Pearl
Note moyenne
3,5
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143 critiques spectateurs

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Ghighi19
Ghighi19

98 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2024
Une très bonne surprise. Film assez éprouvant à cause surtout de l ambiance et de la comédienne absolument stupéfiante. Une découverte pour moi d un réalisateur qui se relève être très étonnant dans ses clins d œil assez nombreux qu il sème à l intérieur de son propre film .
Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 881 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 août 2024
Après le sympathique "X - Le film", "Pearl" débarque pour offrir une sorte de préquel à ce premier épisode. On se concentre donc sur le personnage de Pearl, déjà présente dans le précédent épisode. L'idée était de fournir un parallèle à celui-ci, en faisant interpréter le personnage par Mia Goth, alors qu'elle joue déjà Maxine au sein de cette licence. Comme le premier film l'avait donc laissé présager, l'objectif était de fournir un effet miroir entre les rêves de Maxine et de Pearl. Par conséquent, l'objectif était clair, et assez intelligent sur le papier. Le récit nous raconte donc comment cette femme a également tenté de devenir célèbre et de réaliser ces rêves, mais à une époque où ce genre de souhait était bien plus compliqué à atteindre. Et globalement, je dois avouer que j'ai beaucoup apprécié ce projet, il est même mon préféré de la trilogie. Déjà, car il est celui qui transmet le mieux les idées thématiques de cette série. Certes, comme le film se passe bien avant l'époque des deux autres films, nous n'avons pas ce rapport à Hollywood et à cette révolution sexuelle. Mais justement, pour moi, cela renforce encore plus la différence entre notre monde actuel et celui de ce film. Dans ces années-là, Pearl est donc face à ces mêmes rêves et à cette envie de devenir une star. Malheureusement, l'époque est bien différente et cela va amener Pearl à vriller, ce qui va apporter la touche horrifique qui est propre à la saga. À ce moment-là, les femmes n'avaient pas la possibilité d'atteindre les mêmes objectifs. Et surtout, le contexte de guerre qui a plané, entre les années 1910 et les années 40, fait que les besoins ne sont pas les mêmes. Pearl a ce destin déjà tout tracé de devenir la femme au foyer qui s'occupe de sa famille, et rien d'autre. Le parallèle est donc très intéressant, et tout le film va être une descente aux enfers pour ce personnage, qui va voir ces rêves se briser face à ce monde de l'époque. Et pour cela, je trouve que Mia Goth était parfaite pour interpréter ce rôle. Elle avait été peu exploitée lors du premier film, mais elle est vraiment le centre total du récit au sein de ce nouveau volet. Elle est assez extraordinaire, avec beaucoup d'excellentes séquences, que ce soit pour son audition, ou pour cette séquence finale à table. Malgré tout, il est vrai qu'elle ressort aussi beaucoup, car le reste des personnages s'avère quand même assez convenu. Que ce soit dans le caractère de la mère, du projectionniste, de cet ami blonde très clichée, etc... Mais pour terminer, je dois quand même parler rapidement de l'esthétique du film, qui est très réussi, car elle reprend les codes et l'ambiance générale des films de cette époque. Dans les transitions, les polices d'écritures, et même dans le générique de fin. L'atmosphère est donc assez particulière, ce qui renforce l'aspect très fort de ce film. Pour moi, c'est réellement le meilleur volet de cette trilogie. Je vous le recommande très fortement ! Pour conclure, un préquel de qualité.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 780 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 juin 2025
Qui est le film ?
Pearl est le deuxième volet de la trilogie amorcée par X (2022), œuvre rétro-slasher où l’Amérique puritaine rencontrait l’industrie naissante du cinéma porno. Ici, Ti West revient à la source : à Pearl, l’antagoniste âgée de X, pour en raconter la genèse. Loin de simplement combler les blancs, Pearl redessine tout le spectre du monstre en en faisant une héroïne tragique.

Le film se situe en 1918, dans une Amérique confinée, cernée par la grippe espagnole et les échos d’une guerre lointaine. Pearl vit dans une ferme claquemurée, aux côtés d’un père paralysé, d’une mère autoritaire, et de fantasmes trop grands pour sa vie. Elle rêve d’évasion, de lumière, d’un destin de star. Sur le papier, Pearl se présente comme un conte horrifique narrant la naissance d’un monstre. Mais ce qui est promis, c’est moins la peur que la zone instable où le rêve tourne lentement au délire.

