La Femme de Tchaïkovski
Note moyenne
3,4
1160 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

143 critiques spectateurs

5
12 critiques
4
41 critiques
3
39 critiques
2
28 critiques
1
13 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 février 2023
Piotr Tchaïkovsky, l’immense musicien russe, était secrètement homosexuel. Pour faire taire les rumeurs, il accepta de se marier avec Antonina Miliukova, une de ses élèves au conservatoire de Moscou, qui l’avait rencontré quelques années plus tôt, était tombée follement amoureuse de lui et lui avait écrit une longue lettre enflammée. Le mariage, consacré en 1877 à Moscou, fut un naufrage et ne dura que quelques semaines avant la séparation de corps des époux. Mais Antonina refusa toujours le divorce.

À moitié juif, à moitié ukrainien, ouvertement homosexuel, Kirill Serebrennikov est, au grand dam du Kremlin, sans doute le plus grand réalisateur russe contemporain. Fuyant la Russie, il s’est exilé à Berlin sans rompre pour autant tout lien avec sa patrie. Son attitude ambiguë sur la guerre en Ukraine – dont il souhaite la résolution sans condamner ouvertement l’agression russe – lui a valu un accueil mitigé sur la Croisette où la direction du Festival, croyant bien faire, avait fermé ses portes à toute délégation officielle russe mais avait sélectionné le dernier film en date de Serebrennikov.

J’en attendais beaucoup, dans une programmation qui ce mois-ci, après "Babylon" et "Tar" le mois dernier, est bien maigrelette. J’en attendais d’autant plus que j’avais été durablement marqué par "Leto" et par "La Fièvre de Petrov".

Autant le dire sans ambages : j’ai été déçu.
Certes, "La Femme de Tchaïkovski" est un film puissant, violent, porté par une exaltation fiévreuse. Les décors en sont exceptionnels alors même qu’ils sont minimalistes. Les intérieurs sont étroits, enfumés, sordides. Les rares scènes extérieures ne sont pas moins étouffantes, qui montrent une ville boueuse, noyée dans la brume, véritable Cour des miracles peuplée de gueux (elles m’ont rappelé les décors hallucinés d’Alexeï Guerman). Le noir est omniprésent, avec quelques touches de rouge et, le temps d’une scène onirique où Antonina fantasme ses retrouvailles avec son bien-aimé, un blanc d’outre-ciel.

Le problème de "La Femme de Tchaïkovski" est l’histoire qu’il raconte, qui se résume à presque rien. L’affiche est trompeuse sinon mensongère. Point de passion dévorante entre le musicien et son épouse. Si passion il y a, elle est unilatérale. Et elle est pathologique. Tout se réduit à deux tristes faits : Tchaïkovsky est homosexuel et ne peut se laisser toucher par sa femme sans étouffer un spasme de dégoût. Quant à Antonina, elle voue à son mari un culte hyperbolique qui l’entraînera dans la folie (elle survivra vingt-trois ans à son époux, mort en 1893 du choléra, et finira à l’asile en pleine révolution de février 1917).

Pendant deux heures et vingt-trois minutes, qui deviennent vite interminables et répétitives, ce pauvre argument est essoré jusqu’à la trame. On y voit Tchaïkovski entouré de superbes éphèbes, dénudés et huilés. On y voit Antonina essayer contre toute raison de le conquérir puis s’entêter à refuser le divorce avant de sombrer dans la misère et dans la folie.
Patricia D.
Patricia D.

87 abonnés 181 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 février 2023
Ce film a pour héroïne la femme du compositeur russe que Tchaïkovski accepte d'épouser par arrangement, pour cacher son homosexualité. Ce mariage factice ne fera illusion que deux semaines...
Alyona Mikhailova interprète le rôle titre avec un talent éclatant. Le travail de reconstitution de la Russie impériale est impressionnant. Certaines scènes du film sont féériques mais... Cette énième histoire d'une femme exaltée jusqu'à la folie, écrite et filmée par un réalisateur, s'étire sur près de 2h30 sans la moindre émotion. L'ennui suinte gentiment de ces images où s'animent parfois des corps d'hommes nus, exhibés sans raison apparente, tout comme les corps crasseux des indigent·es de Moscou.
Un film superflu.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 février 2023
Ah que ce film est long ! Sur un argument de peu de consistance - une jeune étudiante du conservatoire tombe folle amoureuse d'un professeur, le futur grand Tchaikovsky, et finit par l'épouser - dont l'intérêt (?) est fondé sur l'homosexualité du musicien, le réalisateur tourne en rond, va un peu de l'avant puis revient sur ses pas, plonge dans les rêves de l'héroïne et nous assomme d'images enfumées.
A intervalles réguliers, les obsessions de Serebrennikov sur le corps dénudé d'hommes qu'il nous montre sans excès de pudeur, rythment le film sans que l'on en perçoive vraiment la pertinence.
La reconstitution de l'époque est plus que limitée et il ne semble pas que l'on parle du même Saint-Petersbourg que celui qu'on avait aperçu dans le dernier Anna Karénine (Joe Wright) vu en CinémaScope...
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 février 2023
Nul doute sur le fait que Kirill Serebrennikov est un styliste hors pair.

