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CREOTIVEMEDIA
115 abonnés
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4,0
Publiée le 8 mars 2025
Avec Fario, son premier long-métrage, Lucie Prost nous plonge dans une France rurale à la croisée des mondes, entre réalisme et poésie. Le film suit Léo (incarné par un magnétique Finnegan Oldfield), un jeune ingénieur installé à Berlin, qui revient dans son village natal du Doubs pour vendre les terres agricoles de son père à une entreprise de forage de métaux rares. Ce retour aux sources, qui devait être une simple formalité, devient rapidement un voyage initiatique troublant. Entre retrouvailles familiales, vieilles rancœurs et un mystère qui plane autour des truites farios de la rivière locale, le film tisse une atmosphère singulière, à la fois intime et envoûtante.
L’une des grandes forces de Fario réside dans son équilibre entre un ancrage réaliste et une touche de fantastique diffus. Lucie Prost explore avec finesse les contradictions du monde rural : l’attachement à la terre face aux impératifs économiques, la mémoire familiale et la difficulté de renouer avec un passé que l’on pensait derrière soi.
Le scénario avance par petites touches, laissant les émotions et les tensions affleurer sans jamais les surligner. On se laisse happer par la manière dont le film capte l’épaisseur du temps, le poids des souvenirs et la mélancolie d’un territoire qui change. L’histoire des truites farios, qui semblent affectées par un phénomène mystérieux, devient une belle métaphore du dérèglement d’un monde en mutation.
Finnegan Oldfield livre une prestation tout en nuances. Habitué aux rôles de personnages tourmentés (Marche ou crève, Gagarine), il incarne ici un Léo tiraillé entre son désir d’ailleurs et un attachement inconscient à ses racines. Son regard perdu, sa manière d’observer les lieux et les visages qu’il croyait connaître, donnent une profondeur bouleversante au personnage.
À ses côtés, Megan Northam apporte une énergie lumineuse. Son personnage, à la fois ancré dans la réalité du village et sensible aux mystères qui l’entourent, crée un beau contraste avec Léo. Florence Loiret Caille, quant à elle, campe un rôle plus discret mais essentiel, renforçant l’émotion du film par sa justesse. Une mise en scène délicate et une image envoûtante
Lucie Prost s’appuie sur une réalisation fluide et élégante, privilégiant les plans contemplatifs et les silences habités. La photographie, signée Sébastien Goepfert, magnifie la nature du Doubs avec une approche presque sensorielle : l’eau qui clapote, la brume qui s’accroche aux arbres, la lumière qui caresse les visages. Le film capte avec une grande délicatesse la beauté brute des paysages, rendant tangible cette sensation d’un monde à la fois immuable et fragile.
L’ambiance sonore joue également un rôle clé. La musique, discrète mais enveloppante, souligne les émotions sans jamais les forcer. Les bruits de la rivière, du vent dans les arbres, des pas sur la terre humide contribuent à créer une atmosphère immersive, presque hypnotique.
Avec Fario, Lucie Prost signe un premier film maîtrisé, à la fois intime et universel. Porté par un casting inspiré et une mise en scène sensible, le film parle de deuil, de transmission et de la manière dont nos racines continuent à nous hanter, même quand on croit les avoir laissées derrière nous.
Si certains pourront regretter un rythme parfois contemplatif, c’est aussi ce qui fait la force de Fario : une œuvre qui prend son temps, qui laisse respirer ses personnages et qui nous invite à écouter le murmure de la nature autant que celui de nos souvenirs. Un film à la poésie rare, qui marque par sa douceur et son mystère.
Je reconnais aisément que j'ai visionné « Fario », surtout parce que son intrigue se déroule dans le département du Doubs. En effet, comme le personnage principal, c'est là que je suis né et que j'ai grandi... avant de devoir prendre la route pour vivre ma propre vie. J'ai donc eu un réel plaisir à retrouver les magnifiques paysages de cette région que je chéris et qui est parfaitement mise en valeur par la cinéaste locale. Le film en lui-même est toutefois assez étrange et il n'est pas toujours aisé de s'immerger dans cette sombre histoire de pollution aquatique qui décime les populations de truites sauvages. Ceci dit, les jeunes acteurs sont plutôt charismatiques et le retour aux sources de notre héros, avec qui je me suis d'ailleurs trouvé pas mal de points communs, se révèle bien plus intéressant que le thème principal. Du coup, on pardonne assez facilement l'intrigue un peu « foutraque » pour se concentrer sur le côté social et sociétal qui est développé en parallèle. Pour son premier film, la réalisatrice Franc-Comtoise Lucie Prost s'en sort donc plutôt pas mal, d'autant qu'elle donne un petit coup de projecteur, délicatement emprunt de nostalgie, sur ce petit coin de France profonde qui mérite amplement d'être (re)découvert.
je ne m'attendais pas à grand chose et j'ai été servi. L'acteur principal fume beaucoup et se présente en robin des bois sauvant des truites. C'est plat, long et ennuyeux. A fuir.
