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Abus Dangereux
69 abonnés
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4,0
Publiée le 16 janvier 2023
Alors qu’il avait précipitamment quitté Naples 40 ans auparavant, encore adolescent, Felice revient. Juste à temps pour revoir sa mère, âgée bien sûr, s’occuper d’elle et lui donner des moments d’amour. Le début du film est magnifique et Aurora Quattrochi est bouleversante. Et pour retrouver Naples, dans laquelle il va déambuler longuement, se souvenir des lieux, des ruelles dans lesquels il faisait les 400 coups avec son ami, son frère, Oreste, devenu chef de clan mafieux redouté par tous et cause de son départ à l’époque. Revoir cet homme, qui vit en clandestinité, va être sa quête afin d’essayer de s’arranger avec ce passé si douloureux pour tous les deux (la magnifique scène de confrontation). Felice sera aidé par le père Rega, qui fait aussi office d’éducateur, et qui l’introduira auprès des gens du quartier, fréquentables ou pas. Nostalgia est intéressant pour ça et montre bien l’aspect schizophrénique de Naples où le bien et le mal doivent d'une certaine manière trouver "un arrangement". La réalisation, est très réussie car beaucoup de déambulation à mettre en scène, mais pas de plans superflus pour faire avancer l’histoire. Le film ne peut se terminer que d’une seule manière car si Felice, en honnête homme peut être nostalgique, Oreste (Tommaso Ragno) en mafieux local, ne peut se le permettre et le seul reproche à faire est la longueur de cette dernière partie. Evidemment, Pierfrancesco Favino (Felice) est omniprésent et impeccable, et tous les acteurs sont excellents.
C'est un film intéressant, pas captivant, mais qui a une ambiance. Celle des quartiers un peu mal famés. Celle des non-dits. Un homme revient dans sa ville natale après presque 40 ans d'exil, poussé par sa femme qui lui fait comprendre qu'il doit revoir sa mère avant sa possible mort. Et il fait bien de revenir pour revoir sa mère une dernière fois. Mais au lieu de repartir chez lui, il prend de nouveau goût à sa ville natale, où selon lui rien n'a changé, jusqu'à faire venir sa femme. Mais une vieille histoire va remonter et les conséquences seront mortelles. Le film est donc plein de sensibilité, de non-dits, il n'est pas captivant mais les personnages sont attachants. A voir.
Entre ombres fantomatiques, la nostalgie sans fard se dissipe entre les ruelles a l'abandon de Naples où seule la volonté d'un curé et de quelques habitants donnent à voir quelques lueurs.
Le sous titre de ce film pourrait être "la nostalgie n'est plus ce qu'elle était". Ce film, un poil long peut se diviser eu deux parties : le retour de Felice à Naples après 40 ans d'absence. Au passage de très belles scènes de rues de Naples. Ensuite il y a une très belle scène de retrouvailles de Felice avec sa mère. Peu d'hommes seraient capables de faire ce que fait Felice. La 2e partie du film tient à la confrontation entre Felice et Oreste et tient en dix minutes. Pour quel résultat ? Je me pose encore la question, d'autant que la fin tourne en eau de boudin
A la lecture des critiques, je reste dubitatif: si les comédiens sont parfaits, les prises de vues assez saisissantes (donne pas vraiment envie d'aller voir Naples...), le scénario qui se dévoile peu à peu, dont on soupçonne la fin (encore que), a quand même des facilités voir des contradictions. Les 2 heures ne se méritent pas, quelques coupes, surtout le dernier 1/4 d'heure, auraient allégé le propos.
Un napolitain qui a réussi au loin en Égypte revient dans sa ville. Ville qu'il a quitté on ne sait trop pourquoi, qu'il retrouve en revenant avec ses souvenirs. Peinture d'un quartier de lutte d'influence entre la maffia et l'église. Un, film on l'on ne sait pas trop au départ où il nous mène mais très bien construit du début jusqu’à la fin.
