La Femme de Tchaïkovski
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143 critiques spectateurs

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Juan 75
Juan 75

78 abonnés 489 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mars 2023
Le film est d'une beauté ravageuse et renversante, la photo est sublime, la direction artistique superbe et la réalisation de Serebrennikov géniale. 2h30 qui passent en un éclair avec des scènes de génie comme la fin par exemple. L'actrice porte le film et son personnage avec une puissance incroyable. Et ce n'est pas facile de rendre ce personnage attachant. Je suis quand même parvenu à m'identifier à son déni et sa rage insensée. C'est aussi un beau film sur ce qu'on appelle l'âme russe et la condition féminine, toutes deux en mauvaise posture hier et aujourd'hui.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mars 2023
La femme de Tchaikovski est le nouveau film de Kirill Serebrennikov. Antonina, jeune pianiste épouse le célèbre compositeur. Mais l’amour qu’elle porte au musicien n’est pas réciproque. Un drame terrible à la réalisation impeccable mais très convenue. Le réalisateur nous a habitué à plus d’originalité, plus de folies, plus d’émotions.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 mars 2023
Quel beau film! Il est rare de nos jours de voir un film qui est tellement beau à regarder et écouter qu’on peut aller le voir juste pour le plaisir esthétique.

Du début à la fin, l’atmosphère, l’image, sont captivantes.

Il faut également noter l’immense qualité du jeu d’acteur, notamment les deux personnages principaux, qui sont magnétiques.

Au delà de ça, l’appréciation de ce film dépendra peut-être de votre familiarité avec la vie de Tchaikovsky (ce film est très fidèle à la réalité, avec quelque libertés interprétatives), et avec la connaissance de la langue russe (les sous-titres sont souvent très mauvais, et beaucoup de nuances et de subtilités de langue y sont perdues).

Comme dans Eugénie Grandet, un film sur le premier amour d’une jeune femme, pur et naïf, qui se retrouve brisé par le destin et les circonstances de la vie.
JB D
JB D

9 abonnés 35 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 mars 2023
Après l’atroce « Fièvre de Petrov » (qui m’avait fait claquer mon strapontin de bon matin à Cannes il y a deux ans) et le surcoté « Leto », le camarade dissident Serebrennikov accouche d’un film qui ressemble à une commande d’état volontairement prise à contresens pour raconter ce que l’histoire officielle cache en secret honteux : Tchaïkovsky donc, s’est marié pour couvrir publiquement son homosexualité, et a haï cette femme, qui ma foi avait l’air d’en redemander sans que l’on comprenne bien pourquoi après deux heures vingt. A vouloir être versatile et ambivalent (soi disant un portrait féministe + un film masculin sur l’homosexualité), Serebrennikov fait chou blanc : qui est cette femme? D’où vient-elle, que veut-elle? Est-elle une musicienne douée qui vit dans l’ombre? Chez le cinéaste russe, c’est une silhouette crispée dont la neurasthénie est montrée comme un phénomène ontologique chez la femme au bord de la crise de nerfs ; elle divague les yeux perdus et la mâchoire serrée. Cette insuffisance morale et psychologique créé surtout une peinture au bord de la misogynie ; et pourtant ce personnage n’est pas non plus un monstre ni une figure ambigue, juste une pauvre femme fantôme dont l’âme n’intéresse jamais le cinéaste, quand Tchaïkovsky, lui, est fade et inepte.

Cet accident (ou cette volonté mal fagotée) de démystifier la figure d’une Russie élitiste en un spectacle de chiffons a de quoi susciter bien des questionnements, surtout que Serebrennikov fait son chien fou avec sa caméra, comme d’habitude, mais sans ironie, valsant mollement autour de personnages creux comme des carafes. Epate stylistique plus contenue que d’habitude, certes (les affres académiques du film à sujet historique), mais l’artifice des brumes et des lumières blafardes enrobées d’incessants mouvements d’appareil et de plans-séquences pour faire « fresque intime » tourne au ridicule. Rien d’incarné dans cette reconstitution plate qui n’est pas loin d’évoquer les irrécupérables tentations de Guillermou et ses portraits de compositeurs (« Il était une fois Jean-Sébastien Bach » en tête), voire une esthétique impersonnelle et métallique de production Netflix.

Pire encore, cette tendance à commencer ou à finir toutes les séquences par un point de vue zénithal ou des mouvements en plongée contient une arrogance bien mal placée ; Serebrennikov a l’air de vouloir jouer au regard de Dieu bien trop souvent pour qu’on ne le suspecte pas d’une prétentieuse position de cinéaste-démiurge, observant hors-sol la pourriture sociale qui se propage (scènes de femme folle, d’amputés, de laissés-pour-compte). Mais ce spectacle qui littéralement « prend de la hauteur » est d’une ineptie dialectique et politique improbable, qui commence par le choix indéfendable d’une bande-son nullissime (le rejet de la nation?).

