La Femme de Tchaïkovski
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Poupée zoom
Poupée zoom

16 abonnés 60 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 février 2023
Sans doute un très beau travail d'images , de reconstitutions historiques. Il y a un esprit dans ce film, mais les plans séquences les gros plans , le bruit incessant font régner la confusion . Je ne comprends pas l'objectif , sinon de montrer l'acharnement d'une femme masochiste , et de l'enfoncer un peu plus , en la rendant inutile et lamentable dans tous les domaines .La haine du corps de la femme transpire dans ce film , c'est ce que j'ai ressenti , ou peut être est ce l'idée de se glisser dans la spirale infernale de la folie de cette femme? Je n'ai ressenti aucunes émotions, sauf visuelles quelques fois, car les costumes et les clairs obscures sont picturaux , mais la musique de Tchaikovsky: absente.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 février 2023
Il y a deux ans Serebrennikov m'avait subjugué par l'énergie qu'il mettait à appréhender l'âme russe dans son brûlant "La Fièvre de Petrov", son film était bouillant, celui-ci est glaciale. Froid dans ce qu'il dépeint et dans sa forme : une image sans lumière, grise, avec une mise en scène baroque et morne simultanément. Tchaikovski, homosexuel, qui pour faire diversion épouse une femme qu'il haït et qui adore être haï. Ce qui crée une ambiguïté malaisante qui empêche un transfert du spectateur vers la victime. Et le tout est particulièrement long et funèbre.
Damien Vabre
Damien Vabre

187 abonnés 488 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 avril 2023
Un amour impossible entre une jeune femme extrémiste dans sa passion amoureuse (Aliona Mikhaïlova) et le célèbre compositeur homosexuel (Odin Biron) magnifiquement filmé et interprété mais souffrant de quelques longueurs.
Victor A.
Victor A.

88 abonnés 388 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juillet 2023
Une nouvelle fois, Serebrennikov est virtuose avec sa caméra. Les lumières sur les visages embellissent une image déjà fascinante. Le point faible de son histoire réside dans son personnage principal qu'on a un peu de mal à comprendre et à aimer.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2024
En se concentrant sur le mariage désastreux entre le compositeur Piotr llitch Tchaïkovski et son épouse Antonina Milioukova, le film de Serebrennikov se révèle être une réflexion sur le pouvoir, la répression de l’identité et comme de coutume dans son cinéma, la société russe.

Comme ses précédents longs métrages, le réel et l’imaginaire s’entrelacent dans la narration. Les visions d’Antonina traduisent à la fois son incapacité à affronter le rejet glacial de Tchaïkovski et sa fuite éperdue vers un monde façonné par ses illusions. Ces séquences deviennent des échos d’une société où les apparences priment sur la vérité.

Tchaïkovski, quant à lui, s’efface pour mieux hanter le récit. Figure à la fois magnétique et insaisissable, il incarne le paradoxe d’un homme dont le génie musical ne suffit pas à apaiser ses propres blessures. Déchiré par une homosexualité impossible à vivre, il devient un spectre silencieux, une absence écrasante qui reflète les oppressions d’une société engoncée dans ses idéaux.

Quant au mariage, le refus obstiné d’Antonina d’annuler leur union dévoile sa volonté d'exister et d'être, même si c'est sous le prisme de son mari. Mais sous cette soumission, son obstination résonne aussi comme une tentative désespérée de donner un sens à sa douleur.

Serebrennikov donne à voir les silences, les absences et les non-dits, qui deviennent métaphores des désirs tus, des oppressions invisibles et des tensions qui gangrènent, exposant une Russie corsetée par ses conventions, sacrifiant les libertés individuelles sur l’autel de ses convenances.

En somme, le film transcende son cadre historique pour établir un dialogue avec la Russie contemporaine, toujours marquée par l’autoritarisme et l’intolérance. Ni le génie du compositeur, ni les sacrifices d’Antonina n’offrent de salut, mais de cette tragédie émerge une réflexion sur les marges, sur l’oppression, et sur les silences qui résonne encore aujourd'hui.
Isabel I.
Isabel I.

