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grisbi
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1,0
Publiée le 20 février 2023
Un point pour la performance de l'actrice. Pour le reste, un film très bruyant ou le sordide le dispute à la saleté, pendant lequel la musique (bien malheureusement pas celle du compositeur) est omniprésente et bruyante. 2h30 d'un film pompeux et prétentieux où ce qui aurait pu donner lieu à une belle reconstitution de la Russie Tsariste se cantonne à quelques rues peuplées de misérables. L'homosexualité de Tchaïkovski semble évidente dès les premières images (je ne le savais pourtant pas) mais sa femme ne voit rien et ne comprend rien à cette évidence et passe tout le film (qui se déroule pourtant en très grande partie sur moins d'un an) à essayer de le conquérir alors qu'il passe son temps à la rejeter. L'image est au niveau de la folie de cette femme : très sombre et fluctuante.
Un vraie claque! La photographie et les décors sont somptueux, la réalisation subtile et l’actrice principale crève littéralement l’écran! Seul bémol à mon goût: la musique de Tchaikovski n’est pas assez mise en avant.
J'ai trouvé ce film intéressant particulièrement l'atmosphère générale du film et les dialogues. Cependant, la partition est loin d'un des chefs d'œuvre de Tchaïkovski Le sujet de l'homosexualité de Tchaïkovski est titillé sans éléments convaincants. Par ailleurs, la juxtaposition entre une société très conservatrice et orthodoxe et la sphère mondaine et libertine des artistes dont Piotr Tchaïkovski est un peu grossière. Je ne me suis pas ennuyé malgré le longueur du film et certaines langueurs inutiles...je reconnais vouer une admiration sans limites à Tchaïkovski...mais moins à sa femme, quand même :-)
Sur le coup j'ai trouvé ce film long et ennuyeux, puis le temps faisant son oeuvre des flash-backs me sont revenus. Antonina Miliukova, alias Alona Mikhailova l'actrice principale joue avec talent une partition loin d'être facile. Ce film vaut aussi pour l'atmosphère de cette fin du 19ème en Russie, le rappel du français comme langue de l'aristocratie et de la formation de la noblesse et de la grande bourgeoisie, le rendu des images en clair-obscur engramme ensuite l'esprit à son insu. Ce qui paraissait comme une allégorie excessive de la folie ordinaire, revient en boucle comme les obsession-répulsions d'une femme abandonnée autant que rejetée qui se mure obstinément dans son rôle de femme de. Il reste que si Camiille Claudel sculpteur de son état, avant de tomber sous l'emprise du génie de Rodin pouvait s'expliquer, on ne comprend pas comment naît chez elle son amour invétéré pour un compositeur, prof occasionnel qu'elle ne connaissait pas et dont elle tombe maladivement amoureuse ? Il restera de ce biopic l'isolement et l'énigme statutaire, la force de la prégnance des interdits sociaux dont la vie de cette femme est la parfaite illustration. 4 étoiles pour le feed-back.
Je n'ai vraiment pas aimé ce film. D'abord la position de cette femme éperdument amoureuse d'un homme, qui la rejette, même si elle traduit une, époque dans une certaine Russie. Je n'ai pas aimé non plus le personnage du maître, adulé par certains pour sa gloire presque plus que pour son talent. Enfin, j'ai trouvé certaines scènes grotesques et ridicules avec les hommes nus qui s'offrent au choix de la dame pour qu'elle cesse d'importuner son mari. Ne parlons pas du dévoué serviteur qui vient remettre à chaque terme l'allocation du mari.
Ah que ce film est long ! Sur un argument de peu de consistance - une jeune étudiante du conservatoire tombe folle amoureuse d'un professeur, le futur grand Tchaikovsky, et finit par l'épouser - dont l'intérêt (?) est fondé sur l'homosexualité du musicien, le réalisateur tourne en rond, va un peu de l'avant puis revient sur ses pas, plonge dans les rêves de l'héroïne et nous assomme d'images enfumées. A intervalles réguliers, les obsessions de Serebrennikov sur le corps dénudé d'hommes qu'il nous montre sans excès de pudeur, rythment le film sans que l'on en perçoive vraiment la pertinence. La reconstitution de l'époque est plus que limitée et il ne semble pas que l'on parle du même Saint-Petersbourg que celui qu'on avait aperçu dans le dernier Anna Karénine (Joe Wright) vu en CinémaScope...
