La Femme de Tchaïkovski
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F H
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5,0
Publiée le 19 février 2023
Très bon film, je considère que ce film montre d’ une manière et vision différente la relation entre le couple, j’aime le fait que c’est plus psychologique et visuel, il faut accepter et comprendre le contexte historique ainsi que la position sociale des personnages. Les décors sont magnifiques, les prises de caméra aussi et fidèle à la réalité des personnages, montrant objectivement le message sans tomber dans l’excès de rechercher à plaire au publique. Je ne me suis pas ennuyé. Je vais peut-être le revoir pour approfondir et visuellement est très original moi qui a fait la danse avec la musique de Tchaïkovsky. Antonina a très bien joué son rôle et attention je ne considère son rôle féministe, elle joue simplement un personnage de son époque où il me semble les gens avait du caractère, on l’aperçoit avec sa mère et sa famille.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 février 2023
Piotr Tchaïkovsky, l’immense musicien russe, était secrètement homosexuel. Pour faire taire les rumeurs, il accepta de se marier avec Antonina Miliukova, une de ses élèves au conservatoire de Moscou, qui l’avait rencontré quelques années plus tôt, était tombée follement amoureuse de lui et lui avait écrit une longue lettre enflammée. Le mariage, consacré en 1877 à Moscou, fut un naufrage et ne dura que quelques semaines avant la séparation de corps des époux. Mais Antonina refusa toujours le divorce.

À moitié juif, à moitié ukrainien, ouvertement homosexuel, Kirill Serebrennikov est, au grand dam du Kremlin, sans doute le plus grand réalisateur russe contemporain. Fuyant la Russie, il s’est exilé à Berlin sans rompre pour autant tout lien avec sa patrie. Son attitude ambiguë sur la guerre en Ukraine – dont il souhaite la résolution sans condamner ouvertement l’agression russe – lui a valu un accueil mitigé sur la Croisette où la direction du Festival, croyant bien faire, avait fermé ses portes à toute délégation officielle russe mais avait sélectionné le dernier film en date de Serebrennikov.

J’en attendais beaucoup, dans une programmation qui ce mois-ci, après "Babylon" et "Tar" le mois dernier, est bien maigrelette. J’en attendais d’autant plus que j’avais été durablement marqué par "Leto" et par "La Fièvre de Petrov".

Autant le dire sans ambages : j’ai été déçu.
Certes, "La Femme de Tchaïkovski" est un film puissant, violent, porté par une exaltation fiévreuse. Les décors en sont exceptionnels alors même qu’ils sont minimalistes. Les intérieurs sont étroits, enfumés, sordides. Les rares scènes extérieures ne sont pas moins étouffantes, qui montrent une ville boueuse, noyée dans la brume, véritable Cour des miracles peuplée de gueux (elles m’ont rappelé les décors hallucinés d’Alexeï Guerman). Le noir est omniprésent, avec quelques touches de rouge et, le temps d’une scène onirique où Antonina fantasme ses retrouvailles avec son bien-aimé, un blanc d’outre-ciel.

Le problème de "La Femme de Tchaïkovski" est l’histoire qu’il raconte, qui se résume à presque rien. L’affiche est trompeuse sinon mensongère. Point de passion dévorante entre le musicien et son épouse. Si passion il y a, elle est unilatérale. Et elle est pathologique. Tout se réduit à deux tristes faits : Tchaïkovsky est homosexuel et ne peut se laisser toucher par sa femme sans étouffer un spasme de dégoût. Quant à Antonina, elle voue à son mari un culte hyperbolique qui l’entraînera dans la folie (elle survivra vingt-trois ans à son époux, mort en 1893 du choléra, et finira à l’asile en pleine révolution de février 1917).

