Le film débute très mal, d'abord et avant tout parce que le personnage principal Nour, s'avère particulièrement antipathique et ce n'est pas les précisions du réalisateur qui arrangent les choses. Le cinéaste n'a donc pas franchement réussit son projet ; Nour/Farahadi ne sa bat pas contre coutumes et/ou religions, elle est au contraire très claire sur le sujet, elle l'explique même à son fils ce n'est que du business et donc le capitalisme lui va très bien, quand bien même il serait masculin, le seul mâle qui lui gâche la vie reste celui qu'elle a choisi comme père de son fils. Par là même on ne voit pas bien les interrogations qui supposerait un semblant de suspense, non elle n'est pas une sorcière, elle est même très terre à terre, il n'y a finalement aucune porte ouverte, le récit est limpide et ne repose donc que sur le survival, un survival dans une cité où une femme est prise comme la sorcière à envoyer au bûcher. Mais heureusement le film surnage (dans le dur !) grâce à une très bonne instauration d'un climax anxiogène qui s'étoffe soudain, une montée en puissance violente dès l'"indicent" qui prend au tripe et ça frappe fort. C'est le point fort du film. Site : Selenie.fr
Le premier long métrage de Saïd Belktibia, explore la thématique de la sorcellerie moderne. Le film suit Nour, une mère célibataire qui vit de la contrebande d'animaux exotiques pour des guérisseurs. Accusée de sorcellerie après une consultation qui tourne mal, elle devient la cible d’une traque brutale, alimentée par les réseaux sociaux, qui la sépare de son fils. Le film souffre d’un manque de cohérence narrative. La complexité de Nour, à la fois héroïne et anti-héroïne, n’est pas toujours bien exploitée. Le film oscille ainsi entre réalisme brut et métaphore fantastique sans toujours trouver son équilibre.
Une chasse aux sorcières à l'ère des réseaux sociaux sur fond de religion et de pratiques occultes. Le film est un peu inégal mais bien emmené par l'énergie de Golshifteh Farahani et un étonnant Jeremy Ferrari.
La violence de notre société, basée sur l'essort des réseaux sociaux sans contrôle, est dépeinte avec une froide brutalité. Sur fond de sorcellerie, une thématique bien peu usitée pour cette catégorie de films, plus dramatique qu'horrifique. Parfois dérangeant, Roqya" pousse un peu trop loin le curseur de l'amoralité et en devient souvent caricatural.
Je sentais cette proposition assez bancale rien qu'avec le scénario et le début, mixé avec des images d'archives, des captures de réseaux sociaux pour tenter d'attirer la curiosité du public. Golshifteh Farahani est une nouvelle fois emmenée dans un film qui n'ira pas faire les grands scores en salles et ça peut se comprendre. Mélangeant animaux et sorcellerie, le film semble jouer la facilité avec une linéarité prévisible : un pic de succès, le contrecoup de ces consultations illégales et le début des emmerdes... Malheureusement,la multitude de personnages secondaires dont l'ex-mari créé une situation brouillonne... Et au final, le film part trop dans tous les sens, malgré Farahani dans le rôle de mère et de businesswoman où tout bascule.
Un film sur la sorcellerie des temps modernes, légèrement compliqué si on décroche. Le charisme des acteurs n'était pas à mon goût. 3 étoiles généreuses. ----Mars 2025----
Une bonne surprise. Même si tout n'est pas parfait avec quelques moments de flottement dans le rythme et le narratif, ce film étonne par la qualité de sa photo et de sa réalisation. Casting excellent avec un très convaincant Jérémie Ferrari. Un sujet horiginal peu traité dans le cinéma français. A voir.
Du très bon cinéma de genre, réalisé en France, avec le seul petit bémol que j'ai trouvé Golshifteh Farahani exceptionnellement en surjeu dans ce film.
Golshifteh Farahni incarne une mère séparée qui revient régulièrement de ses voyages avec des animaux exotiques entassés dans son petit appartement d'une cité sensible. Quand elle vient en aide au fils d'un voisin et que celui-ci se suicide, va alors s'engager une course poursuite pour celle que l'on accuse de sorcellerie. Pour son premier film, Saïd Belktibia se lance dans le cinéma de genre (à l'image de "Vermines"), mêlant traditions ancestrales et course poursuite. Même avec une G. Farahni en grande forme pour se protéger, mais aussi sauver son fils de toute cette agitation, le film se perd quelque peu dans le mysticisme et devient fatiguant à suivre,spoiler: surtout quand l'on assiste à un final bâclé de la sorte . Dommage car les acteurs sont bons, notamment le novice Jérémy Ferrari.
