Derniers Avis : La Passion de Dodin Bouffant - Page 15
La Passion de Dodin Bouffant
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ienma
5 critiques
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5,0
Publiée le 11 novembre 2023
Bravo Bravo Bravo Pour cet hymne à notre beau pays : la FRANCE. À sa gastronomie,et son savoir faire culinaire . Parfums, odeurs, saveurs transpirent par l'écran tout est là pour mettre en émoi nos papilles gustatives. Écoutez les réactions du public dans la salle, vous comprendrez aisément ce que le réalisateur a voulu faire passer. Cuisiner est un acte d'amour ! Les décors la lumière sont magnifiques. Et les acteurs......retiennent la caméra sur eux avec douceur, application, sensualité , comme sur les mets qu'ils préparent. J'aime absolument ce film et en route pour un oscar....
Film esthétiquement très beau, de superbes plans et séquences de cuisine, trop peut être ... au détriment d'une histoire entre les deux personnages principaux soporifique et obscure. A la sortie du film, une question se pose: mais quelle était, au final, l'histoire du film ? Dommage
Si vous aimez voir des gens faire la cuisine, déguster des mets savoureux et se délecter de bons vins, ce film est fait pour vous : la grande majorité du film ne montre que cela ! Le reste n'est qu'un badinage amoureux entre Dodin Bouffant, un gourmet épicurien maître des arts culinaires, et sa géniale cuisinière Eugénie, vivant avec lui dans son domaine. Certes, la réalisation est élégante et les scènes de confection des plats impressionnantes de précision, mais les 2h14 à passer dans les sauces, les cuissons, les beurres, les casseroles, les poissons, les volailles, les légumes et j'en passe, nous plongent plutôt dans une sorte de documentaire gastronomique que dans une romance passionnelle et ce, malgré 2 comédiens assez convaincants (Benoît Magimel / Juliette Binoche) ! C'est un comble ici, mais je reste totalement sur ma faim ! Site CINEMADOURG.free.fr
De la poésie à table et un plaisir pour les yeux, J'ai vraiment beaucoup aimé ce film et me suis laissé absorber par les couleurs, les décors, les odeurs et l'envie de goûter. Je vous le recommande après un repas suffisamment copieux pour vous protéger de la faim que risque de provoquer une farandole de plat qui absorberont votre regard.
J'ai beau aimé les 2 personnages principaux, énormes acteurs confirmés, la bonne cuisine, avec de merveilleux produits et leur mise en valeur, couleur, saveur, présentation, dressage, des décors reposants, cette romance historique de plus de deux heures , finit par trainer en longueur, par répétions inutiles de scènes bien filmées, avec de jolies couleurs, de belles vaisselles et tout le nécessaire en cuisine, c'est long, long, long. Etait ce nécessaire ? Tellement dommage pour ces deux magnifiques acteurs, s'étant si bien trouvés....au talent certain. Eugénie ( Juliette Binoche ) toujours dans la douceur, la retenue, la dévotion à Dodin Bouffant est troublante, tandis que Benoit Magimel se révèle un poil prétentieux , même si la séduction fait son oeuvre dans un savant mélange d'érotisme gustatif et de romance décalée. Un tantinet vieillot et surfait....!!**
Le feu crépite, les casseroles s’ouvrent et se referment, les couteaux tranchent, les cuillères plongent dans les sauces qui se déversent aussitôt au fond du palais, femmes et homme ne disent mot, cette chorégraphie ils la connaissent par cœur. La magistrale première scène donne le ton, une clé de Sole pochée ici, ce film va nous donner faim et nous rappeler comment la nourriture est essentielle à la beauté du monde. Si votre régime alimentaire n’est qu’une suite d’interdits passez votre chemin ce film s’adresse avant tout aux épicuriens, aux amoureux des plaisirs du palais à tout ceux qui savent apprécier les farandoles de saveurs, les accords mets et vins, et qui n'hésitent pas à s'abandonner aux émotions qui en découlent.
En dehors de la polémique sur les Oscars ( mais je crois que c’est perdu ) ce film est étrangement en dehors du propos qu’il veut tenir sur la confection d’une table de gastronome. A travers l’amour que se portent un cuisinier réputé et sa fidèle compagne et assistante depuis vingt ans, Tran Anh Hung repasse les plats, assez platement, sans discontinuer, l’œil rivé au bouillon de légumes arrosant une viande rouge à souhait. Des amis dégustent ces mets plus délicieux, les uns que les autres, et puis retour aux cuisines. Là où une jeune fille apprend à son tour les secrets du maître-queue. Une relation bien sympathique qui ne fait pas plus frissonner un scénario aux dialogues douteux. Sur lesquels s’emmêlent très gentiment Benoît Magimel et Juliette Binoche. Je les ai connus plus inspirés.
