Il m’a fallu du temps pour rentrer dans ce film où le fond a du bon sens, mais la forme beaucoup moins, s’en parler de certains acteurs où les dialogues sont souvent inaudibles. Très mitigé même si le scénario avait de l’idée.
Une pepite , on en sort bouleversé par la justesse des sentiments et par une interprétation qui frôle la perfection, on revisite la notion de désir, de liberté et de rapports convenus.. Bravo à toute l’équipe c’est un bain de fraîcheur dans le cinéma français.
Construit à partir des improvisations de sa troupe d’acteurs amateurs, Les filles désir se nourrit de spontanéité et de réalisme social dans une chronique estivale, au nord de Marseille. spoiler: On souhaiterait aimer davantage ce récit qui ne surprend vraiment que quand il passe du regard masculin au féminin, pour un dénouement synonyme d'émancipation. Si l'image, lumineuse, est parfaitement agréable dans cette première œuvre de Prïncia Carn, dont la connaissance de l'environnement est tangible, l'on constate, en revanche, que les dialogues sont assez souvent peu compréhensibles, à grands coups de "frérot", même si le sens général est facile à capter. Il y a tout de même un air de "déjà vu" dans Les filles désir, sentiment heureusement atténué par le changement de perspective, qui vient un peu tard. Que dire de l'interprétation ? Elle n'a rien d'exceptionnel et se révèle inégale, hormis pour les principaux rôles, deux féminins et un masculin, en place, eux, sans fausse note majeure. Maintenant, le film ne se détache pas vraiment de ces récits d'apprentissage en bande, même si on n'est pas obligé de penser à Kechiche, dont la vision est certes bien différente et, à certain égards, contestable, mais dont le talent cinématographique du réalisateur est difficilement atteignable.
Il faut avant tout comprendre que ce film est plus qu'un film ! C'est un projet culturel de longue haleine avec des jeunes qui ont tous participé à cette aventure. Leur langage peut heurté au début, mais finalement on s'aperçoit qu'il est vrai et bien construit grâce à un travail de scénariste pertinent et une réalisatrice au regard fin et tres aiguisé. Ça va crescendo et tout en couleur, ça m'a réconcilier avec l'image de Marseille souvent trop sombre. La fin et le travail lumière est magnifique. Bravo à l'équipe
Les acteurs illuminent l'écran par leur jeu spontané et frais. Carmen Ousman et son amie dont des personnages très attachant. Bravo à toute l'équipe
Les Filles désir est un film qui nous invite à une réflexion intime sur les désirs humains, les rapports entre les sexes, et la quête de soi. C'est un film paradoxal, il ya de la douceur et en même temps des liens et relations qui se bousculent dans un environnement difficile. À travers une mise en scène sensible, une direction d'acteurs impressionnante, et une bande sonore marquante, Prïncia Car et Léna Mardi livrent un premier film audacieux et profondément humain. Il explore les fragilités et les contradictions de la jeunesse avec une justesse rare.
On désir plus de film comme celui-ci. Il est tellement spontané, tellement sublime, la manière dont la mise en scène magnifie ses deux femmes, ses deux vies qui sont en train de s’émanciper après avoir pris conscience qu’elles avaient le droit. Les personnages masculins, tout en réalité, sont tellement attachants et parfois décevants. Merci pour ce film, plein de vie, de couleurs et de vent frais d’un cinéma qui nous parle et nous aime. Merci pour Elles, merci de nous montrer tout ça.
Film estival sur l'attirance et l'engagement dans les relations amoureuses dans un groupe mixte de 17-18 ans à Marseille. Entre les copains qui se charrient sur leurs soi-disant performances sexuelles, la propagation de rumeurs sexuelles, celui qui veut se marier sans toucher sa future femme et le retour de la femme fatale au village qui excite tout le monde, on ne s'ennuie pas. Intéressant. On passe un bon moment. Parfait pour une soirée d'été.
D'abord agacé par ces scènes collectives trop vues d'une jeunesse des cités bruyante, bavarde et agitée.
