La Femme de Tchaïkovski
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143 critiques spectateurs

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SB88
SB88

35 abonnés 1 574 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juin 2025
La Femme de Tchaïkovski - une femme folle amoureuse de l’artiste...au point d’accepter l’homme. Il n’y met pas de pincettes car l’époque l’oblige à un couple hétérosexuel. Le thème est super mais beaucoup de lenteurs
2,9/5
Francois Roux01
Francois Roux01

2 abonnés 38 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mai 2025
On pense souvent à Music lovers en regardant ce film. Celui-ci est plus historique mais un peu long. Personnellement, j'aurais enlevé la dernière demi-heure pour finir sur ces somptueuses scènes où la lumière grise évoque certains tableaux de Degas.
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 030 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mai 2025
L'histoire relate l'amour démesuré et à sens unique d'une femme pour son mari homosexuel, le compositeur russe Tchaïkovski. Ce mariage, visant à donner une apparence plus convenable à la société, est au centre d'un film ou l'actrice principale se montre vraiment convaincante, cependant, la narration monotone et dépourvue de rythme rend le visionnage laborieux. Bien que la photographie et le jeu des acteurs soient de qualité, cela ne suffit pas à en faire un film que l’on garde en mémoire. 5/10
VingtCentMille
VingtCentMille

2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mai 2025
Un film intéressant sur le musicien. Certaines scènes de folies n'apportent pas beaucoup au film qui le fait durer un peu longtemps.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2025
On peut se demander si l'idée de faire un film sur la femme de Tchaïkovski en était une bonne ou pas. Bien sur, c'est un bon film, avec des jeux de clair-obscur sans fin: on est d'ailleurs plonger dans le noir dans ce film, dans l'intimité du couple et celle de la vie grise et noire en Russie, surtout en hiver. Et bien sur, le film nous donne un meilleur éclairage sur le compositeur lui-même. Mais la détermination de la jeune femme, qui vire petit à petit à la folie, ne semble pas réellement avoir un impact sur le travail de Tchaïkovski, en tout cas ce n'est pas comme ça que je l'ai vu, et donc l'intérêt du film diminue je trouve.
H Ladeira79
H Ladeira79

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 février 2025
Heureusement qu'il y en a qui se contentent avec peu, pour apprécier un truc comme ça. C'est d'un ridicule pas possible. On n'entend même pas la musique de Tchaïkovski, qui aurait pu sauver un tout petit peu ce navet. Mais bon, c'est mieux ainsi. Ce serait un sacrilège d'utiliser la musique d'un tel génie dans une nullité de ce genre
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2024
En se concentrant sur le mariage désastreux entre le compositeur Piotr llitch Tchaïkovski et son épouse Antonina Milioukova, le film de Serebrennikov se révèle être une réflexion sur le pouvoir, la répression de l’identité et comme de coutume dans son cinéma, la société russe.

Comme ses précédents longs métrages, le réel et l’imaginaire s’entrelacent dans la narration. Les visions d’Antonina traduisent à la fois son incapacité à affronter le rejet glacial de Tchaïkovski et sa fuite éperdue vers un monde façonné par ses illusions. Ces séquences deviennent des échos d’une société où les apparences priment sur la vérité.

Tchaïkovski, quant à lui, s’efface pour mieux hanter le récit. Figure à la fois magnétique et insaisissable, il incarne le paradoxe d’un homme dont le génie musical ne suffit pas à apaiser ses propres blessures. Déchiré par une homosexualité impossible à vivre, il devient un spectre silencieux, une absence écrasante qui reflète les oppressions d’une société engoncée dans ses idéaux.

Quant au mariage, le refus obstiné d’Antonina d’annuler leur union dévoile sa volonté d'exister et d'être, même si c'est sous le prisme de son mari. Mais sous cette soumission, son obstination résonne aussi comme une tentative désespérée de donner un sens à sa douleur.

Serebrennikov donne à voir les silences, les absences et les non-dits, qui deviennent métaphores des désirs tus, des oppressions invisibles et des tensions qui gangrènent, exposant une Russie corsetée par ses conventions, sacrifiant les libertés individuelles sur l’autel de ses convenances.

