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jaipatouvu
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2,0
Publiée le 11 mars 2023
Encore un film trop long. Bon, d'accord, l'actrice qui joue la femme de Tchaïkovski est très bien. Mais une fois que le réalisateur a démontré la folle passion érotisée de cette femme envers un homme qui ne la partage pas (et pour cause) que décrire de plus ? On reste sur sa faim. Il y a bien quelques plans où on aperçoit le compositeur, mais en dehors de l'évidence de son homosexualité, on n'en saura guère plus. A noter que deux ou trois courtes séquences de (beaux) hommes intégralement nus, peuvent susciter un intérêt pour d'éventuels amateurs ; mais il doit y avoir des films plus spécialisés dans ce genre. Si encore il y avait eu tout au long du film de larges extraits de la musique du compositeur j'aurais pu regarder le film "les yeux fermés". Mais celle distillée pendant le film ne m'a pas laissé un souvenir impérissable.
Kirill Serebrennikov auteur de Leto (2018) et plus récemment de la Fièvre de Petrov. Au premier abord ce film est plus facile à comprendre dans sa construction. La structure chronologique est plus simple à suivre. Cependant tout autant sombre et ponctué de visions, d'hallucinations. L'amour est central , destructeur. C'est une vision glauque d'un amour à mort pour un esprit fragile, perturbé. La passion et la folie vont de pair. Si le corps reste inviolé son coeur est violenté, morcelé, piétiné. On ne peut en vouloir à cet homme qui parait subir le désir excessif de cette femme pour cacher qui il est vraiment dans une société hypocrite au 19 ième siècle, camoufler son homosexualité pour être accepter quitte à faire souffrir et a en souffrir. Remarquable, la dernière scène où Antonina Miliukova se perd dans le labyrinthe de son cerveau et déambule de pièce en pièce dans un appartement vide de vie et pleine de ses souvenirs ; elle fait fasse aux visions cauchemardesque de son histoire. Ce n'est donc point le grand musicien qu'on découvre mais bien son épouse bafouée et sa descente aux enfers.
Il y a vraiment quelque chose de pourri dans ce film qui fait bien écho malheureusement avec la Russie d'aujourd'hui, une culture ampoulée, détachée du réel, jouant de la surenchère dramatique. Plus le film avance et moins on croit à cette mauvaise farce.
De Kirill Serebrennikov (2023). Plusieurs points positifs dans ce film . Tout d'abord un certain gout de l'authenticité sociale et sociale de la société russe du début du vingtième siècle . Le film de ce point de vue est très réussi en nous montrant la dureté de la vie pour une grande partie de la population quand l'aristocratie vit dans l'opulence . C'est souvent dur et cru . L'autre aspect intéressant est la description de la société dirigeante loin des préoccupations de la population ; engluée dans ses perversions mais surtout dans le déni . Jusqu'à condamner les manants quand le déni est la règle si ce sont des puissants . Le film en est même parfois étouffant . Quand à l'histoire même de la femme du musicien , véridique se voudrait être traitée du point de vue de la victime . Victime que serait cette femme. J'ai trouvé le film peu convainquant de ce point de vue . le film semblant plus montrer une intrigante qu'une femme délaissée, victime des orientations différentes de son mari . Situation qu'elle essaie de prouver au travers de la vénération qu'elle lui aurait porté ? C'est un peu alambiqué comme démonstration et j'ai eu du mal à avoir de l'empathie envers cette femme ? Même si en contre point l'hypocrisie de la société est très bien montrée . Passionné de musique , le film m'a laissé très interrogatif sur les motivations du réalisateur . Avec Odin Lund Biron, Alyona Mikhailova, Filipp Avdeyev
C'est long, trop long, une narration sombre sans aucune émotion, tout est sous-jacent rien n'est vraiment dit ni montré, c'est fort dommage. La vie de cette femme névrosée qui refuse de se séparer d'un homme qui ne l'aime, l'aime-t-elle ? Arriviste plus sûrement mais le réalisateur ne semble pas assumer ce rôle ni l'homosexualité de Tchaikovski. Il se régale en revanche en nous montrant des hommes nus... pourquoi ?!