Pendant deux heures et vingt-trois minutes, qui deviennent vite interminables et répétitives, ce pauvre argument est essoré jusqu’à la trame. On y voit Tchaïkovski entouré de superbes éphèbes, dénudés et huilés. On y voit Antonina essayer contre toute raison de le conquérir puis s’entêter à refuser le divorce avant de sombrer dans la misère et dans la folie.
Sarrah waz
Sarrah waz

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 février 2023
Un chef-d’œuvre. La preuve que la culture et les arts européens sont incomparables à tous les autres. La Russie est un pays merveilleux que nous ne devons pas réduire à un gouvernement insensé qui est transitoire. Ce film est merveilleux. Le talent du réalisateur est remarquable et les acteurs sont formidables.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2023
Inspiré de la véritable histoire du couple Tchaïkovski, et plus spécifiquement de la vie de celle qui fut officiellement l’épouse du compositeur, Antonina Miliukova, ce drame-biopic est un récit sombrement décadent, autour d’un personnage féminin complexe. Il est question de l’amour unilatéral d’une femme pour un homme, d’un amour fou et aveugle, d’une obsession et d’une obstination, de frustrations et d’humiliations, mais aussi d’une résistance féminine en point d’honneur, d’un attachement jusqu’au-boutiste au sens d’une vie. Et le sens de la vie du personnage d’Antonina, c’est d’être la femme de Tchaïkovski. Et de le rester. Envers et contre tout. Contre l’autre, l’aimé qui ne l’aime pas. Contre les autres – la société. Contre la raison qui inviterait soit à se satisfaire d’un mariage de façade, soit à accepter un divorce bien négocié. Mais le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point… Un cœur féminin ambivalent. L’ambivalence est ici exprimée en multiples facettes de personnalité, suscitant tour à tour distance et empathie. Femme vampire et femme bafouée. Femme libre et femme aliénée…
Pour embrasser cette histoire, Kirill Serebrennikov s’appuie sur une actrice qui donne tout de sa personne (Alyona Mikhailova), sur un scénario précis, attentif aux détails symboliques et traversé d’embardées imaginaires, sur une conception stylistique qui allie élégance classique et inspiration moderne, avec quelque chose d’à la fois très pictural et très chorégraphié, et comme emballé avec une fièvre froide. Une fièvre qui jubile et se dégoûte, face à ce qui compose et se décompose. La mise en scène et la réalisation sont d’une grande fluidité, d’un espace à un autre, d’une temporalité à une autre. Si certains mouvements-ballets détonent et peut-être dénotent, si la fibre homoérotique est peut-être appuyée, si le drame n’atteint peut-être pas des sommets d’émotion, l’ensemble, superbement photographié par ailleurs, est d’une belle puissance délétère. La Femme de Tchaïkovski trouve sa place, thématiquement, qualitativement, auprès de L’Histoire d’Adèle H et de Vincere.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2023
Présenté en compétition officielle au festival de Cannes ( édition 2022), " la femme de..." est reparti la corbeille vide.

Incompréhensible pour le dernier opus à ce jour de K. Serebrenikov realisateur du " disciple " et de " Leto" , compte tenu de ses grandes qualités.

Le célèbre compositeur russe P. Tchaïkovski était homosexuel. Sollicité par une jeune femme insistante et convaincante qui lui affirme qu'il est l'homme de sa vie, il se marie avec elle ( sa dot finit par convaincre le musicien).

Union impossible, Tchaïkovski veut divorcer mais sa femme refuse catégoriquement et à jamais.

Le scénario est dans ses grands traits tiré des biographies sur le compositeur russe du XIXeme siècle ( sauf bien sûr la scène du debut).

Le grand mérite de " la femme de..." est son aspect formel. Photo et éclairage magnifiques, mise en scène théâtrale très élaborée, mises au service d'une réflexion sur l'amour.

Qu'est-ce qu'un amour heureux interroge Serebrenikov ? Aimer c'est prendre l'autre en considération semble t il nous dire.
leobis
leobis

71 abonnés 260 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 février 2023
Une reconstitution historique très élaborée avec des scènes oniriques spectaculaires. Cependant cette histoire de femme bafouée à l'amour destructeur n'arrive pas à émouvoir et ce malgré la performance de l'actrice dans un rôle aussi difficile.
Xacha07
Xacha07

