La Femme de Tchaïkovski
Note moyenne
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143 critiques spectateurs

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Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2023
"La Femme de Tchaïkovski" se déroule dans la Russie du 19ème siècle. On y découvre la relation à sens unique entre Antonina Miliukova et Piotr Tchaïkovski. Le portrait est troublant, soigné et magnifiquement mis en scène. Toutefois, le grand compositeur passe pour un perfide alors qu'il était juste impossible de dévoiler son homosexualité aux yeux du monde à cette époque.
MARIE-FRANCOISE R
MARIE-FRANCOISE R

1 abonné 46 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 novembre 2023
Un film qui ne suscite aucune émotion ! En dépit du drame psychologique de la femme, on n'éprouve aucune compassion, sans doute car on ne croit pas vraiment aux sentiments qu'elle prétend éprouver.
NB/ vu sur Canal +
weihnachtsmann

1 622 abonnés 5 745 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 octobre 2023
Le film est un éblouissement maladif, une beauté fatale et une douleur languissante.
Quelle poésie, quel éclat dans cet amour cruel et ravagé. Le réalisateur nous réalise ici le pendant d'un autre drame de l'amour, celui de Ludwig.
Les images, la caméra qui effleure et qui dérange. La musique déconstruite comme une impossibilité de créer. Une femme qui court à sa perte mais qui le fait avec conscience.
Sublime et exalté.
Loïck G.

391 abonnés 1 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 octobre 2023
Le sujet n’est pas Tchaïkovski, son œuvre, sa renommée. Il en est bien question en filigrane quand pour un opéra en souffrance il lui faut trouver de l’argent et la tranquillité d’un foyer qu’il répudie à travers une femme épousée à contre-cœur. Là est le sujet… Tout autre femme d’ailleurs n’aurait pas trouvé grâce aux yeux de l’artiste qui malgré ses prévenances accepte Antonina pour femme. Le début d’une relation maritale inexistante, Tchaïkovski prenant de plus en plus ses distances, avant de fuir le foyer. C’est tout l’acharnement de cette femme à rejoindre son mari, sa dévotion, sa folie que le réalisateur met en scène de manière très abrupte. Dans une lumière froide, il joue sur les ombres des hommes qui vivent avec son homme, et laissent les fantômes d’une cour des miracles , hanter ses rêves et ses cauchemars. Un tableau exemplaire de la Russie au XIX -ème L’interprétation de tous les acteurs est parfaite.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

114 abonnés 356 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 septembre 2023
Le réalisateur Kirill Serebrennikov offre au public un voyage émotionnel à travers le 19e siècle russe avec son dernier film, "La Femme de Tchaïkovski". Cette œuvre dépeint de manière poignante la vie d'Antonina Miliukova, une jeune femme aisée et passionnée de musique qui se marie avec le célèbre compositeur Piotr Tchaïkovski. Le film explore l'amour inconditionnel d'Antonina pour Tchaïkovski, malgré le rejet glacial du compositeur.

Odin Lund Biron incarne de manière remarquable le rôle de Tchaïkovski, capturant parfaitement la complexité de ce personnage tourmenté. Alyona Mikhailova offre une performance émotionnelle exceptionnelle dans le rôle d'Antonina, exprimant à la fois la fragilité de son personnage et sa détermination à tout endurer pour rester auprès de l'homme qu'elle aime.

Le film brille par sa reconstitution minutieuse de l'époque et de la société russes du 19e siècle. Les costumes somptueux et les décors grandioses plongent le spectateur dans un monde où l'art et la musique sont au cœur de la vie quotidienne.

La musique, composée par Tchaïkovski lui-même, enveloppe chaque scène d'une émotion profonde. Elle devient un personnage à part entière du film, reflétant les tourments intérieurs du compositeur et l'amour ardent d'Antonina.

L'histoire d'Antonina est à la fois touchante et tragique. Le film explore les thèmes de l'amour non partagé, de la passion dévorante et de la persévérance face à l'adversité. Il soulève également des questions sur l'art, la créativité et le prix que l'on est prêt à payer pour sa passion.

La réalisation de Serebrennikov est à la fois subtile et puissante, capturant les nuances des émotions des personnages et la beauté de la musique de Tchaïkovski. Chaque plan est soigneusement composé, créant une esthétique visuelle envoûtante.