La femme de Tchaïkovski est donc souvent, comme les films précédents du cinéaste russe, un véritable tour de force formel, que ce soit dans la mise en scène (ici aussi fluide que celle de La fièvre de Petrov était fiévreuse) que dans la photographie. Les longues cent quarante trois minutes que durent le film sont baignées d'une lumière iréelle, dans laquelle flotte la poussière de vieux greniers et le souvenir des temps passés.

Plus le film avance, plus le réalisateur se permet de fantaisies (plongées intégrales, plans séquences, chronologie bousculée), jusqu'à une fin d'un goût discutable à mon sens.

En ce qui concerne l'histoire, elle est édifiante et sinistre : une jeune femme tombe amoureux du maître Tchaïkovski, qui préfère les hommes. Elle sera donc réduite à un rôle d'épouse-écran, jamais aimée et même humiliée par son génial salaud de mari, jusqu'à aborder les rives de la folie.

Le sujet est intéressant, mais la sombre obstination de Serebrennikov à enfoncer plus bas que terre son héroïne esseulée rend le film un peu indigeste dans son masochisme forcené. Autrement dit, on en a vite marre de voir grandir l'aveuglement de la pauvre Antonina, merveilleusement jouée par l'actrice Alyona Mikhailova.
velocio

1 538 abonnés 3 497 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 février 2023
Le fait qu'un artiste s'oppose à Poutine au point d'être assigné à résidence dans un premier temps et de devoir finalement s'exiler entraine-t-il l'obligation de couvrir de louanges tout ce qu'il produit ? Personnellement, je ne le pense pas. Personnellement, toujours, j'avais beaucoup aimé "Le disciple", sorti en 2016, premier film de Kirill Serebrennikov à sortir dans notre pays. Deux ans plus tard, "Leto", en compétition à Cannes en 2018, m'était sorti par les yeux, ne serait-ce que par son manque d'inventivité et la médiocrité de sa musique. J'avoue humblement avoir fait l'impasse sur "La fièvre de Petrov", 2021, de nouveau en compétition cannoise. Et voici maintenant "La femme de Tchaïkovsky", une fois de plus en compétition lors du dernier Festival de Cannes. Concernant ce film, je serai bref : c'est un film dans lequel l'emphase le dispute à la prétention !
Soquartz
Soquartz

30 abonnés 82 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2022
J'y allais très enthousiaste, j'ai été un peu déçue...par le personnage principal (l'actrice est excellente), qui m'a semblé finalement assez terne. Je pensais qu'elle comprenait et soutenait son mari, brûlant de passion, envers et contre tout, mais finalement pas du tout, elle est très loin de lui et ne sait pas l'aimer. Elle s'accroche ...on ne sait pas trop à quoi, et c'est un peu incompréhensible.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2023
On n'entend plus guère cette maxime, très patriarcale, qui disait que, derrière chaque grand homme, il fallait chercher la femme. C'est pourtant assez vrai dans le cas de Tchaïkovski, de manière ironique et cruelle, sachant l'homosexualité du compositeur et l'érotomanie de son épouse honnie dont Kirill Serebrennikov dresse un portrait en forme de requiem. Dans cet entrelacs des signes qu'est La femme de Tchaïkovsi, le cinéaste russe fait se succéder les scènes comme autant de toiles de maître, dans une beauté crépusculaire, où le réalisme se mélange harmonieusement avec l'univers des fantasmes, avec plusieurs moments d'acmé saisissants (les hommes nus, l'incendie ...). Plus lisible que La fièvre de Petrov mais moins exaltant que Leto, ce qui est bien logique eu égard à son thème, dans une Russie tsariste effrayante en toile de fond, le film confirme, sans l'ombre d'un doute, la grandeur de mise en scène de Serebrennikov, qui devient (presque) l'égal d'un Zviaguintsev. Les 2 heures et 20 minutes de projection sont une sorte d'enchantement funèbre, excusez l'oxymore, qui en disent aussi long sur l'âme russe qu'un roman de Dostoïevski (un tantinet exagéré, peut-être, mais pas tant que cela). Dans ce drame puissant, l'interprétation d'Alyona Mikhailova est sidérante de bout en bout, anti-héroïne aux regards hagards, dont on se souviendra longtemps.
Louisia d
Louisia d