Je comprend mieux pourquoi il a été sélectionné pour représenter la France aux Oscars cette année , c'était un très beau film à la fois visuellement et émotionnellement. Un film qui rend un très bel hommage à la gastronomie française ! Une très belle performance de Benoît Magimel.
J'ai lu le livre de Marcel Rouf, il y'a plusieurs années, et j'avais adoré et j'ai eu le même plaisir à le voir au cinéma , le film dégage quelque chose de rare au cinéma , l'odeur !
Le film débute dans la cuisine, aux fourneaux comme sur la table avec une première partie qui dure pas loin de 45mn dans un dîner haut de gamme. Une partie intéressante, aussi gourmande sur le fond qu'idéale sur la forme mais un peu longue surtout qu'il n'y pas d'évolution dans le récit ou d'intrigue qui se met en place. Outre l'art manuelle culinaire le film n'oublie pas également l'art gastronomique dans le verbe avec des dialogues techniques ou culturels peut-être un peu trop didactique mais qui ouvrent aussi les papilles comme les oreilles comme de la poésie gastronomique et gourmande. L'autre bon point repose sur l'osmose entre le couple Binoche-Magimel dont les regards complices et tendres ne sont pas pour rien dans les émotions ressenties, avec en prime deux scènes intimes sublimes de sensualité et de finesse. La partie centrale du dîner offert à sa cuisinière est un summum du cinéma culinaire et romantique, on a envie de goûter à tous les mets. Un film vraiment magnifique qui pêche par une durée et un rythme trop étiré parfois, mais la poésie culinaire reste un hommage envoûtant. Un joli moment. Site : Selenie.fr
Après avoir entendu et lu les pires choses sur le film depuis le Festival de Cannes, c'est un peu à reculons que je suis parti le voir, me disant qu'il fallait tout de même que je me fasse mon propre avis.
Beaucoup de critiques presse semblent avoir une dent contre le film, qui est, je pense, le film de cette fin d'année qu'il sera de bon ton de détester.
Mais pourquoi bouder son plaisir : - de voir à l'écran deux de nos plus grands acteurs français ? Juliette Binoche est une nouvelle fois extraordinaire. Son jeu est de la dentelle. Benoît Magimel, quant à lui, semble aller tout droit vers une nouvelle nomination au César du meilleur acteur (et pourquoi pas une troisième victoire consécutive ?).
- d'être exposé à quelque chose de quasiment inédit, avec une première demi-heure me faisant vivre une expérience de cinéma que je n'avais jamais vécue jusqu'à présent ?
- de se délecter de chaque scène, de chaque plan, de chaque mouvement de caméra d'une réalisation impressionnante ? Voir cette caméra virevolter au-dessus des casseroles et se rapprocher ou s'éloigner des personnages au gré de leurs émotions procure le même délice aux yeux du spectateur que les différents mets aux papilles des convives. Peu étonnant que le Festival de Cannes lui ait décerné ce prix, tant tout n'est que mise en scène dans ce film.
Je n'ai pas trouvé que le film dépeignait une image trop traditionaliste, voire réactionnaire, de la France ou même misogyne. Considérant l'époque dans laquelle s'ancre l'histoire, la vision proposée paraît plutôt "moderne" avec des tâches partagées entre les personnages féminin et masculin et une certaine considération de la femme, d'abord courtisée puis choyée et soignée.
Seul bémol, le scénario reste, contrairement à tous les plats préparés, bien maigre et plus le film avance, plus il perd en rythme et l'ennui peut même venir pointer le bout de son nez sur le dernier quart d'heure.
Malgré tout, épicurien dans l'âme et passionné de cinéma, je me suis régalé devant ce festin.
"Dieu a fait l'eau, l'homme a fait le vin." C'est bien une ode à la cuisine traditionnelle bourgeoise, parfois à la limite de la décence tellement elle est opulente; De même sur la place des femmes: mais c'était (c'est?) bien réel, dons assumons notre passé (présent?)! La lumière, les plans, les plats sont beaux. Les acteurs au top... Binoche et Maginel en premier, mais les autres tout autant. Cependant c'est un peu long: à l'image de ces banquets où la pause "danse" ou "animation" serait la bienvenue!
Ce film interdit au végans pourrait paraître long et barbant, mais inexpliquablement, il tient la route jusqu'au bout, peut-être en particulier par le talent des deux interprêtes principaux parfaitement convainquants. Coimme souvent dans le cinéma français, la recette est quelque peu gachée, en raison d'une histoire, de son contexte, qui méritait d'être éclairée comme Barry Lyndon, et qu'on est obligé de regarder comme un téléfilm moyen France 3. Visiblement, on n'avait pas donné le bon livre de recettes au directeur photo du film.