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Kouto
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4,5
Publiée le 21 décembre 2025
Dans l’année 1995 en Belgique, la disparition de deux jeunes filles bouleverse la population et entraine une frénésie médiatique sans précédent. Cette plongée dans une enquête au cœur de la source du mal qui s’avère être pluriel est aussi captivant qu’oppressant. La réalisation de Fabrice du Welz est rigoureuse, loin de tout excès de style, pour mieux saisir cette essence insidieuse de l’horreur dont l’être humain est capable tout en filmant l’obsession d’un policier pour cette affaire hors norme incarné par l’excellent Anthony Bajon. C’est un tour de force cinématographique.
Avec « Calvaire » son premier film réalisé en 2004, Fabrice du Welz avait montré d’emblée le caractère radical et sans concession de son cinéma, entamant une trilogie dite « ardennaise » qu’il poursuivra neuf ans plus tard avec « Allelulia » achevée en 2018 avec « Adoration ». Au total, il aura réussi à mener à bien neuf longs métrages qui n’auront jamais rencontré un large public sans doute peu enclin à être autant bousculé.spoiler: Concentrant majoritairement son propos sur les déshérités de son pays la Belgique dont il expose sans fard et quelquefois de manière un peu glauque le dénuement et l’abêtissement généré par l’abandon des politiques de tous bords qu’ils soient locaux ou nationaux , Du Welz ne se réfugie jamais dans la facilité. S’ensuit une certaine marginalité qui de fait réduit les budgets qui lui sont attribués. Malgré tout depuis ses débuts une petite bande d’acteurs récurrents ou occasionnellement célèbres l’accompagne dans ses projets. Ainsi Laurent Lucas, Béatrice Dalle, Mélanie Doutey, Alba Gaïa Bellugi, Jacky Berroyer, Sergi Lopez, David Murgia ou encore Benoit Poelvoorde répondent régulièrement présent, sans doute séduits par le caractère entier de Du Welz et par les rôles forts qu’il leur propose. Pour « Le dossier Maldoror », il insère son intrigue spoiler: dans l’affaire Dutroux qu’il revisite assez profondément pour montrer comment les dysfonctionnements des services de police et de gendarmerie en concurrence ajoutés à une corruption routinière ont fini par ralentir le démantèlement d’un réseau pédophile impliquant notables et forces de l’ordre. Paul Chartier, un jeune gendarme (Anthony Bajon) fraichement débarqué dans une brigade de gendarmerie va se trouver impliqué dans une opération secrète nommée « Maldoror » destinée à faire enfin aboutir une enquête qui piétine. Le jeune homme au passé agité qui vient de se marier (Alba Gaïa Bellugi) est propulsé en première ligne par un commandant (Laurent Lucas comme toujours parfait) dont les visées ne sont pas très lisibles. Fils d’une prostituée (Béatrice Dalle), Paul va se jeter corps et âme dans une enquête qui va l’emmener jusqu’aux pires tréfonds de l’âme humaine . Paul devenu obsessionnel et interprété par un Anthony Bajon déjà repéré dans « La communion » de Cédric Kahn (Ours d’argent du meilleur acteur en 2018 à Berlin) bluffant de maturité dont la ténacité butée souvent violente et parfois incontrôlée fait immanquablement penser à l’inoubliable inspecteur Doyle dit « Popeye » de « French Connection » de William Friedkin ou de manière moins directe au flic gravement perturbé du non moins inoubliable « The Offence » de Sidney Lumet dans lequel officie un Sean Connery bien loin de l’agent 007. Deux prestigieuses références revendiquées par Fabrice du Welz et rendues crédibles par la présence de ce jeune acteur qu’il ne faut surtout pas perdre de vue. On notera encore la présence particulièrement efficace de Sergi Lopez jamais en reste dans la démesure et celle d’une Alba Gaïa Bellugi rafraichissante et lumineuse. Un excellent film policier qui nous rappelle que le cinéma belge il y a encore une décennie était une source régulière de pépites notamment dans le domaine de l’absurde. Un peu logique au pays de René Magritte me direz-vous ?
Très bon film qui serait encore meilleur si sa bande-son était moins mauvaise : dialogues parfois peu audibles, et surtout musique trop présente et souvent pénible et hors-sujet.
Le dossier Maldoror est une transposition du dossier Dutroux qui a secoué la Belgique au milieu des 90’s ; quelques libertés prises avec le réel en plus. Sur fond de dysfonctionnement de la Police belge, on va suivre cette enquête et ses rouages au travers d’un jeune gendarme Paul Chartier. Ce dernier va se faire entièrement cannibalisé par l’enquête pris par l’urgence de sauver des fillettes. Ce film révèle les manquements et négligences de la justice et la police, et la forte collusion d’intérêt entre criminels et les notables locaux. Il tente aussi d’exorciser les démons de tout un pays hanté par des horreurs qui auraient pu être évitées et limitées dans le temps avec une mécanique normale de la justice. Fabrice Du Welz réalise un thriller d’un classicisme exemplaire, clair et concis, mais loin des modèles et des références qu’il convoque. Loin de la fulgurance de « Zodiac » avec son enquêteur très fincherien hanté par son enquête ; Anthony Bajon, excellent comédien, peine à convaincre dans ce rôle ; un côté nounours trop prononcé. Loin de l’âpreté des films de Pakula aussi. Et quand il passe de l’enquête à l’intime, çà ne matche guère ; l’idylle entre Paul Chartier et sa belle sicilienne consacrée par une longue scène de mariage fortement inspiré de « Voyage au bout de l’enfer » ou « La Parrain » n’imprime pas. Et puis les écarts fictionnels avec une hiérarchie policière carriériste et des notables infiltrés dans le réseau pédo-criminel et un jeune gendarme au passé trouble soit obscurcissent le récit voire pire tente de valider la malsaine théorie nauséabonde complotiste : élites et criminels main dans la main tant que chacun sauve sa tête, les jeunes filles victimes ne seraient que des dommages collatéraux. Dérangeant. Je me suis même demandé, au vu du passé du jeune gendarme (Chartier) évoqué dans les grandes lignes, si en fait cette idée du complot n’était pas uniquement dans l’esprit malade de ce dernier, tellement obnubilé par cette enquête. La dernière scène me fera mentir. Un film de faiseur, pas désagréable, mais peu utile et quelque peu dérangeant dans certains choix de scénario.