"La Femme de Tchaïkovski" est un film magnifique qui allie une performance exceptionnelle, une reconstitution historique détaillée et une musique envoûtante. Il offre un regard émouvant sur la vie d'Antonina Miliukova et la complexité des relations humaines. Ce film est une œuvre d'art à part entière, à la fois visuellement captivante et émotionnellement bouleversante.
Victor A.
Victor A.

89 abonnés 388 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juillet 2023
Une nouvelle fois, Serebrennikov est virtuose avec sa caméra. Les lumières sur les visages embellissent une image déjà fascinante. Le point faible de son histoire réside dans son personnage principal qu'on a un peu de mal à comprendre et à aimer.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 239 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juillet 2023
Malgré une mise en scène remarquable, des images à couper le souffle et une actrice magnifique, le film impose le respect plus que l'enthousiasme, le récit manquant de passion, ce qui est un comble vu le sujet. Ceci dit, un Prix d'interprétation ou de la mise à scène à Cannes aurait été justifiée.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 417 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juillet 2023
Un film aux qualités formelles impressionnantes : longs plans séquence, virtuosité des mouvements de caméras, fluidité des transitions, lumière, couleurs... @kirillserebrennikov nous propose du grand cinéma, à travers ce nouveau long métrage, véritable modèle de mise en scène.

Comme son titre l'indique, le film se concentre sur le personnage de l'épouse qui cherche coûte que coûte à se faire aimer par le compositeur qui n'a en fait consenti au mariage que pour faire taire les rumeurs sur son homosexualité.

C'est donc cette femme sombrant peu à peu dans la folie que nous suivons pendant les 2h23 du film, sur fond de cruauté et d'érotisme. La performance d'Alena Mikhailova est incroyable d'intensité. Comment #vincentlindon et son jury ont pu passer à côté lors du dernier Festival de Cannes ?

Le film souffre de quelques longueurs mais je me suis finalement laissé totalement embarqué, notamment grâce à cette alternance entre réalisme et onirisme, qui vient apporter une vraie originalité et une modernité au classicisme apparent du film.

Ma page ciné insta : fenetre_sur_salle
Arthus27
Arthus27

127 abonnés 642 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mai 2023
Serebrennikov revient avec une nouvelle claque cinématographique. "La Femme de Tchaïkovski" est un film poignant et viscéral, qui repousse les limites de la narration et de la mise en scène. Chaque scène, chaque plan est composé minutieusement, avec une photo sombre qui nous plonge dans la noirceur de ses personnages. Comme à son habitude, le metteur en scène russe développe son propos aussi bien sur la petite histoire de ce couple, traitant de la communication, de l'amour, de la folie... mais aussi la grande Histoire de son pays, au travers de l'art, de la liberté et de l'homosexualité, faisant écho à l'époque moderne. L'interprétation d'Antonina par Alyona Mikhailova aurait pu (du?) lui valoir le prix d'interprétation à Cannes, tant elle parvient à donner vie avec force et subtilité à la femme de Tchaïkovski
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 995 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 avril 2023
Le film commence sur les funérailles de Tchaïkovski baignées dans une lumière cadavérique, parfois glauque, parfois laiteuse. Le film nous racontera donc l'histoire d'un amour mort-né, que cette photographie malade figure un peu mieux que des plans-séquence parfois confus.
Everever
Everever

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 avril 2023
J’aurais aimé que le film s’interroge sur l’étrange amour de Antonina Miliukova pour Tchaïkovski, un homme qui la haïra et la fuira toute sa vie. Mais cet amour, aveugle, entêté, ne fait pas ici mystère, il n’est en fait que le ressort qui fait fonctionner l’histoire, jamais il n’est questionné : on ne fait que le VOIR. Et pour cause… Par leur célébrité, les personnages ont sans doute été un moyen pour le réalisateur d’attirer le public, car l’enjeu du film est tout à fait ailleurs : dans la seule mise en scène. En dépit du titre (le piège), il s’agit en effet bien plus ici du lyrisme visuel de Serebrennikov que de la pauvre femme de Tchaïkovski et de son époux, l’un et l’autre dépourvus à l’écran de toutes profondeur et complexité. Aucune trace ici du génie de l’Amour (Antonina Miliukova est assommante), ni même, et c’est un comble ! du génie de la Musique (Tchaïkovski passe pour un triste tâcheron mélancolique) . Avec un tel traitement égocentrique du sujet par le réalisateur, qui n’a cherché, dirait-on, qu’à exhiber ses talents de metteur en scène, on ne s’étonnera pas que l’histoire, pourtant tragique, laisse parfaitement indifférent.
Marika Vialis
Marika Vialis

