Entre drame intimiste et film SF, un film ambitieux et visuellement envoûtant, au récit intrigant mais inabouti autour du deuil, porté par l’interprétation convaincante de Megan Northam.
Le genre n'est pas traité, le drame social l'est qu'à moitié L'abstraction aurai pu marcher dans un film d'animation La promesse d'un Body snatcher à la française est un échec Il se croyait Siegel mais c'est juste un Rohmer wish
Je suis un énorme fan du premier film de Jérémy Clapin, « J’ai perdu mon corps », c’était donc tout naturellement que je voulais voir ce second film. Et j’ai été partiellement déçu : le scénario est très cryptique ou en tout cas je n’ai vraiment pas tout réussi à saisir. Le film n’est pas en dessin animé et c’est vrai qu’on perd cette simplicité de J’ai perdu mon corps et cette poésie qui s’installait très facilement. Ici c’est beaucoup moins le cas même si les acteurs restent très bons, mais on sent ce défaut car c’est toujours les quelques scènes de dessin animé qui apportent le plus de cachets et de mélancolie selon moi. La mise en scène en IRL reste sympa cependant, certains passages pourraient presque faire penser à du Julia Ducourneau. Bref, un film sympathique même si j’ai été paumé par son scénario.
MELANCHOLIA. Respire l'air qu'il te manque. Une histoire vertébrale, une folie privée, une collision. Ce que le ciel voulut mettre d'espace. Une superposition des âmes et d'un règne de l'être supérieur. Trop de souffrance, le temps m'enfonce de l'intérieur. Steven Spielberg a aimé.
Alors bon, c'est plutôt bien joué. Voilà. Sinon, c'est un vrai film de science fiction. Le personnage principal travaille dans un Ehpad et a le temps de s'occuper de ses clients, de les nourrir, même de dessiner en même temps. Donc, elle est là, la SF. Pour le reste, à part taguer un F (qui ne veut même pas dire "f..k") sur la statue de son frangin disparu dans l'espace, elle n'a pas grand chose à défendre. On s'ennuie poliment, mais ferme.
FIlm ovni sans mauvais jeu de mots, il passe par un démarrage très philosophique et la rapport à la vie et au social dans une ville de seconde zone française et finit en délire science-fiction mais avec un vrai goût d'inachevé et de fin en noeud de boudin. Dommage il y a avait quelque chose de spécial dans ce film.
Un film ovniesque, c est le cas de le dire car dans ce long métrage il est question d une présence extra terrestre qui sollicite une jeune femme un peu paumé travaillant comme infirmière dans la clinique dont la mère est directrice, ils prennent contact avec celle ci pour leur fournir des êtres humains pour les posséder et ainsi étudier notre planète. En récompense ils promettent de faire revenir son frère disparu, n ayant plus donner signe de vie. Jeremy clapin a travers le genre de science fiction aborde le thème de l absence, de la domination. Un film prometteur avec un scénario prometteur qui prend son temps. Encourageant
J'étais pressé de voir ce film, dont le résumé me semblait être innovant, voir captivant. Et bien c'est raté! Peut-être parce que c'est français? Ou avec un petit budget ? On arrive pas à s'attacher à quoi que ce soit, en plus c'est long et mou. Extrêmement déçu malgré une bonne idée idée. En espérant que les Américains s'occupent du remake, s'ils parviennent à tenir jusqu'à la fin. ---- Juillet 2025----
Le talent magnétique de la jeune Megan Northam la fait définitivement changer de statut avec ce film aux frontières du réel et du surnaturel. Si l’œuvre de Jérémy Clapin, connu pour son réussi premier film "J’ai perdu mon corps" est imparfaite, elle s’inscrit dans le renouveau du cinéma français, osant se positionner comme un ovni dans le panorama du cinéma européen. Le réalisateur puise dans l’animation participative, invitant le spectateur à construire avec lui l’histoire, il filme avec tact et mélancolie la dislocation d’une famille française endeuillée, l’isolement de la jeunesse rurale avec une maestria digne des plus grands, pour finir dans le registre horrifique rarement abordé dans le cinéma français. Un film imparfait, inabouti sur certains points, mais qui mérite néanmoins le détour par sa réelle originalité.
"Lauréat du Grand prix de la Semaine de la Critique en 2019 et du César de l’animation en 2020, J’ai perdu mon corps a relevé un cinéaste féru de sensorialité à travers une odyssée fantastique. Malgré un manque de radicalité dans sa nouvelle réalisation, Pendant ce temps sur Terre matérialise toute l’audace d’un cinéma français, toujours en quête d’exploration, tant sur le plan technique que thématique et cinématographique. Le second long-métrage de Jérémy Clapin prend ainsi tous les risques en intégrant minutieusement les codes de la science-fiction à un drame intime et familial autour de la résilience."