Pour son premier film, le jeune Said Belktibia nous gratifie d’une œuvre qui dénote vraiment dans le paysage cinématographique français. Un film qu’on pourrait qualifier d’OFNI (Objet Filmique Non Identifié). Une bizarrerie qui demeure pourtant et paradoxalement très accessible, c’est-à-dire que n’importe quel spectateur qui aime les films de genre et les thrillers pourrait apprécier. Ce que l’on entend par là, c’est qu’en dépit de l’étrangeté de la chose, on n’est pas dans du film d’auteur, du cinéma expérimental ni même dans un domaine si particulier qu’il ne touchera que quelques personnes. Sa singularité vient plutôt du fait qu’il investit de manière très contemporaine, de nos jours donc, un domaine qu’on croyait faire partie du passé, en l’occurrence la sorcellerie et le vaudou. Et « Roqya » choisit de traiter cela sous l’angle du film de traque en plus de situer l’action dans une cité HLM d’un quartier chaud de la banlieue parisienne, ce qui aboutit à mélange détonnant et inattendu.
On apprécie donc beaucoup l’audace d’une telle proposition et son originalité rafraîchissante quand bien même cette première œuvre n’est pas exempte de nombreuses maladresses propres aux premiers films justement. Il y a déjà cette première séquence à l’aéroport qui se termine de manière surprenante et incroyable mais qui semble n’avoir aucune utilité pour le reste du récit et de l’intrigue si ce n’est de faire joli. Ensuite, la manière dont la traque commence et les raisons pour lesquelles le personnage principal subit un lynchage est un peu poussive et peu crédible. Pareillement, le final dans la clinique de marabouts se présente comme bien trop facile pour elle et donc, encore une fois, peu crédible. Il y a également quelques séquences bizarres pour rien et un sentiment étrange qui s’en dégage. Enfin, « Roqya » souffre de n’avoir aucun personnage sympathique auquel on a envie de s’identifier si ce n’est le gamin. Et encore... Le cinéaste ne parvient jamais à faire paraître son héroïne autrement qu’antipathique et égoiste.
Malgré cela, le film est plutôt haletant et captivant tout du long, sans baisse de rythme et il nous plonge dans un microcosme vraiment unique. En outre, on met ici le doigt sur certaines croyances archaïques au sein des cités de la part de certaines populations qui font vraiment peur en 2024... Ça pue le réalisme et c’est bien de mettre le doigt dessus tout comme la manière dont les réseaux sociaux deviennent des tribunaux publics pour ramollis du bulbe et fanatiques. Ensuite, sur le versant du film de traque en cité, « Roqya » excelle dans des courses-poursuite vraiment haletantes et bien filmées (pas forcément belles plastiquement mais très énergiques). Le film nous plonge dans les bas-fonds d’une cité (la scène dans les caves est effroyable) avec brio et optimise parfaitement son décor peu commun pour un tel sujet. Au final, un sympathique mais parfois maladroit film de genre à tendance horrifique comme on n’en voit jamais en France. Rien que pour ça...
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Un polar hyper original, franchement c’est intense !! Les acteurs sont juste et la réalisation très correct . Beaucoup d’action sur font de croyance religieuse. Ce film dénonce les dérives de notre société( réseau sociaux , superstition, violence , manipulation , argent facile ) bonne surprise on valide !!!
Le plus agaçant c’est qu’on est en France ,dans un Etat de droit et de surcroît civilisé,dans ce film on n’a pas l’impression .Ça n’existe pas la police ? Devant les croyances obscurantistes et violentes venues d’ailleurs.Pourquoi elle n’appelle pas quand elle risque sa peau ?Du coup l’histoire qui aurait pu être pas mal ne tient pas la route.
il y a longtemps que je n'avais pas vu Denis Lavant au cinéma et je le regrettais mais ce film m'a ennuyée. De la violence, et de la violence. Bien sûr, il y a la beauté de Golshifteh Farahani mais que d'invraisemblances ! Je ne suis pas sortie parce que je suis patiente, mais vraiment... quel pensum !