Un film singulier qui nous raconte le Destin tragique d'Antonina Miliukova, celle qui a eu la Malchance d'épouser le Compositeur russe Piotr Illytch Tchaïkovski. Une descente aux enfers dû à un Amour non partagé, L'actrice principale est bouleversante et nous entraîne dans sa chute irréversible. Une fin de film qui ressemble plus à une performance de Danse new-age, assez perturbant mais très révélateur de l'état d'esprit de son héroïne.
Un film intense, parfois provocateur mais passionnant. L'actrice Alyona Mikhailova est remarquable dans le rôle de la femme de Tchaikovski: une femme orgueilleuse, obstinée, qui n'accepte pas d'être rejetée par son mari homosexuel. Son amour insensé pour le musicien de génie finira par la détruire... Mise en scène remarquable, excellents acteurs, une belle photographie, une reconstitution soignée de la société russe de l'époque: un film de qualité, une oeuvre à découvrir...
C'est bien joué et filmé mais c'est très long et surtout très misogyne. L'histoire n'est qu'un long martyrologe d'une femme névrosée qui s'accroche à un amour l'on partagé. On s'ennuie car on sait vite quelle est la fin. Pas indispensable dd voir ce film cruel envers cette femme.
C'est sombre dans tous les sens du terme, toutes les images du film sont grises, noires, marron, verdâtres, même le blanc est sombre. Aucune lumière, aucune joie, aucun humour. On voit la Russie du 19e siècle, la misère. La nana fait une fixation sur le mec qui ne veut pas d'elle et elle s'entête ça relève + de la psychose ou de l'érotomanie que d'une histoire d'amour. Rien n'est raconté, tout est suggéré à travers des scènes qu'on voit comme ça, sans récit. Il n'y a pas vraiment de conversations entre les personnages. Pas du tout mon genre de film.
Je vais être direct mais je me suis un peu ennuyé . Peut-être par la longueur du film ou à la narration russe d'un film auquel j'ai du mal à m'identifier et dont je ne suis pas habitué . Cela reste un très beau film quand même par l'histoire de cet amour impossible jusqu'à la rendre folle. On ne peut que s'apitoyer sur cette belle femme avec ces jolis yeux . Ce film nous montre une époque un pays et la place des femmes . Le travail de la lumière s'apparente à de la peinture et c'est ce que j'ai aimé le plus avec une musique qui a de l'importance . Une fin de folie et brutale
Kirill Serebrennikov est un réalisateur qui aime la musique, en témoigne sa filmographie et en particulier le récent "Leto". Ici, pas de rock russe des années 80 mais le retour au classicisme en s'attaquant à un aspect méconnu de la vie de l'illustre Tchaikovski : son mariage. La musique n'est pas l'objet du film. C'est le personnage d'Antonina Milioulova, l'épouse, qui attire la caméra de Serebrennikov. Ce mariage de convenance ne l'est que pour Tchaikovski. Antonina veut jouer le rôle auquel il lui est interdit de prétendre et la caméra filme les tourments, espoirs et déceptions de cette femme que la passion rend folle. La réalisation est extraordinaire : non-seulement la mise-en-scène tient en haleine mais il y a un énorme travail sur les espaces, les huis-clos qui enferment les personnages, la lumière crépusculaire et l'ambiance sonore. C'est un bijou pour cinéphiles qui pourront décortiquer chaque scène. Certes, c'est un drame, l'atmosphère est glauque, on est à mille lieues du feel-good... mais quel plaisir de découvrir tout ce qu'il est possible de faire lorsque l'on sort des sentiers battus du cinéma.
Un film moyen qui en fait ne mérite ni excès d’honneur ni indignité. Pour les fervents admirateurs de la musique de tchaikovski il ne faut rien en attendre . En résumé, il s’agit de la rencontre d’un homme homosexuel qui veut, à tort sauver les apparences en se mariant avec une erotomane. Car la femme du célèbre compositeur n’est pas une oie blanche qui idealiserait tchaikovski à travers son œuvre et nourrirait un amour platonique non, la dame n’en est pas à son coup d’essai elle s’était déjà enflammée pour d’autres célébrités russes du moment qui avec plus de sagesse n’avait pas donné suite à ses déclarations d’admiration débordantes. La scène où elle viole quasiment notre malheureux génie est suffisamment réaliste pour donner la juste mesure de sa pathologie qui ne relève en rien de l’innocence romantique. Quant à Tchaikovski ce n’est pas son homosexualité qui constitue le fondement même de son caractère c’est bien également des troubles psychologiques caractérisés qui n’ont rien à voir avec l’homosexualité en elle même et ce, si bien évidemment l’environnement social peut difficilement favoriser un total épanouissement. Quant au film en lui-même s’il a quelques mérites il souffre avant tout de quelques longueurs. Tous les passages oniriques sont mièvres et dépourvus d’intérêt. Au plan photographique il y de belles images d’intérieur où domine des tons sourds le seul point très lumineux est la robe rouge symbole de cette passion dévorante et pathologique. L’interprétation est bonne même si aucun des personnages ne suscite vraiment l’empathie. Au final on ressort de ce film mi figue mi raisin et sans réelle émotion.