En somme, le film transcende son cadre historique pour établir un dialogue avec la Russie contemporaine, toujours marquée par l’autoritarisme et l’intolérance. Ni le génie du compositeur, ni les sacrifices d’Antonina n’offrent de salut, mais de cette tragédie émerge une réflexion sur les marges, sur l’oppression, et sur les silences qui résonne encore aujourd'hui.
ffred

1 987 abonnés 4 257 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 août 2024
Rattrapage pour ce film raté en salle dont je n’avais entendu que du bien. Et en effet, cela valait le détour. Tout est réussi ici. Une mise en scène aussi sobre que ample, une direction artistique magnifique, une interprétation hors paire. Mais surtout une histoire forte (inspirée de faits réels) aussi dure que poignante. Un magnifique portrait de femme aussi cruellement torturée dans sa tête que malmenée par la vie et les conventions de l’époque. Splendide. Du grand cinéma.
Alasky

454 abonnés 4 539 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2024
Immense actrice à l'affiche, sensationnelle de justesse, elle est parfaite dans ce rôle complexe et porte le film à elle seule. Beau film, un drame ultra sombre, la photo est léchée et quasi théâtrale par moments.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mai 2024
On va dire après la vision de ce film qu il est important de séparer l homme Tchaikovski de son œuvre. Ce film raconte l histoire de la passion qui va virer à l obsession d une femme pour le compositeur; qui réussi à le convaincre de l épouser, lui voyant ici un moyen de dissimuler son homosexualité dans la Russie du 19e. Il en résulte un film sombre qui alterne sans rupture entre naturalisme et rêves/cauchemars. La mise en scène soignée et inventive sort le film du carcan du biopic aidé par la révélation Alyona Mikhailova à la fois bouleversante et troublante dans le rôle de cette femme délaissée et humiliée. Un film la fois grandiose et terriblement déprimant.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2024
Récit fascinant d’une passion dévorante et unilatérale d'une femme pour son (génie de) mari, de l'obsession jusqu'à la folie, servi par une mise en scène virtuose. L'histoire d'Antonina T. 3,75
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 mars 2024
Histoire édifiante que cette femme de Tchaïkovski.
En effet, je suis partagé entre compassion et rejet pour cette femme esclave de son amour pour le compositeur Tchaïkovski.
Déjà, ce qui m'a grandement surpris, c’est sa déclaration d’amour faite au compositeur. Elle lui écrit une lettre alors que ni lui ni elle se connaissent même s’ils se sont croisés très rapidement au cours d’une soirée. Suite à cette lettre, le compositeur se présente chez elle et l’on assiste à une sorte d’entretien d’embauche !
Je n’irai pas plus loin, cependant je me pose la question suivante :
Sombre-t-elle dans la folie parce que Tchaïkovski l’a privée de vivre à ses côtés comme c’était envisagé ?
Est-ce l’indifférence teintée d’humiliation de Tchaïkovski qui a conduit cette femme à sombrer dans la folie ?
Etait-elle prédisposée à sombrer dans la folie ?
Je me souviens du mot employé par Tchaïkovski à l’issue de sa première visite chez Antonina : celui-ci l’avait éconduit en l’invitant à ne pas être trop "exaltée".
Un signe, non ?
En tout cas, instructif et fort bien joué.
A voir en V.O évidemment pour s’en rendre compte… si vous le voulez...
Stéphane R
Stéphane R

28 abonnés 482 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 janvier 2024
Magnifiquement interprété et mis en scène. Chaque plan, souvent séquence, est magnifique. Plus encore dans la seconde partie plus onirique, totalement chorégraphiée.
La première partie est un peu plus faible, sans doute trop classique. Le crescendo et le contraste n'en sont qu'accentués.
L'obsession, de névrose en psychose.
Brillant.
Oni
Oni

44 abonnés 516 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 novembre 2023
Symphony of WTF - Quand Tchaïkovski devient un capharnaüm cinématographique

Tu te souviens de ce feeling quand tu danses dans une rave et que tu perds toute notion de réalité? Eh bien, Kirill Serebrennikov a réussi à capturer cette sensation sur pellicule avec "La Femme de Tchaïkovski". Les plans séquences sont plus fluides que le café qui coule dans une pub Nespresso. La caméra danse et virevolte, parfois même en mode "Shape of Water", nous laissant dans un état de confusion artistique. Et attention, ça devient un vrai bordel quand les décors et les lumières se laissent emporter dans un slow motion presque sensuel. Un vrai chef-d'œuvre visuel, sauf si tu es épileptique, auquel cas, bonne chance.

Antonina Miliukova, jouée avec une intensité qui pourrait rivaliser avec un cosplay de Heath Ledger en Joker, est une apprentie pianiste qui décide de se marier avec Tchaïkovski. C'est un peu comme si tu décidais de devenir cosmonaute sans jamais avoir quitté ta chambre. Le mariage vire rapidement au fiasco, et la nuit de noce est plus tendue que le dernier épisode de Game of Thrones. Entre nous, si Tchaïkovski était sur Tinder, il aurait swipe left plus rapidement que Flash dans une course contre Superman.

La musique dans le film, bien que souvent absente de l'œuvre de Tchaïkovski, est omniprésente. C'est comme si Hans Zimmer avait décidé de faire un remix de la symphonie de la vie ratée d'Antonina. Mention spéciale à Odin Lund Biron dans le rôle du compositeur. Sa composition est sobre, juste, et ferait rougir un caméléon dans une boîte à lumière. Mais sérieusement, entre nous, Biron aurait pu se contenter de faire un podcast sur la vie de Tchaïkovski, ça aurait probablement eu le même impact.

