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pst113
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4,5
Publiée le 6 août 2023
Comédie un brin loufoque et décalée Si vous avez aimé l'innocent (Louis Garrel) allez-y c'est le même humour décalé et tendre C'est bien écrit et bien joué
Superbe , grosse surprise de Daphné P. allias Mimi dans le film , grosse performance avec B; Poelvoorde , bon scénario situation parfois cocasse , un bon divertissement.
Film charmant, léger et aussi plus grave par moment, Sur la branche séduit d’abord pour ses personnages complexes, aux décisions parfois déroutantes, mais auxquels on s’attache très vite, offrant ici et là quelques situations assez cocasses. Dommage qu’au fil des minutes, le scénario se perde un peu en route, s’enfermant dans une d’une intrigue semi-policière emberlificotée, pas forcément aboutie, rappelant, par certains aspects, les films de Pierre Salvadori.
Avec ses personnages entiers et généreux, filmés avec beaucoup de tendresse par Marie Garrel Weiss, Sur la branche est une comédie estivale, joyeusement foutraque, qui porte un regard intéressant sur ces hommes et femmes atteints de troubles psychiatriques et qui doivent trouver leur place dans la société, malgré leurs différences. https://www.benzinemag.net/2023/07/28/sur-la-branche-de-drole-doiseaux-pour-une-comedie-charmante/
Sympatoche, avec 2 déjantés de la vie (POELVOORDE et PATAKIA)! Elle vit au rythme des montagnes russes avec des très hauts et des très très bas. Et elle emmène avec elle notre avocat défraichi ce qui va le revigorer malgré lui. La BO est parsemée de petits bijoux (le Brésilien Caetano Veloso et Christophe entre autres). C'est un peu foutraque tout de même avec cette prise d'otage, ces envies irrésistibles de sexe, cette conduite de chauffarde, cette histoire de vol de livre original de Proust, de déduction abracadabrante,... Fatigant à la longue!
Après un premier long-métrage plutôt réussi avec La fête est finie, Marie Garel-Weiss semble malheureusement tomber dans les écueils classiques de la comédie française conventionnelle. Ce nouveau film, sorti en 2023, démarre avec de bonnes intentions, mais celles-ci se diluent rapidement dans un scénario trop prévisible et manquant de profondeur. L’histoire, centrée sur la rencontre entre une jeune femme vulnérable et un avocat en fin de carrière, incarnés respectivement par Daphné Patakia et Benoît Poelvoorde, oscille maladroitement entre la tendresse et l'humour sans jamais vraiment trouver son rythme.
C’est précisément cette hésitation entre deux registres, sans véritable prise de risque, qui empêche le film de décoller. Le manque de dynamisme et l’absence d'une véritable direction narrative donnent à l'ensemble un faux rythme qui nuit à l'impact global. Ce qui aurait pu être un film décalé et rafraîchissant finit par se révéler fade et sans véritable charisme.
En conclusion, malgré les bonnes intentions initiales, ce film peine à convaincre et s'étiole sous le poids de ses propres indécisions. Un divertissement qui, bien qu’ambitieux sur le papier, manque cruellement de la vitalité et du charme nécessaires pour marquer durablement les esprits.
Petit film alimentaire. A regarder à la limite pour se détendre...Et encore. La fin est ultra-conventionnelle comme 90 % des films. On a vu un film, on en a vu cent.
J’avais remarqué le 1er film de Marie Garel-Weiss, en 2018, La Fête est finie… et depuis plus rien. Je m’interrogeais quand ces 91 minutes de comédie pas comme les autres sont venues confortées ma 1ère excellente impression d’il y a 5 ans. Mimi a presque trente ans et rêve toujours à ce qu'elle pourrait faire quand elle sera grande. Alors qu'elle se décide à chercher du travail, elle fait la connaissance de Paul, un avocat sur la touche. Ensemble ils vont tenter de défendre Christophe, un petit arnaqueur qui clame son innocence. Si Paul voit dans cette affaire un moyen de se refaire, Mimi y voit, elle, une mission, un chemin vers la justice et la vérité. Complètement perché, voilà un film qui joue constamment les funambules entre comédie romantique et film d’enquête, totalement rafraîchissant et inclassable dans le paysage du cinéma français. A découvrir. Longtemps, les décors du film racontent à eux seuls l’enfermement des personnages tout en donnant à voir la vie en dehors, celle dans laquelle ils aimeraient tant s’ébattre, un peu comme dans un dessin de Sempé. Puis, insensiblement, le film s’ouvre vers de plus grands espaces, vers un sentiment de liberté, jusqu’à placer les personnages dans des décors trop grands pour eux. Subtil, aérien et diablement efficace. Cette comédie douce-amère est à la fois drôle et poétique, un film dans lequel la lumière pénètre parfois jusqu’à l’aveuglement. Vous l’avez compris, tout est symbolique dans la mise en image de cette histoire de gens en marge d’un monde qui, pour différentes raisons, n’est pas fait pour eux. La B.O., les dialogues et le casting, tout atteint ici une forme de perfection dans le minimalisme très touchante et d’une rare tendresse. On découvre Daphné Patakia,- aperçue dans des petits rôles, sauf dans le Benedetta de Verhoeven -, qui irradie ce film de sa présence lumineuse et touchante. A ses côtés, l’immense Benoît Poelvoorde sait se faire tout petit et totalement bouleversant. Ajoutons à ce duo Agnès Jaoui et Raphaël Quenard, parfaits tous les deux. Ce voyage étrange magnifie les perdants, les inadaptés, les cabossés de la vie, avec jubilation dans l’absurde, la fantaisie et l’infinie tendresse.