Que la musique soit la première victime d’un film qui brode autour (même si le musicien n’est pas le sujet), est une erreur de goût irrévocable, qui assassine tout d’un coup : l’image, l’atmosphère, la direction artistique, les acteurs, tous broyés dans un à-plat psychologisant du pire effet. Quand Tchaïkovski se met au piano et improvise des septièmes parallèles chromatiques pour suggérer la folie qui s’immisce, on se dit qu’on a bien fait de passer par le Conservatoire. Finissons d’appeler un chat un chat : les froufrous d’Antonina Miliukova et la barbe du pauvre Tchaïkovsky trempent dans la soupe d’un bon vieux nanar soviétique.
ederrenak
ederrenak

6 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 mars 2023
Film long et ennuyeux, seulement rendu intéressant par les costumes restituant la Saint-Pétersbourg des années 1880. Difficile de se passionner pour l'héroïne de ce film, éphémère épouse de Tchaïkovski, que celui-ci a épousé pour faire taire les rumeurs concernant son homosexualité et toucher la dot dont il avait besoin.
Qu'est ce qui a bien pu intéresser Serebrennikov dans ce personnage sans relief, pas même tragique, qui s'obstine à aimer un homme qui lui est indifférent voire hostile ? Il ne se passe pas grand chose entre le compositeur et sa femme, et leur relation malaisante va vite se limiter au paiement d'une pension mensuelle, ce qui n'a rien d'exaltant sur le plan cinématographique.
Dans ces conditions, quel est l'enjeu de ce récit, de cette histoire de non-amour, qui du point de vue de l'action dramatique est mince comme un post-it ? Tout au plus un prétexte à une mise en scène maniérée, se complaisant dans des décors minimalistes, des couleurs froides et des longueurs dignes d'un voyage en transsibérien.
Les amateurs de la musique de Tchaïkovski seront déçus, car elle ne se fait guère entendre. Les amoureux de Saint-Pétersbourg ne seront pas davantage comblés car on ne voit aucun extérieur (faute de moyens ou d'autorisation de tournage en Russie ?).
Bref la mise en scène léchée et la méticulosité un peu fétichiste des costumes ne suffisent pas à soutenir l'intérêt du spectateur, qui en vient rapidement à penser que la femme de Tchaïkovski ne méritait pas de se voir consacrer un film long métrage.
kaori3
kaori3

15 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mars 2023
ce film est très noir, cru, tout est dit mais sans vraiment l'être... On ne sait pas vraiment s'il faut la plaindre ou la détester d'être restée avec lui....
Vikaly
Vikaly

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mars 2023
Film surprenant et original. Le compositeur et sa musique sont vus à travers la vision hallucinée de son épouse, qui terminera, du reste, ses jours dans un asile psychiatrique. Pendant tout le film, on ressent la tension de l'amour obsessionnel et étouffant qu'elle voue à son mari et qui, dans la réalité, effrayera Tchaïkovski. L'entourage du compositeur essaye de lui faire comprendre petit à petit la raison de l'indifférence de son mari, mais elle refuse d'admettre la réalité et la séparation, et finalement réinterprètera ce qu'elle peut comprendre de l'homosexualité de son mari, à travers des visions délirantes de corps masculins nus et dansants. La musique de Tchaïkovski est aussi traitée de manière originale, puisque la plupart des pièces sont surtout jouées au piano par sa femme qui les réinterprète chaque fois par des improvisations folles. La scène où elle joue de manière lancinante une même note comme une prière ou une litanie à l'amour de son mari, avant qu'on vienne saisir son piano, est aussi remarquable. Notons, enfin, le soin apporté à la reconstitution des costumes et de l'atmosphère décadente de la société aristocratique russe de cette époque. L'insistance du cinéaste sur la misère du peuple, les corps difformes et la boue omniprésente s'inscrivent bien dans les visions délirantes de cette femme.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2023
Une histoire terrible que ce destin dramatique d’une femme qui vit dans une illusion, sans prendre en compte le réel. Cette histoire est très habilement contée, le réalisateur exploitant au mieux ces deux mondes : si certaines scènes au caractère onirique apparaissent clairement comme le fruit de l’imagination, du rêve ou du fantasme, d’autres se situent entre les deux et ce n’est que rétrospectivement que l’on en comprend certaines. Si la construction du film est classique, sa mise en scène est remarquable (trop ?) : travellings arrière, plans séquences virtuoses, contreplongées verticales… L’image extrêmement soignée, dans des teints ocres et des ambiances blafardes, et très expressive ; en quelques plans, explosent la misère, le dénuement physique et moral des déshérités de la rue. Tant par le fond psychologique (le glissement vers la folie par l’obsession et le déni du réel) et sociétal (la question de la place de la femme dans la société) que par la forme, « La femme de Tchaïkovski » est un film important.
Ciera Neko Meresin
Ciera Neko Meresin