Puis intrigué par la finesse avec laquelle se nouent petit à petit les liens entre les différents personnages, notamment avec cet angle original du personnage masculin macho protecteur et bienveillant.
Enfin emporté par la justesse de ce que le film raconte sur le déterminisme social, sur les difficultés rencontrées pour dépasser les stéréotypes les plus archaïques sur les rapports hommes-femmes chez les jeunes des quartiers populaires.
Le film interroge en effet avec beaucoup de pertinence les difficultés pour une jeune femme à se construire tout en échappant aux clichés de la femme légère ou soumise. La caméra glisse, doucement du regard des garçons vers celui des filles, les trajectoires personnelles des deux personnages féminins offrant un contrepoint puissant aux regards masculins.
En effet, grâce à un déplacement de point de vue subtil mais décisif, le titre prend soudain tout son sens : Les Filles désir, ce ne sont pas les objets du désir. Ce sont celles qui désirent, qui décident, qui refusent de se laisser enfermer dans des cases.
Les jeunes acteurs, qui font pour la plupart leurs premiers pas à l'écran ici, sont épatants. Le film est le fruit d’un travail au long cours : huit ans d’ateliers d’écriture avec des jeunes de Marseille, encadrés par la réalisatrice. Leur fougue et leur naturel rappelle celle d'une jeunesse déjà mise en lumière à l'écran dans d'autres films comme Mektoub my Love, Sheherazade ou Corniche Kennedy.
Présenté à la Quinzaine des cinéastes à Cannes, ce premier long métrage vibrant impressionne par son authenticité, son énergie et sa précision. Le film n'est pas parfait mais Prïncia Car réussit à émouvoir en mêlant énergie brute, engagement social et regard féministe, tout en bousculant les stéréotypes sur les rapports de genre.
Comédie sans filtre qui nous fait entrer dans le vif du sujet sans fioritures.... Réalisée par Prïncia Car et avec des jeunes presque tous non professionnels, et si vrais. Les scènes aux décors locaux hyper basiques, permettent de concentrer les scènes sur les dialogues propres aux ados, et leurs comportements. Dans une cité Marseillaise ordinaire, la caméra témoigne des échanges parfois crus, entre ces jeunes où les débordements peuvent très vite les faire basculer hors des clous...... mais "quels clous" quand la présence adulte fait défaut ainsi que les moyens économiques. Admirablement interprétés, les rôles de Yasmine et Carmen crèvent l' écran et apportent la couleur et la vie dans un univers presque déjà éteint. Pas seulement, elles montrent le chemin de l" affirmation féminine, un peu caricatural, certes, face à un monde sexiste, intolérable et toxique. L' appréciation doit tenir compte des moyens et des non-acteurs, qui sont tous formidables, particulièrement les tris principaux, qui passent haut la main l' exercice. Leur avenir semble assuré. Bravo...)!!**
Marseille, l’été dans les quartiers populaires. Deux jeunes filles découvrent la sororité entourées de garçons naturellement toxiques qui classent les femmes en deux catégories : celles avec lesquelles on couche et celle que l’on marie. Un film solaire avec des acteurs naturels et épatants qui affronte de face sans angélisme ni outrance une problématique contemporaine. Et qui laisse entrevoir sereinement un changement souhaitable dans les rapports de force.
Un film avec une belle image, une superbe lumière qui produit un effet de douceur qui rappelle Moonlight de Barry Jenkins. Les acteurs sont très jeunes mais a méthode très originale de la réalisatrice mêlant coecriture, improvisation avec son équipe sur des années produit un résultat bluffant. Le film etudie le désir chez des jeunes marseillais, et on y crois. Et on a droit à un bel instant de cinéma.
Les dix dernières minutes de complicité entre les deux excellentes actrices sont très belles. En revanche, j'ai trouvé le reste du film pénible. Les garcons sont pathétiques et pitoyables de bêtise, de sexisme et de misogynie. Le scénario est mince et les dialogues à moitié compréhensibles ( désolé frère). ou alors est-ce un document éthnographique ou sociologique sur la jeunesse des banlieues marseillaises, pas vraiment rassurant ? En tout cas, ce film n'était pas pour moi.