Que cherche-t-il à dire ?
Pearl est un film sur l’irréconciliable : entre le dedans et le dehors, le rêve et la condition, le désir d’image et l’exclusion sociale. Ce n’est pas tant un film sur la folie que sur le besoin d’être reconnue, reconnue non comme marginale, mais comme sujet digne de figurer dans le récit collectif. Pearl ne tue pas par cruauté, mais par abandon. Ce qu’elle ne supporte pas, c’est d’être de trop, hors-champ, surnuméraire.

Le projet du film est clair : il cherche à déployer une tragédie du regard. Pearl veut être regardée, non seulement vue, mais désirée dans ce qu’elle projette d’elle-même. Le cinéma, ici, n’est pas simple toile de fond. Il est promesse brisée, trou noir où les aspirations échouent. Le monstre que devient Pearl est le symptôme d’un monde qui n’a pas de place pour elle, et qui refuse de la lui faire.

Par quels moyens ?
Dès les premiers plans, Ti West adopte la grammaire formelle des mélodrames des années 1950 : musique lyrique, palette saturée, panoramiques soyeux, générique sur fond rouge. Cette esthétique "trop belle" produit un effet de surenchère presque toxique. Le cadre promet une fable enchantée, mais c’est une illusion. La tension du film repose précisément sur cette dissonance : plus l’image est éclatante, plus le récit s’enfonce dans l’obscurité morale. Le style devient piège : ce n’est pas un film lumineux, mais un film surexposé.

S'en suit, l'audition dans la petite église locale, préparée comme un sommet du film, est en réalité un échec doux, irréconciliable. Pearl danse, elle croit y être. Elle entend des applaudissements dans sa tête. Mais le jury lui dit non. Un non impersonnel, administratif, presque poli. Ce moment, traité sans effet d’emphase, est l’effondrement du film : Pearl ne sera pas choisie, pas parce qu’elle est mauvaise, mais parce qu’elle est inadéquate. Parce qu’il fallait "une fille blonde". L'horreur sociale passe par là.

A partir de là, la violence de Pearl n’est jamais décorative. Elle surgit dans l’économie interne du récit, comme réponse à un trop-plein ou à une limite infranchissable. Chaque meurtre est une manière de rétablir un équilibre fictif, de reprendre le contrôle sur une vie minuscule. Quand elle tue sa mère dans la cuisine, c’est la loi du foyer qu’elle abolit. Quand elle tue Mitzy, c’est la préférence sociale qui explose. Mais cette violence ne délivre rien. Elle laisse Pearl plus seule encore, plus proche de sa propre image délirante.

Le plan de fin, inoubliable, tient sur un seul mouvement : Pearl regarde la caméra, fige son visage en un sourire maladroit, forcé, et le maintient pendant un temps interminable. Ce n’est pas un clin d’œil au spectateur. C’est une tentative désespérée d’apparaître comme on l’a toujours rêvé : radieuse, digne, vue. Mais ce sourire se tord, vacille, tremble. Il devient grimace, puis masque. La caméra continue de tourner, mais la vérité fuit. C’est un plan de cauchemar, parce qu’il ne coupe jamais.

Où me situer ?
Je suis sorti de Pearl avec la sensation d’avoir vu un film plus cruel que sanglant, plus tragique que terrifiant. Ce qui m’a touché, c’est la manière dont Ti West prend au sérieux une figure de cinéma que l’on aurait pu laisser à la caricature : la vieille tueuse de X devient ici une enfant abîmée par le manque d’amour, par le non-accès à l’image.

Quelle lecture en tirer ?
Pearl est un film sur le désajustement radical entre l’intériorité d’un être et le monde dans lequel il tente de se projeter. C’est une tragédie du regard, où le monstre n’est pas l’Autre, mais le moi impossible à reconnaître. Pearl veut être dans le film, être l’image, être celle qu’on choisit, qu’on aime, qu’on regarde. Elle finit hors de tout, seule, enfermée dans le cadre qu’elle a rêvé et que personne ne lui a jamais offert.

