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Lafife
1 critique
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5,0
Publiée le 22 octobre 2024
Un film avec plusieurs grilles de lecture, avec un jeu d’acteurs très juste. Des dialogues qui marquent. Une belle réalisation. Il ne laisse pas indifférent. À voir absolument
Le Pitch donnerait lieu à un 90 secondes sur une chaîne. D’info, c’est mal filmé, mal éclairé, mal joué on se demande ce que vient faire la scène de coït à Berlin au début du film. Quel est le rapport avec l’intrigue? Gardez vos sous pour aller voir un autre film
"Eric brokovictc" chez les neo-ruraux... mais où va t'on ?? On en ressort pas bien avancé : dépression pour tous avec le renfort de "pharmacie berlinoise" à gogo...
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3,0
Publiée le 25 janvier 2025
« Je ne m'en veux pas de ne pas faire de dépression. » Malgré tous les signaux, Léo, un ingénieur français de Berlin qui retourne dans sa ville natale pour régler de la paperasse administrative, refuse d'admettre qu'il ne va pas bien. Ce retour chez lui n'arrange pas les choses avec de douloureux souvenirs qui refont surface et une obsession pour la faune locale. Une fatigue émotionnelle qui a un impact physique comme Lucie Prost aime bien insister dessus dans ses dialogues... Sur fond d'une intrigue environnementale, "Fario" est un film en partie sur le deuil qui flirte avec la fable fantastique. J'aurais d'ailleurs bien aimé que cet aspect soit davantage développé. On n’est pas loin de quelque chose d'envoûtant et d'onirique, mais on nous ramène à chaque fois à la réalité, ce qui est parfois frustrant. Au final, un premier long-métrage qui s'éparpille par moment, mais qui est pas mal.
Ce film est un peu hybride. Le passé se connecte avec le présent et la pollution. Au final j’ai préféré la partie analyse de sa famille car le reste surnage avec le fantastique que je trouve moyen. J’ai trouvé les deux acteurs crédibles. Et j’étais ravi de revoir l’actrice de la salade grecque beaucoup plus épanouie ici!!!!
Un récit introspectif intrigant et séduisant mais inégal (pour la partie polar écolo vu et revu) qui suit le retour aux sources d’un jeune ingénieur déconnecté dans son village rural, interprété brillamment par Finnegan Oldfield. 2,75
Fario, réalisé par Lucie Prost, aborde la quête identitaire et la filiation à travers l'histoire de Léo, un jeune ingénieur vivant à Berlin, qui retourne dans son village natal du Doubs pour vendre les terres agricoles de son défunt père. Ce retour aux sources le confronte à son passé et aux tensions entre son héritage familial et ses aspirations urbaines. Le film explore cette dualité entre tradition et modernité, responsabilités familiales et désirs individuels, créant un conflit intérieur intense pour le protagoniste.
Léo, en observant les comportements étranges des truites fario de la rivière locale, mène une enquête métaphorique sur lui-même. Cette recherche symbolise sa propre quête d'identité, où il doit faire face aux attentes de sa famille, aux enjeux écologiques et à ses propres ambitions. Le film met en lumière les thèmes de l'appartenance, du devoir envers son héritage, et des tensions entre passé et présent.
La réalisation de Prost, enrichie par la bande sonore de Pierre Desprats mêlant modernisme, rock et new wave, renforce cette atmosphère entre spiritualité et introspection. Le duo d'acteurs, Finnegan Oldfield et Megan Northam, incarne avec justesse les sentiments de regret, d’amertume et d’espérance qui accompagnent ce voyage intérieur. Fario est une œuvre profondément introspective, où le personnage de Léo doit accepter son passé, ses pertes et ses regrets pour se reconstruire et trouver sa place dans le monde.
