Avis partagé : des images et cadrages splendides, un sublime film d'époque, une belle description de ce que peut être la Russie à cette période. Des acteurs très justes, une certaine finesse dans le scénario. Mais il y a tout de même ces comportements des 2personnages principaux que j'ai eu du mal à comprendre, et un titre qui laisse penser que la musique aurait toute sa place ici, alors qu'elle n'est vraiment qu'en arrière-plan. Même si j'en comprends la nécessité pour faire monter le drame et qu'il sonne juste, le scénario aurait gagné, surtout, à être raccourci d'une demi-heure.
C'est sombre dans tous les sens du terme, toutes les images du film sont grises, noires, marron, verdâtres, même le blanc est sombre. Aucune lumière, aucune joie, aucun humour. On voit la Russie du 19e siècle, la misère. La nana fait une fixation sur le mec qui ne veut pas d'elle et elle s'entête ça relève + de la psychose ou de l'érotomanie que d'une histoire d'amour. Rien n'est raconté, tout est suggéré à travers des scènes qu'on voit comme ça, sans récit. Il n'y a pas vraiment de conversations entre les personnages. Pas du tout mon genre de film.
On pense souvent à Music lovers en regardant ce film. Celui-ci est plus historique mais un peu long. Personnellement, j'aurais enlevé la dernière demi-heure pour finir sur ces somptueuses scènes où la lumière grise évoque certains tableaux de Degas.
J'ai trouvé ce film intéressant particulièrement l'atmosphère générale du film et les dialogues. Cependant, la partition est loin d'un des chefs d'œuvre de Tchaïkovski Le sujet de l'homosexualité de Tchaïkovski est titillé sans éléments convaincants. Par ailleurs, la juxtaposition entre une société très conservatrice et orthodoxe et la sphère mondaine et libertine des artistes dont Piotr Tchaïkovski est un peu grossière. Je ne me suis pas ennuyé malgré le longueur du film et certaines langueurs inutiles...je reconnais vouer une admiration sans limites à Tchaïkovski...mais moins à sa femme, quand même :-)
Très déçue par ce film à tous les niveaux: vide d'intérêt, on entend à aucun moment la musique de Tchaikovsky, on n'en apprend rien sur sa vie en tant que compositeur, il disparaît littéralement du film, bien trop long pour ce scénario si plat, psychologie des personnages bâclé... Bref rien ne va et le sujet de départ n'a aucun intérêt finalement. Il aurait lieux un vrai biopic sur le personnage de Tchaikovsky lui-même, ça aurait été mille fois plus intéressant.
Un film qui ne suscite aucune émotion ! En dépit du drame psychologique de la femme, on n'éprouve aucune compassion, sans doute car on ne croit pas vraiment aux sentiments qu'elle prétend éprouver. NB/ vu sur Canal +
Pour qui s'attendait à voir une comédie romantique genre Love Story ou à écouter des morceaux de Tchaîkovsky, eh bien c'est raté ! Pas étonnant quand on connaît un peu le cinéma de Serebrennikov, auteur très russe s'il en est... D'où ce film noir à tous les sens du terme, d'un pessimisme étourdissant, tant l'image de cette femme éperdument amoureuse d'un "bougre" renvoie dans sa névrose à des personnages troubles de Gogol ou de Dostoïevsky... Mais rôle magnifiquement interprété par Aliona Mikhaïlova qui aurait à mon sens amplement mérité un prix à Cannes où le film figurait dans la sélection officielle...
