11276 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
1 536 critiques spectateurs
5
199 critiques
4
499 critiques
3
305 critiques
2
201 critiques
1
156 critiques
0
176 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Nec Pluribus Impar
5 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 11 novembre 2024
Film énorme comme l'on n'en voit plus souvent. Demi Moore est magnifique, il y a un vrai scénario qui prend le temps de se construire. La réalisatrice n'a pas hésité sur le gore, bravo.
Oh wow...mais c'est quoi ce film !? Par où commencer ? Que dire ? Vraiment c'est l'une des séances les plus mémorables et dérangeantes que j'ai pu vivre. Ce film va énormément diviser (il divise déjà) et quand on voit la proposition, on se dit "comment ça aurait pu en être autrement ?". Pour donner un avis rapide, j'ai adoré et j'étais à rien de lui mettre la note maximale. "The Substance" est extrêmement perturbant (c'est important de le savoir), il aurait mérité selon moi d'être interdit aux moins de 16 ans tant ça va loin par moment...Non le film n'est pas uniquement gore (j'ai vu que cette critique ressortait souvent) mais c'est surtout très oppressant de par l'atmosphère malsaine qui règne. On sort de la salle éprouvé mais heureux d'avoir assisté à une telle claque cinématographique. Félicitation à Coralie Fargeat pour cette oeuvre et pour son prix du meilleur scénario au festival de Cannes. Bien que l'histoire soit extrêmement intelligente et maline, ce qui m'a surtout scotché dans ce film est sa mise en scène qui est juste brillante et permet d'accentuer ce sentiment de malaise constant. Difficile de parler de ce film sans évoquer les (très) nombreuses références et clins d'œil en tout genre. Évidemment les deux films auxquels on pense après avoir vu The Substance sont spoiler: The Shinning et la Mouche. Shinning avec bien sûr le long couloir avec une tapisserie rouge ainsi que la vieille dame déformée dans la salle de bain. La Mouche pour l'évolution du personnage principal qui va se transformer peu à peu en monstre. Ce clin d'œil est appuyé à la fin quand le monstre dit "n'ayez pas peur de moi" un peu comme Seth qui devient un monstre malgré lui... Beaucoup d'autres références sont à souligner comme spoiler: Carrie avec la scène de fin. On a aussi un coté Black Mirroresque dans la structure de ce film avec un postulat de base intéressant, un concept innovant et une situation qui va dégénérer peu à peu pour basculer dans une forme d'horreur. La narration visuelle est tout bonnement magique. Certaines scènes embrassent l'esthétique des espaces liminaux (rendu célèbres grâce aux backrooms). Deux scènes m'ont absolument fasciné spoiler: (la première étant le long couloir par lequel Sue et Elisabeth vont passer à de nombreuses reprises. Chaque passage dans ce lieu m'a fait éprouver un profond sentiment de malaise. La seconde et la plus mémorable selon moi, est le moment où l'on va voir Elisabeth en pls dans sa douche avec la caméra qui va s'élever sans ne jamais s'arrêter. La douche va alors apparaitre comme un immense tube accentuant le côté oppressant de la scène. Au passage la salle de bain, entièrement faite de carrelage blanc est angoissante à souhait. Cela rappelle l'esthétique des pool rooms, autre clin d'œil à l'univers des espaces liminaux propres aux backrooms. Un mot sur les actrices et acteurs...juste bluffants. Demi Moore et Margaret Qualley livrent une prestation qui mériterait une nomination aux oscars (je pèse mes mots et j'assume). Dennis Quaid est également excellent dans son rôle terrifiant de riche producteur de télé qui ne pense qu'au profit et qui sera un élément important dans les messages que la réalisatrice veut nous transmettre. Le travail autour du son est à l'image de la mise en scène: remarquable. Les messages justement. On évoque la sexualisation des femmes dans ce genre d'industrie, la substance est une critique de la chirurgie esthétique et s'apparente à un poison. La symbolique de certaines scènes est assez glaçante spoiler: (quand Harvey mange des crevettes de façon très sale, métaphore de ces jeunes femmes sexualisées qui sont mangées par des vieux riches de ce milieu)
