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bendelette
34 abonnés
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4,5
Publiée le 5 juillet 2024
Une filature qui tient en haleine du début à la fin du film.Une fenêtre ouverte sur les horreurs subies par les prisonniers d'un centre de détention syrien et la poursuite des bourreaux par un groupe de syriens en Europe.Un film comme on en voit peu .
Le sujet était intéressant pour un film d'espionnage... mais c'était lent, limite ennuyeux. Les acteurs pas très expressifs surtout pour le personnage principal.
Adam Bessa est un acteur absolument fabuleux. Il faut vraiment que le monde du cinéma se penche sur lui. Un film éprouvant pour les sentiments et une bande son extrêmement importante. Le film ne nous lâche pas après la sortie de la salle.
C'est un film de filatures, un nouveau genre... Notre filateur principal, Hamid (ou Bechir, ou Hassan ou Mohammed,...) ressemblant à Tahar RAHIM, est discret, tenace, guidé par ses démons du passé en Syrie... Il est en mission mais on ne le saura que plus tard. La traque est lente, longue, alimentée par des témoignages audio aux détails terribles. Un long échange improvisé à table dans un bistrot strasbourgeois, sera un moment fort : Harfaz est peut-être un tortionnaire mais il le cache bien et le suspense est total jusqu'à la fin pour connaître le verdict sur son hypothétique culpabilité. Passionnant!
Très intéressant premier long-métrage de fiction de Jonathan Millet , tourné en parti à Strasbourg , qui réalise là un thriller d’espionnage sensoriel et saisissant qui rentre de plein fouet dans l'histoire récente de la guerre en Syrie ! A travers un climat de suspense et de paranoïa l'acteur Franco-Tunisien Adam Bessa est là magnétique dans son rôle !
Ce film inspiré de faits réels est passionnant ! Des anciens bourreaux du régime syrien sont cachés sous de fausses identités en Europe. Comment les retrouver, à quoi ressemblent-ils d’ailleurs ?
Une première scène d’anthologie relate un crime de guerre au milieu du désert. Elle donne le fondement de ce qui va suivre. Le scénario prend alors la forme d’un thriller d’espionnage tendu avec une mise en scène sobre qui fait sa force : sans artifice, la narration ne dévie pas de son sujet, c’est une quête de vérité difficile. Nous épousons le regard d’Hamid, habité par un passé douloureux et le besoin de justice, soutenu par une organisation clandestine. Nous le suivons dans sa traque à la recherche des indices qui permettront d’identifier son bourreau. Sa colère et sa peur nous touchent.
Un film maitrisé de bout en bout, joué par des acteurs formidables : sans les sempiternels effets spéciaux propres aux films d'espionnage, le film nous tient en haleine... Pas de flash back pour évoquer les tortures subies dans les geôles syriennes, uniquement quelques témoignages, pas de super héros, mais un personnage principal cassé, alourdi par les souffrances, le réalisateur a parfaitement renouvelé le genre. C'est une réussite...
Un membre d'un groupe de syriens qui traquent des tortionnaires du régime cachés sous le statut de réfugié en Europe, tente d'identifier un d'entre eux qui vit en Allemagne.
Le scénario trouve des points de convergence thématique avec " la jeune fille et la mort" (1989) de Roman Polanski, " la boîte à musique" (1994) de Costa Gavras et " incendies" (2011) de Denys Villeneuve ".
La vengeance peut elle guérir du trauma ? c'est la question ( selon moi) première que pose " les fantômes " film français dont la plupart des scènes sont parlées en arabe.
Au plan formel " les fantômes " présente une première demi-heure réussie, mais tourne trop vite en rond en raison d'un scénario qui manque trop d'inventivité une fois exposé le principe de départ.
La scène de confrontation ( point d'orgue de " les fantômes" ) n'est de surcroît pas très réussie.
Ceci dit, le titre mérite le coup d'oeil, mais comporte trop de défauts pour accéder au rang des films de référence sur le sujet ( de mon point de vue).
Les trois opus précités me semblent d'un standard bien supérieur. Quant au statut de "Thriller de l'année " que j' ai pu lire dans la presse, c'est très exagéré.
Passionnant comme un bon thriller d'espionnage, doté de qualités de mise en scène et d'un humanisme indéniable, ce long métrage est indiscutablement à voir.
Très beau premier film, tout en tension, une histoire incroyable et pourtant basée sur la réalité, quel plaisir de découvrir les vies parallèles, les histoires des gens qu'on côtoie au quotidien. Le comédien principal est bouleversant, mais les rôles qui l'accompagnent le sont tout autant, j'ai été très troublé par ces personnages féminins, interprétés avec beaucoup de justesse par des comédiennes que je ne connaissais pas.
Hamid (Adam Besa, révélé dans "Les Bienheureux" et "Harka") est un rescapé des prisons syriennes. Exilé à Strasbourg, il traque, pour le compte d’une mystérieuse organisation secrète, son ancien bourreau (Tawfeek Barhom, jeune étudiant en plein conflit de loyauté dans "La Conspiration du Caire").
Les Fantômes est un thriller. Il est construit autour de deux séries d’interrogations. La première est en partie éventée par le résumé que je viens d’en faire : qui est Hamid, pour quelle organisation travaille-t-il, qui cherche-t-il ? La seconde restera entière jusqu’à la fin du film : Harfaz est-il bien le criminel que Hamid recherche ?
"Les Fantômes" respecte tous les codes du film d’espionnage : un héros mystérieux lesté d’un lourd passé et entouré de quelques faire-valoir féminins, une mission périlleuse… Sa musique est particulièrement envoûtante. Mais "Les Fantômes" souffre d’un budget trop réduit et surtout d’un scénario trop pauvre. Il ne ménage pas son lot de rebondissements qu’on est en droit d’attendre de ce genre de films. Si bien qu’après un début très réussi, qui campe les personnages et la situation, on en vient vite à s’ennuyer.
Notre déception est d’autant plus grande qu’on escomptait beaucoup de ce film tendu inspiré d’une actualité géopolitique si prégnante. Sur la Syrie et ses fantômes, on préfèrera largement "Les Âmes perdues".