La Femme de Tchaïkovski
Note moyenne
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143 critiques spectateurs

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islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2023
Un film choc, attention certaines scènes peuvent heurter, donc interdiction au moins de douze ans à mes yeux....Pour le reste le mot DRAME témoigne de la psychologie des deux personnages, Tchaïkovski, et sa femme, spoiler: plus butée qu'une mule,???Sans dévoiler le scénario, on ne se bat pas contre les pulsions naturelles des gens, car l'on s'expose au pire..
.Même si la première heure est assez lente, assez banale , la seconde partie du film vous place en zone d'inconfort, et c'est la magie du cinéma, de ce film qui peut gêner le spectateur, quel qu'il soit.....C'est tourné dans les couleurs trop sombres à mon gout, semi obscurité, avec une musique sombre, des dialogues parfois acerbes, et une grande mélancolie, voire du désespoir... Pour moi c'est du grand cinéma, qui dit quelque chose, du cinéma dont on ne sort pas indemne.....Il faut s'accrocher à ce désespoir des personnages,( Alyona Milhailova fait une interprétation remarquable de cette épouse) car c'est peut être l'histoire de la Russie et de ses démons intérieurs...On voit ce que cela donne.....Le film est un cri, une histoire vraie, qui changera votre regard sur le célèbre compositeurs, mais sans doute pas sur le génie de sa musique;. Je conseille, c'est émouvant.....
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 251 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 mars 2023
Je viens de voir " la femme de Ttchaikovski", appâté par une critique dithyrambique: mal m'en a pris! Le film est long, trop, pour en fait montrer la "folie" de la dite femme( elle terminera sa vie ds un asile), qui s'évertue à adulée cet homme qui ne la regardera jamais. Bon ça c'est l'histoire officielle, mais le film empreinte des chemins tortueux, pénibles, fantasmatiques, on s'y perd et puis au final l'histoire n'est pas passionnante: une folle e un compositeur génial mais égoïste ( encore qu'il lui annonce la couleur dès les fiançailles). Là dessus le metteur en scène de "Letto"( film génial) projette ses propres fantasmes à propos de l'homosexualité de Ttchaikovski, ce qui nous vut un final grotesque, mais avec de beaux mecs à poil! Bref, lourdingue, pompeux et fatigant. Seule la comédienne interprétant la dite femme s'en sort bien, mais ça ne sauve pas le film.
Aubert T.
Aubert T.

143 abonnés 159 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 février 2023
Le titre ne ment pas : le film est centré sur la femme, sa psyché névrotique et obsessionnelle. On a donc un film totalement mental, succession sublime de scènes éblouissantes où on devine le délitement progressif d'un esprit désemparé.
La beauté de l'image, la métronomie de la mise en scène, tout concourt à la réussite de ce film qui frôle le chef d'œuvre.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2023
Ai vu "La femme de Tchaïkovski" de Kirll Serebrennikov. Comment ce film n'a-t-il pas eu le Prix de la Mise en scène lors du dernier Festival de Cannes, cela restera une énigme, tant ce long métrage est un modèle de réalisation. Lors des plans séquences la caméra est toujours en mouvement fluide, parfois le décors et les éclairages se modifient pendant un léger et lent travelling, c'est du très grand art. La photographie est sublime. Le cadrage est toujours très précis et pictural et pourtant l'image n'est jamais dans un esthétisme ronflant et gratuit. La reconstitution des décors est juste et réalisteLa musique qui n'est pas souvent celle de Tchaikovski est vraiment trop présente. Nous suivons du début à la fin (2h23) la triste histoire d'Antonina Milioukova, jeune pianiste qui s'est mis en tête d'épouser coûte que coûte Tchaïkovski. Le compositeur, bien plus âgé et toujours célibataire est homosexuel, mais accepte tout de même de se marier avec Antonina, pour faire taire les rumeurs. Le mariage tourne au fiasco et au cauchemar dès la nuit des noces. Le scénario est totalement centré sur Antonina, qui est interprétée avec génie par Alyona Mikhailova... comment n'a-t-on pas remis le prix de l'interprétation féminine à cette comédienne extraordinaire lors du dernier Festival de Cannes, reste la seconde énigme. L'intensité de son jeu et le scénario font très souvent des résonances avec "L'histoire d'Adèle H" de Truffaut interprétée par Isabelle Adjani. Même longue errance dans les rues, mêmes tourments solitaires dans des chambres sans âme, même longs silences avant la tempête, même démence naissante, même interprétation superlative... et même froideur finalement. Une fois la situation posée, il n'y a pas vraiment d'histoire. C'est magnifiquement froid. On sait gré à Serebrennikov de ne jamais tomber dans la facilité du mélodrame et du pathos, mais plus le film avance et plus tout devient distant. Je serai indulgent sur les dix dernières minutes totalement loupées et un rien grotesque tant le film est d'une très grand maîtrise par ailleurs. 2h23 est beaucoup trop long pour ce scénario qui aurait mérité d'être resserré et plus haletant. Mention spécial à Odin Lund Biron dans le rôle du compositeur, composition très sobre et juste. Ce film n'est pas si loin d'être un chef d'oeuvre, mais comme pour "L'histoire d'Adèle H" il reste plus un chef d'oeuvre sur le papier qu'à son visionnage
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2023
"La femme de Tchaikovski" du réalisateur russe dissident Kirill Serebrennikov est un film à la noirceur hypnotisante et dont on sort plutôt essoré...