9 abonnés 71 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 février 2023
Nous sommes allés voir la femme de Tchaïkovsky au cinéma hier soir. c'est un film beau sur le plan esthétique avec des décors et des costumes de très bonne qualité. Ce film raconte la folie d'une femme qui idolâtre Tchaikovsky. Tchaikovsky, voulant récupérer une respectabilité pour masquer son homosexualité notoire, accepte cette transaction mais se voit déborder par le désir débordant de cette femme de devenir la vraie femme du maître. Le thème de l'homo sexualité est peu abordé. La musique est également très lointaine, de même que le rôle de Tchaïkovski. C'est surtout la folie qui est abordée. Beau film mais avec un je ne sais quoi d'incomplet.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 février 2023
Un film ennuyeux sur une oie blanche qui desespere de se caser et jette son dévolu sur Tchaikovsky sans le connaître. Lui n'est pas très chaud mais l'épouse pour son argent et pour se caser. On ne sait pas trop si il est asexué impuissant ou homosexuel encore que rien ne le montre dans cette société du 19 ème siècle ou le sujet est ultra tabou et à peine effleuré dans le film. Ce sera un mariage de dupes et elle deviendra hystérique et miserable
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 février 2023
Un homme revient d’entre les morts le jour de son enterrement pour dire à sa femme combien il la hait. Ce sont les premières images du film de l’hyperactif Kirill Serebrennikov, « La femme de Tchaïkowski » film qu’il était venu présenté à Cannes en 2022, habitué de la croisette puisque « Le Disciple », « Leto » et « La fièvre » trois de ses précédents films, y avaient déjà été présentés. Il était venu de Berlin (où il est désormais exilé) ce qu’il n’avait pu faire pour les précédents, à cause d’une assignation à résidence alors fort décriée. La présentation en ouverture de la compétition ne fut néanmoins pas sans créer quelques controverses, en pleine guerre en Ukraine, ledit film ayant été coproduit par l’oligarque russe Roman Abramovitch. Bref, rien n’est simple, dans la vie de Kirill Serebrennikov, ni visiblement dans celle de Piotr Ilitch Tchaïkovski, l’homme qui se relève de son linceul au tout début du film, compositeur du « Lac des Cygnes », du « Concerto pour piano n° 1 » de la « Symphonie n° 4 », « d’Eugène Onéguine » de l’ « Hymne des Chérubins » du « Concerto pour violon » .... et bien d’autres, incarnation du romantisme du XIXe siècle, dans toute sa populaire et généreuse vitalité… L’histoire officielle russe aimerait encore, au XXIe siècle, gommer son homosexualité, mais Serebrennikov en fait ici un des moteurs de l’intrigue : elle le pousse à épouser, pour les convenances, une jeune femme de la petite noblesse moscovite, Antonina Ivanovna Milioukova, avant de se mettre à rapidement la détester. Elle l’adore, elle le révère, elle ne renoncera jamais à lui…Il ne peut la souffrir, la fuit, l’humilie…C’est la terrible et douloureuse histoire d’un amour absolu, ou totalement absurde, à sens unique, auquel s’est accrochée toute sa vie la jeune Antonina Miliukova qui s’était jetée au cou du grand compositeur. Finalement durant ce long ( trop long) film de 2h23…nous ne verrons que des apparitions fugaces du compositeur, incarné ici par Odin Lund Biron en un seul bloc de raideur et d’opacité …
Tchaïkovski disparaît presque complètement du plan, la seule Antonina s’enfonçant toujours plus profondément dans son obsession à le faire revenir auprès d’elle, afin de remplir leur contrat, un mariage sans passion réciproque, lui permettant de l’aimer et se rendre utile. Le fantasme de ce mariage est représenté et cristallisé dans le titre même du film : à quel moment Antonina est-elle vraiment l’épouse d’un homme qui l’a rejetée presque les premiers jours de leur mariage ? C’est un mensonge et une parodie qui est résumé par ce titre, présentant une société russe où hommes et femmes vivent séparés, unis par un contrat social qui n’est qu’apparat et symboles.
C’est l’histoire d’un chemin de croix vécu par cette jeune femme qui avait la religion de l’amour jusqu’au fanatisme …Serebrennikov orchestre un ample film d’époque, à l’image superbe… Héritier de la grande tradition du cinéma soviétique, il excelle dans ces longs plans virtuoses où la caméra fluide suit l’héroïne à travers la foule, la boue, le feu, les éléments … C’est l’incarnation de cette dernière par Alyona Mikhailova qui achève de transformer « La Femme de Tchaïkovski » en une infernale tragédie. Tandis que ses traits se creusent, que le personnage s’égare en rêveries hantées, telle cette séance de portrait où s’invitent ses enfants morts, l’interprète trouve toujours l’exact équilibre entre implication et distance. Serebrennikov n’oublie jamais de lui laisser toute la place, le dernier mot, l’ultime pas de danse, jusqu’à la chute…Mais cette passion à double face et à double tranchant est si étrange et douloureuse que ce long film devient éprouvant, malgré sa beauté plastique…
Bernard F
Bernard F