Fable « téléfilm » navrante, énième sinistre évocation de la contamination industrielle. OLDFIELD, sous prétexte d’être bouleversé par la mort de son père et de sa décision finale de vente de ses terres, joue le rôle d’un ingénieur dépressif, soucieux, inexpressif. Même la musique est mortifère. Et ces truites luminescentes qui se transforment en piranhas, messagères écologistes, frôle la puérilité. Minable !
Pas mal pour une première réalisation, c est aussi assez convaincant pour le jeu d acteur. Question scénario et intrigue c est suffisamment entendu dès le départ pour anticiper sans difficulté l issue. On garde dans la rétine les paysages mis en valeur, pas mal là aussi.
ils fument, ils boivent, ils se droguent, ils refument, reboivent, etc .. mais encore ? Ne peut on regarder un film français sans subir ce genre de scène ? Qui plus est ici, les dialogues improbables ne veulent pas dire grand chose. La relation mère - fils ne semble pas naturelle. Le supposé ingénieur ressemble plutôt à un délinquant juvénile ! Je me suis demandée tout le long du film s'il avait des hallucinations !! Le scénario effleure qq sujets sans jamais en approfondir aucun. Bref, je suis très déçue de ce film qu'il me tardait de voir.
Le Pitch donnerait lieu à un 90 secondes sur une chaîne. D’info, c’est mal filmé, mal éclairé, mal joué on se demande ce que vient faire la scène de coït à Berlin au début du film. Quel est le rapport avec l’intrigue? Gardez vos sous pour aller voir un autre film
Du grand cinéma, remarquablement écrit, interprété, dirigé et photographié. Sans prétention ni artifice, le message engagé passe par des dialogues savoureux. A voir absolument.
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3,0
Publiée le 25 janvier 2025
« Je ne m'en veux pas de ne pas faire de dépression. » Malgré tous les signaux, Léo, un ingénieur français de Berlin qui retourne dans sa ville natale pour régler de la paperasse administrative, refuse d'admettre qu'il ne va pas bien. Ce retour chez lui n'arrange pas les choses avec de douloureux souvenirs qui refont surface et une obsession pour la faune locale. Une fatigue émotionnelle qui a un impact physique comme Lucie Prost aime bien insister dessus dans ses dialogues... Sur fond d'une intrigue environnementale, "Fario" est un film en partie sur le deuil qui flirte avec la fable fantastique. J'aurais d'ailleurs bien aimé que cet aspect soit davantage développé. On n’est pas loin de quelque chose d'envoûtant et d'onirique, mais on nous ramène à chaque fois à la réalité, ce qui est parfois frustrant. Au final, un premier long-métrage qui s'éparpille par moment, mais qui est pas mal.
La belle fable de Lucie Prost Je suis allé voir Fario de la jeune réalisatrice Lucie Prost pour Florence Loiret Caille et n’ai pas été déçu : elle est impeccable comme toujours. Quant à l’acteur jouant le héros, fils de la première dans le film, je ne le connaissais pas, Finnegan Oldfield au visage de Guy Drut sautant des haies, au regard alternativement malicieux et perdu. Déjà deux fois nominé pour le César du meilleur espoir masculin, il aurait mon vote en 2025. Cette fable écolo n’est pas caricaturale mais au contraire pleine de douceur et de peine, j’ai été touché. Y compris par l’irruption d’une scène un brin fantastique de connexion du héros avec les éléments. #fario #lucieprost #finneganoldfield #florenceloiretcaille Plus de critiques sur www.ericdugelay.com
Le scénario est original mais l’aspect fantastique m’a laissé un peu frustrée,voire déconcertée ..Les acteurs convaincants ont pallié à la faiblesse de rythme du film avec un premier rôle talentueux.
«La 2eme suite de trop» Le 1er film de Venom (un forme extraterrestre qui « habite » dans un humain et se manifeste à partir de son corps ) était bien et original. Le 2ème n’était pas terrible et ce dernier opus non plus. Le plus amusant est le générique de fin…
J'imagine bien que ce film n'est pas fait pour tout le monde, mais je me suis personnellement laissé embarquer dans cette histoire de retour au pays, de questionnement sur le devenir adulte, sur fond de problématiques rurales et d'histoires familiales lourdes à porter.