La Femme de Tchaïkovski
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143 critiques spectateurs

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Lolallociné
Lolallociné

43 abonnés 139 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2023
GÉ-NI-YAL ! Les premières paroles entendues après la séance ont été « HAHA MAIS POURQUOI TANT DE ZIZI » et je comprends le commentaire mais sinon c’était hyper bien. C’est vrai qu’il y en avait bcp n’empêche. C’est considéré comme un spoil ou pas ?? Bref. Les couleurs sinon enfin la mise en scène générale est vraiment top :) HE AUSSI J’AI COMPRIS PLEIN DE TRUCS EN RUSSE JE CROIS QUE JE DEVIENS SÉRIEUSEMENT BILINGUE non mais pf ça c’est la classe pardon hein. Je suis un peu déçue des réactions des personnes âgées dans la salle je pensais qu’elles seraient un peu plus choquées (par les zizi dont j’ai parlé au début suis un peu !)
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2023
La Femme de Tchaïkovski est une plongée dans la psychée d'une épouse d'un compositeur déjà considéré comme un génie en son temps au 19e siècle en Russie. Le film se concentre sur la vie d'Antonina Miliukova : ses désirs, sa dévotion, sa non-compromission, sa folie ? Forts de quelques scènes soufflantes, d'une très belle reconstitution historique et d'une actrice investie, l'œuvre ne souffre que de sa longueur et aurait pu faire l'économie de 20-25min.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2023
Mariage toxique

Qu’on aime ou pas le cinéaste russe Kirill Serebrennikov, il reste que Leto ou Le Disciple sont de très grands films. Nul doute que ces nouvelles 143 minutes de faux biopic n’ont pas fini de créer la polémique. Russie, 19ème siècle. Antonina Miliukova, jeune femme aisée et apprentie pianiste, épouse le compositeur Piotr Tchaïkovski. Mais l’amour qu’elle lui porte n’est pas réciproque et la jeune femme est violemment rejetée. Consumée par ses sentiments, Antonina accepte de tout endurer pour rester auprès de lui. Soyons clairs : Tchaïkovski, tout le monde le connaît, mais personne ne sait rien de lui. Donc, ce n’est sûrement pas à la vérité historique qu’il faut ici s’attacher, mais à un superbe portrait de femme qui répond à la douloureuse question « un génie peut-il tout se permettre ? »
Bien sûr, le personnage d’Antonina a bel et bien existé et le scénario nous dépeint une femme passionnée qui s’est brûlé les ailes au contact d’un « soleil » comme ce compositeur considéré comme un monument dans son pays. Le destin de cette héroïne est tragique : aussi incroyable que cela paraisse, elle se retrouve dans des situations terribles et traumatisantes, celles d’une femme victime d’un amour impossible. L’homosexualité n’est presque jamais évoquée dans ce film qui nous décrit ainsi une sorte d’hypocrisie d’une certaine classe dirigeante. Mais le film nous parle à la fois de l’exceptionnelle résilience d’une femme malmenée ou délaissée mais aussi d’une espèce d’amour vampirique, qui engendre et le remords et la tristesse destructrice. L’image est somptueuse, la mise en scène virtuose – en témoignent les deux plans-séquences exceptionnels du début et de la fin -, le montage est nerveux et l’interprétation très inspirée. Un gros regret tout de même, dans un film sur un des plus grands musiciens du XIXème siècle, on n’entend quasiment jamais sa musique… ballot, non ! Une héroïne incandescente dans monde sombre, une histoire d’amour pas comme les autres et une actrice hors du commun.
Pour trouver son interprète principale, Serebrennikov a vu défiler à peu près toutes les jeunes actrices russes, avant de choisir Alyona Mikhailova,qui trouve ici son 1er grand rôle… et quel rôle écrasant !?! Elle ne quitte pas l’écran et porte le film de la 1ère à l’ultime image. Une découverte envoûtante. Face à elle, Odin Lund Biron, dans le rôle du musicien – auquel il ressemble de manière étonnante -, est également parfait. Quand à la pléthore de rôle secondaires, jusqu’à la moindre silhouette, tout le monde est parfait et très investi dans cette aventure. Un carrousel cauchemardesque déguisé en drame intimiste, somptueusement romanesque, et, malgré ses excès, une nouvelle réussite d’une noirceur magnétique pour le cinéaste russe.
Oni
Oni