50 abonnés 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2023
Kirill Serebrennikov  auteur de Leto (2018) et plus récemment de la  Fièvre de Petrov.
Au premier abord ce film est plus facile à comprendre  dans sa construction. La structure chronologique est plus simple à suivre. Cependant tout autant sombre et  ponctué de visions, d'hallucinations.
L'amour est central , destructeur. C'est une vision glauque d'un amour à mort pour un esprit fragile,  perturbé. La passion et la folie vont de pair. Si le  corps reste inviolé  son coeur est violenté, morcelé, piétiné. On ne peut en vouloir à cet homme qui parait subir le désir excessif de cette femme pour cacher  qui il est vraiment  dans une société hypocrite  au 19 ième siècle, camoufler  son homosexualité pour être accepter quitte à faire souffrir et a en souffrir. 
Remarquable, la dernière scène où Antonina Miliukova se perd dans le labyrinthe de son cerveau et déambule de pièce en pièce dans un appartement vide de vie  et pleine de ses souvenirs ; elle fait fasse aux visions cauchemardesque  de son histoire.
Ce n'est donc point le grand musicien qu'on découvre mais bien son épouse bafouée et sa descente aux enfers.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2023
Présenté en compétition officielle au festival de Cannes ( édition 2022), " la femme de..." est reparti la corbeille vide.

Incompréhensible pour le dernier opus à ce jour de K. Serebrenikov realisateur du " disciple " et de " Leto" , compte tenu de ses grandes qualités.

Le célèbre compositeur russe P. Tchaïkovski était homosexuel. Sollicité par une jeune femme insistante et convaincante qui lui affirme qu'il est l'homme de sa vie, il se marie avec elle ( sa dot finit par convaincre le musicien).

Union impossible, Tchaïkovski veut divorcer mais sa femme refuse catégoriquement et à jamais.

Le scénario est dans ses grands traits tiré des biographies sur le compositeur russe du XIXeme siècle ( sauf bien sûr la scène du debut).

Le grand mérite de " la femme de..." est son aspect formel. Photo et éclairage magnifiques, mise en scène théâtrale très élaborée, mises au service d'une réflexion sur l'amour.

Qu'est-ce qu'un amour heureux interroge Serebrenikov ? Aimer c'est prendre l'autre en considération semble t il nous dire.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 février 2023
Ça faisait longtemps que je l’attendais.

Le début est un peu difficile. Bien mais pas suffisamment passionnant. Ensuite c’est que du bonheur.

La femme de Tchaïkovski est un excellent film pour les libertés qu’il prend vis à vis des genres, de la narration, de la mise en scène et du montage. Évidemment, avec Kirill Serebrennikov aux manettes.

L’actrice principale est exceptionnelle. Elle joue tout en 2h20. Les autres comédiens excellent aussi mais c’est elle qu’on retiendra.

La photographie est sublime et fonctionne parfaitement avec la mise en scène, les décors et les costumes. Chaque image est un tableau.

C’est vivant, c’est original, c’est actuel, c’est émouvant, c’est drôle (étonnamment), bref c’est brillant.

J’ai envie de dire que c’est un chef d’œuvre. J’ai envie de dire qu’il est parfait. Mais pas tout à fait.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2023
Une histoire terrible que ce destin dramatique d’une femme qui vit dans une illusion, sans prendre en compte le réel. Cette histoire est très habilement contée, le réalisateur exploitant au mieux ces deux mondes : si certaines scènes au caractère onirique apparaissent clairement comme le fruit de l’imagination, du rêve ou du fantasme, d’autres se situent entre les deux et ce n’est que rétrospectivement que l’on en comprend certaines. Si la construction du film est classique, sa mise en scène est remarquable (trop ?) : travellings arrière, plans séquences virtuoses, contreplongées verticales… L’image extrêmement soignée, dans des teints ocres et des ambiances blafardes, et très expressive ; en quelques plans, explosent la misère, le dénuement physique et moral des déshérités de la rue. Tant par le fond psychologique (le glissement vers la folie par l’obsession et le déni du réel) et sociétal (la question de la place de la femme dans la société) que par la forme, « La femme de Tchaïkovski » est un film important.
Xacha07
Xacha07

9 abonnés 71 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 février 2023
Nous sommes allés voir la femme de Tchaïkovsky au cinéma hier soir. c'est un film beau sur le plan esthétique avec des décors et des costumes de très bonne qualité. Ce film raconte la folie d'une femme qui idolâtre Tchaikovsky. Tchaikovsky, voulant récupérer une respectabilité pour masquer son homosexualité notoire, accepte cette transaction mais se voit déborder par le désir débordant de cette femme de devenir la vraie femme du maître. Le thème de l'homo sexualité est peu abordé. La musique est également très lointaine, de même que le rôle de Tchaïkovski. C'est surtout la folie qui est abordée. Beau film mais avec un je ne sais quoi d'incomplet.
Michèle G
Michèle G

