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XavierCaze
11 abonnés
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4,5
Publiée le 13 mars 2023
Un film qui dérange par la violence de la passion et la tragique indifférence. Les acteurs sont extraordinaires et les images d'une beauté à couper le souffle. Et puis pour tous ceux qui aiment le Lac des cygnes ou la symphonie Pathétique, c'est une plongée passionnante dans une partie de l'âme d'un génie.
Un film puissant, dérangeant, voire provocateur. Le réalisateur affirme avoir voulu faire un film sur l'amour. Je ne sais pas certaine d'être en phase avec cette affirmation. C'est un film sur une femme complètement obsédée par son "amour" pour Tchaïkovski. Qui n'a rien fait pour attirer cet amour. Au final, elle sait peu de choses de lui. Il n'a pas cherché à la séduire, bien au contraire. Il l'a met en garde et l'avertit : ce ne sera qu'un amour fraternel. Elle a été prévenue. Mais malgré tout, elle reste bloquée, refusant d'entendre les appels à la sagesse. Elle manque totalement de discernement. Du coup, elle s'enfonce dans l'obscurité et dans la folie. Elle se persuade de pouvoir changer son mari et le rendre comme elle le rêve. Mais, non, ça ne fonctionne pas. Il faut accepter les gens comme ils sont et être lucide. La vie n'est pas comme on aimerait qu'elle soit. J'ai beaucoup aimé le texte qui fait un parallèle entre les mouches et les idées sombres ainsi que la scène finale illustrant sa folie (et notamment le chant et la musique). Vertigineux, effrayant. Des images sombres, une photographie magnifique, une performance impressionnante de l'actrice principale. Pas n'importe quel film
Je suis allé voir pour vous Жена Чайковского, la Femme de #Tchaikovsky de Kirill #Serebrennikov, russe. J'ai un énorme a priori sur ce qui vient de russie et j'estime qu'un embargo absolu doit être fait sur tout ce qui vient de ce pays de merde. La main à l'écriture vaut la main à charrue, comme disait Rimbaud. Un artiste russe, un sportif russe, doit être banni tant qu'il ne se reveille pas de sa honte séculaire et de ses assassinats... - Je n'irai pas à Roland Garros si les russes y sont conviés : c'est dire ! - Le film est nul, fait de poncifs, d'une personne qui de toute evidence ne sait pas qui était #Tchaikovsky, compositeur ukrainien le plus joué au monde. Ce réalisateur est sourd. Le film a l'épaisseur littéraire d'un papier à cigarette. Aucun intérêt. Comme lui sans doute. Vous avez aimé #Amadeus de Milos #Forman ? Fuyez cette merde. Slava Ukrainii
Film déroutant sur un amour non partagé et assumé comme tel par cette jeune femme qui va se faire épouser par un homme dont elle sait qu'il ne pourra pas l'aimer... "Elle se fait faire" 3 enfants par un homme qu'elle n'aime pas...On souffre de son déni et de son enchaînement. Cependant, Tchaïkovski accepte le "marché de dupes" pour coller sans doute aux conventions sociales de la fin du XIX ème siècle.
Sur le papier, le thème est intéressant. Mettre en lumière l'histoire méconnue de la femme de Tchaikovski, oubliée de l'histoire de l'artiste. Dans la réalisation, le tourment grandissant construit l'intrigue comme un thriller où la réalité finit par se perdre dans une danse fantasmagorique de désirs inavoués. spoiler: Aussi, après toute cette histoire que l'on finit par assimiler et se dire que leur vie torturée est horrible, on apprend par un message à la toute fin que Tchaikovski n'a jamais revu sa femme après s'être séparé d'elle l'année de son mariage. Remettant en question l'ensemble du film ! Qu'est-ce qui était vrai ? Qu'est-ce que qui était de l'ordre de l'imagination de l'auteur ? Ou de la folie naissante de la femme de Tchaikovski qui finira en asile ? Qui sait ?
Quel beau film! Il est rare de nos jours de voir un film qui est tellement beau à regarder et écouter qu’on peut aller le voir juste pour le plaisir esthétique.
Du début à la fin, l’atmosphère, l’image, sont captivantes.
Il faut également noter l’immense qualité du jeu d’acteur, notamment les deux personnages principaux, qui sont magnétiques.
Au delà de ça, l’appréciation de ce film dépendra peut-être de votre familiarité avec la vie de Tchaikovsky (ce film est très fidèle à la réalité, avec quelque libertés interprétatives), et avec la connaissance de la langue russe (les sous-titres sont souvent très mauvais, et beaucoup de nuances et de subtilités de langue y sont perdues).
Comme dans Eugénie Grandet, un film sur le premier amour d’une jeune femme, pur et naïf, qui se retrouve brisé par le destin et les circonstances de la vie.
Très déçu je m'attendais après Leto et avec ce sujet à un film flamboyant et rythmé, et voilà que du noir, du stagnant, de la banalité Même pas emporté par la musique. Je vous invite à revoir , bien que l'esthétique ai vieilli l'excellent Music Lovers de Ken Russell.
La Femme de Tchaïkovski est une plongée dans la psychée d'une épouse d'un compositeur déjà considéré comme un génie en son temps au 19e siècle en Russie. Le film se concentre sur la vie d'Antonina Miliukova : ses désirs, sa dévotion, sa non-compromission, sa folie ? Forts de quelques scènes soufflantes, d'une très belle reconstitution historique et d'une actrice investie, l'œuvre ne souffre que de sa longueur et aurait pu faire l'économie de 20-25min.