Ti West signe ici un mélodrame horrifique qui n’accuse personne, qui n’excuse pas non plus. Il montre une société qui produit ses monstres par saturation de normes, par refus des dissemblances. C’est un film sur la solitude des âmes déviantes, sur l’enfer des rêves mal logés, sur la violence douce d’un monde qui sourit au mauvais visage.
Mirobole Pancrate
Mirobole Pancrate

49 abonnés 282 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2024
Film d'épouvante soigné, à l'esthétique léchée et à l'atmosphère réussie. Avec une Mia Goth en lévitation.
Stéphane R
Stéphane R

28 abonnés 487 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2024
Ce n'est pas qu'un pastiche horrifique des années 50 du technicolor. Ce film est bourré d'idées et est particulièrement bien incarné par Mia Goth, sur laquelle le réalisateur fait durer quelques gros plans aux sourires figés effrayants.
Très bonne surprise. Il faut que je voie X maintenant !
Bert R
Bert R

27 abonnés 345 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juillet 2024
Filmm déroutant. Filmé dans l'esprit vintage, tout y est, le générique, le jeu d'acteur..... Le rendu est bien fait et reste très intéressant
RealPrime
RealPrime

126 abonnés 2 025 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 août 2024
Second volet de la désormais trilogie, ce préquel nous transporte dans l'Amérique de la première guerre mondiale ou notre héroïne voit son homme partir au front sans jamais savoir s'il va revenir. Une héroïne à nouveau incarnée par Mia Goth qui se livre complètement, donne tous son talent au service d'un récit poignant. spoiler: La vie, la jeunesse de son personnage, nettement gâchée par sa mère (Tandi Wright), catholique autoritaire ne supportant aucun dérapage et aucune distraction pouvant ternir ou faire changer un quotidien tel qu'elle l'entend. Mia incarne alors ces jeunes femmes à la jeunesse gâchée, empêchée dont l'entourage parental ne veut en aucun cas leur laisser pleinement vivre leur vie. Un récit plus longuet que le 1 oui mais à la morale finale tellement symbolique qu'il résume une fois encore que rien n'est étonnant lorsque l'on vit dans une telle famille. L'après audition, entre Mia et Emma Jenkins-Purro offre un face à face d'une rare intensité, un visage, un regard et un script interminable livrant des paroles d'une incroyable sincérité et prouvant la haine d'une femme envers son amour l'ayant laisser à domicile. Une jalousie vive de celles qui réussisse pour des raisons parfois lâches. Dernière scène, dernier plan et dernière intensité, le soldat rentrant découvrant sa belle ou ce qu'il en reste mentalement, regard puissant et assassin pour un générique hommage
aux vieux standards mais là encore d'une hallucinante efficacité.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 741 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 octobre 2024
C est un des films le moins horrifique de sa catégorie et pourtant c est un des films qui m'a mis le plus mal à l aise. Tout d abord, la mise en scène est incroyable. Le film rend "hommage" à sa manière aux films des années 60 par son style, ses couleurs, ses décors etc. Comme pour X, le film est divisé en deux parties : une première partie, orienté sur l orientation des personnages et l évolution de ces derniers et ensuite on passe au dénouement.

Son histoire est très prenante et monte en pression au fur et à mesure du film. Plus on avance dans le film, plus on est mal à l'aise, gêné...

L'aspect horrifique du film est réaliste ! Et c est ça qui est réussi. Si ce film semble autant réaliste, c est notamment grâce à la performance de Mia Goth qui est exceptionnelle. Elle est glaçante et devient de plus en plus sombre. Certaines scènes sont marquantes !