46 abonnés 28 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 février 2023
Le nouveau film de Kirill Serebrennikov est d’une beauté cinématographique indéniable. Quelques plans séquences « à la russe », où plane l’ombre consciente ou inconsciente de Sokourov, nous entraînent sporadiquement dans de courtes valses étourdissantes. Certains plans du film renvoient aux tableaux du peintre danois Vilhelm Hammershoi et à cette atmosphère puritaine et austère que savait si bien décrire son compatriote, le cinéaste Carl Theodor Dreyer. Mais cette fois, les scènes sont en couleur et les corps dénudés.
L’image est recouverte d’un voile vert mortuaire (couleur dominante) et la scène de rêve est magnifique. Autre scène sublime, celle où la virginité donnée par « dépit », devient une main ensanglantée caressant les touches du piano. Tout est là. Tout est dit. Une pause qui redonne un nouveau souffle. Un souffle de courte durée car la femme blessée poursuit sans relâche son acharnement vampirique, à vouloir « imposer » en vain et dans le déni son amour obsessionnel, là où jamais il ne pourra éclore, au cœur de cet univers masculin porteur d’une sensualité qu’elle n’aura jamais.
En suivant volontairement la partition récurrente de ce personnage féminin, le scénario en devient presque trop linéaire, voire monocorde.
Ce film a la même ambiguïté déconcertante que l’œuvre de Mishima « Les amours interdites » dont l’intelligence et la subtilité font qu’une femme, lectrice ou spectatrice, dépasse tout ce qu’il y a à dépasser, à commencer par cette dérangeante vision antinomique d'elle-même.
Félix MASSON
Félix MASSON

35 abonnés 110 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 février 2023
Je trouve qu'il y a des bonnes idées. Le passage des enfants est cool, le début est pas mal, les scènes de soirées avec le groupe select de Tchaïkovski sont cools, les acteurs jouent bien. Niveau mise en scène on a par moment vraiment le sentiment de sombrer dans la folie de Antonina avec notamment les plans séquences qui marquent une transition temporelle. La bande sonore est très bien et prend aux tripes. Mais le film est trop lent et beaucoup trop répétitif. On aurait envie de voir plus de création musicale, plus de Tchaïkovski. C'est un peu frustrant de rester du point de vue de la femme qui est enfermée dans sa situation. On a comme elle cette sensation d'enfermement et de non-évolution. La scène des gens à poils ? La scène finale ? Le chien eclopé ? La famille de Antonina ? L'incendie ? Ça fait too much et m'a fait rire. Il manque de puissance ce film et je pense que c'est dû a la lenteur de sa narration. Je pense que le film sort un peu tard. Si il avait été réalisé au début des années 2000 why not...
lecinema_clem
lecinema_clem

64 abonnés 283 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2023
La Femme de Tchaïkovski rentre dans la catégorie des films poussifs, volontairement lents - parfois longs mais possédant un petit quelque chose accrocheur qui retiendra votre attention jusqu’à la fin. Et la prestation d’Aliona Mikhaïlova y est pour beaucoup. Elle est très touchante, en plus d’être talentueuse. Les 2h23 de film peuvent effrayer et faire quitter la salle à certains. Je ne recommande pas forcément. Sauf pour les plus mélomanes d’entre nous.

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Framas54
Framas54

19 abonnés 120 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2023
Noirceur et sombritude !! Une tragédie grecque, ou plutôt comment l’âme russe résonne face à une situation désespérée.. le spectateur lui-même ne devra pas désespérer jusqu’au milieu du film, il fera face courageusement, car la dernière partie est limpide, cristalline même, on y voit se déployer le génie d’un grand réalisateur ! Les faiseurs de biopics, si répandus ces temps, devront s’imprégner de ce film avant de commettre des niaiseries..
Critique Facile
Critique Facile

109 abonnés 116 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 août 2022
https://leschroniquesdecliffhanger.com/2022/05/21/la-femme-de-tchaikovski-critique/

Il est ici avant tout question d’une exégèse de la folie dans l’amour, qui est disséqué au scalpel dans cette furieuse obstination d’Antonia au bord de la psychose la plus totale. Elle se confrontera à la perte, aux mutilations, à toutes les humiliations pour demeurer Madame Tchaïkovski. Les épreuves seront terribles, on souffre avec elle. Rien ne lui sera épargné dans le souci du micro détail de Serebrennikov. C’est du cinéma d’ampleur, total, comme un embrasement permanent.

Ensuite, c’est un déroulé de puissance : la reconstitution, la photographie, les dialogues, les histoires dans l’histoire, on en tournerait presque de l’œil, tant il met tout… Ça déborde, mais avec grâce et on ne s’en lasse pas. Les 02h23 passent comme un souffle, même si l’on en sort essoré. Pour une raison simple…. Sur toute la longueur, on vit avec Antonina Miliukova, et elle est épuisante d’amour.

Comment ne pas voir dans ce que nous conte Serebrennikov dans La femme de Tchaïkovski  une terrible métaphore de l’asservissement, celle de la dévotion mortifère d’un peuple à son pouvoir, aussi maléfique et barbare soit-il… C’est du cinéma intelligent et vibrant, on en redemande.
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