L'intrigue est inexistante : dès le début tout est dit , ensuite le film parait long et est ennuyeux . Le fonds ne vaut pas mieux : l' égoïsme ( fut il génial ) contre l' " amour " mais cet amour apparait vite comme orgueil , possession et finalement égotisme . Maigre tout cela ! Quelques belles images mais cela respire l' artificiel . Et la volonté de " faire sombre " rend quelques parties illisibles . Nécessité de faire des économies sans doute : il y a bien un concert mais on ne le voit pas et la musique de Tcahikovski n' est pas particulièrement, mise en valeur .
Film décevant :Grandes envolées prétentieuses, scénario inexistant, lourdeurs de multiples scènes, en particulier un ballet final digne de YMCA. Le film est sombre mais esthétiquement réussi, on voit du Vermeer parfois Et surtout beaucoup trop long
Je n'ai vraiment pas aimé ce film. D'abord la position de cette femme éperdument amoureuse d'un homme, qui la rejette, même si elle traduit une, époque dans une certaine Russie. Je n'ai pas aimé non plus le personnage du maître, adulé par certains pour sa gloire presque plus que pour son talent. Enfin, j'ai trouvé certaines scènes grotesques et ridicules avec les hommes nus qui s'offrent au choix de la dame pour qu'elle cesse d'importuner son mari. Ne parlons pas du dévoué serviteur qui vient remettre à chaque terme l'allocation du mari.
Un film intense, parfois provocateur mais passionnant. L'actrice Alyona Mikhailova est remarquable dans le rôle de la femme de Tchaikovski: une femme orgueilleuse, obstinée, qui n'accepte pas d'être rejetée par son mari homosexuel. Son amour insensé pour le musicien de génie finira par la détruire... Mise en scène remarquable, excellents acteurs, une belle photographie, une reconstitution soignée de la société russe de l'époque: un film de qualité, une oeuvre à découvrir...
Un film moyen qui en fait ne mérite ni excès d’honneur ni indignité. Pour les fervents admirateurs de la musique de tchaikovski il ne faut rien en attendre . En résumé, il s’agit de la rencontre d’un homme homosexuel qui veut, à tort sauver les apparences en se mariant avec une erotomane. Car la femme du célèbre compositeur n’est pas une oie blanche qui idealiserait tchaikovski à travers son œuvre et nourrirait un amour platonique non, la dame n’en est pas à son coup d’essai elle s’était déjà enflammée pour d’autres célébrités russes du moment qui avec plus de sagesse n’avait pas donné suite à ses déclarations d’admiration débordantes. La scène où elle viole quasiment notre malheureux génie est suffisamment réaliste pour donner la juste mesure de sa pathologie qui ne relève en rien de l’innocence romantique. Quant à Tchaikovski ce n’est pas son homosexualité qui constitue le fondement même de son caractère c’est bien également des troubles psychologiques caractérisés qui n’ont rien à voir avec l’homosexualité en elle même et ce, si bien évidemment l’environnement social peut difficilement favoriser un total épanouissement. Quant au film en lui-même s’il a quelques mérites il souffre avant tout de quelques longueurs. Tous les passages oniriques sont mièvres et dépourvus d’intérêt. Au plan photographique il y de belles images d’intérieur où domine des tons sourds le seul point très lumineux est la robe rouge symbole de cette passion dévorante et pathologique. L’interprétation est bonne même si aucun des personnages ne suscite vraiment l’empathie. Au final on ressort de ce film mi figue mi raisin et sans réelle émotion.
J’ai trouvé ce film très intéressant pour plusieurs raisons qui dépassent largement les personnages principaux. J’avais d’ailleurs hésité à aller le voir, étant peu attiré par les biopics, et n’étant pas spécialement amateur de l’œuvre musicale de Tchaïkovski auquel je préfère Moussorgski par exemple. Il m’a semblé que ce film est avant tout révélateur de ce qu’a pu être un ressort très délétère de l’histoire peuple russe et qui pèse encore malheureusement sur lui aujourd’hui. Je suis en effet persuadé qu’il y a eu en Russie un immense sentiment de culpabilité, origine d’un masochisme moral qui a toujours plombé cette société dont on devine combien elle allait mal au XIX° siècle en lisant Dostoïevski ou Tchékhov. Cette épouse du compositeur russe qui fait elle-même son malheur en épousant un homme qui ne l’aime pas et ne l’aimera jamais en est une parfaite illustration. Il y a en elle de la folie (la véritable Madame Tchaïkovski a en effet fini ses jours dans un asile…), mais une folie qui la dépasse, une folie ambiante qui transparaît dans ces scènes de rue, violentes, inquiétantes. L’héroïne est écrasée par toutes ces forces dominatrices, notamment l’église orthodoxe qui lui ont appris la soumission, et qui écrase le peuple, comme ces mendiants misérables, pieds nus dans la boue. Si la première tentative d’établissement du communisme a malheureusement échoué, grevant les tentatives ultérieures, c’est aussi en raison de ce masochisme moral qui traverse la société russe mais qui, au-delà de la Russie, se rencontre également ailleurs, un peu partout dans le monde. Serebrennikov filme cette aliénation avec inventivité : les cadrages plongeants dévoilent l’écrasement et la soumission du personnage, les quelques scènes oniriques offrent un décalage révélateur avec celles qui nous montrent la triste réalité. Il a eu aussi l’intelligence de ne pas trop charger le célèbre compositeur russe, lui-même victime des préjugés et des règles absurdes de son temps. Le psychanalyste Jacques Lacan disait que l’amour, c’est toujours réciproque, quel dommage que Madame Tchaïkovski ait vécu trop tôt pour le lire…