Une femme est follement-littéralement- amoureuse d'un génie de la musique homosexuel qui s'est marié avec elle par intérêt et qui a aucun moment ne l'a désirée ou aimée. Aucun mot ou geste d'affection. Il la haït. Il lui dit, et lui montre. Comment a-t-elle pu tomber amoureuse et surtout le rester pendant tant d'années alors qu'il lui montre à chaque instant du film qu'elle n'est rien pour lui. Il lui parle mal, ne la considère pas, la repousse physiquement. Il va vite vouloir divorcer mais pas elle. Voilà le film. C'est très pénible à regarder, c'est très ennuyeux, c'est long. Aucune surprise, on sait tout depuis le départ. C'est juste une accumulation. Plus de 2 heures à filmer, une suite d humiliations, de haine. Rien d'autres. On ne voit rien de la vie d'artiste. Pas d'autres histoires parallèles. Juste lui, et son indifférence et sa haine des femmes et elle avec son amour fou, aveugle, à accepter l'inacceptable. Et le spectateur est en souffrance aussi ! Il regarde sa montre et se demande quand ce supplice va s'arrêter. L'image est belle oui, les décors sont beaux oui mais pourquoi faire un film si long pour dire si peu ?
Très bon film, je considère que ce film montre d’ une manière et vision différente la relation entre le couple, j’aime le fait que c’est plus psychologique et visuel, il faut accepter et comprendre le contexte historique ainsi que la position sociale des personnages. Les décors sont magnifiques, les prises de caméra aussi et fidèle à la réalité des personnages, montrant objectivement le message sans tomber dans l’excès de rechercher à plaire au publique. Je ne me suis pas ennuyé. Je vais peut-être le revoir pour approfondir et visuellement est très original moi qui a fait la danse avec la musique de Tchaïkovsky. Antonina a très bien joué son rôle et attention je ne considère son rôle féministe, elle joue simplement un personnage de son époque où il me semble les gens avait du caractère, on l’aperçoit avec sa mère et sa famille.
J’aurais aimé que le film s’interroge sur l’étrange amour de Antonina Miliukova pour Tchaïkovski, un homme qui la haïra et la fuira toute sa vie. Mais cet amour, aveugle, entêté, ne fait pas ici mystère, il n’est en fait que le ressort qui fait fonctionner l’histoire, jamais il n’est questionné : on ne fait que le VOIR. Et pour cause… Par leur célébrité, les personnages ont sans doute été un moyen pour le réalisateur d’attirer le public, car l’enjeu du film est tout à fait ailleurs : dans la seule mise en scène. En dépit du titre (le piège), il s’agit en effet bien plus ici du lyrisme visuel de Serebrennikov que de la pauvre femme de Tchaïkovski et de son époux, l’un et l’autre dépourvus à l’écran de toutes profondeur et complexité. Aucune trace ici du génie de l’Amour (Antonina Miliukova est assommante), ni même, et c’est un comble ! du génie de la Musique (Tchaïkovski passe pour un triste tâcheron mélancolique) . Avec un tel traitement égocentrique du sujet par le réalisateur, qui n’a cherché, dirait-on, qu’à exhiber ses talents de metteur en scène, on ne s’étonnera pas que l’histoire, pourtant tragique, laisse parfaitement indifférent.
ce film est très noir, cru, tout est dit mais sans vraiment l'être... On ne sait pas vraiment s'il faut la plaindre ou la détester d'être restée avec lui....
Un vraie claque! La photographie et les décors sont somptueux, la réalisation subtile et l’actrice principale crève littéralement l’écran! Seul bémol à mon goût: la musique de Tchaikovski n’est pas assez mise en avant.
La mission de cette main qui pénètre dans l’espace sacro-saint des croches et double-croches est paradoxale: elle doit intervenir tout en laissant intact l’œuvre originale , c-à-d à la fois toucher et ne pas toucher. C’est précisément à cet état de fait quantique, qui n’est pas sans rappeler le paradoxe du bateau de Thésée, que croit Antonina Tchaikovski dans la relation qui l’oppose à son mari. Si l’on craint qu’elle nuise à son génie créateur, Antonina est quant à elle convaincue qu’elle peut et doit intervenir pour le révéler à lui- même, son homosexualité que d’ailleurs ils refoulent tous deux, c-à-d à la fois le changer et ne pas le changer.