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zéroxyde
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1,0
Publiée le 22 février 2023
Très déçue par ce film à tous les niveaux: vide d'intérêt, on entend à aucun moment la musique de Tchaikovsky, on n'en apprend rien sur sa vie en tant que compositeur, il disparaît littéralement du film, bien trop long pour ce scénario si plat, psychologie des personnages bâclé... Bref rien ne va et le sujet de départ n'a aucun intérêt finalement. Il aurait lieux un vrai biopic sur le personnage de Tchaikovsky lui-même, ça aurait été mille fois plus intéressant.
La femme de Tchaïkovski", Film puissant de vies au 19ème siècle, excellence de scènes descriptives sous Russie tsariste, moujiks serviteurs de cette aristocratie russe, de religion orthodoxe sacralisée, fort antisémitisme, si aimante de culture française,obscurité des rues boueuses non pavées, on y pénètre excellemment lorsque sonne si vrai l'enfer des pauvres, et sous l'éclairage des bougies, superbe scène de diner d'homosexuels enivrés au champagne, sexualité de couple à l'état brut, femme au passionnel amour tant rejeté jusqu'à sombrer dans la folie, faiblesse par quelques longueurs et léger manque de scénario.
Le nouveau film de Kirill Serebrennikov est d’une beauté cinématographique indéniable. Quelques plans séquences « à la russe », où plane l’ombre consciente ou inconsciente de Sokourov, nous entraînent sporadiquement dans de courtes valses étourdissantes. Certains plans du film renvoient aux tableaux du peintre danois Vilhelm Hammershoi et à cette atmosphère puritaine et austère que savait si bien décrire son compatriote, le cinéaste Carl Theodor Dreyer. Mais cette fois, les scènes sont en couleur et les corps dénudés. L’image est recouverte d’un voile vert mortuaire (couleur dominante) et la scène de rêve est magnifique. Autre scène sublime, celle où la virginité donnée par « dépit », devient une main ensanglantée caressant les touches du piano. Tout est là. Tout est dit. Une pause qui redonne un nouveau souffle. Un souffle de courte durée car la femme blessée poursuit sans relâche son acharnement vampirique, à vouloir « imposer » en vain et dans le déni son amour obsessionnel, là où jamais il ne pourra éclore, au cœur de cet univers masculin porteur d’une sensualité qu’elle n’aura jamais. En suivant volontairement la partition récurrente de ce personnage féminin, le scénario en devient presque trop linéaire, voire monocorde. Ce film a la même ambiguïté déconcertante que l’œuvre de Mishima « Les amours interdites » dont l’intelligence et la subtilité font qu’une femme, lectrice ou spectatrice, dépasse tout ce qu’il y a à dépasser, à commencer par cette dérangeante vision antinomique d'elle-même.
On n'entend plus guère cette maxime, très patriarcale, qui disait que, derrière chaque grand homme, il fallait chercher la femme. C'est pourtant assez vrai dans le cas de Tchaïkovski, de manière ironique et cruelle, sachant l'homosexualité du compositeur et l'érotomanie de son épouse honnie dont Kirill Serebrennikov dresse un portrait en forme de requiem. Dans cet entrelacs des signes qu'est La femme de Tchaïkovsi, le cinéaste russe fait se succéder les scènes comme autant de toiles de maître, dans une beauté crépusculaire, où le réalisme se mélange harmonieusement avec l'univers des fantasmes, avec plusieurs moments d'acmé saisissants (les hommes nus, l'incendie ...). Plus lisible que La fièvre de Petrov mais moins exaltant que Leto, ce qui est bien logique eu égard à son thème, dans une Russie tsariste effrayante en toile de fond, le film confirme, sans l'ombre d'un doute, la grandeur de mise en scène de Serebrennikov, qui devient (presque) l'égal d'un Zviaguintsev. Les 2 heures et 20 minutes de projection sont une sorte d'enchantement funèbre, excusez l'oxymore, qui en disent aussi long sur l'âme russe qu'un roman de Dostoïevski (un tantinet exagéré, peut-être, mais pas tant que cela). Dans ce drame puissant, l'interprétation d'Alyona Mikhailova est sidérante de bout en bout, anti-héroïne aux regards hagards, dont on se souviendra longtemps.