Un excellent film ! A voir
Stone cold steve austin
Stone cold steve austin

19 abonnés 208 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2023
"Pearl" constitue le préquel logique après le jouissif "X" de Ti West qui a décidé de développer un univers entier autour du personnage incarné par Mia Goth. Une formule différente de "X" qui rendait hommage aux vieux films d'honneur, ici c'est par un univers coloré et légèrement naïf que commence “Pearl". On retrouve le décor de la ferme du premier film, cette fois-ci en 1918, et les symboles qui le constituent, créant des liens logiques presque humoristiques. Pour autant, l'isolement du décor tout comme le contexte d'après-guerre et de grippe espagnole donne au cadre un sentiment de désolation, caché par des couleurs criardes et une bande sonore volontairement joyeuse. Le personnage de Pearl incarne la volonté d'émancipation d'après-guerre, et ses envies sexuelles se conjuguent déjà à une certaine forme de pornographie créant un lien dans l’univers filmique mis en place par Ti West. Tous les éléments sur la rudesse de la vie entraînent la folie du personnage, la pourriture intérieure des gènes de Pearl, symbolisée par la métaphore du cochon rempli d'asticots. D'ailleurs, cette folie se révèle crescendo mais semble être génétique, et Ti West parvient à la schématiser sans tomber dans le drame ou le pur exercice médical, ce qui donne toute sa vivacité au film. On peut donc espérer qu’avec la fin du projet “Maxxxine”, le réalisateur délivre un univers qui fera date dans le genre horreur.
Halloqueen ;)
Halloqueen ;)

6 abonnés 142 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2023
L'histoire de la vieille dame du premier opus de la trilogie (dont on n'a même pas le nom au générique de X d'ailleurs).

Pearl veut juste être célèbre, c'est trop demander? Et c'est là que tout par en vrille!

Film très chouette! Les costumes, la photo, la réalisation, les acteurs, l'histoire, les décors, la musique, tout est bon! Allez y sans crainte!

Bon visionnage!
Tof Benjamin
Tof Benjamin

16 abonnés 347 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 septembre 2024
Je ne suis pas près d'oublier la longue scène finale et ce sourire glaçant. Macabre, dérangeant, délicieusement alambiqué, Pearle est porté par son incroyable actrice principale. Pas vraiment un film d'épouvante. Un conte morbide magnifiquement filmé.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2023
D'abord la BO : comme une ouverture d'opéra cela démarre avec un medley des différents thèmes musicaux du film (musique DISNEY like). Et par contraste des musiques très anxiogènes quand il le faut.
Le personnage principal est tellement surprenant : elle joue les gamines éplorées, elle s'occupe bien de son père infirme, elle subit sa maman sévère allemande, elle rêve d'une carrière de danseuse star, elle boit de la morphine au cinéma, elle a un copain crocodile, elle aime la fourche de ferme,... Elle peut être adorable, cajoleuse ou dangereuse hystérique.
Et les scènes culte se succèdent : colère de la mère contre sa fille la menaçant, simulation d'acte d'amour avec un épouvantail, enfourchage de projectionniste, plan séquence "confession" devant son amie. Et le sommet final nous fera profiter d'un dîner macabre avec ses parents et un cochon infesté en plat de résistance.
Horrifique et surprenant!
Yohan Le sudiste o6
Yohan Le sudiste o6

62 abonnés 352 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 août 2024
Moi qui suis un grand fan du film (X) est qui pensais voir un film de la même valeur en voyant tout les commentaires et bien c'est raté. Que c'est long et ennuyeux. J'ai pas réussi à me mettre dedans et j'ai coupé au bout d'une heure ...
Fryzer
Fryzer

18 abonnés 388 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 septembre 2024
Mia Goth était possédée pour le rôle ou c’est comment ? Quelle performance, elle m’a bluffé notamment dans la dernière ligne droite du film où elle est exceptionnelle. Dommage que le début soit un peu longuet, car quand l’œuvre démarre y’a une vraie proposition, surtout au niveau de la mise en scène et de la photographie, c’est costaud.
Lil Sprite
Lil Sprite

65 abonnés 757 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 janvier 2024
Moins horrifique que X, cette préquel intitulé Pearl nous raconte la jeunesse de cette personne avant qu'elle ne devienne la tueuse que l'on connaît. C'est un métrage qui reste assez sanglant même si je le trouve étrangement sage parfois.
La performance de Mia Goth est tout simplement incroyable, elle porte le film brillamment. On peut aussi noté la performance très inspirée de Tandi Wright qui joue la mère de Pearl.
Côté réalisation, le film est très bien mis en scène. Comme pour X, Ti West s'amuse et maîtrise son sujet pour notre plus grand plaisir.
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