Alors pourquoi j'accorde "seulement" 4.5/5 et non la note maximale malgré tout le bien que j'en dis ? Cela se résume en 5 mots : la dernière partie du film. Considéré comme le clou du spectacle pour beaucoup, j'avoue que c'est la partie qui m'a le moins plu et qui m'a aussi un peu perdu. Toute la force du film réside dans ses messages et son atmosphère malsaine mais je n'ai pas (complétement) retrouvé cela lors du final. En effet, lors des trente dernières minutes, The Substance va prendre un virage sanglant et basculer dans l'horreur graphique d'une façon pas toujours subtile. spoiler: (je pense au moment où Sue va tuer Elisabeth. La scène, en plus d'être très sanglante et violente, s'étire pour pas grand chose et je dois dire que j'ai pas très bien saisi l'intérêt. Bien que je comprenne l'idée, j'ai pas trouvé ça aussi subtile que ce qui a été établi jusqu'à ce moment)
Autre léger problème, The Substance manque un poil de développement et d'explications à propos de l'origine de cette substance. spoiler: Qui est derrière tout cela ? Comment un tel projet a pu être financé alors qu'aucun paiement n'est demandé ? Beaucoup de questions sans réponse et c'est assez frustrant (même si j'ai conscience que ce n'est pas le propos principal du film)
Pour conclure, j'ai donc passé une véritable expérience de cinéma. L'histoire est captivante en plus d'être originale, la mise en scène est brillante et les actrices sont formidables. Il faut quand même être préparé pour ce film car la séance est assez éprouvante. On peut relever quelques petits défauts (notamment vers la fin) mais hormis cela, c'est presque un sans faute. Je ne dirais pas que j'ai hâte de le revoir car il faut le digérer (à tous les sens du terme) mais si la bande annonce vous a intriguée, foncez ! Sur ce, je vais manger une cuisse de poulet...quoique...
Honnêtement, un film qui n'est pas dédié à tout le monde. Âmes sensibles, s'abstenir de le regarder. Les actrices jouent merveilleusement bien, les cadrages, éclairages, ambiance... tout y est et c'est du travail minutieux. Par contre, en ce qui concerne les scènes d'hémoglobine et de gore, il y en a trop. Beaucoup trop et il n'était pas n'nécessaire d'en mettre autant. Ca en devient lassant et on s'ennuie à force. Je n'ai jamais compris les âges attribués aux films de la Commission de classification des œuvres cinématographiques. Ce film est pour moi interdit aux moins de 16 ans et pas -12 comme indiqué. Il ne faut pas s'étonner qu'il y a autant d'agressivité et de violence chez les jeunes. C'est d'ailleurs la même chose pour les livres. Il faut revoir tout depuis le début, à zéro. On est tous barbares ou quoi ? Ce film à des scènes surtout vers la fin qui sont à limite du supportable. Voir sensation de nausées pour certain(es). Bref en conclusion, scénario original, les actrices jouent très bien et Dennis Quaid au top avec son visage rempli de folie. Quand au reste : inutile et ultra gore qui pour moi est totalement à supprimer.
Vu en avant-première et c’est une petite pépite hors du commun du cinéma de genre, du body horror, du féminisme, du scénario, du sound design, du jeu d’actrices/acteurs, et de l’excès.
Une expérience à tous les niveaux et une expérience qui ne s’oublie pas ! (Et non je n’exagère pas… )
Une véritable tromperie. Scénario récompensé à Cannes ?! Ils se sont trompés de script ! Beaux effets spéciaux me rappelant les contes de la crypte des années 80. Et puis 2h20 !!! 20mn serait largement suffisant.
Film gore sanglant et malsain au scenario éculé insupportable du début à la fin. Ce film emprunte les références à différents films (Elephant Man, Grave, Shnining.. et aux différents films de Cronenberg) sans y mettre une quelconque originalité. A fuir.
Un thriller engagé et fort, porté par des actrices parfaites dans leur rôles. La mise en scène est impeccable et percutante. la critique est cinglante et mérite le coup d'œil.