Le minimum aurait été d'avoir une belle bande originale pour un film sur Tchaikovsky... on a là une soupe de pseudo musique n'ayant rien à voir avec les œuvres du Maître, le film est constamment sombre dans les prises de vue, obscène, lourd et franchement mauvais. A fuir pour moi...
Le titre ne ment pas : le film est centré sur la femme, sa psyché névrotique et obsessionnelle. On a donc un film totalement mental, succession sublime de scènes éblouissantes où on devine le délitement progressif d'un esprit désemparé. La beauté de l'image, la métronomie de la mise en scène, tout concourt à la réussite de ce film qui frôle le chef d'œuvre.
Film décevant :Grandes envolées prétentieuses, scénario inexistant, lourdeurs de multiples scènes, en particulier un ballet final digne de YMCA. Le film est sombre mais esthétiquement réussi, on voit du Vermeer parfois Et surtout beaucoup trop long
Noirceur et sombritude !! Une tragédie grecque, ou plutôt comment l’âme russe résonne face à une situation désespérée.. le spectateur lui-même ne devra pas désespérer jusqu’au milieu du film, il fera face courageusement, car la dernière partie est limpide, cristalline même, on y voit se déployer le génie d’un grand réalisateur ! Les faiseurs de biopics, si répandus ces temps, devront s’imprégner de ce film avant de commettre des niaiseries..
Séduite par la bande annonce ,un peu rebutée par certaines mauvaise critiques , j'ai hésité à aller voir le film . Mais je ne regrette pas d'y être allée . C'est un film très beau visuellement , dont la photo fait penser dans les scènes intérieures de l'appartement dépouillé d'Antonina aux tableaux du peintre Danois Hammershoi . L'actrice est incandescente et transfigure l'épouse éphémère de Piotr ,les costumes sont très beaux .lI y a des scènes un peu trop longues avec de beaux hommes nus , de belles scènes oniriques également . Restent les regrets de n'avoir aucun extérieur à St Petersbourg , Serebrennikov étant exilé à Berlin , et surtout de n'entendre aucune musique de Tchaîkovsky ! Dommage .
Nul doute sur le fait que Kirill Serebrennikov est un styliste hors pair.
La femme de Tchaïkovski est donc souvent, comme les films précédents du cinéaste russe, un véritable tour de force formel, que ce soit dans la mise en scène (ici aussi fluide que celle de La fièvre de Petrov était fiévreuse) que dans la photographie. Les longues cent quarante trois minutes que durent le film sont baignées d'une lumière iréelle, dans laquelle flotte la poussière de vieux greniers et le souvenir des temps passés.
Plus le film avance, plus le réalisateur se permet de fantaisies (plongées intégrales, plans séquences, chronologie bousculée), jusqu'à une fin d'un goût discutable à mon sens.
En ce qui concerne l'histoire, elle est édifiante et sinistre : une jeune femme tombe amoureux du maître Tchaïkovski, qui préfère les hommes. Elle sera donc réduite à un rôle d'épouse-écran, jamais aimée et même humiliée par son génial salaud de mari, jusqu'à aborder les rives de la folie.
Le sujet est intéressant, mais la sombre obstination de Serebrennikov à enfoncer plus bas que terre son héroïne esseulée rend le film un peu indigeste dans son masochisme forcené. Autrement dit, on en a vite marre de voir grandir l'aveuglement de la pauvre Antonina, merveilleusement jouée par l'actrice Alyona Mikhailova.
Ce film a pour héroïne la femme du compositeur russe que Tchaïkovski accepte d'épouser par arrangement, pour cacher son homosexualité. Ce mariage factice ne fera illusion que deux semaines... Alyona Mikhailova interprète le rôle titre avec un talent éclatant. Le travail de reconstitution de la Russie impériale est impressionnant. Certaines scènes du film sont féériques mais... Cette énième histoire d'une femme exaltée jusqu'à la folie, écrite et filmée par un réalisateur, s'étire sur près de 2h30 sans la moindre émotion. L'ennui suinte gentiment de ces images où s'animent parfois des corps d'hommes nus, exhibés sans raison apparente, tout comme les corps crasseux des indigent·es de Moscou. Un film superflu.