La Petite Dernière
Note moyenne
3,7
3305 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

360 critiques spectateurs

5
33 critiques
4
137 critiques
3
109 critiques
2
47 critiques
1
23 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
marie.007
marie.007

2 abonnés 15 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 novembre 2025
Que ce film est dur! Il nous présente trois modèles d’hommes : un père p’tit chef, qui dort pendant que sa femme cuisine, des copains qui éructent sur les femmes, en en parlant comme des objets sexuels, un amoureux respectueux mais sans envergure ni séduction. Et deux modèles de femmes : une femme narcissique et manipulatrice, d’autres réduites à une sexualité exhibée et revendiquée.
La petite dernière est magnifique tant physiquement que moralement, une très belle féminité à la recherche, désespérément, d’une relation, d’égal à égal, de sujet à sujet, singularité à la rencontre d’une autre singularité…
Et puis il y a cette fin, centrée sur la relation entre une mère et sa fille : délicate, attentive, bienveillante. Oui, c’est touchant. Mais c’est aussi triste : en dehors de cette relation, il n’y a qu’aliénation, chosification, domination. Quelle solitude !
Ce film est sombre, mais il est courageux, il ferme le caquet aux bien pensants qui critiquent les familles musulmanes, sans pour autant proposer un modèle plus séduisant, voire pire!
luig
luig

6 abonnés 99 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 octobre 2025
Film qui aurait pu être intéressant sur un sujet difficile et potentiellement dramatique, malheureusement on reste dans un registre superficiel comme son héroine. Le scénario fait du surplace ou dans la répétition, ce qui a pour effet d'en faire un film très très long dont on attend la fin avec impatience.
Hugo C.
Hugo C.

9 abonnés 92 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 octobre 2025
C’est beau, c’est sensible, c’est vrai, c’est juste, les acteurs sont formidables et la réalisatrice arrive à capter chaque bout de réalité électrocutant d’émotion pour faire ce bijou de cinéma
Saphya Saphya
Saphya Saphya

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 novembre 2025
Film vide, creux et lisse comme ses personnages dont l’actrice principale qui ne dégage aucune émotion.
Bref c’est une succession de longues saynètes sans grand intérêt
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 octobre 2025
Le cinéma de Hafsia Herzi, à l'image des personnages qu'il filme, est rêche et mal léché. La façon de filmer de la réalisatrice est souvent dérangeante, et ne cherche pas à plaire au premier abord.

Fatima, l'héroïne de La petite dernière, lesbienne musulmane en banlieue, se situe bien dans cette filiation : taiseuse, peu commode, étrangère à son milieu. Mais la réalisation de Herzi est, cette fois-ci, un peu plus douce que d'habitude, et donc aussi plus convenue.

Sa manière de filmer l'évolution de Fatima (psychologique, sentimentale, sexuelle, sociale) apporte un parfait contrepoint au film d'Abdelatif Kechiche, La vie d'Adèle : une égale attention aux fluctuations du coeur et du corps, à travers deux regards très différents (le fameux male gaze d'un côté, une approche évidemment plus féministe ici).

Ceci étant posé, La petite dernière, tout en étant un joli portrait agréable à découvrir, parsemé de scènes étonnantes (la leçon de sexe lesbien donnée dans la voiture !), peine toutefois à générer de profondes émotions. C'est probablement parce que son déroulé didactique (chaque étape est consciencieusement cochée) finit par donner au film un côté prévisible.