6 abonnés 31 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 février 2023
Tout est faux ou presque dans ce topic ! Le cadre, les noms sont vrais ...Mais qui ne sait pas que Tchaïkovski s'est marié pour essayer de jeter un voile sur son homosexualité ? Que deux mois après il faisait une tentative de suicide et qu'ils n'ont passé que quelques mois ensemble et encore !! On ne sait pas grand chose de cette femme sauf qu'elle lui avait ecrit une lettre passionnée (comme à d'autres hommes connus apparemment) menaçant de se suicider s'il ne la recevait et à fini sa vie pour des raisons inconnues dans un hôpital psychiatrique. Alors quel est le propos de Serebrennikov ? Pourquoi utiliser ces deux personnages qui n'ont quasiment jamais vécu ensemble ? Pour le nom ? La période qui lui permet de faire un film en costumes ? C'est grandiloquent mais creux. Belle image mais sans véritable propos. Quid de l'homosexualité du compositeur ?
patoune3
patoune3

12 abonnés 24 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 février 2023
J'attendais de la passion.. en fait il s'agit d'une jeune femme extrêmement névrosée.. et de relations dégradantes et tristes, on n'est pas dans l'amour , on est dans la pathologie. Triste.
Claudine G
Claudine G

229 abonnés 518 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 février 2023
Comment peut-on aimer à ce point là un homme qui n'éprouve absolument rien pour vous ? Comment peut-on s'acharner à gagner son amour et ne pas voir qu'en fait TchaÏkovski n'éprouve que de la haine pour sa femme (qu'il n'a épousé que pour l'argent qu'elle pourrait lui fournir) ? Il faut être complètement folle, c'est en fait ce qu'elle est...Ses jours sombres et toute le côté obscur de sa vie sont fort bien décrits dans ce film dont on sort un peu perturbée. Comment aimer à ce point un homme (qui en plus n'éprouve absolument rien pour vous...que du mépris) ?
B. E.
B. E.

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 février 2023
Très, très, très long , l'histoire ennuyeuse et sans aucun intérêt d'une femme dominée par une obsession ... Même si les images peuvent être parfois assez belles , l'actrice a le mérite de jouer très bien malgré la mièvrerie du rôle .
Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2023
On a évidemment affaire à une œuvre majeure, totalement russe: climat angoissant, couleurs sombres, caractères tourmentés.
La mise en scène est totalement au diapason, aucune anicroche. La tonalité est respectée d'un bout à l'autre.
Étonnamment, la musique est omniprésente (etlimite assourdissante), mais ce n'est pas celle du Maître, ce que l'on peut regretter.
Je préfère me limiter au ressenti plutôt qu'à l'analyse psychologique du scénario.
Pour qui ne serait pas imprégné de « l'âme russe », le film paraîtra long.
Mais les Russes ont le temps… et l'espace, comme le président Poutine le faisait remarquer à notre président !
Cette âme russe ne craint d'ailleurs pas les paradoxes, ce qui ne laisse pas de nous étonner : L'homophobie est quasi générale, alors que l'homosexualité de leur plus grand musicien est totalement attestée ; le violent racisme anti noir est également général, alors que Pouchkine avait des origines africaines.
Une explication peut-être : en Russie, l'artiste est une sorte de déité. Enfin, il l'était, quand on sait qu'aujourdhui, de nombreux artistes -- dont Kiril Serebrennikof -- sont inquiétés voire emprisonnés.
JB D
JB D

9 abonnés 35 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 mars 2023
Après l’atroce « Fièvre de Petrov » (qui m’avait fait claquer mon strapontin de bon matin à Cannes il y a deux ans) et le surcoté « Leto », le camarade dissident Serebrennikov accouche d’un film qui ressemble à une commande d’état volontairement prise à contresens pour raconter ce que l’histoire officielle cache en secret honteux : Tchaïkovsky donc, s’est marié pour couvrir publiquement son homosexualité, et a haï cette femme, qui ma foi avait l’air d’en redemander sans que l’on comprenne bien pourquoi après deux heures vingt. A vouloir être versatile et ambivalent (soi disant un portrait féministe + un film masculin sur l’homosexualité), Serebrennikov fait chou blanc : qui est cette femme? D’où vient-elle, que veut-elle? Est-elle une musicienne douée qui vit dans l’ombre? Chez le cinéaste russe, c’est une silhouette crispée dont la neurasthénie est montrée comme un phénomène ontologique chez la femme au bord de la crise de nerfs ; elle divague les yeux perdus et la mâchoire serrée. Cette insuffisance morale et psychologique créé surtout une peinture au bord de la misogynie ; et pourtant ce personnage n’est pas non plus un monstre ni une figure ambigue, juste une pauvre femme fantôme dont l’âme n’intéresse jamais le cinéaste, quand Tchaïkovsky, lui, est fade et inepte.