Je reconnais aisément que j'ai visionné « Fario », surtout parce que son intrigue se déroule dans le département du Doubs. En effet, comme le personnage principal, c'est là que je suis né et que j'ai grandi... avant de devoir prendre la route pour vivre ma propre vie. J'ai donc eu un réel plaisir à retrouver les magnifiques paysages de cette région que je chéris et qui est parfaitement mise en valeur par la cinéaste locale. Le film en lui-même est toutefois assez étrange et il n'est pas toujours aisé de s'immerger dans cette sombre histoire de pollution aquatique qui décime les populations de truites sauvages. Ceci dit, les jeunes acteurs sont plutôt charismatiques et le retour aux sources de notre héros, avec qui je me suis d'ailleurs trouvé pas mal de points communs, se révèle bien plus intéressant que le thème principal. Du coup, on pardonne assez facilement l'intrigue un peu « foutraque » pour se concentrer sur le côté social et sociétal qui est développé en parallèle. Pour son premier film, la réalisatrice Franc-Comtoise Lucie Prost s'en sort donc plutôt pas mal, d'autant qu'elle donne un petit coup de projecteur, délicatement emprunt de nostalgie, sur ce petit coin de France profonde qui mérite amplement d'être (re)découvert.
Fario offre un pamphlet sur l'écologie et les affres de l'industrie moderne, entre choc de culture et ambitions politiques, le film offre un bel espoir mais pêche par manque d'ambition.
Le premier long-métrage fait la part belle à la jeunesse fougueuse et militante autour de la figure de Léo, jeune ingénieur installé à Berlin, qui revient dans son village du Doubs pour y conclure la vente de terrains hérités de son père à une société minière qui veut exploiter le gisement local de métaux rares. D'une volonté de faire table rase d'un passé dont on comprendra peu à peu à quel point il le hante et le cadenasse à la prise de conscience des dégâts écologiques qu'il se prépare à cautionner, Léo entreprend un parcours compliqué qui le confronte à sa mère, son cousin et globalement à son ancienne vie. Par l'apparence de tout ce petit monde, y compris la musique qu(il affectionne, et hormis quelques détails (les smartphones), on serait presque en peine de dater précisément l'époque où se situe Fario. Cette notion d'imprécision et d'une sensation de flottement contribue au charme noir et romantique du projet, par ailleurs très concret quand il s'agit notamment d'évoquer la situation des jeunes agriculteurs. Entre réel et quasi fantastique - les truites de la rivière adoptent d'étranges comportements - Fario fait preuve d'une belle énergie et s'autorise de belles échappées comme une représentation théâtrale.
Histoire qui traite plusieurs sujets : écologie, vie paysanne, conflit d'héritage, drogue... et ce dans une jolie région si peu représentée par le cinéma. Un film original sans prétention qui apporte une touche de fraîcheur, et qui se suit paisiblement. Heureux de l'avoir découvert. ----Décembre 2025---
Fario n’est pas un film de genre, il invente un nouveau genre, c’est un jeu de pistes qui embarque son spectateur par des chemins de traverse, des sentiers touffus, puis une clairière où l’horizon se dessine. Une enquête industrielle conduit le narrateur vers une révélation intime. Le jeu des acteurs est impressionnant de sobriété qui contraste avec la franchise et la vérité abrupte des propos sans que les scènes ne se laissent jamais gagner par la passion des émotions. Ce contraste Vérité/Sobriété est très séduisant car très rare au cinéma et intrigue le spectateur par le mystère qu’il suscite. Ce conte métaphysique envoute par cette force contenue qu’il déploie et par la communion de l’Homme avec une nature magnifiée.
Finnegan Oldfield s'illustre une nouvelle fois dans un film de genre, un drame écolo penchant vers le fantastique signé Lucie Prost pour son premier long-métrage. De retour dans son village natal du Doubs, cet ingénieur exilé à Berlin va enquêter sur la pollution d'une rivière et de ses truites (d'où le nom du film). Au contact de ses ami(e)s d'enfance, il se heurte à la dure réalité de ces zones désertés comme avec son cousin agriculteur (comme l'était son père). Ce message se heurte à une multitude d'autres thèmes (sa virilité, ses attaques de panique, la drogue ou le suicide), et l'on perd le fil conducteur écologique de base pour se focaliser sur la reconstruction du personnage principal. Frustrant car l'ensemble était prometteur, mais le film s'avère décevant à l'image de sa fin bâclée.
Très bonne 1ère réalisation de Lucie Prost qui se situe à la lisière du Fantastique et où plus que le propos , c'est la forme qui prévaut puisque son film est magnifiquement filmé avec une jeune génération d'acteurs/trices qui monte !