Herzi s'affirme ici comme une réalisatrice qui compte dans le cinéma français. Elle révèle un talent remarquable, celui de son actrice Nadia Melliti, qui fait preuve d'une grande finesse dans son jeu. 
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2025
Un film puissant de Hafsia Herzi , sur un sujet délicat, abordant même plusieurs thèmes de manière ambitieuse. Bien sûr Hafsia se situe en filiation directe de Abdellatif Kechiche , on sent l’admiration qu’elle a pour lui, et son cinéma est un cinéma fort , dense, de l’extrême . Les scènes de groupe, de lycéens, ou de repas familiaux sont complétement Kechichienne , avec une sorte d’impro sous tension. Ajoutant sa touche personnelle, pleine de délicatesse , mais condensée, que l’on avait déjà apprécié dans le très bon « une Bonne mère »
Ensuite ce thème de l’équilibre entre la foi et la vie personnelle, ou comme le mentionne avec beaucoup d’intelligence, de manière plus générale, un prof de philo de son université de, « l’émancipation » de l’individu face à ses carcans, selon Boileau , quelques soit les préjugés politiques, moraux ou sociétaux . Question ambitieuse, profonde, complexe, nœud central du film, ici aussi relayée, pour la partie religieuse par une intervention très intéressante d’un imam musulman non manichéen, sur la question de la liberté et de l’orientation sexuelle.
Les scènes de fêtes et de « lâcher prise » dans le milieu lesbien sont superbes, là aussi dans le style Kechichien , de musique techno à fond , de fêtes délirantes , de corps qui se touchent et transpirent, de sensualité débordante , de baisers intenses. Idem pour la manière de filmer les corps . Ici beaucoup de respect pour les scènes dénudées, mais ces quelques scènes « chaudes » sont en cinéma véro, les acteurs donnent tout , Hafsia les poussent, c’est superbe et très fort.
Une belle interprétation de Nadia Melliti , avec beaucoup de sobriété, la dernière scène en plan fixe de plusieurs minutes est une merveille, tout en silence, en intériorité , est-ce le moment de ‘’l'émancipation » ou pas .On est crispé, un suspens presque insoutenable.
Le plaisir aussi de retrouver la très bonne actrice franco-coréenne , Jim -Min Park vu dans le très bon « Retour à Séoul » , qui a beaucoup de profondeur dans son jeu .
Bravo à H. Herzi qui confirme qu’elle est une toute grande, et qui forge film après film , une forte personnalité et un style propre .
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 octobre 2025
Après lecture en diagonale du synopsis, le spectateur pourrait s’attendre à un énième film sur l’intégration, sur la banlieue, sur ses défis, ses blocages. On sait que c’est un bon filon. Autrement-dit, les affres de la deuxième génération arrivant à l’âge adulte et son rapport avec le cadre sociétal plus libertin que ne le veut la tradition et la culture familiales d’origine. Le scénario s’éloigne pourtant de ce registre. S’il y a bien quelques scènes familiales, une famille joyeuse et aimante en banlieue est-il dit dans le synopsis, il n’y a par contre guère de développements à ce sujet. Tout juste des non-dits mère-fille vers la fin. Le spectateur est donc seulement amené à suivre l’itinéraire personnel de Fatima, la petite dernière bien nommée. On peut penser que cette position dans le foyer familial influe sur quelque chose puisque c’est le titre. Son immersion dans la société (française) et sa diversité. Ses interrogations, ses doutes notamment sur les questions d’orientation sexuelle avec leur lot d’interdits dans certains milieux. Le Festival de Cannes a aimé. Ce festival aime toujours les films sur ce registre.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 226 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2025
un portrait juste et sensible porté par une jeune comédienne attachante. la mise en scène manque par contre d audace et dessert un peu le film.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 octobre 2025
Beaucoup de pleurnicheries façon Kechiche dans ce film (gros plans visage, nez qui coule). Dommage l'idée de départ semblait bonne mais on tombe dans la facilité et on reste sur notre faim (les plus belles séquences se font dans la cuisine en préparant les repas).
Chris G
Chris G

41 abonnés 67 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2025
Le regard porté sur son héroïne est sensible et juste. La direction d’actrice et la mise en scène naturaliste sont maîtrisées mais n’atteignent pas encore l’intensité des sommets des films de Kechiche
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 921 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2026
Beaucoup de belles choses dans ce nouveau film d'une actrice qui a rapidement montré ses talents pour la réalisation.
Frederic P.
Frederic P.

7 abonnés 23 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 novembre 2025
Une très grande réussite que ce dernier film de Hafzia Herzi , qui traite de la découverte et de l’apprentissage de l’amour et de la sexualité , mais aussi de la prise de conscience par Fatima de son désir et de son amour pour les femmes .
Tout cela sans aucune lourdeur , ni militantisme appuyé, mais avec une infinie douceur , un réalisme qui n’édulcore pas la réalité et les difficultés qu’éprouve Fatima à assumer son désir et à le concilier avec sa profonde croyance et avec l’islam.
Tous les acteurs et actrices sont exceptionnels et la beauté des plans et leur simplicité nous éblouissent .
C’est profondément émouvant , bouleversant, passionnant et l’avant dernière scène entre Fatima et sa mère est pudique et déchire le cœur par sa simplicité et sa beauté.
Un chef d’œuvre de plus pour la grande Harzia Herzi , qui en plus d’être une grande actrice est une excellente réalisatrice !
Ce film est merveilleux et on en sort bouleversé mais tellement heureux…
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 octobre 2025
Fatima est la « petite dernière » d’une fratrie de trois sœurs d’origine algérienne qui vivent dans le avec leur père et leur mère. Le bac approche qui lui ouvrira – car elle est bonne élève – les portes de la faculté de philosophie. Fatima est pieuse et fait ses prières. Elle a des copains au lycée et même un petit ami qu’elle retrouve en cachette pour se protéger des ragots. Mais au fond d’elle-même, Fatima se sent plus attirée par les filles que par les garçons.

