La Femme de Tchaïkovski
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143 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 mars 2024
Histoire édifiante que cette femme de Tchaïkovski.
En effet, je suis partagé entre compassion et rejet pour cette femme esclave de son amour pour le compositeur Tchaïkovski.
Déjà, ce qui m'a grandement surpris, c’est sa déclaration d’amour faite au compositeur. Elle lui écrit une lettre alors que ni lui ni elle se connaissent même s’ils se sont croisés très rapidement au cours d’une soirée. Suite à cette lettre, le compositeur se présente chez elle et l’on assiste à une sorte d’entretien d’embauche !
Je n’irai pas plus loin, cependant je me pose la question suivante :
Sombre-t-elle dans la folie parce que Tchaïkovski l’a privée de vivre à ses côtés comme c’était envisagé ?
Est-ce l’indifférence teintée d’humiliation de Tchaïkovski qui a conduit cette femme à sombrer dans la folie ?
Etait-elle prédisposée à sombrer dans la folie ?
Je me souviens du mot employé par Tchaïkovski à l’issue de sa première visite chez Antonina : celui-ci l’avait éconduit en l’invitant à ne pas être trop "exaltée".
Un signe, non ?
En tout cas, instructif et fort bien joué.
A voir en V.O évidemment pour s’en rendre compte… si vous le voulez...
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 995 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 avril 2023
Le film commence sur les funérailles de Tchaïkovski baignées dans une lumière cadavérique, parfois glauque, parfois laiteuse. Le film nous racontera donc l'histoire d'un amour mort-né, que cette photographie malade figure un peu mieux que des plans-séquence parfois confus.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 mars 2023
De Kirill Serebrennikov (2023).
Plusieurs points positifs dans ce film . Tout d'abord un certain gout de l'authenticité sociale et sociale de la société russe du début du vingtième siècle . Le film de ce point de vue est très réussi en nous montrant la dureté de la vie pour une grande partie de la population quand l'aristocratie vit dans l'opulence . C'est souvent dur et cru . L'autre aspect intéressant est la description de la société dirigeante loin des préoccupations de la population ; engluée dans ses perversions mais surtout dans le déni . Jusqu'à condamner les manants quand le déni est la règle si ce sont des puissants . Le film en est même parfois étouffant . Quand à l'histoire même de la femme du musicien , véridique se voudrait être traitée du point de vue de la victime . Victime que serait cette femme. J'ai trouvé le film peu convainquant de ce point de vue . le film semblant plus montrer une intrigante qu'une femme délaissée, victime des orientations différentes de son mari . Situation qu'elle essaie de prouver au travers de la vénération qu'elle lui aurait porté ? C'est un peu alambiqué comme démonstration et j'ai eu du mal à avoir de l'empathie envers cette femme ? Même si en contre point l'hypocrisie de la société est très bien montrée . Passionné de musique , le film m'a laissé très interrogatif sur les motivations du réalisateur .
Avec Odin Lund Biron, Alyona Mikhailova, Filipp Avdeyev
domit64
domit64

74 abonnés 378 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 mars 2023
C'est long, trop long, une narration sombre sans aucune émotion, tout est sous-jacent rien n'est vraiment dit ni montré, c'est fort dommage. La vie de cette femme névrosée qui refuse de se séparer d'un homme qui ne l'aime, l'aime-t-elle ? Arriviste plus sûrement mais le réalisateur ne semble pas assumer ce rôle ni l'homosexualité de Tchaikovski. Il se régale en revanche en nous montrant des hommes nus... pourquoi ?!
leobis
leobis

71 abonnés 260 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 février 2023
Une reconstitution historique très élaborée avec des scènes oniriques spectaculaires. Cependant cette histoire de femme bafouée à l'amour destructeur n'arrive pas à émouvoir et ce malgré la performance de l'actrice dans un rôle aussi difficile.
SB88
SB88

37 abonnés 1 614 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juin 2025
La Femme de Tchaïkovski - une femme folle amoureuse de l’artiste...au point d’accepter l’homme. Il n’y met pas de pincettes car l’époque l’oblige à un couple hétérosexuel. Le thème est super mais beaucoup de lenteurs
2,9/5
MULETA
MULETA

19 abonnés 62 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mars 2023
Je vais être direct mais je me suis un peu ennuyé . Peut-être par la longueur du film ou à la narration russe d'un film auquel j'ai du mal à m'identifier et dont je ne suis pas habitué . Cela reste un très beau film quand même par l'histoire de cet amour impossible jusqu'à la rendre folle. On ne peut que s'apitoyer sur cette belle femme avec ces jolis yeux . Ce film nous montre une époque un pays et la place des femmes . Le travail de la lumière s'apparente à de la peinture et c'est ce que j'ai aimé le plus avec une musique qui a de l'importance . Une fin de folie et brutale
Pierre Mrdj
Pierre Mrdj

