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Chris G
41 abonnés
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3,5
Publiée le 25 mai 2025
Le regard porté sur son héroïne est sensible et juste. La direction d’actrice et la mise en scène naturaliste sont maîtrisées mais n’atteignent pas encore l’intensité des sommets des films de Kechiche
Vu au festival de Cannes 2025. Excellent film de Hafsia Herzi qui signe un film très intelligent sur les conflits internes qui étouffent une jeune musulmane lesbienne. Son interprétation par Nadia Melliti est marquante et totalement investie, soutenue pour cela par les seconds rôles qui l'entourent, tels Ji-Mim Park. L'émotion est là, l'écriture est très bonne si on excepte quelques scènes un peu redondantes (soirées notamment) et des ellipses parfois très rapides. La personnalité de Fatima évolue dans le milieu scolaire, familial, amical, elle découvre l'amour homosexuel grâce aux applications de rencontre. Mais Fatima est aussi la petite dernière, celle qui a sur les épaules l'héritage des grandes soeurs. Elle devra trouver sa place pour s'épanouir vraiment...
[MAJ Palmarès Cannes : Palme de l'interprétation féminine]
La petite dernière est sans conteste le meilleur film réalisé par Hafsia Herzi et il semble plus que probable qu'elle fera encore mieux dans le futur, sachant qu'elle a autant de courage que de talent. Le secret de Fatima, qui conditionne tout son film, marque par la volonté de la cinéaste de signer un film apaisé même si le sujet pourrait indiquer le contraire et si l'héroïne du film n'avait pas à mentir à ses proches, quant à son choix de vivre selon sa véritable nature. Hafsia Herzi filme au plus près de ses personnages, à commencer par Fatima, dans des gros plans continuels qui sont le contraire de l'impudeur, en tant que recherche d'une géographie des sentiments, qui met en lumière, plus particulièrement, l'ensemble de ses actrices, toutes formidables, dans le sillage de Nadia Melliti, impressionnante de retenue expressive, si l'on ose dire. Rappelons que le film est l'adaptation d'un monologue du registre de l'autofiction, signé de Fatima Daas. Le long métrage réussit à lui garder son caractère réaliste tout en affirmant une singularité romanesque, qui dépasse largement la moyenne des récits d'apprentissage qui alimentent constamment le cinéma. Émouvant sans mièvrerie et tranquille dans son audace, La petite dernière transcende son sujet et lui confère une vérité sans fard.
Vu en avant-première « Cannes à Toulouse » peu avant la remise du prix d’interprétation mérité à la jeune actrice principal. Ce film est d’ailleurs excellemment interprété par tous les acteurs et actrices. Les sujets abordés sont traités avec finesse malgré le vocabulaire et les nombreuses scènes sexuelles. Film très réaliste.
film qui aborde plusieurs thèmes centraux dont l'homosexualité avec une religion qui ne l'accepte pas des acteurs à couper le souffle jamais vous pedrez le fils
Fatima (Nadia Melliti) est la dernière d’une famille de 3 filles. Elle est bonne élève, bien entourée par sa famille et ses amis, elle pratique sa religion assidûment. Bref tout semble équilibré pour elle, jusqu’à ce qu’elle se rende compte petit à petit qu’elle est clairement attirée par des filles. L’actrice principale est incroyable, elle occupe tout l’écran, elle a une présence et un gros charisme. Globalement le jeu des acteurs est très bon. J’ai aimé ce thème, très original. On s’attache beaucoup à l’héroïne. Les scènes de vie sont réalistes. C’est un film globalement plaisant. Il y a même plusieurs touches d’humour qui sont très réussies (par exemple le médecin spécialiste de l’asthme, hyper drôle). Il manque juste un peu de personnalité niveau réalisation (on pense un peu trop à Abdellatif Kechiche) et j’ai regretté qu’on ne montre pas assez les hésitations de l’héroïne dans la découverte de sa sexualité, tout ce que ça peut bousculer.
Un film sur une thématique forte mais le film d’Hafsia Herzi manque de personnalité malgré tout. On voit beaucoup trop de marqueurs du cinéma de Kechiche. C’est dommage.
Gros coup de coeur que ce 3e long-métrage d'Hafsia Herzi ! La Petite Dernière pourrait faire penser au cinéma de Kechiche (La Vie d'Adèle) avec ce récit d'émancipation queer. Mais en mettant le focus sur une musulmane pratiquante renfermée sur elle-même qui s'interdit d'aimer tel qu'elle le voudrait, le film trouve sa singularité. Herzi accouche d'ailleurs d'une mise en scène étonnante de maîtrise et de maturité : constemment contrôlée mais captant les regards, non-dits, le mouvement des corps et la dimension charnelle sans voyeurisme. Le regard est toujours à fleur de peau, entre rugosité et tendresse. Et même l'actrice Nadia Melliti est une sacrée révélation, véhiculant l'émotion requise malgré le caractère renfermé de son personnage. Bref une très bonne pioche avec du coeur !
Fatima est une lycéenne comme les autres. Elle a des amis, de bons résultats et travaille dur pour avoir son baccalauréat. Issue d'une famille musulmane, elle est croyante et pratiquante et vit sa foi avec son père, sa mère et ses deux grandes sœurs. Fatima se questionne sur son désir et sur l'amour lorsque son petit-ami la propose en mariage. À tâtons, elle se met à explorer un univers très différent.
spoiler: "La petite dernière" est un récit d'apprentissage assez touchant mettant en scène une lycéenne tiraillée entre deux mondes qui semblent irréconciliables et pourtant elle appartient aux deux. J'ai trouvé ce personnage très équilibré et jamais dans le cliché : Fatima découvre le monde à son rythme, prend son temps pour comprendre ce qu'elle ressent. Il n'y a pas de clichés dans ce film et c'est rafraîchissant. J'aurais tant aimé un dénouement différent ceci dit... Je sens que tout a été mis en place pour une dernière scène de collision des univers (peut-être positive ?) qui n'aura jamais lieu. Quel dommage.