un angle tres original pour parler de ce genie de la musique : l'angle de cette épouse mythomane, de cette femme victime de la contrainte de son sexe dans la Russie du 19ème, et la souffrance de ce musicien gay qui malgre son genie devait cacher sa nature profonde. les 2 se sont perdus, loin l'un de l'autre, le diktat de la société intolérante les menera à la folie ou au suicide. une oeuvre magistralement filmée et jouée: crue et douloureuse sur la descente aux enfers
"La Femme de Tchaikovski" est sans doute un film à revoir deux fois. Et ce n'est qu'au terme d'un premier visionnage que cette critique est rédigée et que quatre étoiles sont cochées. La découverte de la bande-annonce du film de Kirill Serebrennikov lors du dernier festival de Cannes laissait croire que le cinéaste était revenu à une forme plus classique, loin des effets sophistiqués de Leto et de La Fièvre de Petrov. Mais c'est loin d'être le cas. Dès la première scène, on retrouve ces plans-séquences hors du commun où tout peut arriver (je n'en dis pas plus...). Et ces trésors de mise en scène sont distillés tout au long du récit de cet amour déçu. Une scène d'attente à la gare devient un plan-séquence continu où des dizaines de figurants alternent pour révéler que tout le temps du séjour est en train de s'écouler. La réception d'une lettre fatale dans une lointaine datcha donne lieu à des mouvements de caméras et à des effets de lumière croisant Tarkovski et Kubrick. Etc. Etc. La superbe photographie sert au mieux des comédiens parfaits.
Sur le fond, Kirill Serebrennikov se concentre sur le thème de l'amour impossible, l'amour obstiné. Peut-être cela forme-t-il triptyque avec Leto où les relations amoureuses étaient déjà cruciales, et avec La Fièvre de Petrov où c'est plutôt l'amour filial qui était abordé. A l'image d'Ida Dalser dans le chef-d’œuvre qu'est Vincere de Marco Bellochio, la jeune femme qui nous est montrée ici ne veut pas renoncer à son Tchaikovski. Elle s'y attache par tous les moyens, peut-être aussi pour être fidèle au sentiment que fut son premier amour lui-même. Certains trouvent ridicules que l'homosexualité du compositeur ne soit explicitement abordée que tardivement, mais cela fait sens dans un film fondé sur le point de vue subjectif d'un personnage qui ne veut pas voir la réalité en face.
Or cette impossibilité de concrétiser l'amour entraîne un dérèglement complet de la gestion de ses désirs. Tout comme le personnage principal de certains films d'Elia Kazan ou André de Toth, notre héroïne désire physiquement son partenaire, mais ne peut jamais assouvir ses envies. Cette autre problématique atteint son climax dans une scène de tentation où un ami de Tchaikovski sert à la jeune femme une brochette d'appâts, derniers instants de faste avant la descente aux enfers...
À la première vision, La Femme de Tchaikovski apparaît comme un vrai bon film, à tous points de vue. Il n'est pas impossible qu'une seconde vision permette de l'apprécier davantage, puisque, cette fois informé de la complexité de maints plans-séquences, on sera bien plus attentif à leurs effets sophistiqués.
Avis partagé : des images et cadrages splendides, un sublime film d'époque, une belle description de ce que peut être la Russie à cette période. Des acteurs très justes, une certaine finesse dans le scénario. Mais il y a tout de même ces comportements des 2personnages principaux que j'ai eu du mal à comprendre, et un titre qui laisse penser que la musique aurait toute sa place ici, alors qu'elle n'est vraiment qu'en arrière-plan. Même si j'en comprends la nécessité pour faire monter le drame et qu'il sonne juste, le scénario aurait gagné, surtout, à être raccourci d'une demi-heure.