Nostalgia manque cruellement d’émotions, énumère d’abord les poses sur un personnage en train de regarder haut perché sa ville d’enfance, de fumer dans le noir ou de déambuler dans les rues sans que rien n’advienne à l’écran, avant d’orchestrer une reconquête du territoire intime auquel nous n’avons accès que par pièces décousues. La tension entre l’extraordinaire du souvenir de Felice et la banalité de celui d’Oreste qui, sans scrupules et moyennant une liasse de billets de vingt euros, a délogé la mère du premier dans un rez-de-chaussée puant, conduit inévitablement à une désillusion sous la forme de chute tout à la fois brutale et prévisible qui advient à l’acmé de l’intégration sociale, amicale et religieuse. Naples n’apparaît hantée ni par le traumatisme ni par l’amitié trouble des adolescents : la caméra à l’épaule y vadrouille non sans une certaine maladresse d’exécution, et jamais ne s’égare dans un dédale aussitôt retrouvé aussitôt cartographié via un prospectus déplié sur le mur de la chambre d’hôtel. La citation de Pasolini placée en dédicace initiale s’étiole vite… Dit autrement, le long métrage de Mario Martone manque de confusion des sentiments et d’incarnation, et cela malgré l’interprétation subtile de Pierfranscesco Favino. Quelques belles séquences se distinguent néanmoins, en particulier les retrouvailles entre mère et fils et celles, en miroir, des deux lascars d’autrefois dont l’ombre de l’un emportera l’autre pour un peu d’argent et une vieille photo.
J’aime bien l’acteur principal, et les critiques étaient bonnes… J’ai donc tenu aussi longtemps que possible devant ce film très lent ou il ne se passait quasiment rien, mais après un certain temps, l’ennui était trop fort et j’ai préféré arrêter…
Un film qui respire la mélancolie tout au long du film, le film met en scène le retour d un homme dans sa ville natale qui est Naples dont le réalisateur matrone filme de façon réaliste. On devine très vite pourquoi il a du partir ces nombreuses années, se réfugier en egypte, on voit petit à petit ce qui va arriver grâce à une mise en scène dont le rythme est à assez lent mais qui accroît une réelle tension et une angoisse qui va crescendo.
Un film complètement immersif...et d'une grande générosité ! Tout est filmé pour que le spectateur s'attache à la ville de Naples et prenne part à la quête nostalgique du personnage principal, Felice. Avec un rythme et des scènes qui apportent au film une belle poésie, nous sommes emportés par l'histoire... Malgré une fin un peu décevante, c'est un film qui vaut le voyage ! Viva il Napoli !
Adapté d'un roman d'Ermano Rea disparu peu après l'avoir écrit, " nostalgia" est l'histoire d'un homme attaché à sa ville et sans doute victime du sentiment qu'éprouvent les exilés lorsqu'ils sont trop longtemps éloignés de leur terre natale.
Parallèlement, le film développe la violence de Naples et par extension, donne une vision de l'Italie fidele aux descriptions de Leonardo Scassia.
Un Napolitain partit vivre à l'étranger pour fuir un avenir de délinquant, revient quatre décennies après son départ, avec l'intention d'y vivre de nouveau. Mais une ancienne connaissance devenue influente dans la pègre locale s'y oppose.
Les déambulations du personnage principal sont admirablement rendues et l'ambiance de la ville finit par captiver par son étrangeté, par ses codes impalpables et angoissants.
Le réalisateur confirmé M Martone ( peu connu en France) - son film sur Leopardi ne m'avait pas convaincu - parvient à mettre peu à peu en place un film au charme envoûtant. Il fut présenté en compétition officielle à Cannes (2022) sans obtenir de récompense.
La seule réserve que je ferais à ce film d'ambiance réussi, concerne le choix de l'acteur principal P. Favino ( vu dans " romanze criminale" et dans l'excellent " le traitre" de M Bellochio) qui m'a semblé d'apparence trop juvénile en regard de son rôle et de ses vis à vis pour ne pas nuire à la crédibilité du personnage.
Un napolitain cinquantenaire établi au Caire depuis des décennies retourne dans sa ville natale Naples, c’est un film italien et l’homme est interprète par PIERFRANCESCO FAVINO. Pas moyen de résister à l’envie de voir cela .., Hélas à la sortie du film le sentiment est mitigé Quelques belles idées : le personnage du curé qui fait ses messes sur le parvis et ouvre son église aux jeunes des quartiers pour en faire un jeu de vie, de sport, de musique; le très beau personnage de la mère qui ouvre le film de la plus belle manière Pour le reste on peine un peu à suivre le récit de cette triple histoire : la relation entre le fils et sa mère ( le plus réussi), le déracinement et la tentation du retour ( esquissé) et la culpabilité née d’une amitié adolescente avec un jeune délinquant devenu chef mafieux local ( assez peu intéressante) Mais au final subsiste la présence de PIERFRANCESCO FAVINO, aux antipodes de son personnage du Traître de Bellochio (car lui ne dénonce pas) et surtout ses yeux dans lesquels passe la nostalgie de l’enfance, une forme très touchante de douceur et de candeur. Quel comédien magnifique !