Cet accident (ou cette volonté mal fagotée) de démystifier la figure d’une Russie élitiste en un spectacle de chiffons a de quoi susciter bien des questionnements, surtout que Serebrennikov fait son chien fou avec sa caméra, comme d’habitude, mais sans ironie, valsant mollement autour de personnages creux comme des carafes. Epate stylistique plus contenue que d’habitude, certes (les affres académiques du film à sujet historique), mais l’artifice des brumes et des lumières blafardes enrobées d’incessants mouvements d’appareil et de plans-séquences pour faire « fresque intime » tourne au ridicule. Rien d’incarné dans cette reconstitution plate qui n’est pas loin d’évoquer les irrécupérables tentations de Guillermou et ses portraits de compositeurs (« Il était une fois Jean-Sébastien Bach » en tête), voire une esthétique impersonnelle et métallique de production Netflix.

Pire encore, cette tendance à commencer ou à finir toutes les séquences par un point de vue zénithal ou des mouvements en plongée contient une arrogance bien mal placée ; Serebrennikov a l’air de vouloir jouer au regard de Dieu bien trop souvent pour qu’on ne le suspecte pas d’une prétentieuse position de cinéaste-démiurge, observant hors-sol la pourriture sociale qui se propage (scènes de femme folle, d’amputés, de laissés-pour-compte). Mais ce spectacle qui littéralement « prend de la hauteur » est d’une ineptie dialectique et politique improbable, qui commence par le choix indéfendable d’une bande-son nullissime (le rejet de la nation?).

Que la musique soit la première victime d’un film qui brode autour (même si le musicien n’est pas le sujet), est une erreur de goût irrévocable, qui assassine tout d’un coup : l’image, l’atmosphère, la direction artistique, les acteurs, tous broyés dans un à-plat psychologisant du pire effet. Quand Tchaïkovski se met au piano et improvise des septièmes parallèles chromatiques pour suggérer la folie qui s’immisce, on se dit qu’on a bien fait de passer par le Conservatoire. Finissons d’appeler un chat un chat : les froufrous d’Antonina Miliukova et la barbe du pauvre Tchaïkovsky trempent dans la soupe d’un bon vieux nanar soviétique.
CASTAIGNS Philippe
CASTAIGNS Philippe

3 abonnés 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 février 2023
Le minimum aurait été d'avoir une belle bande originale pour un film sur Tchaikovsky... on a là une soupe de pseudo musique n'ayant rien à voir avec les œuvres du Maître, le film est constamment sombre dans les prises de vue, obscène, lourd et franchement mauvais. A fuir pour moi...
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 janvier 2023
Après les très réussis Leto et La Fièvre de Petrov, Serebrennikov confirme qu'il est un des meilleurs plasticiens actuels du cinéma, proposant là encore des images et des instants de mise en scène assez ahurissants

La Femme de Tchaïkovski est pour ma part son meilleur film : un film historique sur 7 ans (de 1877 à 1894) où on suit Antonina (Alona Mikhailova qui mériterait direct le Prix d'interprétation féminine), jeune musicienne tombée amoureuse du célèbre compositeur Tchaïkovski. Sauf que cet amour va se transformer en idolâtrie toxique et maladive, alors que ce dernier (initialement enclin à l’épouser pour masquer son homosexualité) va la repousser.

Alors que la 1e partie traite habilement de la place de la femme, de ses envies, frustrations et sentiments, le métrage se déploie de manière assez surprenante dans la 2nde, beaucoup plus furieuse et vénéneuse alors qu'elle tente de pourrir la vie de son époux (en refusant de divorcer). L'occasion de nous immerger dans l'état mental pourri et déliquescent d'Antonia, usant de son corps tel un outil dans les strates masculines, et sujette à plusieurs délires onirico-psychotiques (dont une méchamment névrosée où elle voit ses enfants morts et tente de retrouver une certaine idée de la famille).

Le film fait 2h23, est passionnant bien que selon moi se termine de manière relativement abrupte (après un superbe plan-séquence aux accents mélodieux détonnants et anachroniques).
Mais bon, c'est du gros morceau
Les meilleurs films de tous les temps