Russie, 19ème siècle. Antonina Miliukova, jeune femme aisée et brillante, épouse le compositeur Piotr Tchaïkovski. Mais l’amour qu’elle lui porte tourne à l’obsession et la jeune femme est violemment rejetée. Consumée par ses sentiments, Antonina accepte de tout endurer pour rester auprès de lui.

Le film rétablit une vérité historique longtemps censurée par le pouvoir soviétique.

Car alors que le célèbre compositeur russe a laissé derrière lui plus de 5 000 lettres, beaucoup d’extraits avaient été censurés par les Russes. Des passages dans lesquels le virtuose évoquait ses relations homosexuelles et autres désirs pour des partenaires masculins.

Le film bénéficie d'une photographie assez ébouriffante et qui suit le lent déclin du couple ( des tons clairs on bascule petit à petit dans un noir sans fond).

Le réalisateur a également l'art de suggèrer par des petits détails la déliquescence du couple comme cette mouche qui fait son apparition dans toutes les scènes où l'épouse de Tchaikovski cherche à tirer partie de son statut de "femme de...".

En conclusion un film étourdissant traduisant bien les excés de l'âme russe mais à réserver pour un jour où vous n'aurez pas le bourdon.
Juan 75
Juan 75

78 abonnés 488 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mars 2023
Le film est d'une beauté ravageuse et renversante, la photo est sublime, la direction artistique superbe et la réalisation de Serebrennikov géniale. 2h30 qui passent en un éclair avec des scènes de génie comme la fin par exemple. L'actrice porte le film et son personnage avec une puissance incroyable. Et ce n'est pas facile de rendre ce personnage attachant. Je suis quand même parvenu à m'identifier à son déni et sa rage insensée. C'est aussi un beau film sur ce qu'on appelle l'âme russe et la condition féminine, toutes deux en mauvaise posture hier et aujourd'hui.
Anton75
Anton75