Un film qui se tire en longueur où toutes les scènes sont d'une lenteurs insondables où les deux heures auraient largement pu être réduites de trois quarts. D'une mise en scène en démonstration permanente et nombrilique, il ne ressort que l'ennui. Un film surfait et surjoué qui à un intérêt plus que réduit à mes yeux.
Ai vu "La femme de Tchaïkovski" de Kirll Serebrennikov. Comment ce film n'a-t-il pas eu le Prix de la Mise en scène lors du dernier Festival de Cannes, cela restera une énigme, tant ce long métrage est un modèle de réalisation. Lors des plans séquences la caméra est toujours en mouvement fluide, parfois le décors et les éclairages se modifient pendant un léger et lent travelling, c'est du très grand art. La photographie est sublime. Le cadrage est toujours très précis et pictural et pourtant l'image n'est jamais dans un esthétisme ronflant et gratuit. La reconstitution des décors est juste et réalisteLa musique qui n'est pas souvent celle de Tchaikovski est vraiment trop présente. Nous suivons du début à la fin (2h23) la triste histoire d'Antonina Milioukova, jeune pianiste qui s'est mis en tête d'épouser coûte que coûte Tchaïkovski. Le compositeur, bien plus âgé et toujours célibataire est homosexuel, mais accepte tout de même de se marier avec Antonina, pour faire taire les rumeurs. Le mariage tourne au fiasco et au cauchemar dès la nuit des noces. Le scénario est totalement centré sur Antonina, qui est interprétée avec génie par Alyona Mikhailova... comment n'a-t-on pas remis le prix de l'interprétation féminine à cette comédienne extraordinaire lors du dernier Festival de Cannes, reste la seconde énigme. L'intensité de son jeu et le scénario font très souvent des résonances avec "L'histoire d'Adèle H" de Truffaut interprétée par Isabelle Adjani. Même longue errance dans les rues, mêmes tourments solitaires dans des chambres sans âme, même longs silences avant la tempête, même démence naissante, même interprétation superlative... et même froideur finalement. Une fois la situation posée, il n'y a pas vraiment d'histoire. C'est magnifiquement froid. On sait gré à Serebrennikov de ne jamais tomber dans la facilité du mélodrame et du pathos, mais plus le film avance et plus tout devient distant. Je serai indulgent sur les dix dernières minutes totalement loupées et un rien grotesque tant le film est d'une très grand maîtrise par ailleurs. 2h23 est beaucoup trop long pour ce scénario qui aurait mérité d'être resserré et plus haletant. Mention spécial à Odin Lund Biron dans le rôle du compositeur, composition très sobre et juste. Ce film n'est pas si loin d'être un chef d'oeuvre, mais comme pour "L'histoire d'Adèle H" il reste plus un chef d'oeuvre sur le papier qu'à son visionnage
Un film choc, attention certaines scènes peuvent heurter, donc interdiction au moins de douze ans à mes yeux....Pour le reste le mot DRAME témoigne de la psychologie des deux personnages, Tchaïkovski, et sa femme, spoiler: plus butée qu'une mule,???Sans dévoiler le scénario, on ne se bat pas contre les pulsions naturelles des gens, car l'on s'expose au pire.. .Même si la première heure est assez lente, assez banale , la seconde partie du film vous place en zone d'inconfort, et c'est la magie du cinéma, de ce film qui peut gêner le spectateur, quel qu'il soit.....C'est tourné dans les couleurs trop sombres à mon gout, semi obscurité, avec une musique sombre, des dialogues parfois acerbes, et une grande mélancolie, voire du désespoir... Pour moi c'est du grand cinéma, qui dit quelque chose, du cinéma dont on ne sort pas indemne.....Il faut s'accrocher à ce désespoir des personnages,( Alyona Milhailova fait une interprétation remarquable de cette épouse) car c'est peut être l'histoire de la Russie et de ses démons intérieurs...On voit ce que cela donne.....Le film est un cri, une histoire vraie, qui changera votre regard sur le célèbre compositeurs, mais sans doute pas sur le génie de sa musique;. Je conseille, c'est émouvant.....
Un seul mot : chiant ! Et c'est bien dommage car acteurs brillants et décors suberbes . Voila ça faisais bien longtemps que je , nous et qq autres spectateurs a leur commentaire ont trouvé au final ce film inintéressant au possible ...