44 abonnés 516 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 novembre 2023
Symphony of WTF - Quand Tchaïkovski devient un capharnaüm cinématographique

Tu te souviens de ce feeling quand tu danses dans une rave et que tu perds toute notion de réalité? Eh bien, Kirill Serebrennikov a réussi à capturer cette sensation sur pellicule avec "La Femme de Tchaïkovski". Les plans séquences sont plus fluides que le café qui coule dans une pub Nespresso. La caméra danse et virevolte, parfois même en mode "Shape of Water", nous laissant dans un état de confusion artistique. Et attention, ça devient un vrai bordel quand les décors et les lumières se laissent emporter dans un slow motion presque sensuel. Un vrai chef-d'œuvre visuel, sauf si tu es épileptique, auquel cas, bonne chance.

Antonina Miliukova, jouée avec une intensité qui pourrait rivaliser avec un cosplay de Heath Ledger en Joker, est une apprentie pianiste qui décide de se marier avec Tchaïkovski. C'est un peu comme si tu décidais de devenir cosmonaute sans jamais avoir quitté ta chambre. Le mariage vire rapidement au fiasco, et la nuit de noce est plus tendue que le dernier épisode de Game of Thrones. Entre nous, si Tchaïkovski était sur Tinder, il aurait swipe left plus rapidement que Flash dans une course contre Superman.

La musique dans le film, bien que souvent absente de l'œuvre de Tchaïkovski, est omniprésente. C'est comme si Hans Zimmer avait décidé de faire un remix de la symphonie de la vie ratée d'Antonina. Mention spéciale à Odin Lund Biron dans le rôle du compositeur. Sa composition est sobre, juste, et ferait rougir un caméléon dans une boîte à lumière. Mais sérieusement, entre nous, Biron aurait pu se contenter de faire un podcast sur la vie de Tchaïkovski, ça aurait probablement eu le même impact.

L'histoire, une fois posée, est aussi froide que l'attitude de Batman envers ses ennemis. On évite le mélodrame et le pathos comme si c'était une épidémie de zombies. Mais plus le film avance, plus ça devient distant. C'est comme une relation longue distance avec quelqu'un qui t'envoie des signaux plus contradictoires que les timelines dans Avengers: Endgame. Les dix dernières minutes du film sont aussi ratées qu'une soirée pizza devant une finale de Top Chef.

"La Femme de Tchaïkovski" frôle le chef-d'œuvre, mais comme le dernier épisode de Lost, il s'éloigne de la perfection vers la fin. Alyona Mikhailova, qui incarne Antonina, est géniale, mais comment elle n'a pas décroché le prix d'interprétation à Cannes, c'est aussi mystérieux que l'intrigue de Donnie Darko. Le film aurait pu être un chef-d'œuvre, mais comme un geek sans wifi, il reste plus une promesse qu'une réalité.

En conclusion, "La Femme de Tchaïkovski" est comme une pizza sans fromage: ça a l'air bon sur le papier, mais ça manque de quelque chose à la dégustation. Entre les plans séquences qui dansent plus que toi à une fête d'anniversaire après quelques verres, et les performances dignes d'une saga Marvel (avant qu'ils ne soient tous amis), ce film est un tour de montagnes russes émotionnelles. En fin de compte, ça vaut le détour, mais peut-être pas les 2h23 de ton précieux temps geek.

Plus de critiques sur https://www.instagram.com/oni_s_reviews/?hl=fr
danivero
danivero

22 abonnés 157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2023
un angle tres original pour parler de ce genie de la musique : l'angle de cette épouse mythomane, de cette femme victime de la contrainte de son sexe dans la Russie du 19ème, et la souffrance de ce musicien gay qui malgre son genie devait cacher sa nature profonde. les 2 se sont perdus, loin l'un de l'autre, le diktat de la société intolérante les menera à la folie ou au suicide. une oeuvre magistralement filmée et jouée: crue et douloureuse sur la descente aux enfers
Marko P
Marko P