28 abonnés 79 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2023
Film sombre, âpre, malaisant, qui déroule la folie amoureuse d'Antonina pour Tchaïkovski jusqu'à la mort de ce dernier, que la scène d'ouverture ressuscite de son lit de mort dans une séquence onirique de toute beauté.
Sublimes cadres picturaux, couleurs fauves et ocres, admirables plans-séquence chorégraphiés comme des ballets, on sort de la projection étouffé par cette atmosphère lourde et pesante, mais impressionné par la maîtrise formelle du cinéaste, qui sert magnifiquement le récit de cet amour pathologique.
Une explication en est donnée, lors d'un repas familial mouvementé, par la mère d'Antonina, qui révèle que son mari était un homosexuel refoulé (il fricotait avec le laquais). Mais ce n'est qu'une piste, et insensible à toute raison et à tout raisonnement, la femme du compositeur du Lac des Cygnes se laisse emportée dans une course à l'abîme, qui la conduira à l'asile, où elle mourra en 1917, soit 24 ans après le décès de son idole.
Elle sera, jusqu'au bout, restée fidèle à cet amour insensé, mais pas chaste, et ses multiples aventures extraconjugales, en dehors de sa liaison avec son avocat, dont elle aura trois enfants, abandonnés à la naissance, sont évoquées dans une scène incroyable, où elle soupèse le sexe de ses amants, alignés nus devant elle, et respire l'odeur de leur peau.
Un grand film russe (même si bizarrement, les personnages parlent ukrainien, et non la langue de Pouchkine).
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mars 2023
Kirill Serebrennikov est un réalisateur qui aime la musique, en témoigne sa filmographie et en particulier le récent "Leto". Ici, pas de rock russe des années 80 mais le retour au classicisme en s'attaquant à un aspect méconnu de la vie de l'illustre Tchaikovski : son mariage.
La musique n'est pas l'objet du film. C'est le personnage d'Antonina Milioulova, l'épouse, qui attire la caméra de Serebrennikov. Ce mariage de convenance ne l'est que pour Tchaikovski. Antonina veut jouer le rôle auquel il lui est interdit de prétendre et la caméra filme les tourments, espoirs et déceptions de cette femme que la passion rend folle.
La réalisation est extraordinaire : non-seulement la mise-en-scène tient en haleine mais il y a un énorme travail sur les espaces, les huis-clos qui enferment les personnages, la lumière crépusculaire et l'ambiance sonore. C'est un bijou pour cinéphiles qui pourront décortiquer chaque scène. Certes, c'est un drame, l'atmosphère est glauque, on est à mille lieues du feel-good... mais quel plaisir de découvrir tout ce qu'il est possible de faire lorsque l'on sort des sentiers battus du cinéma.
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

109 abonnés 287 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 septembre 2023
Le réalisateur Kirill Serebrennikov offre au public un voyage émotionnel à travers le 19e siècle russe avec son dernier film, "La Femme de Tchaïkovski". Cette œuvre dépeint de manière poignante la vie d'Antonina Miliukova, une jeune femme aisée et passionnée de musique qui se marie avec le célèbre compositeur Piotr Tchaïkovski. Le film explore l'amour inconditionnel d'Antonina pour Tchaïkovski, malgré le rejet glacial du compositeur.

Odin Lund Biron incarne de manière remarquable le rôle de Tchaïkovski, capturant parfaitement la complexité de ce personnage tourmenté. Alyona Mikhailova offre une performance émotionnelle exceptionnelle dans le rôle d'Antonina, exprimant à la fois la fragilité de son personnage et sa détermination à tout endurer pour rester auprès de l'homme qu'elle aime.

Le film brille par sa reconstitution minutieuse de l'époque et de la société russes du 19e siècle. Les costumes somptueux et les décors grandioses plongent le spectateur dans un monde où l'art et la musique sont au cœur de la vie quotidienne.

La musique, composée par Tchaïkovski lui-même, enveloppe chaque scène d'une émotion profonde. Elle devient un personnage à part entière du film, reflétant les tourments intérieurs du compositeur et l'amour ardent d'Antonina.

L'histoire d'Antonina est à la fois touchante et tragique. Le film explore les thèmes de l'amour non partagé, de la passion dévorante et de la persévérance face à l'adversité. Il soulève également des questions sur l'art, la créativité et le prix que l'on est prêt à payer pour sa passion.

La réalisation de Serebrennikov est à la fois subtile et puissante, capturant les nuances des émotions des personnages et la beauté de la musique de Tchaïkovski. Chaque plan est soigneusement composé, créant une esthétique visuelle envoûtante.