Adapté du roman autobiographique de Fatima Daas, "La Petite Dernière" (Noir sur blanc, 2020), le dernier film de Hafsia Herzi, en sélection à Cannes, raconte la lente et douloureuse émancipation d’une jeune lesbienne musulmane, prisonnière des préjugés et des tabous religieux.

Le sujet fait évidemment écho à celui de "La Vie d’Adèle". Et ce film-ci souffre de la comparaison avec ce film-là. Pour le résumer en une phrase, j’ai trouvé que "La Petite Dernière", c’était "La Vie d’Adèle"… en juste un peu moins bien.

Comme dans "La Vie d’Adèle", j’ai été profondément touché par la sensibilité avec laquelle "La Petite Dernière" prenait à bras le corps le thème de la sexualité féminine, sans tomber dans le double écueil du voyeurisme ou du sentimentalisme. "La Petite Dernière" trouve le ton juste pour décrire les affres amoureux de la jeune Fatima, inhibée par sa propre timidité, coincée entre une famille aimante à laquelle pourtant elle ne peut rien avouer et des autorités religieuses qui condamnent sans appel sa « déviance ». Elle sait pour autant pouvoir compter sur un environnement permissif, qu’elle découvre lorsqu’elle met le pied à l’Université, et sur des amis sincères et fidèles.

Fatima rencontre l’amour en la personne de Ji-Na, une jeune infirmière d’origine coréenne. L’actrice qui l’interprète tenait le rôle principal d’un film franco-coréen que j’avais beaucoup aimé, "Retour à Séoul". Sa grâce, sa sincérité m’ont profondément ému.

Au contraire, j’ai détesté l’actrice principale, pourtant récompensée par le prix d’interprétation féminine à Cannes. Je lui ai trouvé le même jeu buté et antipathique que je reproche à Hafsia Herzi qui la dirigea. On pourrait considérer que cette hostilité cache sa timidité. Mais l’excuse vaudrait si on voyait Fatima s’ouvrir. Or, du début à la fin, elle conserve la même mine renfrognée qui me fait hautement douter de son talent et questionner sa récompense.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2025
C’est sans tapage ni ostentation que Hafsia Herzi accompagne son héroïne sur la révélation d’un sentiment amoureux auquel elle ne s’attendait pas . Dans un milieu musulman très ouvert semble-t-il ( Fatima va et vient sans que ses parents trouvent à redire, et surtout ne disent rien ) la jeune femme en fréquentation platonique avec un garçon, découvre peu à peu que l’amour est partout. Mais peut-elle s’autoriser le moindre écart sentimental, le blasphème suprême aux yeux de sa religion, quand son plaisir prend le pas sur les conventions ? De ces passions interdites au cœur de cette communauté musulmane où l’homosexualité est un péché irrévocable . La caméra est insistante, la jeune femme lui résiste. De l’ambiguïté de cette mise en scène nait ce désir de conquête amoureuse qui la transporte au point de l’abandon et des amours incertaines . « La petite dernière », c’est la beauté du regard de Hafsia Herzi , l’aura de son interprète Hafsia Herzi couronnée au festival de Cannes pour son interprétation très intériorisée, presque mutique parfois, et distante. Un beau personnage …
Pour en savoir plus :
Cool_92

366 abonnés 690 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 novembre 2025
Vraiment déçu par ce film dont le principal mérite est de mettre en avant un personnage invisibilisé au cinéma. Nadia Melliti est très juste dans son rôle et la première partie est plutôt bien traité. Mais très vite, au lieu de faire avancer son scenario, Hafsia Herzi enchaine les scenes de sexe et les soirées. Et cela tourne en rond. De plus, le film multiplie les clichés sur la banlieue, sur le monde lesbien. Ni la volonté de mettre en parallèle la foi religieuse, ni la relation avec sa famille ne convainc au final. Certaines scenes sont interminable et ne donnent rien au final car nous ne ressentons pas grand chose.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse