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3,0
Publiée le 21 novembre 2024
Après une première exploration du sujet dans le court-métrage "Le Vol des cigognes" en 2015, Iris Kaltenbäck développe ici davantage l'histoire de cette femme qui s'accapare peu à peu le bébé de sa meilleure amie pour combler un manque dans sa vie. Un portrait délicat d'une femme déchirée par la solitude et empêtrée dans un mensonge dans lequel elle se complaît grâce à cet amour maternel qui lui apporte ce dont elle a besoin. En tant que drame, "Le ravissement" fonctionne bien grâce à la performance pleine de douceur de Hafsia Herzi. Par contre, cette situation n'a jamais créé de malaise chez moi dans le sens où je n'ai jamais pensé qu'elle pourrait faire du mal à ce bébé. Après, je pense que ça n'a jamais été l'objectif de la réalisatrice, mais le fait d'avoir une histoire finalement "inoffensive" a impacté mon visionnage. Au final, c'est pas mal, mais je m'attendais à mieux.
Un premier long métrage d'une grande force émotionnelle, sans aucun pathos ni racolage émotionnel facile, "Le Ravissement" livre une partition troublante et malaisante sur une femme qui s'enferme dans le mensonge tout en ayant conscience, et prête à en assumer les actes. L'affabulation plutôt que la solitude, la tromperie plutôt que le désamour. Hafsia Herzi est d'une justesse absolue dans ce rôle de femme dépressive dont la vie dévouée aux autres et à la naissance de la vie la renvoie à la vacuité de la sienne, mérite amplement une nomination aux César pour sa prestation. Iris Kaltenbäck, la réalisatrice, obtient à juste titre une nomination aux César pour le meilleur premier film.
Pour un premier film, je dois dire que c'est assez impressionnant ! Tenant durant 90 minutes, l'histoire de ce film est construit brillamment ! Absolument remarquable. La prestation de Hafsia Herzi fait partie des meilleures performances de l'année 2023 dans le cinéma français : Une belle révélation ! N'oublions pas Alexis Manenti qui confirme son talent au fut et à mesure des films qui participent !
Véritable réussite pour ce premier long métrage d Iris Kaltenback. On est tout de suite happé.e par la narration de Milos et on plonge avec Lydia dans le mensonge et ses abîmes. Le film devient haletant et comme son héroïne on sent l'univers et le champ des possibles se rétrécir inéluctablement.
Rarement un film, beau et terrible, n'aura aussi bien porté son titre. Les deux actrices sont extraordinaires, on y croit, on est avec elles, on souffre avec elles. Et comme décors un Paris filmé avec douceur et mélancolie. Une merveille.
Une histoire renversante où peu à peu une femme en manque d'affection s'enferme dans le mensonge. Mention spéciale à l'actrice principale, un jeu juste et beaucoup de charme.
Iris Kaltenbäck fait une entrée remarquée dans le monde cinématographique avec son premier film, "Le Ravissement", une œuvre saisissante qui plonge au cœur de la vie tourmentée de Lydia, une sage-femme dévouée dont les choix inattendus ébranlent son existence et celle de son entourage.
Le récit, inspiré de faits réels, navigue habilement entre les décombres émotionnels de la rupture amoureuse de Lydia, la grossesse de sa meilleure amie Salomé, et la rencontre troublante avec Milos, un potentiel nouvel amour. C'est une spirale de mensonges qui s'ensuit, entraînant chaque personnage dans une valse de transformations et de révélations inattendues.
Iris Kaltenbäck se démarque par une réalisation maîtrisée, capturant avec finesse les nuances psychologiques de ses personnages. Le thriller psychologique qu'elle déploie offre une exploration profonde de la psyché humaine, soulevant des questions sur la nature des choix, des conséquences et des rédemptions.
Le trio d'acteurs exceptionnels propulse le film vers l'excellence. Hafsia Herzi, véritable étoile du cinéma français avec "La Graine et le Mulet", incarne Lydia avec une justesse époustouflante, nous entraînant dans les abysses émotionnels de son personnage complexe. Alexis Manenti, révélé dans "Les Misérables", offre une performance déboussolante de sincérité, tandis que Nina Meurisse, connue pour "Les Algues Vertes", imprègne son rôle d'une émotion déconcertante.
Au-delà de l'intrigue captivante, "Le Ravissement" se distingue par sa sensibilité artistique. Kaltenbäck orchestre une symphonie visuelle et sonore qui amplifie l'impact émotionnel du film. La subtilité de la direction, associée à la composition atmosphérique, crée une expérience cinématographique riche et mémorable.
En conclusion, "Le Ravissement" annonce la venue d'une réalisatrice très prometteuse dans le paysage cinématographique. Iris Kaltenbäck a su transcender les frontières du thriller psychologique, offrant un premier film magistral qui dévoile une profondeur narrative, une maîtrise technique, et un talent indéniable.
Très beau film, singulier, et qui doit beaucoup à l’interprétation d’Haszia Herzi qui n’a sans doute jamais été aussi juste depuis ses débuts dans La graine et le mulet. On a connu Alexis Manenti, son partenaire dans le film, meilleur (entre autre dans Les misérables), mais il est vrai que son personnage d’homme qui ne voit rien, ne comprend rien, et est dépassé par les événements, n’était pas facile à interpréter. La force du récit est sa façon d’osciller entre la « folie » ou le comportement border line de son héroïne, (sans jamais sombrer dans le glauque ni le jugement moral), et une vraie crédibilité : l’histoire n’est pourtant pas tirée d’un fait divers réel, mais ça pourrait être le cas, tant le parcours de l’héroïne sonne juste dans ses errements.
Porté par une Hafsia Herzia incroyable de mystère, ce premier long-métrage d’Iris Kaltenbäck embarque le spectateur au cœur d’une spirale du mensonge d’où nul ne peut sortir indemne, tant la charge émotionnelle est lourde. Superbement mise en scène, cette histoire « d’emprunt » de bébé se déploie avec force au gré des paysages urbains parisiens qui défilent sous nos yeux, tout en nous plongeant dans les affres de la solitude d’une femme en manque d’amour. Parfaitement rythmé et très solide.
On en a peut-être un peu trop fait sur la qualité de ce premier film, notamment sur ses supposés aspects de thriller, mais il reste le joli portrait de cette protagoniste à la solitude absolue, présentée dans une superbe séquence d'ouverture comme une variation de Taxi Driver. Et puis les gros mythos font toujours d'excellents personnages de cinéma...
Un quotidien assez banal, des désirs fréquents chez les femmes de 30 ans... L'histoire nous emporte, Lydia dérive et nous compatissons comme jugeons son comportement, et tout autant celui de la maman. Un zoom sur le quotidien des jeunes mamans comme des femmes souhaitant le devenir
Exceptionnel, bouleversant, Le Ravissement renverse le narratif de l'enlèvement d'enfant. Ce prisme étonne, dérange, mais émeut forcément par sa justesse d'écriture et de jeu. Hafsia Herzi porte presque seule le film, elle est impériale.
"Le ravissement" est un film dont on ne ressort pas indemne. Lydia (Hafsia Herzi) est une sage-femme épanouie en apparence qui peut compter sur sa meilleure amie. Il lui manque juste un peu d'amour en dehors de la maternité et lorsqu'elle rencontre un chauffeur de bus insomniaque (Alexis Manenti), elle croit après une nuit avoir trouvé l'amour. spoiler: Seulement, celui-ci ne va pas donner suite et la spirale va commencer.. .Je vais m'arrêter là pour le pitch. Le personnage de Lydia est d'une complexité rare, traînant la solitude d'une génération et s'engluant peu à peu dans ses mensonges. L'ensemble est assez perturbant mais offre à Hafsia Herzi, la possibilité d'exploiter un joli panel d'émotions et de livrer sans doute son plus beau rôle. Superbe film inspiré d'une histoire vraie.
Ravi ? Pas vraiment... Le cheminement langoureux d'une femme vers son égarement pathétique ne suffit pas à ravir le cerveau. Il y manque un peu de qualité dans le jeu des acteurs dont les sentiments sont mal interprétés, jusqu’à la banalité...