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Martial Bonkoungou
12 abonnés
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3,5
Publiée le 23 juillet 2025
Les filles désir. Désir étouffait par un discours. Discours patriarcal et mysogune quotidien. Quotidien oppressant dans laquelle hommes et femmes s'enferment. Enfermement dont on se sort que par l'acceptation et l'affirmation de son désir. Les filles désirent
Quel dommage, d’une belle inspiration qui rappelle les éclats de Kechiche, une traversée empêtrée de la jeunesse marseillaise pour nous raconter le drame de la scission entre la maman et la putain dans le cœur des hommes… qui ne s’attendent pas à ce que ça puisse marcher autrement. Un chemin se dessine dans la dernière ligne droite, mais que c’est lourd et l’interprétation masculine laisse clairement à désirer.
D'abord agacé par ces scènes collectives trop vues d'une jeunesse des cités bruyante, bavarde et agitée.
Puis intrigué par la finesse avec laquelle se nouent petit à petit les liens entre les différents personnages, notamment avec cet angle original du personnage masculin macho protecteur et bienveillant.
Enfin emporté par la justesse de ce que le film raconte sur le déterminisme social, sur les difficultés rencontrées pour dépasser les stéréotypes les plus archaïques sur les rapports hommes-femmes chez les jeunes des quartiers populaires.
Le film interroge en effet avec beaucoup de pertinence les difficultés pour une jeune femme à se construire tout en échappant aux clichés de la femme légère ou soumise. La caméra glisse, doucement du regard des garçons vers celui des filles, les trajectoires personnelles des deux personnages féminins offrant un contrepoint puissant aux regards masculins.
En effet, grâce à un déplacement de point de vue subtil mais décisif, le titre prend soudain tout son sens : Les Filles désir, ce ne sont pas les objets du désir. Ce sont celles qui désirent, qui décident, qui refusent de se laisser enfermer dans des cases.
Les jeunes acteurs, qui font pour la plupart leurs premiers pas à l'écran ici, sont épatants. Le film est le fruit d’un travail au long cours : huit ans d’ateliers d’écriture avec des jeunes de Marseille, encadrés par la réalisatrice. Leur fougue et leur naturel rappelle celle d'une jeunesse déjà mise en lumière à l'écran dans d'autres films comme Mektoub my Love, Sheherazade ou Corniche Kennedy.
Présenté à la Quinzaine des cinéastes à Cannes, ce premier long métrage vibrant impressionne par son authenticité, son énergie et sa précision. Le film n'est pas parfait mais Prïncia Car réussit à émouvoir en mêlant énergie brute, engagement social et regard féministe, tout en bousculant les stéréotypes sur les rapports de genre.
Un film avec une belle image, une superbe lumière qui produit un effet de douceur qui rappelle Moonlight de Barry Jenkins. Les acteurs sont très jeunes mais a méthode très originale de la réalisatrice mêlant coecriture, improvisation avec son équipe sur des années produit un résultat bluffant. Le film etudie le désir chez des jeunes marseillais, et on y crois. Et on a droit à un bel instant de cinéma.
Objet : Les filles désir (2025) Durée du traitement : 1h33 min, ressenti comme un aller-retour à Marseille. Effets secondaires : envie de plonger dans la mer et d’aller dans la ville qui apparaît sur le prochain panneau que je vois. Symptômes dominants : testostérone nostalgique, confusion entre désir et domination, illusions sentimentales vintage. Moment critique : quand la musique Les Filles désir s’est lancée, je l’attendais depuis le début du film. Diagnostic : film féministe en utilisant le point de vue des hommes. Prescription : à regarder dès maintenant pour comprendre et recarder (gentiment) les prochains à table.
Un premier long-métrage profondément humain qui capte avec justesse ce que vivent les filles aujourd'hui. Un film touchant mais juste dans le regard porté à la jeunesse. Sensible et vrai. Cela fait du bien de voir cela au cinéma. Marseille, ses quartiers, sa mer et sa lumière bien filmés rajoutent de l'authenticité.
Une proposition originale, une troupe de jeunes comédiens inconnus, avec beaucoup de fraicheur et d'authenticité dans leur jeu. Un sujet plutôt classique, mais traité de manière frontale et échappant aux clichés. En conservant une forme de tendresse pour tous les personnages, les filles désir met le doigt sur l'incohérence et l'hypocrisie des discours des hommes qui enferment les femmes dans des rôles stéréotypés qui finiront un jour ou l'autre par se retourner contre elles et les entraver (illustration du paradoxe décrit dans Barbie). Le film opère un changement de point de vue lumineux dans sa dernière partie, montrant quespoiler: seule l'union et la sororité peuvent offrir une porte de sortie .
C est un bon film d un milieu inconnu avec des sentiments en demi teinte ou les hommes sont rigides et les femmes soumises ou prostituees Belle fin que je ne spoilerai pas Bravo
Le dispositif aurait pu paraître agaçant et démagogique dans sa description naturaliste d'une jeunesse marseillaise avec acteurs non professionnels. Mais la réalisatrice qui a soigné le scénario parvient à trouver le ton juste et contourner les clichés. Un premier long métrage attachant.
J’ai adoré ce film. Il offre une vision de Marseille bien différente de celle à laquelle le cinéma nous a trop souvent habitués. Ici, pas de clichés sur la violence ou la drogue : on découvre une ville lumineuse, vivante, magnifiée par des plans superbes qui en révèlent toute la beauté.
Mais au-delà du décor, c’est surtout le sujet du film qui m’a touché : celui de l’émancipation féminine, et plus particulièrement de la place d’une femme dans un groupe d’hommes. Le personnage de Yasmine, au cœur de cette histoire, se dévoile peu à peu, avec beaucoup de justesse et de sensibilité. Son évolution est subtile, naturelle, et profondément émouvante.
Le jeu des acteurs est également à saluer : tous livrent des performances remarquables, d’autant plus impressionnantes qu’il s’agit de leur premier film. Il se dégage une sincérité, une énergie brute, qui rendent chaque scène profondément authentique.
Un immense bravo à la réalisatrice Princia Car, qui signe ici un premier film fort, juste et plein d’humanité. Une belle réussite.
Comédie sans filtre qui nous fait entrer dans le vif du sujet sans fioritures.... Réalisée par Prïncia Car et avec des jeunes presque tous non professionnels, et si vrais. Les scènes aux décors locaux hyper basiques, permettent de concentrer les scènes sur les dialogues propres aux ados, et leurs comportements. Dans une cité Marseillaise ordinaire, la caméra témoigne des échanges parfois crus, entre ces jeunes où les débordements peuvent très vite les faire basculer hors des clous...... mais "quels clous" quand la présence adulte fait défaut ainsi que les moyens économiques. Admirablement interprétés, les rôles de Yasmine et Carmen crèvent l' écran et apportent la couleur et la vie dans un univers presque déjà éteint. Pas seulement, elles montrent le chemin de l" affirmation féminine, un peu caricatural, certes, face à un monde sexiste, intolérable et toxique. L' appréciation doit tenir compte des moyens et des non-acteurs, qui sont tous formidables, particulièrement les tris principaux, qui passent haut la main l' exercice. Leur avenir semble assuré. Bravo...)!!**
Il m’a fallu du temps pour rentrer dans ce film où le fond a du bon sens, mais la forme beaucoup moins, s’en parler de certains acteurs où les dialogues sont souvent inaudibles. Très mitigé même si le scénario avait de l’idée.