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Tomlapin
45 abonnés
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5,0
Publiée le 4 octobre 2024
Un premier film étrange et fascinant. Absolument inclassable. Une sorte de « Petit Paysan » qui aurait muté ( comme les truites du film) avec du David Lynch . J’ai particulièrement aimé la tendresse et la modernité du regard que la réalisatrice porte sur le monde rural. Et c’est remarquablement interprété ( Finnegan Olfied n’a jamais été meilleur). C’est le meilleur premier film français que j’ai vu depuis « Chien de la casse ».
Léo (Finnegan Oldfield), jeune biologiste expatrié à Berlin, revient chez lui quelques jours dans le Doubs rendre visite à sa mère (Florence Loiret-Caille). Il a hérité de son père, récemment décédé dans de tragiques circonstances, des terres qu’il a décidé de vendre à une compagnie minière. Sa mère et ses amis sont hostiles au projet. L’observation par Léo des farios, les truites de rivière, et de la troublante évolution de leur comportement le conduit à la même conclusion.
L’an passé sortait Paula, un film dont Finnegan Oldfield partageait la tête d’affiche. Il y interprétait déjà le rôle d’un biologiste paranoïaque. Paula baignait dans une atmosphère très proche de celle de "Fario", à la lisière du fantastique. C’est d’ailleurs un trait révélateur de l’évolution de nos sociétés. Le cinéma fantastique était hier un cinéma urbain, les monstres y naissaient dans les interstices des mégalopoles (sous-sols, égouts, catacombes…). Aujourd’hui de plus en plus le cinéma fantastique se déroule à la campagne où des dérèglements climatiques (pluies acides, nuées d’insectes…) mettent l’humanité en péril.
Mais "Fario" n’est pas seulement une fable fantastique. On comprend bientôt que le retour au pays natal de Léo est l’occasion pour lui de solder son passé familial et de se libérer du syndrome qui affecte insidieusement son équilibre (trouble de l’érection, état dépressif, addictions…).
Sur le papier, le scénario tient la route. Mais à l’image, le résultat n’est pas convaincant, malgré l’implication des deux acteurs principaux et des acteurs secondaires qui les entourent (Andranic Manet, Olivia Côte, Maxence Tual…). La faute à un scénario qui manque d’épaisseur.
"Fario", brillamment porté par Finnegan Oldfield, raconte l'histoire de Léo, un jeune ingénieur installé à Berlin, contraint de retourner dans son village natal du Doubs pour vendre les terres agricoles de son père. Ce retour aux sources le confronte non seulement aux blessures enfouies de son passé, mais aussi à ses amitiés d’enfance, réveillant des émotions longtemps refoulées. La réalisation, d'une grande finesse, distille cette introspection avec subtilité, mêlant avec justesse mélancolie et nostalgie. Le film captive par sa narration tout en nuances, offrant une réflexion émotive sur les liens familiaux et la réconciliation avec soi-même.
Le scénario tend peu à peu vers une approche fantastique des faits. Tout tend en effet, l'action du personnage principal, les plans nocturnes intrigants, mais au final on retombe sur des éléments psychologiques classiques pour un final très " bien pendant".. Si les comédiens ne deméritent pas, la faiblesse du dit scénario aboutit à un honnête téléfilm, sans plus.
film que je classerai dans la catégorie des thrillers écologiques même si les morts ici sont des poissons, à deux pas d'une exploitation minière. Le scenario est plutot malin avec une mise en parallèle entre les déboires d'impuissance du personnage principale ( pour raison de consommation de substances ) et la contamination des poissons par des produits chimiques... Pour le reste le film se tient sans trop de dogmatisme ou de clichés trop lourd. On pourrait juste regretter quelques récits parallèles qui ne sont essentiel à la tenue de l ensemble
Un film plutôt sympathique et bienveillant avec ses personnages, pour autant le scénario manque de passion et d’engagement pour que la sauce prenne. Rien de déshonorant ni de vitale.
Ce film écologique fait froid dans le dos... L'humain est en train de détruire la planète à une vitesse grand V et pollue petit à petit tout ce qui permet de le nourrir.... Que va t on laisser aux générations futures si on ne rectifie pas le tir ce qui ne semble pas être le chemin qui est pris
Un ingénieur quitte momentanément Berlin, ses fêtes et ses drogues, pour vendre des terres agricoles de son village natal dans le Doubs. Il remarque que les poissons ont un comportement étrange. Un film qui parle de truites c’est plutôt original. Et Fario mélange délicatement les genres, par petites touches, comme un peintre devant sa toile, le fantastique venant mettre un voile sur la noirceur du drame originel. Ce n’est pas toujours abouti mais c’est un premier film et je suivrai sa jeune réalisatrice.
Vu en avant première, ce film aborde trop de sujets différents pour aller en profondeur sur chacun d'eux. Cependant les acteurs sont crédibles en particulier l'acteur principal.
On critique souvent, et à juste titre, le côté démonstratif du cinéma français, pour ne pas souligner que Fario, le premier long-métrage de Lucie Prost, se démarque par une certaine finesse dans sa description du monde rural, qui pourrait égaler celle de Vingt Dieux, si son scénario avait un peu plus de consistance. La réalisatrice essaie de traiter beaucoup de sujets à la fois, dont le deuil, l'écologie, le passage à l'âge adulte, les difficultés des agriculteurs, entre autres, mais ne réussit pas à en approfondir ne serait-ce qu'un seul, pour cause de dispersion, donc. Dans ce coin du Doubs (amer), comme ailleurs, l'environnement est une problématique essentielle, avec sa rivière des truites, et la traiter avec une pointe de fantastique était une bonne idée mais qui, là encore, reste inaboutie. Il faut tout de même reconnaître à Lucie Prost la capacité à parfaitement diriger un casting qui n'a rien de flamboyant mais qui s'avère parfaitement adapté, avec Finnegan Oldfield, toujours impeccable dans l’ambiguïté, en première ligne. Les interprètes féminines : Megan Northam, Olivia Côte et Florence Loiret Caille ne sont pas en reste, même si l'on regrettera, évidemment, que leurs apparitions soient trop brèves. Fario n'est pas un coup d'essai totalement concluant mais recèle quelques promesses pour l'avenir de sa réalisatrice.
Pas mal pour une première réalisation, c est aussi assez convaincant pour le jeu d acteur. Question scénario et intrigue c est suffisamment entendu dès le départ pour anticiper sans difficulté l issue. On garde dans la rétine les paysages mis en valeur, pas mal là aussi.
Fable « téléfilm » navrante, énième sinistre évocation de la contamination industrielle. OLDFIELD, sous prétexte d’être bouleversé par la mort de son père et de sa décision finale de vente de ses terres, joue le rôle d’un ingénieur dépressif, soucieux, inexpressif. Même la musique est mortifère. Et ces truites luminescentes qui se transforment en piranhas, messagères écologistes, frôle la puérilité. Minable !