8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2022
Il ne s’agit sans doute pas du film de plus réussi de Kirill Serebrennikov : l’exigence de reconstitution historique assagit son propos, affaiblit ses effets formels. Mais il y gagne une certaine clarté narrative. Madame Tchaïkovski brûle d’un amour dévot, mais non réciproque, pour son mari, le célèbre compositeur. Tout le film est là : dans ce portrait âpre et illuminé d’une femme qui perd peu à peu l’amour rêvé. C’est elle qui cauchemarde, c’est elle qui se promène à travers les tableaux d’une époque miséreuse, dans les brumes de la ville. Monsieur Tchaïkovski, du même coup, disparaît. Sa présence se dissout dans les airs de piano, d’opéras, de ballets, qui rythment tout le film. Comme s’il hantait l’oreille du spectateur. C’est là le grand intérêt du drame : l’interpénétration du son et de l’image, du rêve et de la réalité ; la fluidité avec laquelle s’écoulent de longues périodes temporelles ; tout cela rêvé par la conscience malheureuse de l’épouse. On n’y retrouve pas toujours l’émotion attendue, mais quelques scènes magnifiques crèvent l’écran, au milieu des parfums irrespirables de la démence, de l’amour fou.
Loïck G.

391 abonnés 1 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 octobre 2023
Le sujet n’est pas Tchaïkovski, son œuvre, sa renommée. Il en est bien question en filigrane quand pour un opéra en souffrance il lui faut trouver de l’argent et la tranquillité d’un foyer qu’il répudie à travers une femme épousée à contre-cœur. Là est le sujet… Tout autre femme d’ailleurs n’aurait pas trouvé grâce aux yeux de l’artiste qui malgré ses prévenances accepte Antonina pour femme. Le début d’une relation maritale inexistante, Tchaïkovski prenant de plus en plus ses distances, avant de fuir le foyer. C’est tout l’acharnement de cette femme à rejoindre son mari, sa dévotion, sa folie que le réalisateur met en scène de manière très abrupte. Dans une lumière froide, il joue sur les ombres des hommes qui vivent avec son homme, et laissent les fantômes d’une cour des miracles , hanter ses rêves et ses cauchemars. Un tableau exemplaire de la Russie au XIX -ème L’interprétation de tous les acteurs est parfaite.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 748 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 février 2023
Un homme revient d’entre les morts le jour de son enterrement pour dire à sa femme combien il la hait. Ce sont les premières images du film de l’hyperactif Kirill Serebrennikov, « La femme de Tchaïkowski » film qu’il était venu présenté à Cannes en 2022, habitué de la croisette puisque « Le Disciple », « Leto » et « La fièvre » trois de ses précédents films, y avaient déjà été présentés. Il était venu de Berlin (où il est désormais exilé) ce qu’il n’avait pu faire pour les précédents, à cause d’une assignation à résidence alors fort décriée. La présentation en ouverture de la compétition ne fut néanmoins pas sans créer quelques controverses, en pleine guerre en Ukraine, ledit film ayant été coproduit par l’oligarque russe Roman Abramovitch. Bref, rien n’est simple, dans la vie de Kirill Serebrennikov, ni visiblement dans celle de Piotr Ilitch Tchaïkovski, l’homme qui se relève de son linceul au tout début du film, compositeur du « Lac des Cygnes », du « Concerto pour piano n° 1 » de la « Symphonie n° 4 », « d’Eugène Onéguine » de l’ « Hymne des Chérubins » du « Concerto pour violon » .... et bien d’autres, incarnation du romantisme du XIXe siècle, dans toute sa populaire et généreuse vitalité… L’histoire officielle russe aimerait encore, au XXIe siècle, gommer son homosexualité, mais Serebrennikov en fait ici un des moteurs de l’intrigue : elle le pousse à épouser, pour les convenances, une jeune femme de la petite noblesse moscovite, Antonina Ivanovna Milioukova, avant de se mettre à rapidement la détester. Elle l’adore, elle le révère, elle ne renoncera jamais à lui…Il ne peut la souffrir, la fuit, l’humilie…C’est la terrible et douloureuse histoire d’un amour absolu, ou totalement absurde, à sens unique, auquel s’est accrochée toute sa vie la jeune Antonina Miliukova qui s’était jetée au cou du grand compositeur. Finalement durant ce long ( trop long) film de 2h23…nous ne verrons que des apparitions fugaces du compositeur, incarné ici par Odin Lund Biron en un seul bloc de raideur et d’opacité …
Tchaïkovski disparaît presque complètement du plan, la seule Antonina s’enfonçant toujours plus profondément dans son obsession à le faire revenir auprès d’elle, afin de remplir leur contrat, un mariage sans passion réciproque, lui permettant de l’aimer et se rendre utile. Le fantasme de ce mariage est représenté et cristallisé dans le titre même du film : à quel moment Antonina est-elle vraiment l’épouse d’un homme qui l’a rejetée presque les premiers jours de leur mariage ? C’est un mensonge et une parodie qui est résumé par ce titre, présentant une société russe où hommes et femmes vivent séparés, unis par un contrat social qui n’est qu’apparat et symboles.
C’est l’histoire d’un chemin de croix vécu par cette jeune femme qui avait la religion de l’amour jusqu’au fanatisme …Serebrennikov orchestre un ample film d’époque, à l’image superbe… Héritier de la grande tradition du cinéma soviétique, il excelle dans ces longs plans virtuoses où la caméra fluide suit l’héroïne à travers la foule, la boue, le feu, les éléments … C’est l’incarnation de cette dernière par Alyona Mikhailova qui achève de transformer « La Femme de Tchaïkovski » en une infernale tragédie. Tandis que ses traits se creusent, que le personnage s’égare en rêveries hantées, telle cette séance de portrait où s’invitent ses enfants morts, l’interprète trouve toujours l’exact équilibre entre implication et distance. Serebrennikov n’oublie jamais de lui laisser toute la place, le dernier mot, l’ultime pas de danse, jusqu’à la chute…Mais cette passion à double face et à double tranchant est si étrange et douloureuse que ce long film devient éprouvant, malgré sa beauté plastique…
Chatcaliban
Chatcaliban