35 abonnés 82 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 février 2023
Sur un plan purement technique, esthétique, sur le jeu des acteurs, c'est un film sans doute assez remarquable. Mais le problème est qu'il tourne exagérément autour de cette femme et de sa névrose, au point que tous les autres personnages, y compris Tchaïkovski, sont éclipsés. Et c'est un vrai problème. C'est sans doute voulu mais pour le spectateur, cela devient particulèrement lourd au bout d'un certain moment, surtout dans un film de près de 2h30. La musique (de Tchaïkovski) est aussi quasiment absente de ce film (on l'attendait quand même un peu!). Dans un film aussi sombre, on aurait pu entendre la symphonie pathétique (quasi testament du compositeur), surtout à l'annonce de sa mort. Si le réalisateur a voulu faire dans la sobriété, il a réussi son pari. Mais en focalisant à ce point sur un personnage et en oubliant le compositeur, on peut ressentir à la fois un certain ennui et pas mal de frustration.
Louisia d
Louisia d

6 abonnés 31 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 février 2023
Tout est faux ou presque dans ce topic ! Le cadre, les noms sont vrais ...Mais qui ne sait pas que Tchaïkovski s'est marié pour essayer de jeter un voile sur son homosexualité ? Que deux mois après il faisait une tentative de suicide et qu'ils n'ont passé que quelques mois ensemble et encore !! On ne sait pas grand chose de cette femme sauf qu'elle lui avait ecrit une lettre passionnée (comme à d'autres hommes connus apparemment) menaçant de se suicider s'il ne la recevait et à fini sa vie pour des raisons inconnues dans un hôpital psychiatrique. Alors quel est le propos de Serebrennikov ? Pourquoi utiliser ces deux personnages qui n'ont quasiment jamais vécu ensemble ? Pour le nom ? La période qui lui permet de faire un film en costumes ? C'est grandiloquent mais creux. Belle image mais sans véritable propos. Quid de l'homosexualité du compositeur ?
patoune3
patoune3

12 abonnés 24 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 février 2023
J'attendais de la passion.. en fait il s'agit d'une jeune femme extrêmement névrosée.. et de relations dégradantes et tristes, on n'est pas dans l'amour , on est dans la pathologie. Triste.
Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2023
On a évidemment affaire à une œuvre majeure, totalement russe: climat angoissant, couleurs sombres, caractères tourmentés.
La mise en scène est totalement au diapason, aucune anicroche. La tonalité est respectée d'un bout à l'autre.
Étonnamment, la musique est omniprésente (etlimite assourdissante), mais ce n'est pas celle du Maître, ce que l'on peut regretter.
Je préfère me limiter au ressenti plutôt qu'à l'analyse psychologique du scénario.
Pour qui ne serait pas imprégné de « l'âme russe », le film paraîtra long.
Mais les Russes ont le temps… et l'espace, comme le président Poutine le faisait remarquer à notre président !
Cette âme russe ne craint d'ailleurs pas les paradoxes, ce qui ne laisse pas de nous étonner : L'homophobie est quasi générale, alors que l'homosexualité de leur plus grand musicien est totalement attestée ; le violent racisme anti noir est également général, alors que Pouchkine avait des origines africaines.
Une explication peut-être : en Russie, l'artiste est une sorte de déité. Enfin, il l'était, quand on sait qu'aujourdhui, de nombreux artistes -- dont Kiril Serebrennikof -- sont inquiétés voire emprisonnés.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2023
Très bon film historique qui montre les coutumes de l'époque et la façon hypocrite de vivre, très belle interprétation
Claudine G
Claudine G

229 abonnés 518 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 février 2023
Comment peut-on aimer à ce point là un homme qui n'éprouve absolument rien pour vous ? Comment peut-on s'acharner à gagner son amour et ne pas voir qu'en fait TchaÏkovski n'éprouve que de la haine pour sa femme (qu'il n'a épousé que pour l'argent qu'elle pourrait lui fournir) ? Il faut être complètement folle, c'est en fait ce qu'elle est...Ses jours sombres et toute le côté obscur de sa vie sont fort bien décrits dans ce film dont on sort un peu perturbée. Comment aimer à ce point un homme (qui en plus n'éprouve absolument rien pour vous...que du mépris) ?
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