8 abonnés 31 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mai 2023
Film intéressant mais beaucoup de longueurs, trop peu de musique et d'une noirceur remarquable. Dépressif s'abstenir ! Le sujet est axé sur la femme, mais j'aurais souhaité être plus transportée par la musique divine de Tchaïkovski.
Damien Vabre
Damien Vabre

187 abonnés 488 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 avril 2023
Un amour impossible entre une jeune femme extrémiste dans sa passion amoureuse (Aliona Mikhaïlova) et le célèbre compositeur homosexuel (Odin Biron) magnifiquement filmé et interprété mais souffrant de quelques longueurs.
Gilles G
Gilles G

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 mars 2023
Atmosphère sinistre, couleurs blafardes, décors et personnages caricaturaux, j'ai à plusieurs reprises failli sortir. J'aurais dû
Jipéhel
Jipéhel

102 abonnés 625 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2023
Mariage toxique

Qu’on aime ou pas le cinéaste russe Kirill Serebrennikov, il reste que Leto ou Le Disciple sont de très grands films. Nul doute que ces nouvelles 143 minutes de faux biopic n’ont pas fini de créer la polémique. Russie, 19ème siècle. Antonina Miliukova, jeune femme aisée et apprentie pianiste, épouse le compositeur Piotr Tchaïkovski. Mais l’amour qu’elle lui porte n’est pas réciproque et la jeune femme est violemment rejetée. Consumée par ses sentiments, Antonina accepte de tout endurer pour rester auprès de lui. Soyons clairs : Tchaïkovski, tout le monde le connaît, mais personne ne sait rien de lui. Donc, ce n’est sûrement pas à la vérité historique qu’il faut ici s’attacher, mais à un superbe portrait de femme qui répond à la douloureuse question « un génie peut-il tout se permettre ? »
Bien sûr, le personnage d’Antonina a bel et bien existé et le scénario nous dépeint une femme passionnée qui s’est brûlé les ailes au contact d’un « soleil » comme ce compositeur considéré comme un monument dans son pays. Le destin de cette héroïne est tragique : aussi incroyable que cela paraisse, elle se retrouve dans des situations terribles et traumatisantes, celles d’une femme victime d’un amour impossible. L’homosexualité n’est presque jamais évoquée dans ce film qui nous décrit ainsi une sorte d’hypocrisie d’une certaine classe dirigeante. Mais le film nous parle à la fois de l’exceptionnelle résilience d’une femme malmenée ou délaissée mais aussi d’une espèce d’amour vampirique, qui engendre et le remords et la tristesse destructrice. L’image est somptueuse, la mise en scène virtuose – en témoignent les deux plans-séquences exceptionnels du début et de la fin -, le montage est nerveux et l’interprétation très inspirée. Un gros regret tout de même, dans un film sur un des plus grands musiciens du XIXème siècle, on n’entend quasiment jamais sa musique… ballot, non ! Une héroïne incandescente dans monde sombre, une histoire d’amour pas comme les autres et une actrice hors du commun.
Pour trouver son interprète principale, Serebrennikov a vu défiler à peu près toutes les jeunes actrices russes, avant de choisir Alyona Mikhailova,qui trouve ici son 1er grand rôle… et quel rôle écrasant !?! Elle ne quitte pas l’écran et porte le film de la 1ère à l’ultime image. Une découverte envoûtante. Face à elle, Odin Lund Biron, dans le rôle du musicien – auquel il ressemble de manière étonnante -, est également parfait. Quand à la pléthore de rôle secondaires, jusqu’à la moindre silhouette, tout le monde est parfait et très investi dans cette aventure. Un carrousel cauchemardesque déguisé en drame intimiste, somptueusement romanesque, et, malgré ses excès, une nouvelle réussite d’une noirceur magnétique pour le cinéaste russe.
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