"The Substance" qui a fait sensation lors du dernier festival de Cannes (prix du scénario), est un film horrifique dramatique envoutant. En effet, la réalisatrice Coralie Fargeat livre aux spectateurs une histoire cruelle, trash, gore et féministe sur le culte de la beauté dans notre société dominée essentiellement par les hommes. J'ai vraiment été impressionné par certaines séquences faisant référence à de nombreux films d'horreurs, avec Margaret Qualley juste dans son rôle face à la grande Demi Moore (nomination aux oscars espérée), dans l'un des gros chocs de cette année.
Digne heritier de la mouche, the substance est une vraie reussite. Le concept est intelligent et fait questionner. Humour bien utilisé, le film se prend pas au serieux et c est sa force. Belle réalisation, bonne bande son, un immanquable.
Enorme envie de retrouver Demi Moore, la soixantaine passée...toujours iconique. Elle a souhaité sortir de se zone de confort, et elle le fait ici magistralement. J'ai adoré le scénario un peu osé, fantastique, mais les progrès de la science aidant... Pour être exact jusqu'au dernier quart d'heure, inutilement gore, et qui disqualifie toute l'ambition du film à mes yeux. Demi Moore et Margaret Qualley ( sa moitié, et moitié de son age ! ) forment un duo exceptionnel et intense. Beaucoup de plaisir à admirer leur personnages et l'évolution psychologique de chacun d'eux ! Pour une réalisation française de Coralie Fargeat, hormis la remarque du final, c'est de la belle ouvrage : une photographie impeccable, un souci des détails épatant. Fascinant au même titre que certains monuments du genre...avec de superbes effets spéciaux. Dommage, à deux doigts d'aller plus loin dans ma note.... !!**
Avec Revenge, Coralie Fargeat avait signé un premier film bien fait et trash (à mille lieux des Fées cloches, une série de sketchs comiques destinée aux enfants avec laquelle elle avait débuté) mais qui ne faisait pas spécialement preuve d’une grande originalité dans le domaine du rape and revenge. En signant The Substance, la réalisatrice passe nettement au stade supérieur. En effet, le film possède une idée de départ extrêmement originale et de véritables idées de mise en scène sur chaque plan. Coralie Fargeat ne craint jamais de choquer le spectateur et fait preuve d’une radicalité totale dans sa direction d’acteurs, son propos et ses images. En effet, elle pousse à fond la caricature de ses personnages (notamment celui incarné par Dennis Quaid) car elle ne joue pas dans le domaine du réalisme mais dans celui de la fable trash et barrée qui n’hésite pas à citer les cinéastes qu’elle admirespoiler: (la moquette du studio de télévision renvoie clairement au Shining de Stanley Kubrick quand la musique de Sueurs froides d’Alfred Hitchcock n’est pas carrément réutilisée) . De même, elle n’hésite à aucun moment d’aller dans le body horror de plus en plus poussé (on pense inévitablement à la première période de David Cronenberg) pour virer carrément au gore le plus total dans un final (où l’aspect volontairement comique et grotesque sert de soupape au le sentiment de malaise pour le spectateur). Il serait tout de même injuste d’attribuer la réussite de cette allégorie sur la recherche éternelle de la beauté et sur la chirurgie esthétique à Coralie Fargeat en oubliant de citer Demi Moore. En effet, si on peut apprécier la performance de Margaret Qualley, c’est l’actrice de Ghost qui illumine complètement l’écran. N’ayant pas peur de jouer sur son côté vieillissant (même si étrangement son personnage a une dizaine d’années de moins qu’elle en réalité) en allant jusqu’à la nudité la plus totale (chose dont elle n’était pas du tout une spécialiste dans ses jeunes années, malgré ses prestations dans Proposition indécente, Harcèlement ou surtout Striptease), elle trouve peut-être ici la plus grande performance de sa carrière. Ainsi, malgré certains points de scénario pas obligatoirement clairsspoiler: (Elisabeth et Sue sont censées être la même personne mais ne partagent pas les mêmes souvenirs et deviennent même des rivales complètes) alors que c’est le Prix du scénario qu’elle a obtenu au Festival de Cannes et non pas d’autres plus adaptés (vu son travail purement cinématographique, la Palme d’or par exemple aurait sûrement été plus justifiée pour ce film que pour Anora !), The Substance est une œuvre totalement originale qui risque de complètement déstabiliser et écœurer une partie non négligeable des spectateurs mais qui va pouvoir emporter complètement un public adepte d’un cinéma plus dingue.