Très, très, très long , l'histoire ennuyeuse et sans aucun intérêt d'une femme dominée par une obsession ... Même si les images peuvent être parfois assez belles , l'actrice a le mérite de jouer très bien malgré la mièvrerie du rôle .
Film déroutant sur un amour non partagé et assumé comme tel par cette jeune femme qui va se faire épouser par un homme dont elle sait qu'il ne pourra pas l'aimer... "Elle se fait faire" 3 enfants par un homme qu'elle n'aime pas...On souffre de son déni et de son enchaînement. Cependant, Tchaïkovski accepte le "marché de dupes" pour coller sans doute aux conventions sociales de la fin du XIX ème siècle.
"La femme de Tchaikovski" du réalisateur russe dissident Kirill Serebrennikov est un film à la noirceur hypnotisante et dont on sort plutôt essoré...
Russie, 19ème siècle. Antonina Miliukova, jeune femme aisée et brillante, épouse le compositeur Piotr Tchaïkovski. Mais l’amour qu’elle lui porte tourne à l’obsession et la jeune femme est violemment rejetée. Consumée par ses sentiments, Antonina accepte de tout endurer pour rester auprès de lui.
Le film rétablit une vérité historique longtemps censurée par le pouvoir soviétique.
Car alors que le célèbre compositeur russe a laissé derrière lui plus de 5 000 lettres, beaucoup d’extraits avaient été censurés par les Russes. Des passages dans lesquels le virtuose évoquait ses relations homosexuelles et autres désirs pour des partenaires masculins.
Le film bénéficie d'une photographie assez ébouriffante et qui suit le lent déclin du couple ( des tons clairs on bascule petit à petit dans un noir sans fond).
Le réalisateur a également l'art de suggèrer par des petits détails la déliquescence du couple comme cette mouche qui fait son apparition dans toutes les scènes où l'épouse de Tchaikovski cherche à tirer partie de son statut de "femme de...".
En conclusion un film étourdissant traduisant bien les excés de l'âme russe mais à réserver pour un jour où vous n'aurez pas le bourdon.
Le titre est clair et ceux qui attendent un biopic sur Piotr Ilitch Tchaïkovski avec beaucoup d’extraits de sa musique (11 opéras, 8 symphonies, 3 ballets et 5 concerti notamment) en seront pour leur frais. C’est un film parfaitement maitrisé, à la fois académique mais avec des fulgurances créatrices : superbe mise en scène avec de nombreux longs plans séquence, belle photographie (notamment des intérieurs), reconstitution de l’époque et bien sûr, excellente interprétation d’Aliona MIKHAÏLOVA qui joue le rôle-titre. Eu égard à la situation du réalisateur (arrestation en 2017 car soupçonné de détournement de fonds puis condamnation en 2020 à 3 ans de prison avec sursis et exil à Berlin en 2022), il est difficile d’y voir un film politique : rien sur le contexte historique au cours de la vie du compositeur (1840-1893), correspondant aux règnes de Nicolas Ier (1825-1855), d’Alexandre II (1855-1881) et d’Alexandre III (1881-1894), ni sur l’homophobie, à part l’oppression des femmes à laquelle résiste Antonina Milioukova qui a épousé en 1877, à 29 ans, le musicien qui en avait 37. Malheureusement, aveuglée par son amour, non partagé, n’écoutant personne, ni Tchaïkovski, ni son entourage du côté de son mari ou de sa mère, elle s’est entêtée jusqu’à la folie (elle survivra de 20 ans à son mari).
Très déçu je m'attendais après Leto et avec ce sujet à un film flamboyant et rythmé, et voilà que du noir, du stagnant, de la banalité Même pas emporté par la musique. Je vous invite à revoir , bien que l'esthétique ai vieilli l'excellent Music Lovers de Ken Russell.
Malgré une image et une photographie superbe, l’histoire d’ »amour impossible » de Madame Tchaikovsky, ne m’a pas vraiment intéressé. Tant pis, je vous le dis tout net………. Notre génie musical est un peu homosexuel et Antonina Miliukova subjuguée, perd tout discernement…. Si on ne perçoit pas la folie d’antonine, son amour aveugle et intense, n’a aucun sens….. J’ai été sensible, à la beauté de la photo mais l’histoire m’a semblé déraisonnable…..