3 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2023
Troisième trip de Kirill Serebrennikov après Leto et La fièvre de Petrov, La femme de Tchaïkovski est un film lugubre, presque sépulcral, en forme de cauchemar qui bascule peu à peu dans l’hallucination et la folie. Amour délirant d’une femme qui s’éprend d‘un artiste homosexuel et qui se détruit à travers un mariage de pure convenance sociale. Dans la réalité Antonina Milioukova était psychotique et souffrait d’érotomanie (elle avait déjà tenté de séduire d’autres artistes ou personnalités en vue). Elle est morte dans un asile psychiatrique à Saint Petersbourg. La mise en scène est impressionnante, parfois un peu trop démonstrative mais avec des moments de bravoure très puissants. Si on passe à côté de la folie d’Antonina on risque de trouver le film un peu artificiel, caricatural et peu crédible (le cercle grimaçant des amis homosexuels de Tchaïkovski, les fantasmes érotiques…). Mais c’est à mon avis un portrait très réussi de sa folie avec toutes ces déformations qui rendent compte de son univers mental. A noter que la bande son ne fait pas entendre directement de morceaux de Tchaïkovski mais des variations étranges, parfois dissonantes et presque contemporaines sur certains thèmes.
Sarrah waz
Sarrah waz

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 février 2023
Un chef-d’œuvre. La preuve que la culture et les arts européens sont incomparables à tous les autres. La Russie est un pays merveilleux que nous ne devons pas réduire à un gouvernement insensé qui est transitoire. Ce film est merveilleux. Le talent du réalisateur est remarquable et les acteurs sont formidables.
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 novembre 2023
"La Femme de Tchaïkovski", dirigé par l'audacieux Kirill Serebrennikov, est une œuvre qui oscille entre l'exaltation biographique et la contemplation mélodramatique. Avec une note de 3,5/5, le film offre un regard stylisé sur les émois et les tumultes dans la vie du compositeur Piotr Ilitch Tchaïkovski, en s'attardant avec une profondeur particulière sur son énigmatique épouse, Antonina Milioukova.

Portée par une performance poignante d'Aliona Mikhaïlova, le personnage d'Antonina émerge de l'histoire comme une figure tragique et complexe, dont le désir d'affection et la quête de connexion avec son mari illustre compositeur, se heurtent à la muraille de son indifférence et de sa propre lutte intérieure. Odin Biron incarne un Tchaïkovski torturé et éloigné, apportant à l'écran une représentation nuancée du génie, où le génie musical ne peut s'épanouir que dans le malheur personnel.

Serebrennikov, même dans les limites de sa propre liberté artistique, façonnée par des circonstances extérieures difficiles, parvient à tisser une toile visuelle à la fois luxuriante et étouffante. La photographie, œuvre de Vladislav Opelyants, magnifie chaque plan, transformant les tableaux vivants de la Russie du XIXe siècle en un opéra silencieux et magnifiquement maussade. Cependant, la durée du film de 143 minutes demande patience et investissement émotionnel de la part du spectateur, une endurance qui n'est pas toujours récompensée par le rythme du récit.

Bien que le film prenne certaines libertés avec l'histoire pour le bien du drame cinématographique, la gravité avec laquelle il traite la condition de la femme et le fardeau des conventions sociales est palpable et résonne avec une actualité surprenante. Les thèmes de l'amour non partagé, de l'isolement et de la folie sont explorés avec une délicatesse qui flirte parfois avec l'excès, menaçant de sombrer dans la caricature.

La partition musicale, tout comme le sujet du film, se doit d'être remarquable, et c'est bien le cas ici, rendant hommage au travail de Tchaïkovski tout en contribuant à l'atmosphère générale. Cependant, la musique ne parvient pas toujours à s'aligner parfaitement avec le flux des images, créant parfois une dissonance inattendue entre le son et la vision.

L'apparition d'Oxxxymiron en Nikolaï Rubinstein offre un moment d'intérêt notable, mais son potentiel n'est pas entièrement exploité. Les autres membres de la distribution secondaire remplissent leur rôle avec compétence, mais c'est clairement Mikhaïlova qui porte le film sur ses épaules avec une grâce troublante.

