotidien de cet homme et de son fils, un peu lourd, mais, sans trop prêter attention, on continue le visionnage, et petit à petit cela prend un peu plus d'ampleur. Grâce peut-être à ce jeune, en pleine métamorphose, je veux bien sûr parler de l'adolescence, et de ces changements... On est pas dans X-Men, où les mutations transforment des hommes et des femmes en super héros, on est encore une fois, dans la peur de son prochain, la peur de la société d'accepter la différence. Une seule solution, la pourchasser et l'exterminer. Il y a quelques scènes touchantes, qui fonctionnent bien, d'autres un peu moins bien, mais le film suit un fil conducteur et va au bout de son idée. Pour à la fin, avoir la relation entre père et fils qui emporte tout, qui brise les chaines, qui libère les préjugés, et livre une belle part d'humanité. On ne peut pas s'empêcher de penser à l'ile du docteur Moreau, ce film, en est peut-être une relecture éloignée.
Un film séduisant dont on pense à tout moment qu'il va sombrer dans le grotesque et le ridicule et puis on se fait happer par l'histoire avec de très beaux moments presque poétiques. L'antithèse de ce qu'aurait été sur le même thème un film US bourré d'effet spéciaux : il s'agit d'un film artisanal. Bravo
Est-ce que ce film m'a plu ou pas ? Je n'en sais rien mais il m'a surprise et ce n'est pas si souvent que cela m'arrive. C'est un film bizarre, audacieux, impossible à comparer et pour cela je dis bravo. Bravo aussi à Romain Duris de s'aventurer de temps à autre dans ce genre d'Ovni (v. aussi Dans la brume). C'est vraiment un acteur que j'apprécie de plus en plus pour ses choix de films mais aussi pour sa justesse de jeu.
Une étrange mutation transformant les hommes et les femmes en animaux. Une mutation dont on ne saura jamais rien. Mais franchement, on s'en balance. Parce que soit on part du principe que justement, c'est de la science-fiction ou alors, on a une approche plus cartésiene et l'on se dit qu'il s'agit simplement d'une Théorie de l'Évolution inversée. Bon, le coup de l'homme-oiseau, on connaît déjà. Robert Altman, avec poésie et iconoclasme avait traité de ça dans "Brewster McCloud". Quant à l'homme-loup, "Wolfen" et "Wolf" sont passés par là depuis longtemps. En clair, "Le règne animal" n'invente absolument rien. Le problème, c'est que quand on se trouve face à ça, on a la furieuse impression de ce trouver face au film d'un mec qui se croit génial, qui croit avoir inventé la poudre et qui se contente de son auto suffisance. Il n'y a absolument rien à voir. C'est un néant complet qui a le mauvais goût de s'étaler sur deux TRES longues heures. La seule chose que Cailley n'oublie pas, c'est de nous dispenser les petites leçons de morale au goût du jour. Tout est au mieux d'une vacuité qui confine au cosmique et au pire, d'un grotesque rarement vu. Et je ne parle même pas des deux ou trois tentatives d'humour qui tombent à plat, des dialogues d'une incroyable pauvreté, de toutes les créatures sans beauté ou des séquences se voulant émouvantes mais qui sont tellement mises en scène avec les pieds qu'elles prêtent à rire. Et casting niveau zéro. Si le jeune Paul Kircher arrive un peu à surnager, on cherche encore l'utilité de Romain Duris et d'Adèle Exarchopoulos.
Futuriste mais qui donne à réfléchir sur le fait que bien tranquilles ensemble dans une forêt , ces '' nouveaux animaux '' sont persécutés par l'armée = les '' Humains '' . Romain Duris est vraiment en très bon acteur . Ce film fait également penser à '' Maggie'' où Schwarzenegger fait tout pour sauver sa fille devenue une zombie . . .