"La Femme de Tchaïkovski" est un film magnifique qui allie une performance exceptionnelle, une reconstitution historique détaillée et une musique envoûtante. Il offre un regard émouvant sur la vie d'Antonina Miliukova et la complexité des relations humaines. Ce film est une œuvre d'art à part entière, à la fois visuellement captivante et émotionnellement bouleversante.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 août 2024
Rattrapage pour ce film raté en salle dont je n’avais entendu que du bien. Et en effet, cela valait le détour. Tout est réussi ici. Une mise en scène aussi sobre que ample, une direction artistique magnifique, une interprétation hors paire. Mais surtout une histoire forte (inspirée de faits réels) aussi dure que poignante. Un magnifique portrait de femme aussi cruellement torturée dans sa tête que malmenée par la vie et les conventions de l’époque. Splendide. Du grand cinéma.
jackflash
jackflash

20 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2023
Sur le coup j'ai trouvé ce film long et ennuyeux, puis le temps faisant son oeuvre des flash-backs me sont revenus. Antonina Miliukova, alias Alona Mikhailova l'actrice principale joue avec talent une partition loin d'être facile. Ce film vaut aussi pour l'atmosphère de cette fin du 19ème en Russie, le rappel du français comme langue de l'aristocratie et de la formation de la noblesse et de la grande bourgeoisie, le rendu des images en clair-obscur engramme ensuite l'esprit à son insu. Ce qui paraissait comme une allégorie excessive de la folie ordinaire, revient en boucle comme les obsession-répulsions d'une femme abandonnée autant que rejetée qui se mure obstinément dans son rôle de femme de. Il reste que si Camiille Claudel sculpteur de son état, avant de tomber sous l'emprise du génie de Rodin pouvait s'expliquer, on ne comprend pas comment naît chez elle son amour invétéré pour un compositeur, prof occasionnel qu'elle ne connaissait pas et dont elle tombe maladivement amoureuse ? Il restera de ce biopic l'isolement et l'énigme statutaire, la force de la prégnance des interdits sociaux dont la vie de cette femme est la parfaite illustration. 4 étoiles pour le feed-back.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2023
Inspiré de la véritable histoire du couple Tchaïkovski, et plus spécifiquement de la vie de celle qui fut officiellement l’épouse du compositeur, Antonina Miliukova, ce drame-biopic est un récit sombrement décadent, autour d’un personnage féminin complexe. Il est question de l’amour unilatéral d’une femme pour un homme, d’un amour fou et aveugle, d’une obsession et d’une obstination, de frustrations et d’humiliations, mais aussi d’une résistance féminine en point d’honneur, d’un attachement jusqu’au-boutiste au sens d’une vie. Et le sens de la vie du personnage d’Antonina, c’est d’être la femme de Tchaïkovski. Et de le rester. Envers et contre tout. Contre l’autre, l’aimé qui ne l’aime pas. Contre les autres – la société. Contre la raison qui inviterait soit à se satisfaire d’un mariage de façade, soit à accepter un divorce bien négocié. Mais le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point… Un cœur féminin ambivalent. L’ambivalence est ici exprimée en multiples facettes de personnalité, suscitant tour à tour distance et empathie. Femme vampire et femme bafouée. Femme libre et femme aliénée…
Pour embrasser cette histoire, Kirill Serebrennikov s’appuie sur une actrice qui donne tout de sa personne (Alyona Mikhailova), sur un scénario précis, attentif aux détails symboliques et traversé d’embardées imaginaires, sur une conception stylistique qui allie élégance classique et inspiration moderne, avec quelque chose d’à la fois très pictural et très chorégraphié, et comme emballé avec une fièvre froide. Une fièvre qui jubile et se dégoûte, face à ce qui compose et se décompose. La mise en scène et la réalisation sont d’une grande fluidité, d’un espace à un autre, d’une temporalité à une autre. Si certains mouvements-ballets détonent et peut-être dénotent, si la fibre homoérotique est peut-être appuyée, si le drame n’atteint peut-être pas des sommets d’émotion, l’ensemble, superbement photographié par ailleurs, est d’une belle puissance délétère. La Femme de Tchaïkovski trouve sa place, thématiquement, qualitativement, auprès de L’Histoire d’Adèle H et de Vincere.
Benevaaucine
Benevaaucine