L'histoire, une fois posée, est aussi froide que l'attitude de Batman envers ses ennemis. On évite le mélodrame et le pathos comme si c'était une épidémie de zombies. Mais plus le film avance, plus ça devient distant. C'est comme une relation longue distance avec quelqu'un qui t'envoie des signaux plus contradictoires que les timelines dans Avengers: Endgame. Les dix dernières minutes du film sont aussi ratées qu'une soirée pizza devant une finale de Top Chef.

"La Femme de Tchaïkovski" frôle le chef-d'œuvre, mais comme le dernier épisode de Lost, il s'éloigne de la perfection vers la fin. Alyona Mikhailova, qui incarne Antonina, est géniale, mais comment elle n'a pas décroché le prix d'interprétation à Cannes, c'est aussi mystérieux que l'intrigue de Donnie Darko. Le film aurait pu être un chef-d'œuvre, mais comme un geek sans wifi, il reste plus une promesse qu'une réalité.

En conclusion, "La Femme de Tchaïkovski" est comme une pizza sans fromage: ça a l'air bon sur le papier, mais ça manque de quelque chose à la dégustation. Entre les plans séquences qui dansent plus que toi à une fête d'anniversaire après quelques verres, et les performances dignes d'une saga Marvel (avant qu'ils ne soient tous amis), ce film est un tour de montagnes russes émotionnelles. En fin de compte, ça vaut le détour, mais peut-être pas les 2h23 de ton précieux temps geek.

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Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 novembre 2023
"La Femme de Tchaïkovski", dirigé par l'audacieux Kirill Serebrennikov, est une œuvre qui oscille entre l'exaltation biographique et la contemplation mélodramatique. Avec une note de 3,5/5, le film offre un regard stylisé sur les émois et les tumultes dans la vie du compositeur Piotr Ilitch Tchaïkovski, en s'attardant avec une profondeur particulière sur son énigmatique épouse, Antonina Milioukova.

Portée par une performance poignante d'Aliona Mikhaïlova, le personnage d'Antonina émerge de l'histoire comme une figure tragique et complexe, dont le désir d'affection et la quête de connexion avec son mari illustre compositeur, se heurtent à la muraille de son indifférence et de sa propre lutte intérieure. Odin Biron incarne un Tchaïkovski torturé et éloigné, apportant à l'écran une représentation nuancée du génie, où le génie musical ne peut s'épanouir que dans le malheur personnel.

Serebrennikov, même dans les limites de sa propre liberté artistique, façonnée par des circonstances extérieures difficiles, parvient à tisser une toile visuelle à la fois luxuriante et étouffante. La photographie, œuvre de Vladislav Opelyants, magnifie chaque plan, transformant les tableaux vivants de la Russie du XIXe siècle en un opéra silencieux et magnifiquement maussade. Cependant, la durée du film de 143 minutes demande patience et investissement émotionnel de la part du spectateur, une endurance qui n'est pas toujours récompensée par le rythme du récit.

Bien que le film prenne certaines libertés avec l'histoire pour le bien du drame cinématographique, la gravité avec laquelle il traite la condition de la femme et le fardeau des conventions sociales est palpable et résonne avec une actualité surprenante. Les thèmes de l'amour non partagé, de l'isolement et de la folie sont explorés avec une délicatesse qui flirte parfois avec l'excès, menaçant de sombrer dans la caricature.

La partition musicale, tout comme le sujet du film, se doit d'être remarquable, et c'est bien le cas ici, rendant hommage au travail de Tchaïkovski tout en contribuant à l'atmosphère générale. Cependant, la musique ne parvient pas toujours à s'aligner parfaitement avec le flux des images, créant parfois une dissonance inattendue entre le son et la vision.

L'apparition d'Oxxxymiron en Nikolaï Rubinstein offre un moment d'intérêt notable, mais son potentiel n'est pas entièrement exploité. Les autres membres de la distribution secondaire remplissent leur rôle avec compétence, mais c'est clairement Mikhaïlova qui porte le film sur ses épaules avec une grâce troublante.

"La Femme de Tchaïkovski" ne manquera pas d'enflammer les débats, que ce soit pour son interprétation de la vie du compositeur ou pour sa présentation artistique. Avec une note de 3,5/5, le film est une épopée qui ne laisse pas indifférent, une œuvre qui réussit à capturer l'essence tragique d'une relation conjugale déroutante, et qui peint avec audace une fresque de désir et de désespoir, tout en s'encombrant parfois d'un lyrisme qui frôle l'excès.
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