Nous avons besoin de films comme Cocorico parce que ce sont eux qui font vivre le cinéma, assurent une fréquentation nécessaire au maintien des salles et au financement des œuvres véritables en offrant aux spectateurs un divertissement calibré sur leurs attentes d’une part et sur leur besoin de s’identifier d’autre part. En effet, il y a quelque chose de cathartique dans le long métrage, mais d’une catharsis vidée de ses considérations morales et esthétiques : la représentation de protagonistes définis par leurs préjugés xénophobes conforte le public dans ses mêmes préjugés, et son enthousiasme exclamatif exprime une adhésion idéologique qui est celle d’un racisme ordinaire des gens moyens souhaitant payer pour voir un film qui leur ressemble. Donner au peuple ce qu’il demande, tel n’est pas le propre de l’art, mais qu’importe puisque l’art n’est pas le propre de Cocorico : absence de mise en scène, restriction du comique aux dialogues qui, à leur tour, se réduisent à un concours de vacheries limitées à l’énumération mécanique de stéréotypes poussiéreux et pourtant, par la réactualisation opérée, revivifiés. L’énergie des comédiens assure un semblant de spectacle, c’est-à-dire qu’elle occupe l’œil et suffit à porter le récit, les retournements et la clausule. La nullité formelle, c’est le temps béni du popcorn et du téléphone portable, que l’on peut consommer sans modération sans perdre ne serait-ce qu’une miette de ce pseudo-art dépourvu de nécessité, mais fort utile pourtant.
Alors oui, ce n'est pas le film du siècle, mais qu'est ce que ça fait du bien de se marrer ! Jusqu'aux larmes parfois, je n'en pouvais plus. Clavier fait du Clavier sans hurler comme d'habitude, Bourdon est dans son personnage décalé habituel également, les rôles principaux féminins sont eux aussi excellents, et les seconds rôles viennent soutenir toute cette bande dans la joie et la bonne humeur. Franchement, de la bonne comédie française, loin des navets qui se jouent en ce moment, sur le 3eme âge par exemple... C'est bien écrit, il y a du rythme, courez-y !
C'est hyper bien joué. Bourdon et Clavier en premier bien sûr, mais les deux futures belles-mères aussi. Le scénario s'est voulu simple, c'était bienvenu ; et les dialogues sont désopilants (les mimiques en font partie).
On rit du début à la fin du film. Ça fait le plus grand bien après avoir pensé, vibré, pleuré, avec une demi-douzaine de films (excellents d'ailleurs) sortis en 2024. Sans surprise, la révélation des ADN permet de moquer ce qui est moquable chez les deux familles, et qui est universellement moquable. Ce film n'a pas d'autre prétention.
Et pour prendre le contre-pied d'une affirmation (de critique professionnel évidemment) : c'est une très bonne chose d'avoir ménagé les sensibilités chatouilleuses de la société française d'aujourd'hui - et de moquer ce qu'il n'est pas dangereux de moquer, c'est-à-dire des gens dont il reste le sens de l'humour. D'ailleurs, à la fin, les moqués se moquent d'eux-mêmes, et c'est rafraîchissant.
L'idée centrale du scénario, les tests ADN n'est pas mauvaise et le début du film est prometteur. La longue scène de l'apéro est réussie, malgré quelques facilités dans les dialogues. Par contre la fin est un peu bâclée, le film aurait mérité mieux. Les acteurs sont assez crédibles, malgré l'inévitable Clavier qui en fait toujours un peu trop. Didier Bourdon s'en sort bien, dans un rôle de français moyen sur mesure. Il y a donc beaucoup de regrets, le film aurait pu être franchement bon, avec plis de travail au niveau du scénario, comme souvent hélas.
On s'attend à tout voir déballé en 5 minutes, hors le scénario laisse le temps a chaque élément de s'installer. Humour simple mais efficace. Je m'attendais a une grosse bouffonnerie avec Clavier et Bourdon réunis, il n'en est rien.
Au bout de 15 minutes sans avoir ri, j'ai failli sortir de la salle. Dialogues lourdingues sans aucune finesse... Je n'ai presque plus envie de voir de films avec Clavier ou Bourdin...
Horriblement mauvais, le film n’a jamais décollé. Le concept de départ était sympa mais film avec aucun intérêt voir insultants pour les origines énoncées. A éviter à part si vous voulez perdre votre temps …
« Cocorico » est un film qui manque cruellement d'originalité et dont l’humour est terriblement médiocre. Malgré une idée de départ prometteuse mettant en scène deux familles françaises explorant leurs origines, le film n'a pas su exploiter pleinement cette opportunité. Son scénario faible et ses blagues peu inspirées reposent sur des clichés éculés, sans apporter la moindre nouveauté ou fraîcheur au genre de la comédie dite humoristique. Même les efforts des acteurs n'ont pas réussi à relever le niveau du film, qui souffre d'un ennui profond. « Cocorico » incarne les défauts récurrents de nombreuses comédies « à la françaises », manquant de subtilité et de fond. Il représente un exemple typique des comédies franchouillardes où l'humour peine à décoller, avec un scénario presque inexistant et des blagues douteuses. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
C'est franchouillard, il ne faut pas s'attendre au chef d'œuvre cinématographique de l'année , mais on passe un bon moment. Le magnifique château de la Rivière à Libourne se prête très bien au scénario. Clavier fait du Clavier, Bourdon fait du Bourdon. Si vous n'êtes pas un inconditionnel de cet humour potache, évitez ce genre de film. Quant aux interprètes féminines, il y a de la complicité dans leur jeu de rôle. Sans oublier les futurs mariés évidemment, par qui toutes ces révélations ADN mettent du piquant à l'histoire familiale.