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Guiciné
208 abonnés
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1,5
Publiée le 26 février 2023
Un film qui se tire en longueur où toutes les scènes sont d'une lenteurs insondables où les deux heures auraient largement pu être réduites de trois quarts. D'une mise en scène en démonstration permanente et nombrilique, il ne ressort que l'ennui. Un film surfait et surjoué qui à un intérêt plus que réduit à mes yeux.
Démonstratif à l'excès et d'une lourdeur sans pareil.. les dix dernières minutes sont quasi insupportables avec des ballets écrasants grotesques. Vraiment à fuir
Ce biopic plus ou moins féministe est une réussite de Serebrennikov qui parvient à recréer une époque tout en trouvant un ton distancié. Le romanesque est joint à l'esthétique et l'interprète féminine principale est remarquable.
C'est long, c'est lourd, c'est dans l'ombre,les décors sont sales, des scènes ridicules...mais c'est dans l'air du temps, les acteurs sont laids mais ils pensent. C'est tragiquement nul.
Un seul mot : chiant ! Et c'est bien dommage car acteurs brillants et décors suberbes . Voila ça faisais bien longtemps que je , nous et qq autres spectateurs a leur commentaire ont trouvé au final ce film inintéressant au possible ...
Un point pour la performance de l'actrice. Pour le reste, un film très bruyant ou le sordide le dispute à la saleté, pendant lequel la musique (bien malheureusement pas celle du compositeur) est omniprésente et bruyante. 2h30 d'un film pompeux et prétentieux où ce qui aurait pu donner lieu à une belle reconstitution de la Russie Tsariste se cantonne à quelques rues peuplées de misérables. L'homosexualité de Tchaïkovski semble évidente dès les premières images (je ne le savais pourtant pas) mais sa femme ne voit rien et ne comprend rien à cette évidence et passe tout le film (qui se déroule pourtant en très grande partie sur moins d'un an) à essayer de le conquérir alors qu'il passe son temps à la rejeter. L'image est au niveau de la folie de cette femme : très sombre et fluctuante.
Excellent film qui fait découvrir une partie (la plus intime!) de la vie de Tchaikovsky. Gay, grave erreur commit-il en acceptant de se marier à une fille très persévérante et lui vouant un véritable culte. Cela les lia à vie, dans une haine et des relations humaines très toxiques et destructrices. Très belle image dans ce film, le ton est froid, pluvieux, sans issue.
Nous nous sommes profondément ennuyés lors de cette séance. Nous pensions entendre un peu de musique, RIEN mais en revanche beaucoup d'hommes à poil... très décevant. En revanche nous avons adoré Babylon, heureusement. EV
L'histoire relate l'amour démesuré et à sens unique d'une femme pour son mari homosexuel, le compositeur russe Tchaïkovski. Ce mariage, visant à donner une apparence plus convenable à la société, est au centre d'un film ou l'actrice principale se montre vraiment convaincante, cependant, la narration monotone et dépourvue de rythme rend le visionnage laborieux. Bien que la photographie et le jeu des acteurs soient de qualité, cela ne suffit pas à en faire un film que l’on garde en mémoire. 5/10
Sur un plan purement technique, esthétique, sur le jeu des acteurs, c'est un film sans doute assez remarquable. Mais le problème est qu'il tourne exagérément autour de cette femme et de sa névrose, au point que tous les autres personnages, y compris Tchaïkovski, sont éclipsés. Et c'est un vrai problème. C'est sans doute voulu mais pour le spectateur, cela devient particulèrement lourd au bout d'un certain moment, surtout dans un film de près de 2h30. La musique (de Tchaïkovski) est aussi quasiment absente de ce film (on l'attendait quand même un peu!). Dans un film aussi sombre, on aurait pu entendre la symphonie pathétique (quasi testament du compositeur), surtout à l'annonce de sa mort. Si le réalisateur a voulu faire dans la sobriété, il a réussi son pari. Mais en focalisant à ce point sur un personnage et en oubliant le compositeur, on peut ressentir à la fois un certain ennui et pas mal de frustration.
Le réalisateur signe un drame qui pourrait être une variation autour de "Ludwig, le Crépuscule des Dieux" (1973). Du romanesque perdu et embrumé dans une mélancolie funeste auquel Serebrennikov ajoute une bonne dose de thriller psychologique et un lyrisme macabre. On s'immerge parfaitement dans l'austérité de l'environnement, qui s'avère aussi froid et sec que les relations entre époux. Si le réalisateur-scénariste prend des libertés c'est aussi pour accentuer la souffrance de cette femme aussi vite épousée que rejetée avec une violence morale assez inouïe, mais le cinéaste est aussi un peu complaisant en n'osant jamais émettre autre chose que l'amour sincère de cette femme et l'ignominie du génie musical. Au final, il s'agit surtout d'une expérience sensorielle et tragique, sur la dégénérescence émotionnelle d'une femme matérialisée par des songes où les failles prennent vie jusqu'à ce dernier quart d'heure absolument magnifique et onirique comme une oraison funèbre. Sans doute un peu long, mais ça reste un poème tragique d'une beauté formelle envoûtante. Site : Seleine.fr