9 abonnés 11 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mars 2023
Sur le papier, le thème est intéressant. Mettre en lumière l'histoire méconnue de la femme de Tchaikovski, oubliée de l'histoire de l'artiste. Dans la réalisation, le tourment grandissant construit l'intrigue comme un thriller où la réalité finit par se perdre dans une danse fantasmagorique de désirs inavoués. spoiler: Aussi, après toute cette histoire que l'on finit par assimiler et se dire que leur vie torturée est horrible, on apprend par un message à la toute fin que Tchaikovski n'a jamais revu sa femme après s'être séparé d'elle l'année de son mariage. Remettant en question l'ensemble du film ! Qu'est-ce qui était vrai ? Qu'est-ce que qui était de l'ordre de l'imagination de l'auteur ? Ou de la folie naissante de la femme de Tchaikovski qui finira en asile ? Qui sait ?
XavierCaze
XavierCaze

10 abonnés 157 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 mars 2023
Un film qui dérange par la violence de la passion et la tragique indifférence. Les acteurs sont extraordinaires et les images d'une beauté à couper le souffle. Et puis pour tous ceux qui aiment le Lac des cygnes ou la symphonie Pathétique, c'est une plongée passionnante dans une partie de l'âme d'un génie.
Christophe B
Christophe B

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2023
Clairement pas un film grand public mais assurément un grand film pour les cinéphiles ! Certaines scènes ne s'imposaient pas mais ça n'impacte pas vraiment la valeur du film car il est remarquablement bien filmé et joué. A voir
1critique
1critique

11 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2023
Mon analyse et critique en vidéo: destins mêlés.

https://www.youtube.com/watch?v=Ha3WuhXtU9Q

EXTRAIT:

La mission de cette main qui pénètre dans l’espace sacro-saint des croches et double-croches est paradoxale: elle doit intervenir tout en laissant intact l’œuvre originale , c-à-d à la fois toucher et ne pas toucher. C’est précisément à cet état de fait quantique, qui n’est pas sans rappeler le paradoxe du bateau de Thésée, que croit Antonina Tchaikovski dans la relation qui l’oppose à son mari. Si l’on craint qu’elle nuise à son génie créateur, Antonina est quant à elle convaincue qu’elle peut et doit intervenir pour le révéler à lui- même, son homosexualité que d’ailleurs ils refoulent tous deux, c-à-d à la fois le changer et ne pas le changer.
Babou
Babou

9 abonnés 121 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2023
Un film puissant, dérangeant, voire provocateur. Le réalisateur affirme avoir voulu faire un film sur l'amour. Je ne sais pas certaine d'être en phase avec cette affirmation. C'est un film sur une femme complètement obsédée par son "amour" pour Tchaïkovski. Qui n'a rien fait pour attirer cet amour. Au final, elle sait peu de choses de lui. Il n'a pas cherché à la séduire, bien au contraire. Il l'a met en garde et l'avertit : ce ne sera qu'un amour fraternel. Elle a été prévenue. Mais malgré tout, elle reste bloquée, refusant d'entendre les appels à la sagesse. Elle manque totalement de discernement. Du coup, elle s'enfonce dans l'obscurité et dans la folie. Elle se persuade de pouvoir changer son mari et le rendre comme elle le rêve. Mais, non, ça ne fonctionne pas. Il faut accepter les gens comme ils sont et être lucide. La vie n'est pas comme on aimerait qu'elle soit. J'ai beaucoup aimé le texte qui fait un parallèle entre les mouches et les idées sombres ainsi que la scène finale illustrant sa folie (et notamment le chant et la musique). Vertigineux, effrayant. Des images sombres, une photographie magnifique, une performance impressionnante de l'actrice principale. Pas n'importe quel film
amonje5
amonje5

8 abonnés 224 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 mars 2023
Un peu long, ce film restitue une époque, une société hypocrite, pas une seule fois l'homosexualité de Tchaikovski est nommée. Atmosphère étouffante, sombre, glauque, la névrose de l épouse ne la rend même pas attachante. La violence et la rugosité russe jusque dans la VO.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 10 mars 2023
Je suis allé voir pour vous Жена Чайковского, la Femme de #Tchaikovsky de Kirill #Serebrennikov, russe. J'ai un énorme a priori sur ce qui vient de russie et j'estime qu'un embargo absolu doit être fait sur tout ce qui vient de ce pays de merde. La main à l'écriture vaut la main à charrue, comme disait Rimbaud. Un artiste russe, un sportif russe, doit être banni tant qu'il ne se reveille pas de sa honte séculaire et de ses assassinats... - Je n'irai pas à Roland Garros si les russes y sont conviés : c'est dire ! - Le film est nul, fait de poncifs, d'une personne qui de toute evidence ne sait pas qui était #Tchaikovsky, compositeur ukrainien le plus joué au monde. Ce réalisateur est sourd. Le film a l'épaisseur littéraire d'un papier à cigarette. Aucun intérêt. Comme lui sans doute. Vous avez aimé #Amadeus de Milos #Forman ? Fuyez cette merde. Slava Ukrainii
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