Un film qui a résolument l'étoffe de faire un carton au prochain Cesar. Une sorte de thriller avec son esprit parisien dans l'air, qui met en avant la solitude que l'on peut ressentir dans ces grandes villes déshumanisés, ou les repères se font mouvant et où les cercles familiaux sont de plus en plus éparse. Cette solitude peut nous pousser à une certaine folie, comme l'illustre parfaitement ce film
Intéressant sur le plan de la psychologie, le Ravissement ne m’a pas complètement conquis pour plusieurs raisons. Le scénario qui devient vite prévisible. Le jeu de l’actrice principale très monocorde. La réalisation qui a se vouloir sobre en devient austère.
Ce sont toujours les histoires les plus extraordinaires ou incroyables inspirées des faits divers qui font la meilleure matière, à condition de réussir à l'exploiter cinématographiquement parlant. Il s’agit ici de l’enfant d’une autre utilisé pour agripper l’amant de passage qui se croira le père, au détriment des parents légitimes. Un ravissement au sens pénal du terme (ravir, enlever) mais c’est aussi le mot pour la joie, le contentement, l’allégresse ou, dans un autre sens encore, davantage figuré cette fois, l’extase (être transporté hors de soi). Des cordes multiples dont la musique est difficile à transcrire à l’écran. D’où, en guise de béquille, le mode narratif choisi : une voix-off (c’est celle du père d’emprunt et de circonstance) qui accompagne le spectateur en lui ménageant un petit temps d’avance. Toutefois, le côté exagérément taciturne de l’interprétation du rôle principal, assorti à une lenteur de la mise en scène, lasse rapidement et pousse à attendre que vienne le plus rapidement possible le dénouement. Lequel viendra assez vite puisque 1h37min seulement.
"Le Ravissement" bien noté par la critique, récompensé au festival de Cannes cette année (Prix SACD) est un thriller dramatique qui se regarde. En effet même si l'ensemble manque cruellement d'émotions et de force, la réalisatrice Iris Kaltenbäck s'est inspirée d'un fait divers pour livrer une histoire qui parle du besoin d'amour, du désir de maternité et la spirale infernale du mensonge dans laquelle s'est refermée son personnage principale avec la composition toute en subtilité de Hafsia Herzi dans la peau d'une (anti) héroïne..
Lydia, jeune sage-femme passionnée par son métier, rencontre par hasard un chauffeur de bus, et de leur brève rencontre résulte.... non pas un bébé, comme Lydia le fait croire à son amant, mais à une situation dont on sait qu'elle mène droit dans le mur. Plein de thèmes sont abordés ici, la dépression post partum, la découverte de la paternité, le désir d'enfant... Lydia s'enfonce dans sa double vie et le mensonge, malgré elle, car elle ne sait plus comment se sortir du piège qu'elle a elle-même monté. Ce rôle est magnifiquement joué par Hafsia Herzi. Les secondes rôles aussi sont très bons. Juste un petit bémol, comment Milos ne cherche t'il pas à voir le livret de famille, ou l'acte de naissance du bébé ? Cette question est à peine effleurée par sa famille qui parle de reconnaissance de paternité... Dans la vraie vie, Lydia n'aurait sans doute pas pu faire passer l'enfant pour sa fille aussi longtemps...
Il est évident qu’il ne faut pas trop en dire sur cet extraordinaire et inattendu thriller psychologique qui voit une jeune sage-femme dévisser peu à peu de sa trajectoire logique pour atteindre des sommets dans la manipulation. Elle a mis au monde l’enfant de son amie de toujours, Salomé. Un lien fusionnel existe assure Lydia, et le nouveau-né conforte son point de vue. En voix off, son nouvel amour Milos raconte son infortune et comment il n’a rien vu venir, lui pour qui tout semblait logique. Jusqu’au jour où Lydia heurte ses attentes, dévie ses intentions. La réalisatrice Iris Kaltenbäck contrôle parfaitement jusqu’au bout ce désordre intérieur ( c’est son premier film ). Hafsia Herzi l’exprime avec une intensité extrême . La retenue de Nina Meurisse accompagne inconsciemment les attentes de ce thriller psychologique . Un ravissement … Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Franchement un très bon film. Ce long métrage est très captivant et émouvant. Les acteurs sont excellents, les décors sont magnifiques, le scénario et l'histoire sont très bien écrits et la musique est sublime. J'ai beaucoup aimé l'interprétation de Hafsia Herzi, je ne la connaissais pas avant ce film mais maintenant, je vais beaucoup m'intéressé à sa carrière car sa prestation est formidable et Alexis Manenti qui est formidable dans son interprétation. Franchement, Hafsia Herzi est une actrice à suivre tout comme Iris Kaltenbäch. Bref, un très bon film, un très bon premier film pour la réalisatrice. Je vous conseille de vous faire votre propre avis !!! Il vaut trop le coup !!!
Et bien je suis déçu. C'est bien joué, soit. Mais le scénario, d'une banalité affligeante est archi rebattu. Et cette voiix off qui souligne le tout. Ce film porte un véritable message d'espoir pour les chauffeurs de bus à la calvitie précoce qui ne savent pas aimer.
Un premier film intéressant qui creuse le même thème que dans le Sixième enfant : la maternité toxique, cette fois abordée sous l'angle de la vie mensongère. Si l'histoire est intrigante, le spectateur bute toutefois sur quelques écueils maladroitement laissés sur son chemin. Une voix-off envahissante qui le sort de l'intrigue au lieu de l'aider à saisir les ambiguïtés psychologiques des personnages. Et surtout l'interprétation de Hafsia Herzi trop froide et dépassionnée, sans doute adaptée à son rôle, mais qui l'empêche d'être vraiment touchante ou émouvante.
Un film délicat, plein de tendresse pour une existence à la dérive et qui croit ou pense trouver son salut dans l'invention d'une maternité vécue par procuration. L'image est douce et la caméra ne juge jamais. La voix off qui intervient dans le récit et personnalise la garçon qui croira être père avant de découvrir la supercherie permet la mise en distance. Hafsia Herzi est magistrale dans le rôle titre et Alexis Manenti qui est l'acteur de cette rentrée permettent à cette histoire de tenir la route, de nous toucher et quelle fin !spoiler:
Un ravissement dans sa forme d'abord un film avec des images brutes sans fioriture presque en mode reportage. Une voix off qui suit la progression du récit guide le spectateur. Une voix élément en soit du récit.
Un ravissement des actrices qui jouent juste particulièrement bien entendu Hafsia Herzi et Nina Meurisse un duo, une amitié de femme.
Un ravissement un scénario bien construit une vie qui bascule sur un simple croisement, un instant.
J'ai tout simplement adoré je voulais pas que le film finisse. Les acteurs jouent juste , le film est vrai c'est entre reportage et film L'histoire insolite de la France d'aujourd'hui.
Comment d'un fait divers faire un grand film? Le Ravissement est une leçon de cinéma, certes portée par d'excellentes actrices (Hafsia Herzi et Nina Meurisse), mais aussi grace à la maîtrise d'Iris Kaltenbäck. La montée en puissance, les petits riens qui construisent un tout, l'émotion, la prison du mensonge, la fuite en avant : le spectateur ressent, imagine, excuse, espère. Une vraie claque, inattendue.