Très bon film, qui n'est pas une comédie, même si l'on sourit souvent , mais un film décalé comme le sont ses personnages, très bien interprétés par Benoît Poelvoorde et surtout par Daphné Patakia parfaite dans son rôle. Scénario original et bien mené. A voir !
La jeune Mimi a des soucis psy qu'elle accepte et assume plus ou moins, des soucis légers qui font d'elle une jeune femme lunaire malgré des risques d'élans sexuels intempestifs. Le premier soucis reste la première mission, soit récupérer des dossiers chez maître Rousseau/Poelvoorde qui fait de la rétention suite à un désaccord avec son associée/Jaoui, mission sur laquelle tous les collaborateurs se sont cassés les dents ; il est donc aussi surprenant que peu cohérent que Mimi réussisse aussi facilement. C'est le gros défaut du film. Mais le duo fonctionne à merveille, surtout grâce à Mimi/Patakia dont les grands yeux verts expressifs semblent ouverts à toutes les curiosités. Le scénario repose avant tout sur ce duo improbable et surtout sur un regard assez inédit et singulier sur la maladie mentale loin des clichés sur les "fous" et autres "cinglés". La toute fin laisse un peu perplexe même si ça ne manque de poésie. Un buddy movie amusant et léger, une gourmandise pleine de fantaisie tout en instillant en filigrane la dramaturgie logique autour de la détresse psychologique. Site : Selenie.fr
Voilà un film totalement improbable et iconoclaste mais franchement drôle par son côté absurde. Ce sont les personnages à côté de la plaque qui font le sel du film. Et les dialogues surréalistes qui s’enchaînent à la vitesse grand V. On ne peut pas résumer le film. Mais on pourrait dire que c’est une enquête style policier psychanalytique déjanté. Le duo avec Poolevorde est très réussi. On rigole souvent
Après "La fête est finie", un excellent premier long-métrage de cinéma ayant pour thème la toxicomanie, après "Qu'est-ce qu'on va faire de Jacques ?", un téléfilm pour Arte ayant pour thème la schizophrénie, la réalisatrice Marie Garel-Weiss a décidé de continuer à creuser le sillon des troubles psychologiques, mais, cette fois-ci, en affrontant un genre très délicat, la comédie loufoque. Eh bien, pour moi, la réussite de "Sur la branche" est totale. Le genre est délicat car c'est un domaine où la perfection est, par nature, impossible. En effet, il s'agit d'aller le plus loin possible vers l'incongru, vers le farfelu, vers l'absurde, mais sans aller trop loin. Si vous n'allez pas assez loin, les spectateurs ne verront que le côté invraisemblable de certaines scènes sans ressentir suffisamment le bonheur qu'engendre le rire. Si vous allez trop loin, l'intellect du spectateur viendra lui interdire de rire en lui faisant remarquer la bêtise des scènes et des dialogues. Le problème pour un réalisateur ou une réalisatrice abordant ce genre, c'est que la limite du "le plus loin possible" n'est pas la même pour tout le monde, ce qui rend impossible la perfection. Il se trouve que, pour moi, la réussite de cette comédie gentiment déjantée est totale, mais qu'en sera-t-il de Juliette, de Paul ou de Michèle ? En tout cas, dans la salle où j'ai vu le film, les rires, des rires fins et non de gros rires gras, n'arrêtaient pas de fuser à droite et à gauche : c'est plutôt bon signe ! Pour que son pari soit réussi, il fallait pour Marie Garel-Weiss réunir des interprètes adéquats. Là aussi, la réussite est totale ! La comédienne belge Daphné Patakia, qu'on avait découverte dans "Djam" de Tony Gatlif, campe de façon très naturelle une Mimi absolument irrésistible, jeune femme psychologiquement instable mais véritablement attachante. Benoît Poelvoorde, interprète de Paul, un avocat au bout du rouleau, prouve qu'il est un excellent comédien quand il est bien dirigé. Dans un petit rôle, Raphaël Quenard et son élocution si particulière poursuivent leur montée en puissance dans le cinéma français dans le rôle d'un escroc à la petite semaine. Petit rôle aussi pour Agnès Jaoui, toujours aussi juste. Et puis, dans un rôle encore plus minuscule, on rencontre Maud Wyler et là, on a un flash : c'est bien à côté de "Perdrix", le film réalisé par Erwan Le Duc et dans lequel Maud Wyler tient le rôle principal, que vient se ranger avec bonheur "Sur la branche".
Formée comme avocate, Mimi est surtout une jeune femme très troublée, à peine sortie d'hôpital psychiatrique. Cela ne l'empêche pas de se retrouver mêlée à une affaire, entre un avocat au fond du trou qu'elle va épauler (Benoît Poelvoorde), et une jeune délinquant qui clame son innocence (Raphaël Quenard, omniprésent en 2023 !). Je ne suis pas totalement convaincu par cette comédie dramatique franco-belge. Il faut dire que le scénario manque de rigueur, expédiant certaines sous-intrigues, en laissant d'autres en plan. En réalité on s'intéresse surtout aux troubles de la protagoniste. Heureusement, c'est assez touchant et parfois drôle. Grâce à quelques situations amusantes, mais surtout aux acteurs. Outre les habitués de l'humour absurde à la belge, Daphné Patakia et ses yeux éclatant tirent leur épingle du jeu. L'actrice livrant une composition pétillante de jeune femme déterminée et capable de raisonnements sérieux, mais complètement à l'ouest.