Dômage pour la fin inutile, j’ai trouvé ce film dérangeant pour les parents des victimes de DUTROUX, cela n’à servi encore une fois qu’ à retourner le couteau dans leurs plaies béantes , sinon le film à quelques bons points quand même pour montrer la fainéantise de la police national surtout à l’époque
Film très dur mais très bien fait et très bien interprété par Anthony bajon, que j'ai découvert dans cette production et qui m'a franchement épaté. Le pitch est clairement inspiré par l'affaire Dutroux même si les licences historiques sont nombreuses. Faut pas s'attendre à une reconstitution fidèle des faits, loin de là. Tous les personnages sont très bien caractérisés et interprétés. Seuls bémols, certaines scènes sont assez superflues et le final n'a pas été vraiment à mon goût. Le protagoniste est très attachant et aurait mérité une meilleure fin.
Je mets 2 pour les comédiens. Le reste… C’est fimé â la truelle. Les personnages sont incohérents, l’intrigue policière est incohérente. Mais quel sens a tout ça, mystère. On s’ennuie beaucoup en espérant à chaque scène que le héros va enfin mourir mais non ça dure.
Dans la continuité de La Nuit du 12 pour Dominik Moll (sorti en 2022), la matière documentaire, en ce qu’elle est issue pour l’essentiel de spoiler: l’affaire Dutroux , sert de catalyseur horrifique à elle seule et permet à Maldoror de délaisser les spoiler: outrances faciles des précédents films de Fabrice du Welz, qui signe ici son œuvre la plus aboutie. La mise en scène se subordonne aux enjeux du récit, ses partis pris semblent naître naturellement des situations représentées et de la géographie désolée de Charleroi et de ses environs. En cela, le réalisateur a parfaitement saisi l’importance de l’espace comme vecteur d’ambiance pour le genre du thriller et de l’enquête policière, porté par une galerie de trognes ainsi que par un comédien principal remarquable parce qu’spoiler: engagé dans une lente mais certaine transformation : d’abord frêle et impulsif, jeune que peine à vieillir le port de la moustache, son personnage, Paul Chartier, s’accomplit en devenant une victime supplémentaire des prédateurs, incapable de s’extirper de leur pouvoir . Aussi les séquences familiales construisent-elles un contrepoint tragique qui, à mesure qu’elles s’articulent à l’investigation, se chargent en spoiler: violence et en rancœurs jusqu’à l’implosion . Une vibrante réussite.
Librement inspiré de l'affaire Marc Dutroux, "Le dossier Maldoror" met très bien en avant les dysfonctionnements des différents services judiciaires à cette époque en Belgique. Le film aurait gagné à être amputé d'une demi-heure, notamment avec le mariage interminable du début. Cependant, une fois cela passé, on rentre dans le vif du sujet. Le cinéaste retranscrit à merveille l'ambiance nauséabonde d'une ville (Charleroi) et de l'ensemble d'un pays dans ces années 90. Anthony Bajon en gendarme jusqu'au-boutiste est assez saisissant, ne rechignant pas à aller jusqu'au bout de l'horreur. C'est très sombre, mais c'est à l'image de ce fait divers terrible qui a marqué toute une génération, Fabrice Du Welz le premier.
Pffff bon alors, ok 2h30 ça peut paraître long mais avec de bons acteurs ça passe tout seul. Ici, si le réalisateur avait simplement choisi un autre "comédien" pour son rôle principale, je pense que l'ensemble du film aurait pu être sauvé mais ce n'est pas le cas. Quel mauvais choix que ce "Bajon", quel tannasse à regarder ! c'est vraiment dommage car l'ensemble du casting tient bien la route mais pour moi le film est gâché à cause de ce dernier. Quel dommage, ça aurait pu être un bon film.
Ce polar poisseux qui se déroule dans la Belgique des années 90 est surprenant de vérité et d authenticité. A cette époque les différents services de police se faisaient la guerre empêchant toute collaboration pour résoudre les affaires criminelles. Ainsi le dossier maldoror est une adaptation sordide de l' affaire Dutroux qui avait enlevé plusieurs fillettes et les avait affamés. La force du film est dans l' atmosphère oppressante et grave de cette enquête, alors qu un gendarme belge semble seul à s acharner à tout faire pour retrouver ces enfants. Dommage que l'acteur principal manque quelques peu de crédit car peut être trop jeune. Le film m a aussi semblé long, quelques longueurs cassent le rythme de l' enquête. Un film entraînant et captivant.
Conçu comme une fresque et s’inspirant de l’affaire Dutroux, un policier zélé va s’investir corps et âme pour résoudre une enquête. Prenant et viscérale ce thriller met en exergue la détermination qui deviendra une obsession, d’un homme confronté aux dysfonctionnement du système policier.
Le premier film de Welz, "Calvaire" était remarquable. je n'ai pas du tout accroché sur ce polar sur l'affaire Dutroux. Le film est poisseux au possible, on ne s'attache pas aux personnages, il y a tout le long du film un sentiment de désespoir et de frustration, très désagréable, cela peut intéresser les passionnés de l'affaire Dutroux et des faits divers. Pour les autres, passez votre chemin