"La Femme de Tchaïkovski" ne manquera pas d'enflammer les débats, que ce soit pour son interprétation de la vie du compositeur ou pour sa présentation artistique. Avec une note de 3,5/5, le film est une épopée qui ne laisse pas indifférent, une œuvre qui réussit à capturer l'essence tragique d'une relation conjugale déroutante, et qui peint avec audace une fresque de désir et de désespoir, tout en s'encombrant parfois d'un lyrisme qui frôle l'excès.
bouloumbou
bouloumbou

9 abonnés 43 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 mars 2023
Il y a vraiment quelque chose de pourri dans ce film qui fait bien écho malheureusement avec la Russie d'aujourd'hui, une culture ampoulée, détachée du réel, jouant de la surenchère dramatique. Plus le film avance et moins on croit à cette mauvaise farce.
Seb Rillette
Seb Rillette

10 abonnés 113 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2023
J avais apprécié la folie de petrov et surtout la première heure et demie sur un film de 3 heures. C etait un film baroque, truculent, plein d imagination et plein de couleur. La femme de tchaikovski est son opposé. Règne le noir et blanc avec une atmosphère austère surtout pendant 01h45. Il y a de beau plans de caméra certe. mais on s ennuie un peu pendant 01h45. En outre, nous sommes abreuvés de musique en fond à la limite de l indigestion. Puis Tout d un coup le film devient géniale pendant les 45 dernières minutes. L actrice est bluffante.. Je suis captivé par son jeu. Si le film était â la hauteur des 45 dernières minutes, ce serait un chef d œuvre. Mais il faut supporter la longue première partie pour accéder ensuite au sublime.
Frédérique G.
Frédérique G.

6 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2023
Séduite par la bande annonce ,un peu rebutée par certaines mauvaise critiques , j'ai hésité à aller voir le film .
Mais je ne regrette pas d'y être allée .
C'est un film très beau visuellement , dont la photo fait penser dans les scènes intérieures de l'appartement dépouillé d'Antonina aux tableaux du peintre Danois Hammershoi .
L'actrice est incandescente et transfigure l'épouse éphémère de Piotr ,les costumes sont très beaux .lI y a des scènes un peu trop longues avec de beaux hommes nus , de belles scènes oniriques également .
Restent les regrets de n'avoir aucun extérieur à St Petersbourg , Serebrennikov étant exilé à Berlin , et surtout de n'entendre aucune musique de Tchaîkovsky !
Dommage .
Angélique
Angélique

12 abonnés 61 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 février 2023
La femme de Tchaïkovski", Film puissant de vies au 19ème siècle, excellence de scènes descriptives sous Russie tsariste, moujiks serviteurs de cette aristocratie russe, de religion orthodoxe  sacralisée, fort antisémitisme, si aimante de culture française,obscurité des rues boueuses non pavées, on y pénètre excellemment lorsque sonne si vrai l'enfer des pauvres, et sous l'éclairage des bougies, superbe scène de  diner d'homosexuels enivrés au champagne, sexualité de couple à l'état brut, femme au passionnel amour tant rejeté jusqu'à sombrer dans la folie, faiblesse par quelques longueurs et léger manque de scénario.
amonje5
amonje5

8 abonnés 224 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 mars 2023
Un peu long, ce film restitue une époque, une société hypocrite, pas une seule fois l'homosexualité de Tchaikovski est nommée. Atmosphère étouffante, sombre, glauque, la névrose de l épouse ne la rend même pas attachante. La violence et la rugosité russe jusque dans la VO.
jaipatouvu
jaipatouvu

7 abonnés 24 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 mars 2023
Encore un film trop long. Bon, d'accord, l'actrice qui joue la femme de Tchaïkovski est très bien. Mais une fois que le réalisateur a démontré la folle passion érotisée de cette femme envers un homme qui ne la partage pas (et pour cause) que décrire de plus ? On reste sur sa faim. Il y a bien quelques plans où on aperçoit le compositeur, mais en dehors de l'évidence de son homosexualité, on n'en saura guère plus. A noter que deux ou trois courtes séquences de (beaux) hommes intégralement nus, peuvent susciter un intérêt pour d'éventuels amateurs ; mais il doit y avoir des films plus spécialisés dans ce genre.
Si encore il y avait eu tout au long du film de larges extraits de la musique du compositeur j'aurais pu regarder le film "les yeux fermés". Mais celle distillée pendant le film ne m'a pas laissé un souvenir impérissable.
Marika Vialis
Marika Vialis

8 abonnés 31 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mai 2023
Film intéressant mais beaucoup de longueurs, trop peu de musique et d'une noirceur remarquable. Dépressif s'abstenir ! Le sujet est axé sur la femme, mais j'aurais souhaité être plus transportée par la musique divine de Tchaïkovski.
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