En 2014 Thomas Cailley signait son premier long-métrage, le sympathique "Les Combattants". Avec "Le règne animal", il franchît incontestablement un cap. À partir d’un sujet très cassa-gueule, le cinéaste remporte haut la main son pari, faisant valoir une remarquable audace. Sans être un chef-d’œuvre, le film demeure incroyablement attachant. Cailley parvient même à tirer de puissantes séquences d’émotion, souvent inattendues. Ode à la tolérance, vibrante évocation de la relation père-fils, il s’agit d’une belle contribution à cette thématique o combien féconde qu’est la métamorphose. Romain Duris s’en sort avec les honneurs. L’un des objets les plus originaux de ces dernières années en France.
Film de science fiction à la française, original et beau, avec un final bouleversant. Un film très métaphorique, sur les mutations de l'adolescence et les enjeux de cohabitation entre l'Homme et la Nature.
On peut saluer l'originalité de l'idée de base, mais le film manque d'une profondeur d'écriture et d'une mise en scène plus que moyenne. Abordant le thème d'une mutation génétique qui transforme certains humains en animaux, aux finale le film ne répond à aucunes des questions que le spectateurs pourrait se poser à ce sujet, l'on suit juste des personnages où ce constat est un fait et voilà...L'énorme problème de rythme assomme le récit, le scénario ne sait pas quoi raconter ni comment , du coup l'on suit d'abord une relation père/fils puis une traque de la mère perdue qui en réalité ne l'est pas avec une enquête policière et une Adèle Exarchopoulos qui ne servent strictement à rien, puis la transformation lente d'un ado saupoudrer d'une amourette de collégien, bref rien de bien palpitant car tout est étiré plus que de raison pour rien et surtout les acteurs/personnages ne procurent aucune empathie. Un engouement critique surprenant pour un résultat assez faible.
Voilà une excellente surprise dans le créneau du cinéma de genre français, qui ne manque pas d’excellentes idées mais souvent de la capacité à les concrétiser à l’écran et à tenir la longueur. Sans que le scénario se sente obligé de s’appesantir sur une quelconque explication, il est question dans ‘le Règne animal’ d’une étrange mutation qui transforme, peu à peu et aléatoirement, ceux qui en sont atteints en animaux, qu’il s’agisse d’un loup, d’un poulpe ou d’un rapace. Et là, directement, on a envie de saluer la réussite de ces “métamorphoses”. Si les ajouts numériques apparaissent parfois perfectibles, leur style exquis compense largement leurs faiblesses : il ne s’agissait de toute évidence pas d’obtenir les mutants les plus photoréalistes possibles mais la direction artistique a réfléchi avec soin aux éléments qu’elle souhaitait mettre en avant, déterminée à sortir des sentiers balisés par la pop-culture et, à défaut d’un réalisme absolu, ces créatures dégagent une étrange poésie, au point qu’on se dit parfois qu’elles doivent plus à Méliès qu’aux équipes de post-production. Le choix d’un contexte français rural pour un propos fantastique semble aujourd’hui arrivé à maturité : il ne suscite plus la même sensation d’exotisme improbable que les premières fois mais reste plus surprenant qu’un quelconque paysage américain. ‘Le règne animal’ s’inscrit cependant dans des thématiques finalement très évidentes : pas la peine de préciser à quoi fait référence l’angoisse de cet ado qui découvre les premières traces visibles de la mutation sur son corps, ni le dilemme du père, partagé entre un réflexe de rejet et la volonté d’accompagner son fils tout au long de l’épreuve. Inutile aussi d’expliciter le parallèle entre les mutants, qui ont formé de petites communautés misérables dans les bois, et les “normaux”, qui éprouvent parfois de la compassion mais sont le plus souvent moqueurs ou hostiles, voire adeptes des solutions les plus radicales. Une autre des caractéristiques positives du ‘Règne animal’, c’est qu’il emprunte des sentiers bien connus mais tient à marquer sa spécificité culturelle dans le traitement qu’il leur réserve : il y a un sentiment de fin du monde qui plane sur ce lieu et ce temps, mais c’est un apocalypse en pente douce, résolument anti-spectaculaire…et la manière dont sont traitées la relations père-fils ou l’amourette naissante et contrariée du futur mutant avec une jeune fille esquive résolument tout pathos.