47 abonnés 125 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mars 2023
C'est bien joué et filmé mais c'est très long et surtout très misogyne. L'histoire n'est qu'un long martyrologe d'une femme névrosée qui s'accroche à un amour l'on partagé. On s'ennuie car on sait vite quelle est la fin. Pas indispensable dd voir ce film cruel envers cette femme.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 918 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2025
On peut se demander si l'idée de faire un film sur la femme de Tchaïkovski en était une bonne ou pas. Bien sur, c'est un bon film, avec des jeux de clair-obscur sans fin: on est d'ailleurs plonger dans le noir dans ce film, dans l'intimité du couple et celle de la vie grise et noire en Russie, surtout en hiver. Et bien sur, le film nous donne un meilleur éclairage sur le compositeur lui-même. Mais la détermination de la jeune femme, qui vire petit à petit à la folie, ne semble pas réellement avoir un impact sur le travail de Tchaïkovski, en tout cas ce n'est pas comme ça que je l'ai vu, et donc l'intérêt du film diminue je trouve.
Goéland
Goéland

39 abonnés 201 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mars 2023
En Russie, à la fin du 19ème siècle, une jeune femme discrète, Antonina Miliukova (Alyona Mikhailova), se prend de passion pour le compositeur Piotr Tchaïkovski (Odin Lund Biron) et décide de se marier avec lui. Il la dissuade, lui explique qu’il est d’âge avancé, irascible, qu’il n’a jamais connu de femmes mais il finit par lui céder pour régler quelques affaires immédiates : récupérer la dot, faire taire une rumeur.
Très vite, le « Soleil » ne supporte plus sa femme. Il l’éloigne en se faisant protéger par ses frères et leurs sbires.
Serebrennikov se place au niveau d’Antonina, nous montre sa détermination, son courage, sa folie dans une société où les femmes sont considérées comme des personnes subalternes.
La photographie du film est magnifique, la mise en scène faite de longs plans-séquence fait penser à Chéreau, les décors sont somptueux. Le spectateur est plongé dans la Russie de l’époque, celle des salons aristocratiques où l’on parle français, celle des quartiers glauques de Moscou où la piétaille vit dans la fange, celle de la campagne éternelle chère au grand Mikhalkov de « Soleil trompeur ».
La durée du film (2h 30) n’est pas un problème. Serebrennikov, homme de théâtre, est aussi un grand cinéaste.
Stéphane R
Stéphane R

30 abonnés 498 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 janvier 2024
Magnifiquement interprété et mis en scène. Chaque plan, souvent séquence, est magnifique. Plus encore dans la seconde partie plus onirique, totalement chorégraphiée.
La première partie est un peu plus faible, sans doute trop classique. Le crescendo et le contraste n'en sont qu'accentués.
L'obsession, de névrose en psychose.
Brillant.
cédric l.
cédric l.

23 abonnés 143 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2023
Un film singulier qui nous raconte le Destin tragique d'Antonina Miliukova, celle qui a eu la Malchance d'épouser le Compositeur russe Piotr Illytch Tchaïkovski. Une descente aux enfers dû à un Amour non partagé, L'actrice principale est bouleversante et nous entraîne dans sa chute irréversible. Une fin de film qui ressemble plus à une performance de Danse new-age, assez perturbant mais très révélateur de l'état d'esprit de son héroïne.
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