"Les insertions des séquences dessinées et animées interrogent toutefois sur le parti pris d’un tel projet, car elles ne gonflent pas davantage le capital émotionnel du récit. Le maigre budget alloué à cette obsédante croisade pourrait expliquer les limites de ce procédé. En voulant créer une sensation d’apesanteur dans l’esprit torturé d’Elsa, oscillant entre le réel et l’imaginaire, le cinéaste réajuste constamment son écriture, hybride et a fortiori schizophrène. Non pas que cela ne rende sa protagoniste inintéressante, car c’est justement ce vide, cet espace imperceptible qui la sépare de son frère qui nous envoûte et nous fascine."
"La partition de Dan Levy nous guide, tel un phare, autant dans l’errance de l’héroïne que dans la profonde réflexion autour de l’impossibilité du deuil. Le regard effacé de Megan Northam en est sublimé, même si toute la force du récit réside davantage dans les interactions entre les personnages. En somme, Pendant ce temps sur Terre est une œuvre imparfaite, voire incomplète, dont les maladresses sont imputées à un passage au live-action fébrile. Reste que les éléments prometteurs qui la composent nous encouragent à suivre ce cinéaste en rodage de près."
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Aide-soignante dans un EHPAD, Elsa ne parvient pas à faire le deuil de son frère, un astronaute disparu quelques années plus tôt. Un soir, elle entend une mystérieuse voix, semblant venir d'outre-espace, qui lui propose de revoir son frère. Mais le marché proposé n'est pas sans contre-partie... Oeuvre inégale que "Pendant ce temps sur Terre". Il y a de très bonnes idées. Tant sur la forme, avec le concept de faire un film de SF avec très peu d'effets visuels (qui fait d'ailleurs penser à "Simple Mortel"). Ces passages ponctuels en film d'animation, qui rajoutent une poésie certaine. Cette BO enivrante qui contribue grandement à l'atmosphère étrange du film. Que sur le fond, avec plusieurs questions sociétales ou philosophiques posées. Sur l'utilité des individus dans la société, leur droit au bonheur, la notion de vie et d'existence, ou même la question de l'euthanasie. Et évidemment la thématique du deuil qui sera bien présente. Vous allez me dire que ça a l'air génial, original, et pertinent, sauf que l'intrigue comporte de nombreux défauts. Les questionnements moraux d'Elsa paraissent expédiés. Des pans de l'intrigue ne sont pas vraiment traités, voire affiches des incohérences ou invraisemblances. spoiler: Que deviennent les humains possédés ? Leur entourage (collègues, EHPAD...) ne s'inquiète pas ? Si les extra-terrestres ont réussi à infiltrer le corps d'Elsa aussi facilement, pourquoi ne peuvent-ils pas faire de même avec d'autres personnes ? Pourquoi acceptent-il des corps âgés presque mourant ? Pourquoi ne pas posséder Elsa directement à la fin comme ils l'en menacent ?
Tandis que le scénario ne sait pas vraiment sur quel pied danser. Thriller avec une histoire de possession inquiétante ? Drame familial ? Drame sociétal ? Ca tatillonne sur plusieurs voies. Ce jusqu'à un final qui le mérite de rester très ouvert, mais qui risque d'en frustrer plus d'un. spoiler: Elsa va à la plage, détendue avec le chien de l'une de ses victimes. N'ayant pas pu trouver de 5ème victime, a-t-elle été possédée par les extra-terrestres et vit-elle dans un rêve ? Ou bien tout a échoué et elle a fait le deuil de son frère, sans que les extra-terrestres ne la possède ? Ou bien il s'agit d'un fantasme, alors qu'elle est encore en train de se décider ?
Je n'ai pas trop apprécié cette réalisation qui parle du deuil d'une façon vraiment étrange, entre science fiction et fable "Pendant ce temps sur Terre" débute plutôt bien mais le soufflé retombe très rapidement et l'ennui prend vite le pas sur la curiosité. Si je devais écrire une critique sur ce film en un mot je choisirais: monotone !
Pendant ce temps sur terre est une histoire d'enlèvement étonnante, jonglant entre science-fiction, drame, horreur, avec même des passages de film d'animation. Ces changements de format sont amenés avec beaucoup de fluidité, il faut dire que ce n'est pas le premier contact avec l'animation de Jérémy Clapin (J'ai perdu mon corps).
Le rythme est maîtrisé, portée par le jeu de Megan Northam, remarquable et pleine de sensibilité, ce qui n'est pas sans rappeler l'atmosphère intimiste et psychologique de Nope, ou encore Premier contact. J'aime beaucoup cette SF subtile, sans débordement d'effets spéciaux et d'actions. On ne s'ennuie pas pour autant dans ce drame qui apporte une tension grandissante.