24 abonnés 58 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2023
Kirill Serebrennikvov signe le délicat portrait d’une femme d’artiste. Et montre, avec ce couple déchiré, le visage de la Russie du XIXème siècle. Une Russie religieuse et implacable, où une pauvreté extrême côtoie le luxe et où les femmes sont sous la tutelle des hommes.

L’histoire, vraie, qui nous est racontée est absolument dramatique : celle d’un amour non partagé. Et cet amour absolu, grandissant d’Antonina Milioukova va de pair avec la haine et le mépris que lui voue son mari Piotr Tchaïkovski. Cette union sonne le glas d’une descente aux enfers et on sombre dans la folie de l’héroïne grâce à une mise en scène prodigieuse.

A chaque fois que les deux époux sont en présence, elle se fraie difficilement une place pour apparaître dans le cadre, sous le regard moqueur et lascif des admirateurs de Tchaikovski. Le film est gorgé d’images obsédantes, à la fois terribles et splendides. C’est une symphonie macabre, rythmée et fascinante. Une partition dans laquelle la comédienne Alyona Mikhailova livre une interprétation époustouflante. On subit avec elle, on se désagrège avec elle. La caméra s’enfonce jusqu’au tréfonds de son âme meurtrie et en dissèque chaque émotion jusqu’à la folie.

Il faut s’accrocher pour voir ce film qui ne laisse pas indemne et qui nous emporte dans une folie destructrice. (On y retournera pas une deuxième fois). Certaines scènes sont particulièrement éprouvantes à regarder mais l’ensemble est maîtrisé, subtil, éclatant, envoûtant. Un cinéma rare.

Mon instagram : @benevaaucine
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 février 2023
Un film ennuyeux sur une oie blanche qui desespere de se caser et jette son dévolu sur Tchaikovsky sans le connaître. Lui n'est pas très chaud mais l'épouse pour son argent et pour se caser. On ne sait pas trop si il est asexué impuissant ou homosexuel encore que rien ne le montre dans cette société du 19 ème siècle ou le sujet est ultra tabou et à peine effleuré dans le film. Ce sera un mariage de dupes et elle deviendra hystérique et miserable
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2023
Le titre est clair et ceux qui attendent un biopic sur Piotr Ilitch Tchaïkovski avec beaucoup d’extraits de sa musique (11 opéras, 8 symphonies, 3 ballets et 5 concerti notamment) en seront pour leur frais. C’est un film parfaitement maitrisé, à la fois académique mais avec des fulgurances créatrices : superbe mise en scène avec de nombreux longs plans séquence, belle photographie (notamment des intérieurs), reconstitution de l’époque et bien sûr, excellente interprétation d’Aliona MIKHAÏLOVA qui joue le rôle-titre. Eu égard à la situation du réalisateur (arrestation en 2017 car soupçonné de détournement de fonds puis condamnation en 2020 à 3 ans de prison avec sursis et exil à Berlin en 2022), il est difficile d’y voir un film politique : rien sur le contexte historique au cours de la vie du compositeur (1840-1893), correspondant aux règnes de Nicolas Ier (1825-1855), d’Alexandre II (1855-1881) et d’Alexandre III (1881-1894), ni sur l’homophobie, à part l’oppression des femmes à laquelle résiste Antonina Milioukova qui a épousé en 1877, à 29 ans, le musicien qui en avait 37. Malheureusement, aveuglée par son amour, non partagé, n’écoutant personne, ni Tchaïkovski, ni son entourage du côté de son mari ou de sa mère, elle s’est entêtée jusqu’à la folie (elle survivra de 20 ans à son mari).
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